Les seins des hommes ? chut, tabou !

Les hommes peuvent-ils présenter une poitrine formée ? Oui. Certains sont gênés par ce qu’ils considèrent comme une excroissance mammaire « anormale », alors que d’autres trouvent qu’avoir « des seins c’est bon. Masculin, féminin, c’est de la peau, des terminaisons nerveuses, du contact, [bref] de l’érotisme ! » Tandis que les femmes et les transgenres MtF rêvent d’augmenter le volume de leurs seins, de nombreux hommes souhaitent les faire disparaitre au profit de pectoraux plus masculins, voire une poitrine à la Arnold Schwartzenegger.

 

ArnoldArnold Schwartzenegger,
4 fois champion du monde de bodybuilding. 100% muscle.

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Que pense de la gynécomastie, un médecin  qui pratique régulièrement la chirurgie esthétique et plastique ?

« La gynécomastie est une pathologie très répandue chez les hommes. Elle se caractérise par une hypertrophie des seins qui est assez mal vécue.

Malformation bénigne, elle peut avoir diverses origines : hormonale, médicamenteuse, ou simplement idiopathique (sans cause trouvée).

Une correction de gynécomastie est très rapide, quasi indolore et l’hospitalisation a lieu sur une seule journée (ambulatoire). » Docteur R.

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Nous produisons tous, hommes et femmes, des hormones sexuelles : mâles (la testostérone) et femelles (les oestrogènes). Bien sûr, chez l’homme, la testostérone prédomine. Mais chez certains individus, cette balance hormonale peut se déséquilibrer : la quantité d’oestrogènes augmente, alors que la part de testostérone baisse.

Normalement chez l’homme, la glande mammaire reste à l’état immature. C’est alors qu’intervient une enzyme : l’aromatase. Son rôle est de synthétiser l’œstrogène. Chez certains hommes, l’aromatase peut être hyperactive, elle va transformer la testostérone en œstrogènes. Selon la sensibilité de chaque individu, ces oestrogènes en surnombre vont se fixer sur les récepteurs de la glande mammaire. Résultat : la glande mammaire se développe, et les seins poussent.

Attention à ne pas confondre la gynécomastie avec l’adipomastie. Dans l’adipomastie, il s’agit d’un amas de graisse au niveau du tissu mammaire. Cette présence de graisse peut entraîner la formation de ce qui ressemble à des seins. L’effet est encore plus flagrant chez les hommes qui ont beaucoup maigri après avoir été en surpoids et dont la peau s’est étirée. Parfois il peut y avoir les deux combinés, à savoir gynécomastie et adipomastie.

La gynécomastie apparaît le plus souvent chez le jeune garçon, au moment de la puberté. La plupart du temps, les seins apparus vers 12 ans, au début de la puberté, disparaissent dans les six mois qui suivent la fin de la puberté, vers 17 ans. Mais parfois la fibrose s’installe et les seins ne disparaissent pas. Cela peut s’avérer très difficile à vivre pour les hommes jeunes, a fortiori s’ils n’ont aucun surpoids.

Déterminer les causes de la gynécomastie

Paul, 18 ans, a décidé de se faire opérer de sa gynécomastie.

Lorsqu’il n’y a pas de cause à la gynécomastie, on parle de gynécomastie idiopathique. Mais il peut exister des hypertrophies des seins chez l’homme d’ordre pathologique. Dans ce cas, il faut impérativement faire un bilan hormonal pour éliminer toute suspicion de tumeur, qui pourrait expliquer la sécrétion d’oestrogènes en grande quantité.

Parfois il peut aussi y avoir des causes iatrogènes, d’origine médicamenteuse. La gynécomastie peut en effet être la conséquence d’un traitement contre le cancer de la prostate, par exemple, dont l’action provoque un déséquilibre hormonal. Mais on remarque aussi des gynécomasties chez les culturistes qui prennent des anabolisants… Attention aussi à la consommation de cannabis et d’héroïne.

Une gynécomastie peut aussi apparaître, tout bêtement, chez un petit garçon qui a avalé toute la plaquette contraceptive de sa mère !

Gynécomastie : la réduction mammaire

Attention, images de chirurgie ! La liposuccion permet d’extraire la graisse qui entoure la glande mammaire.

Concernant les traitements de la gynécomastie, il existe des traitements locaux sous forme d’une crème contenant des hormones mâles. Mais attention, les compagnes de ces messieurs doivent éviter d’entrer en contact avec cette crème, sous peine d’avoir une poussée locale de poils.

Si, au bout de trois mois, aucune évolution n’est constatée, cela signifie que le traitement est inefficace. Reste alors la solution de la chirurgie. Réalisée en général en ambulatoire, cette intervention n’est pas considérée comme un acte de confort. La gynécomastie est une pathologie, la réduction mammaire est donc prise en charge par l’Assurance maladie. Cette chirurgie est prise en charge à hauteur de 185 euros. Mais en secteur privé, les dépassements d’honoraires font souvent grimper la facture jusqu’à 2.000 euros.

La gynécomastie la plus courante est celle du jeune homme à la puberté. Mais une hypertrophie des seins peut apparaître à deux autres âges de la vie. Chez le nouveau-né, cela concerne 60 à 80% des bébés garçons. Elle résulte du transfert, par le placenta, pendant la grossesse, des oestrogènes de la mère dans le sang du fœtus. Cela disparaît en général spontanément dans les premiers mois de vie. L’homme vieillissant, après 50 ans, peut également voir apparaître une gynécomastie. Avec l’âge, le taux d’androgènes chez l’homme a tendance à diminuer, et la balance se déséquilibre en faveur des oestrogènes.

Les endocrinologues remarquent de plus en plus de gynécomasties chez les petits garçons. Dans ces cas, on soupçonne le rôle de certains polluants environnementaux : cela peut être des substances chimiques dont le caractère est proche de celui des oestrogènes, auxquels les jeunes enfants sont beaucoup plus sensibles que les adultes.

Rédigé le : 05.05.2014
Mis à jour le : 23.03.2015 | 13:02
SOURCE : AlloDocteurs.fr

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LES MENBOOBS VONT-ILS DISPARAÎTRE

SeinsHommeSexactu

C’est une petite anecdote mais qui en révèle long : l’an dernier aux Etats-Unis, 40 % des opérations esthétiques de réduction mammaire ont concerné des hommes. Ceci concernant 27 500 valeureux gaillards décidés à ne pas pendouiller du téton – et j’en suis toute gonflée de curiosité. S’agit-il d’anciens obèses qui se débarrassent des surplus de peau ? De victimes de désordres hormonaux, par exemple suite à un traitement médical ? De soldats allemands ? De gros assumés mais qu’on moque depuis qu’ils prennent là, dans cette zone interdite, beaucoup plus ambivalente que le bidon de bière ? De mecs complexés pour un misérable triangle de chair en pointe ? D’obsédés de la perfection ? De culturistes ? De stars de cinéma ?

Cette histoire de menboobs me fascine complètement. On n’a finalement commencé à en parler que très récemment. Est-ce encore un tabou ? Mes copains gros n’en causent jamais, de toute façon n’entrent jamais dans le détail du gras – ce qui est dommage, il faudrait parler du gras : de son caractère mou ou granuleux, de sa fermeté ou de ses flottements, de sa répartition, quand on dit « le gras » on se contente de regarder la couverture d’un bouquin au lieu de l’ouvrir, pourrait-on parler de gras ? Pourrait-on dire, et toi, tu prends du ventre ou des fesses ? (Des fesses.) Pourrait-on parler du fait qu’on a tendance à l’aimer chez les autres, à lui accorder une sincère et vraie tendresse, à s’y vautrer à l’occasion, alors qu’on l’intolère chez soi ?

Le problème du manboob est évidemment qu’il brouille les genres. Les femmes ont des seins, les hommes n’en ont pas, ça fait partie du deal, les enfants s’en servent comme repère. Sauf que non. Les hommes en situation extrêmes peuvent allaiter – pourquoi pensez-vous que vous vous coltiniez encore des tétons ? Et certaines femmes sont plates comme chou. Que dire des pectoraux, quand un homme puissant est mieux calibré que votre voisine ? Que dire des femmes athlétiques dont on ne sait plus si leur sein est sexuel, maternel, puissant ?

Avec le sein, on nous a vendu quelque chose de très basique. Les humains sont les seules créatures du règne animal à s’intéresser sexuellement aux mamelles des femelles (dixit Wikipédia). Vous avez certainement entendu l’explication évolutionnaire : en se redressant sur deux jambes, les mâles ont perdu leur imprenable perspective sur les parties génitales des femelles, et ça mettait en danger l’espèce. Ils auraient donc recalibré leur désir sur les seins. (Ce qui se tient à moitié. Certaines cultures se fichent totalement des seins. Enormément de cultures focalisent sur les cheveux. Bref. On pourrait citer mille exemples.)

Le sein est donc doublement féminin : signe du privilège de produire et nourrir des enfants, signe qu’on est désirable sexuellement. Dans ces conditions, être un homme et en avoir, ça demande un j’m’en-foutisme sérieux. Ou des talents en grand écart. Ou une conscience politique. Sinon reste la chirurgie : la preuve du grand malaise à l’oeuvre, la preuve qu’entre deux Femen et douze opérations Free The Nipple, on n’a pas libéré le sein. Ceux des femmes doivent être couverts. Ceux des hommes seront excisés. Aouch.

Et pour la comparaison : 280 000 augmentations mammaires en 2015 (sur des femmes), 40 000 réductions sur des femmes, 27 500 réductions sur des hommes. Le renflement reste donc la norme – manière aussi de marquer les genres et de « se sentir femme », regarde, regarde-moi, surtout pas dans les yeux.

Par : Maïa Mazaurette
Publié le : 04.03.2016
Titre original : « Les menboobs vont-ils disparaître ? »
Commentaires par : Lio de France/DG
SOURCE : GGmagazine.fr/SEXACTU

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8 commentaires sur « Les seins des hommes ? chut, tabou ! »

  1. Bonjour à toutes et tous. Moi, je travaille ma poitrine depuis 5 ans, avec des bols à gros gabarit et une pompe à vide ; à ce jour, je suis trop fier d’avoir des seins fermes et de beaux tétons ; j’en suis à 95 D +++, ça continue de grossir ; il faut savoir qu’avec ce procédé, on ne peut plus revenir comme avant ; même mon médecin est très surpris par le résultat, comme je me suis toujours senti + femme que homme, c’est vraiment génial ! Les bols, je les ai achetés en Allemagne, car tous les bols que l’on trouve en sex shop ne valent vraiment rien, je l’assure ; de plus ils sont trop petits. Par contre, il faut s’assumer, car ça se voit très bien au travers de pull ou T shirt. Si vous souhaitez plus d’infos et voir les photos de mes seins, envoyez une demande avec votre mail.

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