Le Sexe Neutre existe t-il ?

Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher© Jonathan Drake Source: Reuters

Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher

La Cour de cassation doit trancher face au cas de Jean-Pierre, un sexagénaire né «sans pénis ni vagin» et qui souhaite faire figurer la mention «sexe neutre» sur son état civil.

Devant la Cour de cassation, Bertrand Périer, l’avocat de Jean-Pierre, psychothérapeute de 65 ans né «sans pénis ni vagin», n’a pas mâché ses mots le 21 mars : «Jean-Pierre n’est ni homme ni femme. Il ne se sent ni homme ni femme. Il ne peut devenir ni homme ni femme. Et il ne veut devenir ni homme ni femme.»

L’avocat a en outre affirmé : «[La] demande de rectification [de l’état civil] remet en cause le principe de la binarité, c’est-à-dire la limitation du sexe à deux : homme ou femme.». Dénonçant «la binarité» comme «artifice» et «construction intellectuelle», il a encore expliqué : «La nature n’est pas binaire. Je ne vois pas pourquoi, là où la nature n’est pas binaire, le droit le serait.»

De son côté, l’avocat général Philippe Ingall-Montagner a demandé le rejet du pourvoi en cassation en expliquant que la «dualité sexuelle, bien que ne faisant pas l’objet d’une définition légale spécifique, fait bien l’objet d’une prise en compte juridique généralisée».

Pour le magistrat, il y a «une position de la loi» sur ce sujet, «parce que c’est un état de fait, un état de nature». «Il y aurait trop d’incertitudes à faire autrement. Créer une nouvelle catégorie de personne, c’est quelque chose qui excède l’office du juge», a-t-il encore ajouté, précisant qu’une question «aussi fondamentale» ne pouvait être tranchée que par le législateur.

Marié et père d’un enfant adopté avec sa femme, «Jean-Pierre» souhaite que la mention «sexe neutre» figure sur son état civil. Il conteste devant la Cour de cassation une décision de mars 2016 de la Cour d’appel d’Orléans qui avait cassé un autre jugement rendu en octobre 2015 par le Tribunal de grande instance de Tours et qui donnait raison au sexagénaire.

La Cour de cassation doit rendre son arrêt le 4 mai. Plusieurs pays dont l’Allemagne ou l’Australie ont déjà reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexe.

§

Par : Journaliste de RT.com
Publié le : 24 mars 2017 | 14:50
Titre original : « Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher »
Source : RT.com
Mise en page et publication : Lio de France / Double Genre

Lire aussi : «Les garçons ont des pénis, les filles des vagins» : un bus met Madrid en émoi
Lire aussiSuède : le nombre d’enfants qui veulent changer de sexe double tous les ans

Publicités

Trans, notre tort est-il d’exister ?

transforming

En introduction à ce sujet, voici une vidéo de l’émission d’InfraRouge qui donner la parole à des hommes et des femmes transgenres, victimes de transphobie, afin de recueillir leurs témoignages et bousculer nos a priori : c’est : « Trans, c’est mon genre. »

§

Commentaires des internautes et de Lio de France

Lamatriss  1. Lamatriss (il y a 3 mois)

C’est bien de donner la parole aux personnes trans, la transphobie est un fléau et il est plus qu’essentiel d’ouvrir le débat.

2. Taline Imaginarium (il y a 2 mois)

@Lamatrisse : Je trouve pas qu’il y est de débat à ouvrir …ce sont des gens …comme les autres et qui devraient avoir exactement les mêmes droits que les autres, sans que la justice ne vienne fourrer son nez dans les cuisses de la populace  …

Little Potatoes  4. Little Potatoes (il y a 3 mois)
Il est magnifique ce reportage. J’ai été touchée par ces témoignages. Une tolérance incroyable de celle qui accepte que ses filles ne la voient plus, si ça les aide à faire le deuil de leur père ; ou de celle qui voit son homme devenir femme… Du père qui soutient pendant la transition aussi ! J’ai aimé le principe du filtre à con, c’est vrai que ça doit faire du ménage !! Et dans tout les cas, un vrai courage parce que ça ressemble vraiment au parcours du combattant !

Eithne dé danann  5. Eithne dé danann (il y a 2 mois)
Je trouve les trans tellement incroyables, je suis admirative…

Shékiinä  9. Shékiinä (il y a 2 mois)
PS : Morgan est trop beau ! il a des yeux magnifiques et une belle voix.

Caribay Rynkiewicz-Pasquini  10. Caribay Rynkiewicz-Pasquini (il y a 3 mois)

Je ne comprends pas le personnel médical qui fait des commentaires…. Je ne suis pas trans ni quoique se soit mais j’ai eu des jugements sur la prise d’une pilule du lendemain… Des regards pleins de mépris… Je ne dis pas que c’est vraiment pareil mais ça reste intolérable dans tout les cas !

Johanna Lopez  11. Johanna Lopez (il y a 1 mois)
C’est pareil, c’est de l’intolérance.

Shékiinä  12. Shékiinä (il y a 2 mois)
J’admire les trans, ils assument leur différence. J’aime les gens qui s’assument et qui s’en foutent du qu’en dira-t-on. Dans le futur, j’espère qu’on ne mettra plus les gens dans des cases, les êtres humains sont beaucoup trop complexes pour qu’on puisse les ranger dans des cases, une personne peut être une chose et son contraire (et je sais de quoi je parle).

amelia giuliani  13. amelia giuliani (il y a 3 mois)
Piouf !!! respect, je ne peux pas imaginer cette souffrance, ces personnes sont pleines de dignité et de pudeur , et j’ai eu le privilège de voir une histoire d’amour merveilleuse avec Marie et sa compagne …et finalement la vie est dure pour tous, mais je ne peux pas m’empêcher d’envier cet amour.

MA MAMA  14. MA MAMA (il y a 3 mois)
CE REPORTAGE CONFOND LES TRANSGENRES HERMAPHODITE ET LES TRANSEXUELS POURQUOI ? ce n’est pas la même chose et votre confusion va affecter la vie des gens, un transgenre, c’est un hermaphodite ; ils naissent avec des caractéristiques des deux sexes , ca n’a rien a voir avec les transsexuel qui eux ont problème psychologique.
Lio de France : je crois bien qu’il n’a rien compris au film, et  devrait consulter les articles de ce blog.

NB Transler 15. NB Transler (il y a 3 semaines)
Alors déjà, pour les êtres humains on dit « intersexe » (car hermaphrodite c’est pour les animaux) , et une personne transgenre n’est pas intersexe ;  ça n’a rien avoir (revois la définition de transgenre : personne dont le genre est différent de celui qu’on lui a assigné à la naissance ) ..Transexuel(le) est un terme péjoratif, car ça ramène directement au sexe (notre sexe ne regarde personne), on préfère le terme transgenre, qu’on soit opéré(e) ou pas, car ça parle de genre et c’est ce qui est correct ; peut importe notre sexe, ça ne définit pas notre genre. Les personnes trans n’ont pas de problème psychologique. Si on a des problèmes avec nous-même, c’est parce que vous venez nous faire ch…, nous juger … etc et non pas sur le fait d’être trans en soi .

Showclax  16. Showclax (il y a 5 jours)
Sundown oui, lol comme tu dis, il a voulu faire sont connaisseur, mais mdr 😂

Johanna Lopez  17. Johanna Lopez (il y a 1 mois)
Même si on est pas d’accord, même si on aime pas ça , comment est-il possible d’en arriver à une telle haine ? Comment peut-on dire à un être humain ce genre d’atrocité ? Ceci n’est pas de la transphobie, mais de la haine, et ceci est extrêmement dangereux, ces individus sont emplis de haine et de frustration.

Mari aa  18. Mari aa (il y a 2 mois)
Chacun d’entre eux ont un manque, un mal-être intérieur qu’il essayent de combler par le changement de sexe. Les juger n’arrange rien ; ils ont besoin d’aide. Sachez que leurs transitions ne leurs donnent pas le bonheur qu’ils recherchent, car ils ont des traces de leur ancienne vie. Le vide qui essayent de combler par la transition ne peut être comblé que par Jésus Christ. La transition peut redonner le sourire, mais Jésus Christ redonne le bonheur, le bien-être. Il suffit seulement de déclarer : « Jésus révèle toi à moi. »

Little Panda  20. Little Panda (il y a 1 semaine)
Je suis une femme cis avec un style très masculin, autant sur l’allure que le comportement et même en ne voulant pas changer de sexe (je suis hétéro et bien avec mon corps de femme) l’état et l’administration remet en cause mon genre de naissance, quand je prend des rendez-vous on m’appelle « Madame » et dès lors que je me lève, c’est « Oh pardon monsieur, il doit y avoir une erreur sur nos papiers » j’ai beau dire et redire que non je suis bel et bien une femme depuis le début de ma vie les gens ne me croient pas, ou insinuent entre eux de manière pas du tout discrète « Ah bah ! c’est une lesbienne » ou encore « Elle pourrait faire un effort pour qu’on voient que c’est une fille. » Les gens ont une vision très limité, rien que dans les magasins je m’habille très souvent au rayon « Homme », mais ça ne veux pas dire que j’en suis un ; ce ne sont que des bouts de tissus, ça ne définit rien à mes yeux , c’est une autre forme de discrimination du genre, où dès lors que je ne ressemble pas au « portait-robot » d’une femme, je ne peux pas être considéré(e) comme telle. J’ai aussi un ami qui lui est en parcours FTM [Female To Male] et qui rencontre les mêmes problèmes que les personnes dans la vidéo ; on l’appelle Madame malgré le physique qui ne laisse aucun doute comparer au mien (je ressemble quand même à une fille, ce qui est normal) sauf que pour lui, les gens prennent presque un plaisir sadique à lui rappeler qu’il n’a pas le droit (pour eux du moins) d’être celui qu’il veux. Et c’est là que je blâme la France ; si une personne vous dit « Non ! c’est Monsieur » ou « Non ! c’est Madame » n’insistez pas, on sait qui on est, on sait mieux que vous. Une femme peut avoir un pénis et un homme peut avoir un vagin ! Le sexe n’a rien a voir avec ce que l’on est « mentalement », si je puis dire. C’est assez démonstratif du manque d’ouverture d’esprit français.

Thierry carlou  21. Thierry carlou (il y a 1 mois)
Magnifique reportage, il en faut du courage !

Les vainqueurs écrivent l'Histoire  22. Les vainqueurs écrivent l’Histoire (il y a 2 semaines)
ignoble propagande !

sarah leblanc  23. sarah leblanc (il y a 2 mois)
Pfff ! les psys, ce sont eux qui te foute la déprime et qui t’empêchent de vivre. GROSSES M…. de BLOUSES BLANCHES !

Antonio Gomes  24. Antonio Gomes (il y a 1 semaine)

Que de bonnes personnes, sensibles et intelligentes. Ils méritent bien d’être heureux.

Man hattan  25. Man hattan (il y a 3 semaines)
Je savais pas que les gens pouvaient être aussi mauvais et sans cœur !! respect à ces personnes pour leur courage.

sarah leblanc  26. sarah leblanc (il y a 1 mois)
Hey, Vikken ! au secours, aide moi !

On voit le mal être, et le réduire à une simple question d’etre un homme ou une femme est juste hallucinant. La féminité ou la masculinité est un don qu’offre la nature. Vous pouvez très bien changer de sexe ou même ne plus en avoir du tout mais la question du mal être n’en sera pas mieux réglée. On distingue parfaitement qui est homme ou femme dans l’ensemble des témoignages, donc qu’ont-ils fait a part du camouflage ? Aidons-les plutot à assumer qui ils sont plutôt de les encourager à se perdre…. Bientôt nous ne serons ni homme ni femme, mais des êtres tout simplement, sur terre le fait d’être un homme ou une femme est une résonance de ce qu’on est vraiment au fond de soi.

Jean-Porte  28. Jean-Porte (il y a 2 semaines)
L
a féminité et la masculinité ne sont pas naturelles, mais sont des constructions sociales.

ShemJawn  29. ShemJawn (il y a 1 semaine)
Transphobie, le retour… Les personnes que tu as vues dans cette émission s’assument puisqu’elles ont choisi de faire une transition (ou non). Ils n’ont pas besoin de ton avis. C’est leur identité de genre et leur corps, pas les tiens.

§

Ajouté sur : YOUTUBE, le 21.11.2016
Source : InfraRouge
Titre original : »Trans, c’est mon genre. »
Commentaires, correction des « fôtes d’ortograffes » 😉 : Lio de France

§

goldgirl1
Visitez mon autre blog DOLLYSEXY.fr et ma boutique pour DOLLS
Les plus belles dolls (mannequins réalistes),
leurs vêtement, chaussures & accessoires 🙂 http://www.dollsexy.fr
ou notre Boutique en ligne http://dolsexy.tictail.com

Le scoutisme anglais est unisexe

LES GIRL GUIDES, SCOUTS ANGLAISES, ACCUEILLENT TOUTE PERSONNE QUI «S’IDENTIFIE EN TANT QUE FILLE OU JEUNE FEMME».

Les Girl Guides, scouts anglaises, accueillent toute personne qui «s’identifie en tant que fille ou jeune femme».
Download PDF

 

«Accueillir et aider toutes les filles», quel que soit leur sexe ?

Les Girl Guides, la plus grande association unisexe de scouts anglaises (un demi-million de membres), dont la présidente d’honneur n’est d’autre que [la reine d’Angleterre] Elizabeth II, a décidé de mettre à jour sa charte : désormais, sera fille qui veut.

«Si un enfant ou une jeune personne s’identifie en tant que fille ou que jeune femme, alors cette personne est en mesure de rejoindre notre association dans la section appropriée à son âge», a précisé l’association dimanche.

Elle indique aussi que, conformément à la loi, les parents ne seront pas informés si leur enfant fréquente un groupe qui a un leader ou des membres transsexuels.

§

Par : Délit d’Images
Publié le : 27.01.2017

Changer de sexe comme de chemise ?

ChangerSexe
Un amendement pour changer d’identité sexuelle comme de chemise

Il était jusqu’à présent beaucoup trop difficile de changer de sexe à l’état civil. Les preuves trop compliquées à montrer. « Regardez, monsieur le préposé, touchez, vous verrez… » Délicat. Le gouvernement, toujours à la pointe de la pointe du ridicule, a souhaité mettre un terme à cette affaire avec un amendement à la loi qui permettra de passer d’homme à femme et vice versa sans avoir subi la moindre intervention chirurgicale visant à ajouter ou enlever l’objet de la tourmente. Il suffira à l’homme de se présenter devant le guichet coiffé d’une perruque blonde pour devenir madame et l’affaire sera entendue…. À l’inverse, madame se verra mentionnée monsieur sur sa carte d’identité, pour peu qu’au moment de sa réclamation, elle laisse entrevoir quelques signes de masculinité telle une clé de douze dépassant négligemment du sac à main. Mise à la sauce technocratique, il est dit que la mesure concernera les personnes qui sont engagées ou ont achevé un parcours de transition sexuelle… En cours de transformation, la mention « demi-madame » ou « presque-monsieur » eût été plus exacte, mais ne compliquons pas tout.

Le scandale que les apôtres de Françoise Hollande souhaitent enrayer concerne ces tribunaux qui ont eu l’audace de rejeter des demandes de changement d’état civil au prétexte d’absence d’intervention chirurgicale. Où allons-nous ? En 2013, la Cour de cassation avait estimé que le demandeur devait « établir le caractère irréversible de la transformation de son apparence ». Une perruque blonde collée sur la tête de manière irréversible, avec Super Glue, peut-il constituer une preuve du point de non-retour ? Francine Hollande y réfléchit.

En finir avec la réalité biologique, voilà le combat qui s’annonce. La mission ultime avant le saut dans le vide. Des « monsieur » et des « madame » qui n’en sont pas, des cartes d’identité surprise en vente au rayon confiserie… Le socialo en fin de vie veut partir en beauté, laisser sa trace d’escargot hermaphrodite sur le carrelage. Le bobo socialo rêve d’une société d’escargots. De citoyens mâles et femelles à la fois. Il veut ses Français avec une coquille sur le dos et ses deux petites cornes de cocu de la gauche qui pointent quand il pleut…

Trois plaignants français ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme à bras-le-corps, estimant que le refus de changement de leur identité était contraire à l’article machin de la convention truc… Le gouvernement tout entier est concentré sur ces trois-là. L’Assemblée nationale est monopolisée, les Français sont dans l’attente de cette décision majeure…

La personne qui présente l’apparence non d’une femme ou d’un homme mais d’un crétin asexué pourra-t-elle, à terme, faire figurer cette particularité sur ses papiers ? L’éventualité sera examinée lors du prochain Conseil des ministres en présence de plusieurs représentants de cette tranche de population. Les LG bêtas.

Par :
Publié le : 21.04.016
Titre original : « Un amendement pour changer d’identité sexuelle comme de chemise. »
Source : bvoltaire.fr

§

goldgirl1
Visitez notre autre blog DOLLYSEXY®
http://www.dollsexy.fr
et notre boutique pour DOLLS
http://dolsexy.tictail.com
Les plus belles dolls (mannequins réalistes),
leurs vêtements, chaussures & accessoires🙂

Travestis et transgenres, sites Internet


TahitiTrans2

ANGLAIS

TsRoadMap, site très complet, dans la langue de Shakespeare

BELGE

InfoTransgenre, site issu de Transgender Infopunt Identité – soins + vie quotidienne

FRANÇAIS

Agora, forum de convivialité pour ceux qui vivent leur féminité

DoubleGenre, blog des Transgenres et des Travestis qui ont ici leurs Lettres de Noblesses

EsterMarie, blog regroupe un nombre important de blogs transgenre

HommeFleur.net – site avec galerie + infos + photos + tchat

HommeFleur.fr (ce n’est pas le même site)

I-trans.net et son Forum + Le Petit Chat de Nad  (Tchat entre trans, travs…)

TXY, blog incontournable du Net

XXY, site + forum de la communauté d’un autre genre

HOLLANDAIS

Estermarie.free, blog offrant une grande liste de liens internationaux.

MEXIQUAINS

CrossMe : site de belles photos de travestis

§

Responsables de blogs, sites, éditeurs, webmestres, internautes …etc, envoyez-nous vos coordonnées pour compléter ce début de liste.

goldgirl1
Visitez notre autre blog DOLLYSEXY®
http://www.dollsexy.fr
et notre boutique pour DOLLS
http://dolsexy.tictail.com
Les plus belles dolls (mannequins réalistes),
leurs vêtements, chaussures & accessoires🙂

 

Enfants transgenres : quand Mario devient Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria
Photo d’illustration. (DENIS CHARLET / AFP)

A six ans, Maria sait qu’elle a toujours été une fille, même si elle a été déclarée garçon à la naissance. Ses parents sont engagés dans une bataille pour la reconnaissance juridique de son identité.

Ana Navarro s’est toujours dit que son enfant était différent. A deux ans, Mario s’amusait à jouer des rôles habituellement associés aux femmes. Quand il a commencé à parler, il a exprimé le désir d’être une fille et de s’appeler Maria. Un jour, à 5 ans, il s’est dessiné : une fille avec une robe et des cheveux longs. Déclaré garçon à la naissance, Maria sait pourtant qu’elle est une fille. Ses parents pas encore tout à fait. Ana voit bien que Mario n’est pas heureux, n’a pas l’insouciance des enfants de son âge, est très timide.

Enquête : ces enfants transgenres qui ne sont pas nés dans le bon corps

« La nuit, je regardais sur Internet pour chercher des informations et des explications. Parce qu’on m’avait toujours dit que les petits garçons avaient un pénis, et les petites filles un vagin », raconte à « El Pais » cette mère de cinq enfants de 38 ans. Elle tombe sur un article parlant de la Fondation Daniela avec qui elle prendra contact et qui l’aiguillera dans sa recherche de réponses.

Un première avancée juridique

Très vite, la famille Navarro s’attelle à un processus de transition. D’un point de vue social d’abord, Maria commence à s’habiller comme elle veut. Ana explique avoir eu la chance d’être bien entourée et accompagnée. D’un point de vue juridique, ensuite. Ne reste plus aux juges espagnols qu’à l’autoriser à changer de nom. La famille de Maria s’appuie sur les décisions de deux juges de Valence, qui ont autorisé entre décembre et février, pour la première fois, le changement de nom de deux mineurs sans qu’ils aient eu à fournir l’attestation médicale exigée par la loi espagnole.

En mars dernier, la Cour suprême avait jugé inconstitutionnel le fait qu’il faille attendre la majorité pour pouvoir demander à changer de nom. L’histoire de Maria, racontée par le quotidien espagnol, révèle ainsi les difficultés rencontrées en Europe pour les enfants transsexuels.

La question interroge : l’enfant a-t-il conscience de son identité ? Que se passera-t-il à l’adolescence, quand il faudra faire un choix qui entraînera, si Maria en ressent le besoin, des transformations physiques ?

1,5 million d’enfants transsexuels

Le Conseil de l’Europe, fin 2014, rendait un rapport sur ces enfants peu représentés, méconnus et parfois victimes de discriminations. Il expliquait la difficulté pour les enfants et les adolescents de s’exprimer sur leur identité ou d’en prendre conscience. La méconnaissance de la famille, du corps enseignant et des personnels médicaux sur le sujet ne permettant pas un accompagnement adapté. Le rapport insistait sur le fait que ces difficultés avaient pour conséquence l’isolement et le mal-être de l’enfant transsexuel. En Europe, ils seraient près de 1,5 million, en France environ 132.000. Des enfants, qui contrairement à Maria, restent encore « invisibles », pointe Erik Schneider, psychiatre et psychotérapeute, auteur du rapport.

Par : S. D.
Publié le
: 02.05.2016 | 14:55
Titre Original : « ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria. »
Source: tempsreel.nouvelobs.com

Discriminé, ce transgenre chinois riZ jaune

PlusSeTaire

Rejet de la plainte d’un transgenre chinois pour discrimination.

Un comité d’arbitrage chinois a rejeté la plainte d’un transgenre. Ce dernier accusait son employeur de l’avoir licencié par pure discrimination, a indiqué mercredi son avocat. L’affaire semble être la première de ce type dans le pays.

Le plaignant est né femme, mais s’identifie au sexe masculin et s’habille généralement en homme. Il avait été licencié huit jours seulement après son recrutement par une clinique dans la province du Guizhou (sud-est), selon des médias locaux.

Un comité d’arbitrage chargé d’examiner les conflits du travail a décidé d’écarter un enregistrement audio compromettant. Le patron concerné y expliquait s’être séparé de son salarié en raison de son statut de transgenre, a rapporté son avocat Huang Sha.

Le comité a également rejeté les requêtes du plaignant réclamant un mois de salaire comme compensation et des excuses écrites, a ajouté M. Huang. Les arbitres ont estimé que l’homme n’avait « pas les compétences adéquates » pour son poste de commercial.

La clinique a simplement été enjointe de verser à son ex-employé quelque 400 yuans (environ 60 francs suisses). La rémunération couvre la semaine de sa période d’essai.

« Son apparence ne correspondait vraiment pas à nos standards », avait déclaré de son côté un responsable du Centre médical Ciming, selon des propos rapportés par le journal local Guiyang Evening News.

« Nous sommes extrêmement déçus »

« Nous sommes extrêmement déçus », a commenté Huang Sha. L’avocat espérait obtenir une victoire inédite. Selon plusieurs médias, c’était la première fois en Chine où était examinée une plainte concernant un licenciement pour discrimination supposée à l’encontre d’une personne transgenre.

La communauté chinoise LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels) bénéficie d’une acceptation croissante, en particulier auprès de la jeunesse urbaine. Mais les attitudes conservatrices persistent.

Des activistes LGBT chinois n’hésitent plus à combattre les discriminations devant la justice, mais avec des succès mitigés. Un tribunal de Changsha (centre) a ainsi débouté en avril deux hommes désirant se marier.

En revanche, en 2014, un tribunal pékinois avait condamné une clinique à indemniser un jeune homme pour lui avoir infligé un douloureux traitement par électrochocs. Le traitement était censé « guérir » son homosexualité.

Pékin a certes dépénalisé l’homosexualité en 1997 et l’a retirée de sa liste des maladies mentales en 2001. Les homosexuels font pourtant encore l’objet d’une très forte pression familiale et sociale.

Par : Romandie.com
Via : @Bouesso 11.05.2016 à 8:11
Source : Romandie.com

Modification d’état civil pour les trans

Manifestation lors de la 16e marche d'Existrans pour dénoncer la
Manifestation lors de la 16e marche d’Existrans
pour dénoncer la – KHANH RENAUD/SIPA

1° ARTICLE

Extrait des Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud

Ne pas oublier la lutte des personnes transgenres pour modifier plus facilement la mention de leur sexe à l’état civil. Denis Quinqueton, président d’Homosexualités et Socialisme, et Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, signet ce mercredi une tribune dans l’Obs, rappelant « que la France a encore des progrès à faire sur la question de la transidentité ».

A l’occasion de la sortie du film Danish Girl, ce mercredi, ils demandent à ce que la proposition de « loi relative à la modification de la mention du sexe à l’état civil », déposée en septembre 2015 par le groupe socialiste, soit reprogrammée rapidement. En effet, dans un contexte sécuritaire et économique lourd, le texte ne sera pas examiné comme prévu en février. Interview avec la cosignataire de la tribune, Corinne Narassiguin.

Pouvez-vous résumer la proposition de loi déposée en septembre 2015 ?

Ce texte vise à faciliter le processus pour les personnes qui vivent parfois pendant de longues années, parfois dix ans, en conflit entre leur « identité légale » et celle « perçue par la société ». Elles subissent trop souvent des discriminations et le rejet de leur entourage. Notre proposition de loi supprime la condition médicale d’irréversibilité de la transition sexuelle [telles les opérations chirurgicales et la stérilisation].

Pourquoi supprimer les opérations chirurgicales pour obtenir un changement d’état civil ?

Exiger la preuve de la transition chirurgicale ou imposer la stérilisation est barbare. Le corps de chacun lui appartient, c’est sa vie privée. Chacun devrait avoir la liberté de vivre son identité de genre comme il le souhaite. Je rappelle que de nombreux pays ont déjà supprimé cette condition médicale d’irréversibilité de la transition, comme les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Espagne ou le Portugal…

Le changement d’état civil sur simple déclaration, demandé par plusieurs associations, « doit rester un objectif de long terme pour la France » selon vous…

Certains pays, comme Malte, l’Argentine, le Danemark, la Norvège autorisent le changement d’état civil par simple déclaration. Je dis que cela doit rester un objectif de long terme pour la France, car à mon avis la société n’est pas encore mûre pour cette étape. Cela nécessite de procéder par étapes. […]

Pourquoi le texte que vous soutenez n’est plus à l’ordre du jour ?

La proposition de loi déposée en septembre par les socialistes était programmée lors d’une niche parlementaire en février. Avec le contexte économique et sécuritaire post-attentats, nous n’avons plus de date ferme pour l’examiner. Or cette proposition de loi doit retrouver une place dans le calendrier parlementaire, et être examinée avant la fin de la législature [en 2017]. La sortie du film « Danish Girl » nous paraissait intéressante pour en parler.

La sécurité, le « plan d’urgence pour l’emploi » annoncé par François Hollande… Votre texte à propos de l’état civil n’est-il pas secondaire ?

Il y a évidemment une urgence économique et sécuritaire aujourd’hui. Il y a aussi une inquiétude par rapport à ce qui s’est passé lors du mariage pour tous ou pour les ABCD de l’égalité. Il y a un terrain sensible, mais rien ne nous empêche de faire progresser la reconnaissance de la transidentité. La modification de la mention du sexe à l’état civil est un enjeu central pour protéger, respecter et améliorer les droits des personnes trans.

Source : 20Minutes

2° ARTICLE

Transgenre: «C’est la personne, et non l’Etat, qui doit définir qui elle est»

INTERVIEW Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, milite pour que les personnes trans puissent changer plus facilement leur état civil…

Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, le 4 mai 2015 à Paris.
Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, le 4 mai 2015 à Paris. – NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud – Publié le 26.06.2015 à 07:25

La Marche des Fiertés (ex-Gay Pride) célébrera samedi à Paris la liberté et l’égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genre. Pour des personnes transgenres, qui adoptent une identité de genre différente de leur sexe de naissance sans nécessairement subir de chirurgie de réattribution [ou réassignation] sexuelle, l’un des combats porte sur le changement d’état civil. Interview avec Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, qui milite en faveur d’une procédure rapide et démédicalisée pour ce changement d’état civil.

Quelle évolution de la législation française attendez-vous ?

La France doit reconnaître le changement d’état civil [des personnes trans] sans recourir à tous ces diagnostics psychiatriques, traitements hormonaux voire d’opérations chirurgicales. Nous pensons que c’est la personne, et non l’Etat, qui doit définir qui elle est.

Pourquoi, selon vous, la France est-elle en retard ?

Depuis 23 ans, on n’a pas toujours trouvé de solution à cette question du changement d’identité de genre. Une proposition de loi en 2011 [déposée par Michèle Delaunay], ou l’engagement du candidat François Hollande à la présidentielle 2012 sont restés dans les tiroirs. Avec la loi « mariage pour tous », on nous a demandé de patienter… On attend, on attend des mois, et l’on se rend compte qu’il y a toujours un blocage politique.

Pourquoi ce blocage persiste-t-il ?

Il y a un blocage à propos de la notion du sexe d’origine et le genre. On a vu une levée de bouclier pour la loi « mariage pour tous » ou le débat sur la prétendue théorie du genre à l’école. Il semble toujours inadmissible de reconnaître qu’une personne, en tant qu’individu, a un sexe biologique et une identité de genre qui ne soit pas en corrélation avec ce sexe biologique. L’un devrait être relié à l’autre. Mais si dans le domaine du vivant il y a peut-être une majorité, il n’y a pas de normalité. Et la loi peut permettre un changement des mentalités dans la société.

1° publication (sur D.G.) le : 19.01.2016
Source : 20Minutes

 

Au nom du peuple français et de mon c..

VivreAmaGuise
Au Nom Du Peuple Français (et mon cul ?)

logo_viepublicDe l’honneur en tant que monument historique classé chef-d’oeuvre en péril, et de la bêtise crasse en tant que raison d’État bien solide.

Préambule

Je me suis pas mal étendue sur certaines irrégularités du droit français quant aux trans (on disait « forfaiture », dans le temps,  mais il paraît que ce vilain mot a disparu du langage juridique … on a eu chaud, donc), sur son refus  d’évolution dans sa non-reconnaissance de fait, de l’identité de genre, en tant que caractère et droit inaliénable de l’être humain,

sur les brimades sciemment accumulées depuis de nombreuses années par une médecine ignorante surtout jalouse du maintien du pré carré que représente son mandarinat misérable et sa collusion de fait avec la DACS [Direction des Affaires Civiles et du Sceau], la Cour de Cassation et certains TGI [Tribunal de Grande Instance],

bref, la « Justice », souvent odieuse, glaciale, méfiante et obscène (même « de bonne foi » : ça commence à bien faire ! cette chansonnette de la « profonde-compassion-pour-ce-douloureux-problème » qu’affichent à l’envie des ministres qui ne font rien :

je m’en fous, y’a des limites : les données existent de longue date, à l’échelle de l’ONU [Organisation des Nations Unies], de l’OMS [Organisation Mondiale de la Santé], de la CEDH [Cour Européenne des Droits de l’Homme], du Conseil de l’Europe, de la CNCDH [Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme], et il existe pléthore d’ exemples jurisprudentiels qui sont parfaitement accablants pour quiconque a encore en soi, une parcelle du sens de l’honneur) aussi les articles que j’ai écrits dans la rubrique Politico-Juridico-Grognon jusqu’à présent suivaient pas à pas ma réflexion dans ce registre, depuis ma seconde lettre à la Garde des Sceaux jusqu’à mon analyse détaillée de l’arnaque de l’irréversibilité des traitements qui sert de massue aux tribunaux, quand ils sont résolus à nous pourrir l’existence.      

Aujourd’hui je voudrais focaliser sur les textes du droit dit « positif », tel qu’inventé en assemblée plénière par la Cour de Cassation en 1992 et sensé l’emporter sur les cas d’espèces singuliers qui ont pu suivre, mais peuvent altérer ou orienter la jurisprudence ensuite -(2012-2013 …).

A terme, je finirai bien par établir un tableau général de  l’inconstitutionalité de TOUT le droit concernant le CEC [?] des trans en France.

Pour recentrer le propos, voici donc un petit historique des faits, crus et bruts, concernant mon domaine de compétence. Je n’y dis pas grand’chose de neuf par rapport au reste de ma rubrique ; simplement  je nourris le feu des questions, et  je cherche à mettre le nez du législateur dans la merde le cambouis, pour son bien, au fond, peut-être son honneur, si ce concept un brin désuet n’a pas complètement disparu de son Larousse …

Peser mes mots me dispensera de les mâcher…

Coccinelle

Ambule

Au pas de charge, petits rappels historiques :

Du mariage en 1960 de l’artiste de cabaret Coccinelle, une des premières trans opérées à obtenir son changement d’état-civil, jusqu’en 1992, la Cour de Cassation a systématiquement refusé tous les changements d’état civil trans dont elle a eu à connaître (7 cas).

Le sénateur Henri Caillavet a bien tenté une proposition de loi en 82, qui n’a même pas eu les honneurs d’une discussion au parlement (avec une Assemblée massivement rose, souviens-toi, mais si : 1981 … la gauche …  toussa. Bref).

Cela ne signifie pas que les CEC [?] étaient impossibles dans ce laps de temps, mais seulement qu’il ne fallait surtout pas perdre en appel, sans quoi c’était mort. Dans tous les cas. J’ai sous les yeux un exemple de rejet de 1990 de la requête d’un FtM dans lequel il était manifeste que TOUS les arguments favorables possibles étaient présents, qu’il s’agisse d’expertises psy, d’endocrino, et même de chirurgie (un FtM ! en 90 !! Fallait en avoir, hein, quand on sait l’état de la chirurgie de l’époque pour les gars …), sans compter la vie sociale, les témoignages, le look, enfin bref, dossier blindé. Restait un argument  imparable aux tribunaux : le « caryotype(*)» n’ayant pas été modifié, les changements intervenus ne pouvaient s’entendre comme un « vrai » changement de sexe. Et donc, « au nom du peuple français » : rejet !  (**)

(*) [Le caryotype est l’arrangement standard de l’ensemble des chromosomes d’une cellule, à partir d’une prise de vue microscopique.]
(**) Rappel : Le caryotype n’a JAMAIS été constitutif de l’état civil. Premier exemple d’utilisation de la science au service d’une forfaiture en or massif
, il y en aura d’autres …)

Puis vient en 1992, l’affaire B… contre France en Cour Européenne des Droits de l’Homme. La France perd, au nom du non-respect de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. On notera qu’il n’est absolument pas question encore de respect de l’identité de genre, cet article 8 ne porte que sur le droit au respect de la vie privée, mais bref, la France a du revoir sa copie.

Elle a donc confié à l’institution responsable de cette condamnation, le soin de faire le sale boulot qui ennuyait tellement le législateur, et d’inventer une batterie de conditions maximalistes pour filtrer à mort l’accès au droit d’une population de « malades mentaux » dont il fallait à tout prix garantir la rareté. Ainsi est née la juridiction d’exception française encore en vigueur. C’est la grande rencontre, le discours schizophrène des psychiatres qui entre en résonance avec le double langage du monde judiciaire.

En effet, dès que les psychiatres ont pris conscience que refuser les soins aux trans revenait à les pousser au suicide, ils se sont mis à élaborer toutes sortes de doctrines justifiant un parti pris qui au départ semblait le seul moyen de permettre un accès aux soins à cette population : pour pouvoir faire des interventions chirurgicales transformatrices, il fallait contourner les lois françaises en montrant que ces chirurgies étaient salvatrices, et que cela l’emportait sur leur dimension « mutilante ». Pour cela il fallait un motif très sérieux, le spectre de procès rôdant autour de tout chirurgien s’aventurant à accéder aux demandes des trans (on est dans les années 70/80, pour fixer les idées). Incapables de décrire une vraie maladie, avec de vrais symptômes récurrents, incontestables, ils avaient donc à faire un choix cornélien : en effet, si une personne se suicide APRÈS chirurgie, c’est « attaquable » en tant qu’erreur médicale grave, tandis que si elle se suicide après avoir été virée des protocoles, c’est juste la preuve qu’elle était folle …  ils ont donc créé, autour d’un concept de « maladie mentale gravissime et incurable », ces protocoles basés sur le filtrage drastique, la dilution des responsabilités par décision collégiale (pas leur plus mauvaise idée, ça) et le secret, moyennant quoi ils acceptaient, après chirurgie,  de défendre le changement d’état civil de leurs ouailles comme « complément souhaitable de la thérapeutique ».

Le filtrage permettait de s’assurer à n’importe quel prix de la fiabilité des candidats dont par ailleurs il était acquis, sans autre forme de procès, qu’ils étaient mentalement déficients, d’où une litanie de critères sans aucun rapport avec la médecine et dont ne réchappaient qu’un nombre minuscule de happy-fews : les trans suffisamment têtu(e)s pour maintenir leur discours « délirant » à l’identique sur la durée, nombre d’ailleurs soigneusement contingenté (il est établi que les premières équipes hospitalières avaient un quota d’opérations annuelles à ne pas dépasser, (de l’ordre de 10 à 15 « opés » MAXIMUM par an, de quoi atteindre à l’âge de la retraite un bon niveau amateur, quoi !)  j’ignore quand ces quotas ont été levés, s’ils l’ont jamais été, tout ceci se passant loin des juristes, dans le secret des discussions entre professionnels, naturellement, le tout dans le silence méticuleux du [CNCE], Comité National Consultatif d’Éthique, qui n’a encore à ce jour rien trouvé à discuter, face à la totipotence de la SOFECT [Société Française d’Études et de Prises en Charge du Transsexualisme] par exemple …

Exemples de critères : des limites d’âge (basses et hautes), le refus systématique qu’on pût être homosexuel(le) dans le genre d’arrivée, l’interdiction d’avoir ou d’avoir eu une pratique de prostitution, d’avoir des enfants, d’être marié(e), etc., obligation SANS AUCUN TRAITEMENT de vivre dans le genre d’arrivée (travesti obligatoire, quoi ! et déclaration partout : à l’employeur, etc …) et un minimum de suivi psy de deux ans, autant dire une thérapie de conversion préalable obligatoire (au passage, ça fait maintenant + de 60 ans que Harry Benjamin (The Transsexual Phenomenon) a montré que ça ne marcherait jamais, mais son étude n’étant pas « Made in France », elle ne vaut rien, d’ailleurs aucun de nos génies locaux ne l’a jamais traduit, ça prouve…). Officiellement, la CCAM* exige toujours deux ans de suivi psy avant chirurgie (*) …

(*) Réf : Classification Commune des Actes Médicaux, (CCAM), rubrique JZMA001 : Plastie des organes génitaux externes pour transsexualisme masculin (= MtF, ndlr). Indication : le diagnostic de transsexuel doit avoir été fait par une équipe multidisciplinaire, après une période d’observation du patient pendant plusieurs années, au minimum deux ans à ce jour. Il est recommandé que les indications soient décidées par un comité national, avec mise en place d’un suivi pour le résultat à long terme de cette chirurgie.

Les critères se sont assouplis avec le temps, mais je peux témoigner que les deux psys spécialisés, – pas sots, pourtant – que j’ai dû rencontrer dans l’équipe de Lyon (la meilleure) en 2013 m’ont ouvertement questionnée sur mon orientation sexuelle future, (l’un en s’excusant un petit peu, quand-même, soyons honnête …)

Parallèlement à cela, cette « grave maladie mentale incurable observable dès la petite enfance – après, c’est pas crédible, critère dit du « transsexualisme primaire ou secondaire », seul le primaire, donc précoce, fait foi – qui risque de mener au suicide, à l’automutilation, à la dépression chronique et aux conduites addictives et/ou à risques » devait absolument être traitée de façon minimaliste, en évitant la « contagion », donc toute communication à son sujet était rigoureusement bannie (mythe de la « média-génie » selon Colette Chiland : en gros « les gens se croient trans parce que la télé leur a dit que ça existe ». Ce qui est … vrai, si on remplace « se croient » par « se découvrent », nuance …) et donc surtout ne rien dire, sauf sous la forme de livres d’épouvante décrivant le « terrrrible drâââme » de ces malheureux qui voulaient « se faire couper la queue » selon le bon mot de ce grand paranoïaque qu’était Jacques Lacan, (au fait, Jacquot, la science a avancé, tu sais, on sait aussi leur faire un trou, à présent …), causeur virtuose que les imbéciles ont servilement recopié à l’envie dans les cercles d’initiés d’une certaine psychanalyse fondamentaliste encore en vogue aujourd’hui. (Antonin Artaud considérait ce gourou fortuné à la logorrhée « priapique » comme un « salopard ». Antonin Artaud  savait évaluer les vrais artistes)

Là où le droit et la médecine se sont retrouvés, c’est pour admettre, qu’il fallait contenir le risque d’épidémie, il n’était donc absolument pas question de risquer de l’étendre en faisant de la prophylaxie du suicide dans les établissements scolaires, de l’information dans le Planning Familial, auprès des travailleurs sociaux, etc. C’est toujours d’actualité. (Logique : comment informer qui de quoi que ce soit quand on ne sait rien sur un sujet qu’on méprise ou dont on a la trouille ?), et, partant, il fallait n’accorder les changements d’état civil – comme les soins – qu’au compte-goutte.

Les actuels aficionados de la théorie-du-complot-du-genre sont les héritiers directs du fantasme de l’épidémie d’une telle horreur, j’ai moi-même entendu des membres de la SOFECT affirmer qu’à chaque émission de TV traitant du sujet, ils avaient dans leurs consultations une vague de cas nouveaux, et ils y voyaient, consternés, un effet pernicieux de la médiatisation, une raison supplémentaire de n’en point parler, au lieu de s’interroger sur l’effet dévastateur d’une absence totale de dépistage et d’information qui reste la règle cardinale de la médecine officielle française en la matière, les médias jouant, entre le trash et le pleurnichard, le rôle involontaire de « révélateur » de la misère entassée dans les placards d’une population n’ayant aucun accès à l’information médicale ni à une offre de soins digne de ce nom. Inutile d’aller chercher plus loin pourquoi tant d’entre nous bénissent l’apparition de l’Internet (qui est le Diable) …

Ceux qui paient plein pot dans ce marécage de non-assistance organisée,  ce sont les mômes, évidemment.

J’ai déjà évoqué ici le commentaire de Mr Michel Jéol, 1er avocat de la Cour de Cassation lors des arrêts de 1992, je cite : « le Parlement risquerait d’être débordé par l’ampleur et le caractère ontologique, sinon passionnel, des questions soulevées ; ses réponses seraient remises en cause par le progrès de la science et le mouvement des idées ; enfin la publicité entourant une consécration légale aurait un effet inflationniste sur un phénomène qui doit demeurer marginal ».

…. en d’autres termes :

a) L’Assemblée (25% d’avocats et de médecins …) n’est pas compétente
b) Surtout pas de vagues, et comme la science pourrait bien nous désavouer, choisissons la solution qui rend impossible toute évolution du droit (en nous tenant bien à l’abri de l’évolution des idées, je l’ai pas inventée, celle-là !)
c) Il faut que ces gens restent dans leur trou et qu’il y en ait le moins possible.

C’est donc dans cet esprit que la France s’est résignée en freinant des quatre fers à suivre la CEDH [Cours Européenne des Droits de l’Homme] ; j’aurais à en fouiller un brin le détail, il y a des bouts de chef-d’oeuvre dans ce salmigondis vicieux de mépris et de condescendance de théâtre bien plus proche de l’auto-justification du puritain satisfait de son examen de conscience que de l’amorce du début d’une quelconque attention humaine au sujet (parce qu’on n’en demande pas tellement plus, au fond : l’attention, c’est le début du respect, et la compréhension, si tant est qu’elle est possible, viendra peut-être, plus tard, encore faut-il amorcer la pompe, au lieu de calculer à l’infini les méthodes pour nier le souci sur le conseil affolé de sociétés savantes bidons …)

Donc le droit positif – officiellement la base de raisonnement des tribunaux lorsqu’ils sont sollicités pour un changement d’état civil trans – le voici, c’est la synthèse des arrêts de 1992 après condamnation par la CEDH :

« Lorsque, à la suite d’un traitement médico-chirurgical, subi dans un but thérapeutique, une personne présentant le syndrome du transsexualisme ne possède plus tous les caractères de son sexe d’origine et a pris une apparence physique la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social, le principe du respect dû à la vie privée, posé par l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article 9 du Code civil, justifie que son État civil indique désormais le sexe dont elle a l’apparence, le principe de l’indisponibilité de l’état des personnes ne faisant pas obstacle à une telle modification (arrêts n° 1 et 2). »

Plusieurs points doivent être présents à l’esprit ici :

a) La psychiatrisation était la règle indiscutée : le « syndrome » est là pour le rappeler, et ce sont les psys qui sont diligentés, par expertises, de dire la vérité sur le « but thérapeutique » poursuivi (nécessaire, faut-il le rappeler, pour protéger légalement le chirurgien…). Le libre arbitre du « malade » n’est aucunement envisagé, jamais ! Les psys se sont rangés (= ont incité) à cette opinion, et l’ont confortée en confortant dans la foulée leur toute puissance sur une unter-population [sous-population, allusion à l’Unter-Mensch des Nazis -Ndle2] naturellement vouée par le désespoir à la soumission.

b) La notion de transgenre n’existait tout simplement pas, et le traitement médico-chirurgical était implicitement, mais clairement entendu comme comprenant une chirurgie de reconstruction sexuelle, consensus indiscuté non plus à l’époque, d’autant que les personnes ne voulant pas de chirurgie n’avaient aucune raison (ni aucune chance, d’ailleurs) d’espérer un quelconque accueil dans les équipes hospitalières, se sachant vouées à l’enfermement juridique définitif de leurs papiers absurdes. Mireille Bonierbale, présidente de la SOFECT, dans un Colloque de Bioéthique (sic) à Strasbourg en 2013 traitait encore ouvertement les « non’op » de « chimères » (re-sic) …

c) Stricto sensu, pourtant, le texte ne parle pas de chirurgie sexuelle, ni même d’irréversibilité. Il parle, à la suite de ce traitement, de « [ne plus posséder] tous les caractères de son sexe d’origine », et « [avoir] pris une apparence physique (*) la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social » . C’était là une porte ouverte en apparence à quantité d’interprétations favorables qui n’ont quasiment jamais été retenues, sauf dans quelques cas ou TGI isolés).
(*) Dans la rue, ça n’a jamais suffi. Donc lire : à poil, chez l’expert.

bovv8m

On notera que toute la charge des preuves reste au requérant, qui n’a PAS le droit de faire valoir sa liberté d’action, mais doit établir au contraire avoir changé sous la contrainte incoercible du syndrome, les médecins étant seuls détenteurs de la vérité en l’espèce, et encore était-ce insuffisant puisqu’on imposait massivement des expertises judiciaires, souvent triples, psychiatriques, endocrinologiques et « médicales », entendre : examen complet, à nu, par un médecin légiste, éventuellement chirurgien attitré des équipes hospitalières (la bonne occase pour aller fouiller des néo-vagins, histoire, peut-être, de piquer le truc des Thaïlandais …)

La Justice ne reconnaît pas notre droit, elle daigne tolérer des exceptions, de préférence très strictement calibrées, nuance.

Depuis ce temps, il y a eu, entre autres études (Cf. page Ressources) :

Les Principes de Jogjakarta (2007)

« Droits de l’Homme et Identité de genre », rapport du Commissaire aux Droits de l’Homme de l’Union Européenne, Thomas Hammarberg – (2009)

La Résolution 1728 du Conseil de l’Europe – (2010)

Combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre : Les normes du Conseil de l’Europe (PDF-Fr). Éditions du Conseil de l’Europe – (Juin 2011)

World-Health-Organization-Sterilization – (2014)  (PDF-En)

Et en France ?

Un décret Bachelot , daté de Février 2010, retire les « troubles précoces de l’identité de genre » de la liste officielle des affections psychiatriques. (Un trompe l’oeil, dans la vraie vie, puisque les classifications techniques des actes continuent à être rattachées aux nomenclatures de la CIM [?], émanation de l’OMS [Organisation ondiale de la Santé] qui n’a pas encore retiré le « transsexualisme » des maladies mentales, mais bref.)

Une « dé-psychiatrisation » bienvenue, donc, mais essentiellement symbolique (quoiqu’il ne tient en principe qu’à nous d’en faire un levier lors de nos procès ; sauf que nos procès, nous avons généralement plus envie de les gagner que d’en faire des tribunes politiques (moi la première, et je me vois mal jeter la pierre à quiconque) qui, pourvu qu’on soit un peu sincère, vireraient inévitablement à l’outrage, donc on ferme sa gueule, et les vaches restent bien gardées).

Une pauvre circulaire CIV/07/10, décortiquée ICI, pondue par la DACS 15 jours après la résolution 1728, (un vrai hasard, comme dans les films) introduisant explicitement la notion d’irréversibilité des traitements, absente des arrêts de 1992, et ce en trafiquant sciemment le sens d’une vieille recommandation européenne (n°1117 de … 1989) dans le seul but de camoufler une exigence illégale de stérilisation, maquillée en possibilité pour les juges dans certains cas, blabla, de ne pas exiger une chirurgie de conversion.

Sauf honnêteté foncière ET compétence des juges, (oui, il y a des TGI qui sauvent l’honneur, encore heureux), tout est truqué dans ces procès. La planche est savonnée dès le départ, les juges du fond n’ont aucun document de référence sous la main, le misérable Rapport de la HAS de 2009, évoqué dans la circulaire CIV/07/10 et dicté par les équipes hospitalières étant dépassé depuis belle lurette, tant par celui de l’IGAS en 2011 que par tel autre de l’Académie de Médecine en 2014 (sans quoi ils n’auraient pas besoin d’apprendre au cas par cas, à coups d’expertises, ce qui selon la Cour de Cassation est sensé être « communément admis par la communauté scientifique »).

Autre exemple de la fourberie du système : Tant que le mariage homo n’était pas autorisé, on a TOUJOURS (sauf deux cas) forcé les gens à divorcer préalablement pour changer d’état-civil, à leurs frais, avec le cortège d’emmerdements potentiels que cela signifie souvent, alors que RIEN dans la loi n’empêchait les juges de prononcer directement dans la foulée du CEC, la dissolution automatique du mariage pour cause de « disparition d’une condition essentielle » (à l’époque, la différence des sexes était une telle condition).
Je n’ai jamais entendu parler de cas dans la jurisprudence où les choses se seraient passées ainsi. Qu’on veuille bien me corriger, si j’ignore …

Venons-en au fait :

En réalité, les trois types d’expertises susceptibles d’être réclamées par les T.G.I. sont tous entachés a minima d’irrégularités graves. Le premier est vide de sens, le second est scientifiquement nul, le troisième est directement attentatoire aux droits humains.

En psychiatrie : si l’on reconnaît que la trans-identité n’est pas une maladie mentale, il n’y a de facto aucune compétence particulière pour un psychiatre à en dire quoi que ce soit. D’autre part, si la « communauté scientifique » fait foi, force est de reconnaître que la définition même qu’elle donne du transsexualisme passe par la reconnaissance d’un caractère AUTO-AFFIRMÉ qui ne peut faire l’objet d’aucune preuve scientifique. La légitimité d’une conviction de psychiatre n’a donc aucune raison de l’emporter sur une simple parole d’honneur. Et qu’il diagnostique la santé mentale du requérant (et que faire d’autre, après le décret Bachelot ?) ou non, comment peut-on faire dépendre l’état-civil  de quiconque d’un certificat de santé mentale? Les trans, après avoir été obligés de se faire reconnaître cinglés, doivent-ils désormais êtres punis après transition en cas de maladie mentale inventée détectée par le spécialiste ?

En endocrinologie : comme démontré en long en large et en travers ici-même, il n’y a strictement RIEN qui prouve quoi que ce soit en endocrinologie, ni l’irréversibilité, ni la « réalité du syndrome », on ne peut constater que des effets de traitements visibles à un moment donné, tous réversibles, soit passivement (par simple abandon des traitements), soit activement (avec des interventions correctrices annexes), et c’est tout !

En médecine générale/gynécologie : le simple fait de vérifier la réalité d’une chirurgie stérilisante (au besoin avec les doigts …) pouvant conditionner le changement d’état civil est en soi une incitation administrative à subir cette chirurgie, qui représente divers attentats au droit, qu’il s’agisse du droit à l’intégrité physique, de l’interdiction catégorique de l’eugénisme en tant que crime contre l’humanité, l’atteinte à la dignité de la personne, etc.

Enfin, l’ensemble de la procédure conditionne l’accès inaliénable au « droit à la reconnaissance en tous lieux de la personnalité juridique » (DH, Art 6) à un jugement qui, à la discrétion des juges, piétine la présomption d’innocence, leur autorise l’exigence d’une preuve de stérilisation, nie toute possibilité d’auto-détermination, donc la liberté de conscience.

Toutes ces expertises, sans exception, sont autant d’insultes qui mutatis mutandis ressemblent salement à des certificats d’aryanité, ni plus, ni moins.

C’est cette conclusion qui m’a fait changer d’avis depuis ma lettre à Mme Taubira dans laquelle je trouvais encore amendable le projet Delaunay.

Je pense aujourd’hui m’être trompée : en effet, c’est bien le fait même de devoir recourir à un jugement qui est inadmissible. En 1992, sans même passer par le législateur, la Cour de Cassation avait créé une exception au « principe d’indisponibilité de l’état des personnes », il serait facile de l’étendre aux personnes transgenres en général moyennant déclaration sur l’honneur et quelques témoins; mais tant qu’un jugement sera obligatoire, il sera TOUJOURS loisible aux juges d’utiliser l’article 144 du Code de Procédure Civile pour exiger une/des expertise(s). L’inversion de la charge de la preuve, que je suggérais dans ce courrier transformerait le TGI en simple chambre d’enregistrement, rendant alors le jugement inutile, une procédure administrative, purement déclarative, faisant tout aussi bien l’affaire.

Au final, le maintien de l’exigence d’une procédure judiciaire elle-même est basée sur -et signifie- le REFUS de reconnaître l’identité de genre en droit français, refus explicitement réaffirmé par Mmes TAUBIRA et VALLAUD-BELKACEM au moment du vote de la loi sur le harcèlement sexuel, ce qui indique que, sauf retournement extraordinaire, RIEN ne changera avec ces gens, et votre carte d’identité, faute d’aide juridictionnelle, continuera à vous coûter, à la louche, entre 1 500  et 6 000 € …). Si vous l’obtenez.

OhPutaing

Postambule

Je voulais revenir sur le commentaire de Michel Jéol . Mais c’est là un laïus d’une telle tartufferie, une  philosophie tellement rance et puant la sacristie que j’ai vraiment une grosse flemme de m’y replonger, m’enfin elle est trouvable sur le site de Tom Reucher, j’ai mis le lien si tu n’as rien contre quoi hurler ce soir …

Et puis ça m’énerve … Bref,

1) La situation du droit français est radicalement discriminatoire et transphobe.
2) L’État en est l’artisan et le garant,
3) et le gouvernement Hollande est le lâche complice de la situation.

On le savait ? Ben ouais, je radote un peu …

Par : Phlune, MtF, née en 1959, hormonée depuis début 2012, musicienne, anar, à moitié enragée ET coeur d’artichaut, premier essai avorté de transition en 84, naissance de ma fille en 94, puis en automne 2011, ras-le-bol radical d’atermoyer ma transition…
Première publication : 30 juillet 2014
1° publication / D.G.: 31 janvier 2016
Source : TXY.fr/blog

Madeleine Pelletier, psychiatre travestie

Femme travestie en homme et morte il y a 75 ans, Madeleine Pelletier était la première interne en psychiatrie

FÉMINISME – « Un chapeau melon, un costume d’homme et une canne, qui lui donnent un faux air d’Olivier Hardy ». Ce n’est pas un homme d’affaires que décrit Hélène Soumet dans son livre Les travesties de l’histoire, mais une femme qui, il y a 75 ans, le 19 décembre 1939*, mourrait dans l’indifférence, internée dans un asile après avoir été accusée de pratiquer des avortements. Cette femme, travestie comme l’indique le titre de ce livre, était pourtant loin d’être méconnue à son époque. Et pour cause, elle était la première femme interne en psychiatrie.

« Si elle n’a pas eu de procès lorsqu’on a découvert qu’elle pratiquait des avortements, c’est parce qu’elle était très connue », explique Hélène Soumet, professeur de philosophie et de culture générale, que Le HuffPost a contacté. A l’époque, celle qu’on appelait les « faiseuses d’ange » étaient en effet guillotinées.

Fille d’un père cocher et d’une mère marchande de légumes, Madeleine Pelletier naît le 18 mai 1874 « dans la crasse et les odeurs nauséabondes d’une pauvre échoppe de fruits et légumes des Halles » à Paris. Son enfance est synonyme de calvaire, elle grandit dans une maison dégoûtante avec une mère qui la maltraite. « Elle avait un milieu social abominable, ne faisait pas du tout partie du milieu de la bourgeoisie », nous précise Hélène Soumet. De cette jeunesse, elle en ressortira avec un profond dégoût du corps humain. « L’idée même d’avoir ‘été dans le ventre de madame Pierrot (sa mère, ndlr) mêlée aux boyaux et au caca’ lui est insupportable », raconte Hélène Soumet reprenant les propos de Madeleine dans son autobiographie La Femme vierge, publiée en 1933.

madeleine pelletier

[Portraits de Madeleine Pelletier ©Wikimedia Commons]

« Elle prend alors conscience de la situation de la femme, éternelle mineure, étranglée dans son corset, vouée au mariage, véritable esclave sexuelle de l’homme. »

Elle quitte l’école à 12 ans. Brillante, elle saura pourtant s’éduquer seule, passant des journées entières dans les bibliothèques. Vers 1887, un livre la marquera à tout jamais: Fédora la nihiliste, ou l’histoire d’une femme qui se révoltait. « Elle prend alors conscience de la situation de la femme, éternelle mineure, étranglée dans son corset, vouée au mariage, véritable esclave sexuelle de l’homme. Pour échapper à ce destin servile, elle commence à porter des tenues masculines », écrit Hélène Soumet.

A savoir, elle commence à porter le pantalon sans – quelle offense! – en demander l’autorisation au préfet auparavant, ce qui était obligatoire à l’époque. L’ordonnance du 16 brumaire an IX (7 novembre 1800), ou “ordonnance concernant le travestissement des femmes”, abrogée seulement le 31 janvier 2013, exigeait notamment que :

2 – Toute femme, désirant s’habiller en homme, devra se présenter à la Préfecture de Police pour en obtenir l’autorisation.

3 – Cette autorisation ne sera donnée que sur le certificat d’un officier de santé, dont la signature sera dûment légalisée, et en outre, sur l’attestation des maires ou commissaires de police, portant les noms et prénoms, profession et demeure de la requérante.

4 – Toute femme trouvée travestie, qui ne se sera pas conformée aux dispositions des articles précédents, sera arrêtée et conduite à la préfecture de police.

En 1896, Madeleine réussit son bac. Un an plus tard, elle obtient une bourse d’études par le conseil de Paris. Dans la foulée, elle prépare un certificat d’études en physique et chimie, puis s’inscrit en médecine en 1899. Elle réussira le cursus en 5 ans, avant de vouloir poursuivre ses études en demandant un internat en psychiatrie.

« L’internat lui est refusé car elle est une femme et ne jouit donc pas de droits politiques – exactement comme un prisonnier ou un apatride. »

C’est là que les choses se compliquent pour elle. « En 1903, l’internat lui est refusé car elle est une femme et ne jouit donc pas de droits politiques – exactement comme un prisonnier ou un apatride -, c’est le prétexte qu’on lui avance pour l’exclure », lit-on dans Les Travesties de l’histoire. Les femmes sont acceptées en internat dans les hôpitaux depuis 1885, mais pas encore dans les asiles.

Heureusement, elle est aidée par Marguerite Durand, dirigeante du journal féministe La Fronde, qui lance une campagne de presse contre cette injustice.

La même année, elle devient la première femme interne des asiles. A ce moment-là, elle porte des robes et a encore les cheveux longs. Mais cela ne suffira pas à faire d’elle une interne normale. Parce qu’elle est une femme, ses confrères « lui mènent la vie dure ». « Le monde n’aime pas les femmes qui se distinguent du troupeau, les hommes les rabaissent, les femmes les détestent », écrit-elle à son amie Arria Ly.

Extrême – pour l’époque – dans ses idées, elle décide de ne pas y aller par quatre chemins. En 1905, elle se coupe les cheveux et adopte définitivement les vêtements pour homme.

Malgré tout, elle ne réussit pas à devenir psychiatre. « Après avoir insisté pour passer le concours, elle le rate », précise Hélène Soumet. « Elle est alors nommée médecin des Postes. La première femme à devenir psychiatre est Constance Pascal« .

madeleine pelletier

« Je montrerai les miens [seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur… »

« Il existe plusieurs formes de travestissement », tient à nous préciser Hélène Soumet. « Certaines femmes se travestissent car elles veulent séduire d’autres femmes, les ‘queer‘ qui, dans la lignée des écrits de Judith Butler, soutiennent que le genre n’est pas fixe, et le travestissement « émancipationniste », celui de Madeleine Pelletier. »

Avant-gardiste, Madeleine a un avis bien tranché sur les injonctions faites aux femmes. « Pour elle, c’est une réelle perte de temps de s’habiller aux normes de l’époque. Les corsets sont tellement serrés qu’on ne peut rien faire », précise Hélène Soumet. Mais plus encore, son costume d’homme est un vrai symbole d’une lutte pour l’égalité des sexes. « Mon costume dit à l’homme, je suis ton égale », écrit-elle en 1919. Ou encore, « Je montrerai les miens [seins] dès que les hommes commenceront à s’habiller avec une sorte de pantalon qui montre leur… »

Néanmoins, elle ne sera pas soutenue par les féministes de l’époque, qui estiment que son travestissement est une trahison envers les femmes. Preuve de ce profond rejet, Madeleine Pelletier n’aura d’ailleurs que très peu de patients durant toute sa vie, la plupart étant des prostituées.

« Le voyage à Lesbos ne me tente pas plus que le voyage à Cythère »

Pourtant, le travestissement n’était pas la seule carte féministe qu’elle avait entre les mains. Très impliquée en politique et militante (elle était membre de la SFIO), elle conseille aux femmes de pratiquer l’autodéfense. Elle entend également faire voler en éclats les conceptions de la famille et de la sexualité. Pour elle, la cellule familiale est un lieu d’oppression de la femme. Quant à la sexualité, elle l’a toujours rejetée par conviction. « Elle refusait tout acte sexuel, nous explique Hélène Soumet, car elle estimait qu’on devenait dépendant de l’autre, sa chose. C’était hors de question pour elle d’être contrôlée! » Elle est également accusée de lesbianisme. Mais à ces accusations, elle botte en touche: « Le voyage à Lesbos ne me tente pas plus que le voyage à Cythère » (Lesbos, île de naissance de Sappho d’où vient le mot saphisme; et Cythère, l’île de tous les plaisirs), a-t-elle écrit .

Mais surtout, Madeleine Pelletier défend le droit à l’avortement, et le pratique. En 1913, elle ose d’ailleurs publier Le droit à l’avortement. « Son féminisme était vraiment radical. Elle voulait soulager les femmes », nous indique Hélène Soumet. Pendant des années, elle aidera ces femmes en détresse, certainement des prostituées pour la plupart.

Ce n’est qu’en 1937 qu’elle se fait dénoncer. Par un homme qui avait violé l’une de ses patientes âgée de 14 ans. Cet homme était le frère de la jeune fille.

Connue pour son engagement politique, l’aide fournie à la Croix rouge pendant la première Guerre mondiale, et parce que la confrérie des médecins est sacrée, elle est inculpée puis relaxée.

A la place de la prison, elle a donc eu le droit à l’asile. Ayant été victime d’un accident vasculaire cérébral la même année, la déclarer folle et plus en possession de tous ses moyens fut d’une extrême facilité. Elle meurt désespérée sept mois plus tard. Il faut attendre des années pour que ses combats soient évalués à leur juste valeur. Mais elle le disait elle-même: « Je suis née plusieurs siècles trop tôt ».

* Les avis divergent quant à la date exacte de son décès, il se pourrait qu’il s’agisse du 29 décembre et non pas du 19.

 

1° publication sur DG : 19.01.2016

Femmes Trans en prison, double peine

La double peine des femmes trans’ en prison

A Fleury-Mérogis, un quartier leur est réservé

Insultes, moqueries lors des fouilles, maquillage prohibé, refus de soin… Catalina, Natalia et Hafida, ex-détenues, racontent le quotidien difficile de femmes trans’ en prison.

« Je n’aurais jamais imaginé que j’allais atterrir en prison ». Installée bien au chaud au fond d’un bar PMU du 18e arrondissement, Catalina*, les cheveux teints d’un blond peroxydé, stylo bic en main, fait un croquis de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Originaire d’une grande ville du centre de l’Argentine, cette latina d’une quarantaine d’années, « travailleuse du sexe », a passé presque un an de sa vie derrière les barreaux. Des mois de « calvaire » dont elle garde encore les séquelles psychologiques : des pleurs incontrôlables, la peur d’une porte verrouillée…

catalina trans prison café
Catalina préfère le PMU à la détention / Crédits : Michela Cuccagna

« La prison, c’est ce qu’il y a de pire, lâche-t-elle à plusieurs reprises en espagnol, et rien n’est fait pour les personnes transgenres. »

Car, au-delà d’un français très approximatif, Catalina est trans’ et séropositive au VIH et au VHC (le virus de l’hépatite C) : une double, voire une triple peine, quand on est placée en détention.

Bâtiment D3

Condamnée pour « exhibition sexuelle », puis incarcérée en décembre 2012, Catalina raconte avoir été placée dans un quartier spécifique « à part » pour les trans’ et les homos. « Un quartier ‘protégé’, dédié de façon générale aux personnes susceptibles d’être fragilisées en détention », assure le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire… Mais situé au cœur de la maison d’arrêt pour hommes, au quatrième étage du bâtiment D3 – nom qui, en espagnol, résonne comme « détresse ».

« On m’a remis des vêtements, des produits d’hygiène et un rasoir pour homme », poursuit l’ex-détenue, sur le moment désemparée. Le tout sous le regard de surveillants – et non de surveillantes – alors qu’en théorie, selon le ministère, des mesures existent pour que « l’apparence physique de la personne détenue concernée [soit] prise en compte pour déterminer le sexe du personnel pénitentiaire chargé de la mise en œuvre de la mesure ».

Cette scène Natalia, 35 ans, détenue 14 mois à Fleury-Mérogis, entre 2013 et 2014, pour proxénétisme et Hafida*, en liberté conditionnelle après dix mois de détention pour récidive de défaut de permis, l’ont aussi vécue au moment de leur incarcération. Le plus souvent, sans vraiment comprendre ce qui leur arrivait. « On m’a d’abord mise quelques semaines dans la prison pour femmes, confie Hafida, la vingtaine, qui vit de la débrouille depuis qu’elle a quitté le domicile de ses parents à 13 ans. Puis, on m’a transférée au D3, sans que je sache pourquoi ». Natalia, elle aussi originaire d’Argentine, tient son explication :

«Pour te placer, ils vérifient que tu es bien opérée ».

Cette opération dite de « réassignation sexuelle », permet officiellement de changer d’état civil. Aucune des trois femmes, ne l’a pour l’instant subit.

Des brimades et des embrouilles

Dans leur « quartier spécifique », Catalina, Natalia et Hafida se sont très vite senties isolées et abandonnées. « On était coupées du monde et on nous faisait comprendre qu’on était à part », regrette Hafida. Aujourd’hui, elles mettent en cause des conditions de détention qu’elles jugent discriminantes par rapport aux autres détenus, comme l’interdiction d’avoir accès aux terrains de sport, et ce, en raison de leur transidentité.

« En 10 mois, je n’ai jamais touché la terre ferme », raconte Hafida. Avec Natalia, son ancienne voisine de cellule, elles décrivent, en guise de promenade, une pièce « à part », « sale », « recouverte de crottes et de cadavres de pigeons » et aussi spacieuse que la salle principale du traiteur chinois dans lequel nous poursuivons la conversation. Amélie Morineau, ancienne bénévole à Fleury-Mérogis du Genepi, l’asso étudiante qui travaille sur la réinsertion des détenus, confirme : « c’est une pièce de 30m2 dont on a retiré le toit».

catalina trans prison
Catalina, dessine-moi ta prison… / Crédits : Michela Cuccagna

A Fleury, le quotidien de ces femmes trans’ a aussi été ponctué de commentaires transphobes, d’insultes et de brimades.

« Les gardiens savent que tu es trans’, explique Natalia. Mais ils t’appellent “Monsieur” et ne respectent pas ton genre ».

« C’était des moqueries tous les jours, une infirmière qui te dit que tu es malade et qu’il faut revenir à la raison, un surveillant qui fait exprès que tu croises un autre détenu pour voir comment tu te fais insulter, etc », soutient Hafida, pas vraiment de nature à se laisser marcher sur les pieds. Lors de sa détention, dans les couloirs ou lors des transferts, elle s’embrouille régulièrement avec les autres détenus et là encore, les insultes graveleuses fusent.

Au bon vouloir de l’administration

Impossible également de cantiner du maquillage, des produits de beauté ou un fer à lisser, poursuit la jeune femme. « Pour me maquiller, j’utilisais les crayons de couleur des ateliers de dessins », se souvient, elle, Catalina. L’accès à certains ateliers, les vêtements de femmes, les soins spécifiques et les traitements hormonaux leur ont aussi été accordés (ou pas) au bon vouloir de l’administration.

« J’étais la seule à avoir accès aux hormones, j’ai toujours eu accès à un médecin, mais la majorité n’avait pas cette chance », confie Natalia. Arrivée en 2006 à Paris après sept ans de prostitution à Buenos Aires, la jeune femme a très vite compris les codes de l’institution carcérale à la différence de certaines de ces anciennes co-détenues qui ne parlaient pas un mot de français.

« J’ai aussi été privilégiée par rapport aux autres, livre Catalina, mais parce que je respectais les règles ». Elle bénéficie d’un suivi médical qu’elle juge « correct ». En revanche, malgré ses demandes répétées, Catalina n’a jamais pu consulter un hépatologue ou d’un endocrinologue et donc se voir prodiguer les soins qu’elle réclamait. En décembre 2013, Catalina sort d’ailleurs très affaiblie de Fleury-Mérogis. Elle est transférée à la Pitié Salpêtrière où on lui diagnostique un cancer lymphatique. « J’avais la foi et je savais que j’allais guérir », poursuit-elle. Mais le refus de soins aurait pu lui être fatal…

catalina trans prison dehors
En prison, Catalina se maquillait au crayon de couleur / Crédits : Michela Cuccagna

« C’est pire à Fresnes »

Ont-elles observé des évolutions dans leur prise en charge par l’administration de Fleury ? En juin 2010, un avis du Contrôleur général des lieux de privation de libertés, préconisait déjà de garantir un certain nombre de droits à l’information, à l’accès aux soins, ou à la dignité des personnes trans’ incarcérées pour améliorer leur prise en charge et leurs conditions de détention. « Par le passé, il y a eu des problèmes notamment lors des fouilles aléatoires en cellule. Mais aujourd’hui l’administration pénitentiaire porte quand même une attention particulière à ces personnes. Une cantine spéciale a été mise en place », observe, de son côté, la bénévole du Génépi contactée par Streetpress.

Selon Olivier Pedro-Jose, le porte-parole adjoint du ministère de la Justice, la prise en charge est aujourd’hui « individualisée grâce à une identification au cas par cas des difficultés éventuelles rencontrées par chaque personne détenue ». « Les agents qui opèrent dans le quartier où se trouvent des détenus transgenres sont volontaires et dédiés à ce secteur. Ils répondent à un appel d’offre lorsqu’un poste se libère et sont préalablement reçus par la direction pour un entretien », affirme encore le ministère. Mais entre la théorie et la pratique carcérale, il y a souvent un gros fossé. Et les anciennes détenues ont des avis fort contrastés. Natalia est la plus optimiste.

« On a quand même eu accès à une promenade, aux associations qui nous rendent visite, aux cours de français ou à des ateliers de peinture. Les choses ont un peu avancé à Fleury pour les trans’ et on sait que c’est pire à Fresnes. »

En liberté avec un bracelet électronique à la cheville depuis juin dernier, Hafida est plus catégorique, notamment envers le personnel de la maison d’arrêt : « en un an, rien n’a changé ». Giovanna Rincon, directrice d’Acceptes-T, une association trans’ habilitée pour apporter un soutien social et psychologique aux détenues transgenres de Fleury-Mérogis s’interroge également sur leurs conditions de détention : « Avant la création d’un quartier adapté, il faudrait peut-être une reconnaissance des spécificités en matière de genre et de santé », propose-t-elle.

Faut-il maintenir un quartier spécifique pour les détenues trans’ non opérées ou qui n’ont pas obtenu leur changement d’état civil ? Ou faut-il une incarcération d’office dans le quartier des femmes ? Le ministère, contacté par StreetPress, campe sur le critère de l’opération « irréversible » :

« L’administration pénitentiaire (…) tient compte des modifications physiques irréversibles liées au processus de réassignation sexuelle médicale pour déterminer l’affectation en quartier femmes, sans attendre la prise en compte de cette modification à l’état civil. »

En revanche, pour Natalia la solution est peut-être du côté de son pays natal : « là-bas, quand tu n’es pas opérée mais que tu as les documents d’identité conformes à ton genre [ndlr, une formalité pour les trans’ depuis la loi de 2012 qui permet la modification de l’état civil par simple déclaration], on te met avec les femmes ». Sollicitées par Streetpress pour avoir de plus amples informations, l’administration pénitentiaire et la direction de Fleur-Mérogis nous ont renvoyés vers les réponses du ministère de la Justice.

catalina trans prison smile
Entre le Bois de Boulogne, des cours de français et le Pôle Emploi, Catalina essaye de changer de vie / Crédits : Michela Cuccagna

Entre Boulogne et Pôle emploi

La peine purgée, Natalia, Catalina et Hafida tentent désormais de se reconstruire. « Sortir de prison, c’est une chose. Revenir à la réalité en est une autre », philosophe Natalia. Le jour où elle a quitté Fleury, elle raconte même s’être perdu gare du Nord, complètement désorientée. Elle enchaîne : « Depuis que je suis dehors, tout va mal. J’ai de nouveau des problèmes, je n’ai aucune alternative à part la prostitution », souffle la jeune femme, bénévole chez Emmaüs depuis sa sortie de prison.

Comme son amie, Catalina essaye de prendre les devants pour faciliter sa réinsertion, et même si « c’est difficile ». Sa vie oscille désormais entre Pôle emploi, où elle suit une formation pour devenir auxiliaire de vie, des cours de français, et le bois de Boulogne, sa seule source de revenus depuis qu’elle est arrivée à Paris en 2007. Elle espère prochainement rendre visite à sa famille en Argentine qu’elle n’a pas vue depuis trois ans. Hafida, elle, s’est inscrite à l’auto-école et recherche un emploi. Son stage chez Kookaï ne lui plaît pas vraiment. Fan de voitures, elle s’accroche à son rêve de gamine : devenir pilote de Formule 1.

*Les prénoms ont été modifiés.

Enquête par : Florian Bardou
Rédaction : Michela Cuccagna
Titre original : « La double peine des femmes trans’ en prison »
Publié le : 28.09.2015
1° publication sur DG le : 18.01.2016
Source : STREET PRESS . com

Trangenres non opérés autorisés aux J.O.

Transgender people will be allowed to compete in the Olympics without surgery

Stock photo (Photo by Ronald Martinez/Getty Images)

Stock photo (Photo by Ronald Martinez/Getty Images)Article EN COURS DE TRADUCTION de l’anglais au français

Restrictions on transgender people taking part in the Olympics are set to be loosened, allowing them to take part without undergoing gender surgery.
– Les restrictions liées à la participation des gens transgenres aux Jeux olympiques sont en phase d’être allégées, leur permettant d’y participer sans avoir a subir une chirurgie de réassignation de genre.

Athletics currently has rules governing who can take part in gendered events, preventing trans and intersex people from taking part based on a number of medical factors.
– Actuellement, l’athlétisme a de règles précisant qui peut participer à des compétitions transgenres, empêchant la participation de transgenres et de personnes intersexuelles, sur la base de nombreux facteurs médicaux.

The issue has come into the limelight on a number of occasions, most notably when South African sprinter Caster Semenya was subjected to a ‘gender test’ in 2009.
– La question s’est retrouvée sous les projecteurs dans un certain nombre de  cas, plus particulièrement quand la coureuse (de 800m) sud-africain Caster Semenya a été soumise à un « test de genre » en 2009.

However, in a bid to resolve some of the issues, the International Olympic Committee is set to adopt a new policy on “Sex Reassignment and Hyperandrogenism”.

A copy of the guidelines leaked by Outsports reveals that all restrictions on trans men taking part in men’s events will be lifted.

Trans women will still face some obstacles to taking part in women’s events, requiring a consistent testosterone level “below 10 nmol/L” – but without restrictions on those who haven’t undergone gender surgery.

The guidelines explain: “It is necessary to ensure insofar as possible that trans athletes are not excluded from the opportunity to participate in sporting competition.

“To require surgical anatomical changes as a pre-condition to participation is not necessary to preserve fair competition and may be inconsistent with developing legislation and notions of human rights.”
« Exiger des changements anatomiques chirurgicaux comme pré-condition à une participation [aux J.O.] n’est pas nécessaire pour préserver une compétition équitable et peut être en contradiction avec une législation évolutive et les notions de droits de l’homme. »

It adds: “Those who transition from female to male are eligible to compete in the male category without restriction.”
Il ajoute : « ceux qui ont {réalisé] une transition de femme à homme ont le droit de rivaliser dans la catégorie masculine sans restriction. »

“Those who transition from male to female are eligible to compete in the female category under the following conditions:
« Ceux qui ont réalisé une transition homme à femme, on le droit de rivaliser dans la catégorie féminine, dans les conditions suivantes :

1. “The athlete has declared that her gender identity is female.
The declaration cannot be changed, for sporting purposes, for a minimum of four years.
– 1. « L’athlète doit avoir déclaré que son identité de genre est féminin.
La déclaration ne peut pas être modifiée, pour des raisons sportives, pour une durée de quatre ans minimum. »

2. « The athlete must demonstrate that her total testosterone level in serum has been below 10 nmol/L for at least 12 months prior to her first competition (with the requirement for any longer period to be based on a confidential case-by-case evaluation, considering whether or not 12 months is a sufficient length of time to minimize any advantage in women’s competition).
– 2. « L’athlète doit prouver que son niveau total de sérum de testostérone a été au-dessous de 10 nmol/L pour une période d’au moins 12 mois avant toute première compétition (…).

3. « The athlete’s total testosterone level in serum must remain below 10 nmol/L throughout the period of desired eligibility to compete in the female category.

4. « Compliance with these conditions may be monitored by testing. In the event of non-compliance, the athlete’s eligibility for female competition will be suspended for 12 months.”

Trans medical expert Joanna Harper told Outsports she helped shape the guidelines, adding: “The new IOC transgender guidelines fix almost all of the deficiencies with the old rules.

“Hopefully, organizations such as the ITA will quickly adapt to the new IOC guidelines and all of the outdate trans policies will get replaced soon.”

“The waiting period for trans women goes from two years after surgery to one year after the start of HRT.

“This matches up with the NCAA rules and is as good as anything. The waiting period was perhaps the most contentious item among our group and one year is a reasonable compromise.”

SOURCE : PINKNEWS.CO.UK


Première publication sur D.G. le : 19.01.2016

Les Travestis et la Loi sur le Travail ?

Encore un exemple de discrimination à l’encontre d’un travesti qui accomplissait bien le travail pour lequel il était payé, mais dont la direction omnipuissante s’est crue autorisée à imposer ses vues sur un aspect strictement privé de son employé. En effet, dans ce cas l’homme en question était habillé avec les vêtements de son sexe d’origine et ne portait des accessoires féminins que de façon quasi invisible. Est-ce que la loi protège les travestis qui comme tous les citoyens du monde, ont droit au travail ?

ARTICLE

Muté car il s’habille en femme

Muté, puis dans l’impossibilité d’accéder à son nouveau poste, Michel dénonce une discrimination

­Le PDG : “Rétrogradé pour des raisons légitimes”
­Près de 1.000 personnes transsexuelles déclarées ­25 % de discrimination à l’emploi en Belgique

BRUXELLES : Michel Demuylder, 41 ans, porte des prothèses mammaires et de la lingerie féminine en dessous de ses vêtements d’homme depuis longtemps sur son lieu de travail, au Grand Optical du Woluwe Shopping Center. L’employé, passionné par son métier. explique :

“Tout a toujours été discret durant deux ans, on ne remarquait rien, et je n’avais aucun problème à discuter de cela avec mes collègues. »

Cependant, un jour, la direction l’appelle dans son bureau et son boss lui annonce en juin 2010 :

“Tu as choqué un collaborateur ; tu n’es plus crédible !”

Par : @Danielle_1959
Publié le : 19/10/2010
Titre original : « Muté car il s’habille en femme. »
Commentaires par : Lio de France / DG
SOURCE : DailyMotion / RTL – TVI

Pourquoi sont-ils vêtus en femme ?

Qui serait le mieux placé pour parler de travestisme qu’une personne à l’esprit scientifique, doublé d’un … travesti.

LE TRAVESTISME

Le Travestisme est une forme de comportement dont on découvre les traces à tous les niveaux culturels de l’histoire des Sociétés.. La plupart des sociologues du temps passé n’ont pas ignoré ce phénomène et citent dans leurs ouvrages différents cas d’individus mâles recherchant la satisfaction sexuelle à travers le port du vêtement féminin ; ce type de comportement étant généralement assimilé à l’homosexualité (faux!) ou au fétichisme. Il faut attendre l’année 1910 et la fameuse monographie de Hirschfeld, pour voir le travestisme traité comme un sujet particulier. A partir de cette époque des essais toujours plus nombreux sur cette question ont été publiés dans des revues médicales et scientifiques. Néanmoins et en dépit de ces nombreux travaux, le travestisme fait encore dans le grand public, mais aussi dans certains milieux médicaux, l’objet de multiples conceptions erronées.

L’auteur du texte qui va suivre , et qui n’a pas dévoilé son identité, (et pour cause !), et dont on a trouvé l’étude publiée par plusieurs revues de caractère sexologique, nous explique :

 » Pour ma part j’estime être pleinement qualifié pour traiter ce sujet et cela pour les raisons suivantes :en premier lieu j’ai fait des études scientifiques et suis capable d’analyser correctement et objectivement les faits. En second lieu, j’ai été moi-même toute ma vie durant, un travesti impénitent, et cela me donne le droit de parler de cette expérience avec la compétence requise. »

Avant de poursuivre, je dois préciser que les racines du travestisme plongent dans l’érotisme et la sexualité. Le revêtement d’habit féminin n’est pas nécessairement en soi un acte de travestisme, et ceci en particulier lorsque le but visé est purement théâtral . Pour un imitateur professionnel de la femme [ex. le transformiste – ndle], de même que pour le mime qui se spécialise dans les rôles féminins [ex. acteur du théâtre grec au théâtre du kabuki -ndle], le port du vêtement de femme n’est qu’un aspect banal de sa profession.. Cependant je suis enclin à croire que le talent de certains imitateurs n’est convainquant que dans la mesure où ces derniers sont réellement des travestis.

FilleRobeNoire

TRAVESTISME ET TRANSSEXUALITÉ

En 1954, le psychiatre américain H.Benjamin s’est attaché à établir une distinction entre le travestisme et la transsexualité.

Le travesti reste en contact plus étroit avec la réalité : pour lui, ses organes génitaux restent le centre de son plaisir sexuel, comme chez les autres hommes, et il en est pleinement conscient. D’autre part, le travesti n’ignore pas que les vêtements féminins ne lui semblent érotiquement excitants que dans la mesure où il est justement un homme. Il sait que s’il était une femme, le port de ces mêmes vêtements deviendrait un acte conventionnel et perdrait, de ce fait, tout intérêt.

Il faut cependant reconnaître que la plupart des travestis souhaitent de temps à autre, devenir des femmes afin d’avoir le droit de porter librement les vêtements féminins; mais il ne s’agit ici que de crises passagères.

L’attitude du transsexuel est beaucoup plus radicale que celle du travesti. Le transsexuel, considère qu’il appartient réellement au sexe féminin et que ses organes génitaux d’homme ne sont qu’un détestable caprice de la nature. Il souhaite ardemment devenir une vraie femme.

Certains transsexuels réussissent à persuader le corps médical de pratiquer sur eux les actes chirurgicaux leur permettant de rectifier leur anatomie pour pouvoir vivre entièrement au féminin. Pour lui le port du vêtement féminin devient alors un besoin secondaire.

TRAVESTISME ET HOMOSEXUALITÉ

L’erreur la plus commune que font les médecins, tout aussi bien que les profanes, est de confondre travestisme et homosexualité !

Il n’y a parmi les travestis pas plus d’homosexuels que parmi la population dite « normale ». Il est certain qu’une même personne peut être à la fois un travesti et un homosexuel, mais il s’agit d’une minorité de travestis s’intéressent sexuellement aux hommes. D’autre part un très petit nombre d’homosexuels s’intéressent aux hommes qui portent des vêtements féminins: ils ne sont attirés que par les hommes et non par une parodie de la femme. Le mythe populaire qui représente l’homosexuel fardé et affectant une démarche onduleuse ne s’applique qu’à une très faible minorité d’invertis exhibitionnistes, soucieux d’attirer l’attention sur eux, et dont les journaux à sensation font grand cas.

La majorité des travestis est orientée vers l’hétérosexualité. Les faits révèlent que 70 % des travestis notoires sont mariés et souvent pères de famille. Tel ne serait certainement pas le cas, si le travestisme était synonyme d’homosexualité.

 

TRAVESTISME ET FÉTICHISME

Des liens plus étroits unissent travestisme et fétichisme. Cependant il faut souligner que le fétichiste s’attachera à exiger de sa partenaire le port d’une certaine pièce d’habillement (lingerie, vêtement, chaussures, etc.), alors que le travesti désirera porter ce vêtement lui-même. D’autre part, dans la majorité des cas, le fétichiste sera plus ou moins exclusivement fixé sur une certaine pièce du vêtement qui éveillera son désir érotique, alors que le travesti réagira à toutes les formes du vêtement féminin. Le travesti ne se contente pas de porter une paire de chaussures à talons hauts : il veut adopter le vêtement féminin dans ses moindres détails et éprouve toujours le désir d’être vu dans cet « accoutrement » même s’il n’ose pas traduire cette tendance exhibitionniste par des actes.

TRAVESTISME ET PSYCHIATRIE

L’abondante littérature sur le travestisme qui a été publiée dans les revues médicales et psychiatriques est naturellement basée sur des cas étudiés par les auteurs de ces articles, lesdits cas ne représentant qu’une infime partie du phénomène pris dans son ensemble. Parmi ces articles, certains sont excellents compte tenu de leurs limites. D’autres, en revanche ne présentent qu’une image complètement déformée du problème, leur auteur ayant fondé leurs observations sur un nombre insuffisant de cas.

Il faut en effet souligner que les membres du corps médical ne voient les travestis que dans la mesure où ces derniers sont perturbés, ou lorsque cédant à la pression d’un tiers, ils se retrouvent dans le cabinet de consultation contre leur gré. Pour me permettre un mot, je dirai qu’un psychiatre a peu de chances de rencontrer un travesti « normal » et je suis pour ma part convaincu que le travestisme est, pour de nombreux hommes, un genre de vie normal.

Une revue américaine spécialement destinée aux travestis a révélé au cours d’une enquête qu’un tiers seulement de ses lecteurs avait recherché l’assistance du corps médical. Ce chiffre est confirmé par mes propres observations recueillie auprès des travestis que j’ai personnellement connus ou rencontrés. La vérité est que la majorité des travestis répugnent à se soumettre à tout traitement quel qu’il soit, lequel traitement est de toute façon totalement inutile. La société peut estimer que de tels traitements seraient nécessaires, mais pour le travesti le plaisir que procure le vêtement féminin est tel qu’aucun d’entre nous n’accepterait d’y renoncer.

Une minorité de travesti a parfois recours au médecin lorsque leur manie prend de telles proportions qu’elle les rend incapables d’avoir des activités efficientes dans d’autres sphères, mais ce type de dérangements se manifeste dans toutes les couches de la population. D’autres sont conduits chez le docteur par ordre du juge parce qu’ils sont tombés sous le coup de la loi, ou encore ( le cas est fréquent chez les hommes mariés) parce que leur épouse ne peut plus supporter un mari qui s’affuble de lingeries vaporeuses et de bas Nylon.

Compte tenu de ce qui précède, deux travestis sur trois sont totalement inconnus du monde médical et il est même courant que leur manie soit ignorée de leur entourage. La société étant ce qu’elle est, les travestis, le plus souvent, gardent le secret absolu sur la source essentielle de leur plaisir, ce qui les condamne à une déplorable solitude, tout a fait injuste car cette petite manie ne fait de tort à personne. Sans réclamer pour mes semblables le droit de se lancer dans une campagne de prosélytisme, je pense qu’un homme en jupe n’est pas plus condamnable qu’une femme en pantalons.

FRÉQUENCE DU TRAVESTISME

Il est difficile de fournir le chiffre réel des hommes qui aiment à se travestir. Tout ce que l’on peut dire c’est que cette pratique est beaucoup plus répandue qu’on ne le pense. Certaines sociétés commerciales de vente par correspondance annoncent dans leurs brochures publicitaires qu’elles s’adressent spécialement « aux hommes qui osent porter de la lingerie » et il est clair que le nombre potentiel de travestis doit être important pour permettre à de telles firmes de rester rentables.

Le chiffre fourni par le Rapport Kinsey, concernant le travestisme, est de 0,5% de la population masculine, ce qui est généralement considéré comme un indice de très faible fréquence. Mais peut-on dire que la proportion 1 sur 200 soit vraiment un indice de rareté ? Georgina Turtle estime que le nombre de travestis en Angleterre se situe entre 3 et 15.000. Darrel Raynor donne pour les États-Unis des chiffres qui oscillent entre 1 pour 1000 et 1 pour 160 de l’ensemble de la population. Quelle que soit la manière dont on envisage ces données, chaque lecteur de ce texte peut en conclure qu’il se trouve probablement parmi ses relations plusieurs hommes qui s’adonnent secrètement au plaisir de se parer de vêtements féminins.

Les travestis sont issus de toutes les couches sociales et peuvent être aussi bien agriculteur que commerçant, fonctionnaire que profession libérale. Néanmoins, la plupart des auteurs s’accordent pour affirmer que les travestis se recrutent principalement chez les intellectuels.

LE TRAVESTI TYPE

Existe-t-il un travesti type ? A quels signes peut-on le reconnaître ? La réponse à ces deux questions est négative. Les travestis n’ont en commun que leur goût du travestissement et, exception faite d’un très petit nombre de cas, il est impossible de les reconnaître. Dans la vie quotidienne, rien ne distingue les travestis des autres hommes et la plupart du temps leurs amis intimes et leurs parents eux-mêmes ne devineront jamais leur penchant pour le vêtement féminin.

Comment vivent les travestis ? Une minorité de ceux que leur physique favorise, réussissent à vivre vraiment comme des femmes, sans que nul ne soupçonne rien. Mais il s’agit d’un très petit nombre. D’autres, un peu plus nombreux, sont doués pour le théâtre et mettent au point des numéros d’imitateur qui leur permettent de se produire en public dans leur costume préféré. Cependant, 99% des travestis se conduisent ouvertement comme des hommes ordinaires et dissimulent soigneusement l’aspect féminin de leur vie. Lorsqu’ils vivent seuls, ou lorsque leur entourage est complice, ils s’empressent de changer de vêtements dès qu’ils se retrouvent chez eux, la journée de travail achevée. Mais leur désir le plus cher est de se mouvoir en public dans leur costume d’élection: très souvent ils se bornent à faire une courte promenade nocturne, les ténèbres leur assurant l’anonymat.

S’ils sont mariés à une partenaire tolérante, ils peuvent évidemment se travestir chez eux, s’il n’y a pas d’enfants à la maison. Pourtant, de manière générale, les travestis évitent de mettre leur épouse dans la confidence, par crainte de réactions très souvent négatives. Mais le fait de devoir cacher à la femme qu’ils aiment une part essentielle d’eux-mêmes, représente pour eux un continuel tourment.

Un grand nombre de travestis, mariés ou célibataires, se contentent de porter du linge féminin et des bas sous leurs vêtements masculins. Ainsi tel collègue que vous voyez chaque jour au bureau ou à l’usine porte peut-être des collants, un corset et de la lingerie fine. Selon un calcul de probabilités, chaque rame de Métro transporte sans aucun doute, aux heures de pointe, plusieurs travestis.

LES CAUSES DU TRAVESTISME

La pulsion de se travestir se manifeste généralement de bonne heure et persiste toute la vie. Tous les hommes que j’ai connu et qui avaient ce penchant pour la parure féminine, avaient été, dès l’enfance, attirés par le vêtement féminin. On affirme parfois que des parents mécontents du sexe de leur enfant, développent en lui inconsciemment cette tendance, soit en l’habillant en fille, ou encore en faisant porter à un garçon des vêtements de fille pour le punir. Cette dernière hypothèse est fréquente dans les textes consacrés au travestisme. En fait, il me semble beaucoup plus honnête d’avouer que l’origine du travesti est encore imprécise et qu’elle le restera aussi longtemps que des études sérieuses n’auront pas été faites non seulement sur les travestis qui suivent un traitement chez le psychiatre, mais surtout sur la majorité de ceux qui se tiennent à l’écart du corps médical.

La plupart des travestis déclarent avoir ressenti dès leur plus jeune âge un désir inexplicable autant qu’irrépressible d’essayer une pièce ou l’autre du vêtement féminin, que ce soit celle de sa soeur ou celle de sa mère. Cet acte, et le contact du tissus sur la peau éveille une sensation d’exaltation intense dont la nature est incontestablement sexuelle et le port du vêtement jugé excitant suscite dans la plupart des cas des manoeuvres d’autosatisfaction. Par la suite, cette expérience agréable sera répétée toutes les fois où l’occasion se présentera, et d’autres pièces du vêtement seront « empruntées ».

Double Genre

Après un temps plus ou moins long, le jeune travesti en arrivera à se vêtir complètement en femme. Il empruntera également des fards de manière à paraître aussi efféminé que possible et toutes ces expériences lui sembleront excessivement agréables. Tôt ou tard il finira par se constituer une garde-robe complète, en commençant généralement par se procurer de la lingerie, des bas ou collants, puis peu à peu des chaussures, des robes, des fards, des perruques, des faux-seins pour arrondir une poitrine plate.

Cependant, le néophyte, la première période d’exaltation passée, ne tardera pas à connaître des crises de remords au cours desquelles il se rendra compte qu’il porte des vêtements « interdits » par les préceptes de l’éducation qu’il a reçue. Le sentiment de culpabilité qui accompagne cette découverte le conduira à la dépression et finalement il brûlera ou jettera ses parures féminines jusqu’au moment où sa passion resurgissant, il recommencera une nouvelle collection.

De nombreux travestis pensent parfois que le mariage pourrait les »guérir ». Il n’en est rien! Un travesti reste un travesti et son besoin de porter des vêtements féminins persistera toute sa vie. Je connais des hommes de 50 , 60 et même 79 ans.. qui se plaisent encore à se travestir. Cette passion peut s’atténuer pendant des périodes plus ou moins longues, mais elle ne se laisse jamais étouffer. On prétend que de toutes les « déviations » sexuelles, le travestisme est la plus solitaire et cela est vrai. Les homosexuels ne manquent pas de partenaires, le fétichiste finit toujours par rencontrer une femme qui accepte de porter les vêtements de son choix. Un sadique peut souvent trouver un masochiste sur son chemin. Inversement, un travesti qui est attiré par les femmes, aura de grandes difficultés à découvrir la partenaire qui l’acceptera comme il désire d’être accepté – c’est à dire comme une femme invertie- mais là encore, il faut compter avec la lassitude de la femme si elle se trouve constamment en présence de ce type d’homme. A défaut de cette partenaire idéale, le travesti peut avoir recours aux prostituées, mais de telles relations excluent toute affection et toute amitié durable. Quelques rares travestis, il est vrai, ont la chance de rencontrer une femme compréhensive, mais pour être objectif il faut reconnaître que dans la majorité des cas, seul un travesti peut comprendre celui qui partage ses goûts. Aussi est-ce pour cette raison que les travestis ont tendance à demeurer entre eux, donnant ainsi créance au mythe populaire qui confond travestisme et homosexualité.

Vidéo (1:47:42) : il est habillé en femme parce qu’il aime trop la sienne et ses enfants !
https://www.youtube.com/watch?v=1oY4-E1gLuU

Par : abc-transidentite.fr
Publié : 28.12.2012
Vidéo : au théâtre par Michel Leeb dans le rôle de « Madame Doubtfire ».
Publié (1° fois) sur DG : 29.01.2016
Source : Association Beaumont Continental

La Bible interdirait de coiffer les trans

La transphobie se manifeste souvent de façons très différentes et parfois insidieuses. Mais faire appel à la Bible pour ne pas couper les cheveux d’une personne transgenre, ça à notre avis, on ne l’avait pas encore fait.

Mais ça vient de sortir aux États-Unis, en Californie, dans une petite ville d’environ 130 000 habitants du comté de San Bernardino :  Rancho Cucamonga où « el signor Hernandez, il n’a pas envie de coiffer la m’dame. » non parce qu’elle serait trangenre FtM – nooon, il adooore ! – mais parce que le Dieu de la Bible, n’est pas d’accord, mais alors pas du tout ! 😉

Coiffeur

Barber Cites “Religious Freedom” To Deny Trans Army Reservist A Haircut

Un coiffeur invoque la « liberté religieuse » pour refuser une coupe de cheveux à un transgenre réserviste de l’armée.


Screen Shot 2016-03-11 at 3.03.35 PM

DrapeauAngloSaxon “Religious freedom” seems to be all the rage among homophobic business owners these days, and now a California barbershop is getting into the act.

Double Genre Ces derniers jours, « la liberté religieuse » semble faire fureur parmi les chefs d’entreprise homophobes, mais désormais, un salon de coiffure de Californie est passé à l’acte.

DrapeauAngloSaxon Army reservist Kendall Oliver, who is transgender, went online to book an appointment at The Barbershop in Rancho Cucamonga, but was turned away after showing up.

Double Genre Le réserviste Oliver Kendall, qui est transgenre, est allé sur Internet pour prendre rendez-vous dans un salon de coiffure de Rancho Cucamonga ; mais il a été éconduit après s’être présenté.

RanchoCucamonga
Rancho Cucamonga dans le comté de San Bernardino  en Californie, U.S.A.

DrapeauAngloSaxon Oliver told NBC4 News he identifies as male and feels more comfortable that way (although he told CBS2 he eschews labels), but they said, “It doesn’t matter ma’am, we still won’t cut a woman’s hair.”

Double Genre Oliver a dit à NBC4 News qu’il se considère comme un homme et se sent plus à l’aise ainsi (bien qu’il ait dit à CBS2 qu’il évite les étiquettes), mais ils [lui] ont dit : « Cela n’a pas d’importance, m’dame, [de toute façon] nous ne couperons pas les cheveux d’une femme. »

DrapeauAngloSaxon Richard Hernandez, owner of The Barbershop, sees it differently :
Double Genre Richard Hernandez, le propriétaire de la boutique de coiffeur, voit ça différemment :

Référence biblique : 1 Corinthiens 11:6 – Bible Louis Segond
« Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. »

DrapeauAngloSaxon “It’s a shame for a man to have long hair, but if a woman has long hair, it’s her glory and it speaks to being given to her as her covering, and I don’t want to be one who is taking away from her glory.”

Double Genre « C’est une honte pour un homme que d’avoir des cheveux longs, mais si une femme a de longs cheveux, c’est sa gloire et il est dit que ça lui a été donné comme sa couverture et je ne veux pas être celui qui [lui] enlève de sa gloire. »

DrapeauAngloSaxon Even so, he still doesn’t think he’s being discriminatory :
Double Genre Par la même, il ne pense pas qu’il est en train d’être discriminant :

DrapeauAngloSaxon “It’s not our intention to discriminate against anyone based on sexual orientation or gender of anything like that. The Bible teaches us that a woman’s hair is her glory.”

Double Genre “Il n’est pas dans notre intention de discriminer quelqu’un sur la base de son orientation sexuelle, de son genre ou de quoi que ce soit de semblable. La Bible nous enseigne que les cheveux de la femme sont sa gloire. ”

DrapeauAngloSaxon Of course, Oliver is not having it :
Double Genre Bien sûr, Oliver ne l’a pas [com]pris [comme çà] :

DrapeauAngloSaxon “I don’t see how that should affect a business. I’m a customer here, you provide a service, and everyone is entitled to that service.”

Double Genre « Je ne vois pas comment ceci devrait affecter un commerce. Ici, je suis un client, vous fournissez un service et tout le monde a droit à ce service. »

DrapeauAngloSaxon Watch the story via CBS 2 below.
Double Genre Regardez le récit avec CBS 2 ci-dessous :

Cliquez sur le lien pour voir la > VIDEO

Par :  
Publié le :  11.03.2016
Titre original : « Barber Cites “Religious Freedom”
To Deny Trans Army Reservist A Haircut. »
Commentaires et traduction par : Lio de France / DG
SOURCE : Queerty.com
§

Transgenres nippons ni mauvais

Bien évidemment, vous avez compris que notre titre est fortement inspiré d’une phrase culte extraite d’un sketch de Didier Bourdon. Elle ne veut qu’exprimer de façon plaisante le fait qu’un transgenre ne peut être ni meilleur ni pire, dans quelque emploi que ce soit. Le fait qu’il soit une personne transgenre n’a que peu d’effet sur son travail, sinon qu’à exciter bêtement la curiosité ou les fantasmes des ses collègues de travail et dans le « cas » présent, peut-être celle des administrés d’un quartier de la capitale du Japon.

 Un transgenre élu à un conseil municipal de Tokyo
KAMIKAWA Aya 2007.JPG

Photo : Kamikawa en 2007
Nom de naissance 上川 あや
Né le 25 janvier 1968 Tokyo, Japon
Nationalité Japonaise
Occupation Politicien

DrapeauAngloSaxon Aya Kamikawa, 上川 あや Kamikawa Aya, born January 25, 1968, is a Tokyo municipal official, the first openly transgender person to seek or win elected office in Japan.

Double Genre Aya Kamikawa, 上川 あや Kamikawa Aya, né le 25 juin 1968, est un(e) membre de la municipalité de Tokyo ; [il est] le premier transgenre déclaré à s’être présenté et à avoir gagné des élections municipales au Japon.

DrapeauAngloSaxon She was elected in April 2003. Kamikawa, then a 35-year-old writer, submitted her election application papers with a blank space for « sex. »

Double Genre Elle a été élue en avril 2003. Kamikawa qui était alors un écrivain âgé de 35 ans, a déposé ses documents de candidature, en laissant un blanc à la mention « sexe ».

DrapeauAngloSaxon She won a four-year term as an independent under huge media attention, placing sixth of 72 candidates running for 52 seats in the Setagaya ward assembly, the most populous district in Tokyo.

Double Genre Elle a remporté un mandat de quatre ans comme indépendante, sous les regards empressé de la presse,

DrapeauAngloSaxon Despite an announcement that the government would continue to consider her male officially, she stated that she would work as a woman. Her platform was to improve rights for women, children, the elderly, the handicapped, and Lesbian, gay, bisexual, and transgender (LGBT) people.

Double Genre Bien que le gouvernement ait déclaré qu’il continuerait à le considérer officiellement comme mâle, elle a déclaré qu’elle travaillerait en tant que femme. La plate-forme [de son programme électoral] vise à améliorer les droits des femmes, des enfants, des personnes âgées, des handicapés, des  lesbiennes, des homosexuels, des bisexuels et des transgenres (LGBT).

DrapeauAngloSaxon In April 2007, she was re-elected to her second term, placing second of 71 candidates running for 52 in the same ward assembly. She is the only openly transgender official in Japan at this point.

Double Genre En avril 2007, elle a été réélue pour un second mandat, classée seconde sur 71 candidats en compétition pour les 52 fauteuils du conseil municipal. A ce jour, elle est la seule transgenre officiellement connue au Japon.

DrapeauAngloSaxon Sources

DrapeauAngloSaxon Liens externes

Par : Wikipédia/anglais
Publié en : 02.2009
Titre original : « Aya Kamikawa, from Wikipedia. »
Commentaires et traduction : Double Genre Lio de France / DG
SOURCE : Wikipédia.org
§

Virée de KFC parce que trans

Unfair Transition
Une transition pas cool

Screen Shot 2016-03-01 at 11.47.19 AM

A transgender woman alleges she was hired and fired by KFC within an hour after being forced to come out to her new manager as trans.

Drapeau de la France Une femme transgenre affirme qu’elle a été embauchée, puis renvoyée par KFC dans [un délais d’]une heure après avoir été contrainte d’avouer sa transidentité à son nouveau directeur.

27-year-old Georgia Carter says she was thrilled to get the job at KFC and that it helped her to become “an active member of society” after being unemployed:

Drapeau de la France Georgia Carter âgée de 27 ans, a dit qu’elle était ravie d’obtenir de KFC un travail qui allait  l’aider à devenir « un membre actif de société » après une période de chômage :

“He was like, ‘You have got the job. I am going to start you out at $7.50 an hour. It’s yours. We are going to start you training on the computer tomorrow.’ It was like 11 to 4.”

Drapeau de la France« Il a dit : ‘ Vous avez le travail ! je vais vous faire débuter à 7.50 $ l’heure. C’est à vous. Nous allons vous commencer votre formation sur l’ordinateur demain.’ « 

However, she says the situation changed after her manager got a look at her driver’s license, which identified her as male.

Drapeau de la France Cependant, dit-elle, la situation changée après que son directeur ait jeté un coup d’oeil à son permis de conduire, qui l’identifie comme étant un homme.

“He was like, ‘My supervisor and I have a problem because on your license it says ‘male,’ but you’re…’ and I was like, ‘I’m transgender.’”

Drapeau de la France « Il a dit : ‘ Mon superviseur et moi avons un problème parce que sur votre permis de conduite, il précisé ‘ masculin ‘, mais vous êtes … ‘ et j’ai alors dit : ‘ je suis transgenre.’ « 

CarterVsKFC

Carter says the manager then told her they couldn’t hire her because they “didn’t know which bathroom” she could use.

Drapeau de la France
Carter a ajouté que le directeur lui a alors dit qu’ils ne pouvaient pas l’embaucher parce qu’ils « ne savaient pas quelles toilettes » elle pourrait [bien] utiliser.

KFC’s management denies her claims, and says she was only brought in for an interview and never officially hired. They also say she’ll be reconsidered if she changes her gender on her driver’s license.

Drapeau de la France La direction de KFC nie sa réclamation et dit qu’elle n’a été seulement qu’invitée à un entretien [d’embauche] et jamais embauchée officiellement. Ils disent aussi que sa [candidature] sera reconsidérée si elle change [la mention de] son sexe sur son permis de conduire.

Carter’s story highlights one of the many hardships transgender people endure when looking for work. Watch the report via ABC13 below.

Drapeau de la France L’histoire de Carter met en évidence l’une des nombreuses difficultés que les personnes transgenres supportent quand ils sont à la recherche d’un travail. Regardez le reportage via ABC13 [lien] ci-dessous :

http://abc13.com/video/embed/?pid=1221607


Par : Rob Smith
Publié le : 01.03.2016
Drapeau de la France traduction amateur par : Lio de France
Titre original : « Virginia Woman Claims
She Was Fired From KFC For Being Trans
Traduit et mise en page par : Lio de France / Double Genre
SOURCE : QUEERTY.com
§

Test : êtes vous une femme ou un homme ?

FemmeFoot1

Alors que dans un article précédent, nous vous présentions Jaiyah Saelua, une footballeuse transgenre de l’équipe des Samoa américaines; une Fa’afafine parfaitement intégrée dans une équipe masculine qui prétend jouer à un haut niveau de foot, la F.I.F.A., (Fédération Internationale du Football Association) fait preuve du sexisme le plus ringard qu’il soit, en appelant les fédérations à effectuer des tests de féminité souvent humiliants pour les joueuses et leur demande en plus de présenter des joueuses au joli minois, voire au profil sexy, pour soit disant convaincre les équipes adverses, mais surtout pour remplir leur caisse par de l’argent issu d’un show digne d’un zoo ou des anciens spectacles de foire où l’on exposait volontiers les femmes à barbe et les hommes éléphants..

Fa'afafine Double Genre

Article : Êtes-vous une femme selon la Fifa ? Faites le test !

Ce samedi au Canada, débute la septième édition de la Coupe du monde de football féminin. La Fifa, qui organise la compétition, a une façon discutable de s’assurer du sexe des participantes.

La Coupe du monde féminine de la Fifa commence ce samedi au Canada, et vous y verrez jouer – certains médias jamais avares de sexisme s’en lèchent déjà les babines – de jolies femmes.

C’est que la Fifa, si elle n’impose pas de tests poussés au niveau national, veille à ce que les fédérations certifient la féminité de leurs équipes avant de les envoyer au outre-Atlantique – ce que se sont d’ailleurs empressées de faire certaines fédérations.

Mais pourquoi tant de précaution ?

Examens nus, chromosomes, testostérone…

Depuis l’admission des femmes dans les compétitions internationales, notamment olympiques, une question taraude les instances sportives  : partant de l’idée commune qu’être un homme confère un avantage naturel dans certaines disciplines, comment, dans un sport non mixte, différencier les femmes des hommes et débusquer les hypothétiques tricheurs  ?

Il s’agit aussi de se prémunir d’éventuelles contestations des équipes ou compétitrices adverses – une défaite peut vite provoquer quelques aigreurs.

Dans les années 60, la fédération d’athlétisme et le comité olympique optent pour de simples et très humiliants examens nus, avant de basculer en 1968 sur des tests chromosomiques. Le Comité international olympique (CIO) les abandonne en 2000, sous le feu des critiques des chercheurs. Les tests sont coûteux, stigmatisants, et surtout sans base scientifique. Pendant dix ans, le CIO laisse à la responsabilité des fédérations d’établir leurs critères et leurs méthodes, avant d’opter, en 2011, pour un nouvel indice, le taux de testostérone.

« Des enjeux médiatiques importants »

Voir le document

La même année, la Fifa adopte un nouveau règlement [PDF] qui reprend ce critère. C’est la première fois, lors de cette Coupe du monde canadienne, qu’il s’appliquera. Anaïs Bohuon, socio-historienne, auteure d’un livre sur les tests de féminité et maître de conférence à l’UFR Staps de Paris-Sud (qui forme les futurs professionnels du sport) confirme :

« C’est une première. Jusque-là, le foot féminin n’intéressait pas grand monde, mais maintenant, il y a des enjeux médiatiques importants. D’où les tests. »

Problème : c’est très compliqué d’établir le sexe d’un individu, et la manière dont s’y prend la Fifa est pour le moins discutable…

Mettez-vous dans la peau d’une joueuse et essayez de franchir les obstacles qui vous attendent avant de pouvoir fouler les pelouses nord-américaines de vos crampons acérés.

1

Avant la sélection

Etes-vous « bien bâtie » ou « garçon manqué » ?

 

Le premier critère d’investigation est d’ordre physique pour la Fifa. L’organisation demande aux associations membres «  d’étudi[er] activement toute déviance dans les caractéristiques sexuelles secondaires  ».

« Déviance », vous avez bien lu.

Epaules larges, muscles très développés, manque de sein, de hanches, pilosité importante, etc. en font partie. Or les sportives de haut niveau voient leur corps profondément transformé par les entraînements intensifs. Certaines, parfois sujettes à moqueries, le vivent douloureusement. Conséquence, comme l’explique le Journal américain de bioéthique :

« Les femmes athlètes sont toujours sous pression pour apparaître féminines et même “sexy”. »

Des joueuses de l'équipe de France de foot féminin, le 11 mai 2015 au centre de Clairefontaine-en-Yvelines

Des joueuses de l’équipe de France de foot féminin, le 11 mai 2015 au centre de Clairefontaine-en-Yvelines – FRANCK FIFE/AFP

Cheveux longs et souvent maquillées, les joueuses de l’équipe de France de football ne sont pas des « garçons manqués ». Anaïs Bohuon y voit une manière d’être «  tranquilles » pour les joueuses, mais aussi un business pour la fédération :

«  Les enjeux sont aussi financiers et politiques. Dans les sports féminins médiatisés, les femmes doivent ressembler à des femmes.  »

A contrario, on ne reprochera pas à un sportif de ne pas paraître assez masculin. Si des tests de virilité sont aussi prévus dans le règlement de la Fifa, c’est plutôt pour se protéger contre l’accusation d’un traitement inégalitaire, mais on imagine assez mal une Mulan du foot.

Il suffit donc de ne pas jouer le jeu en cas de physique « hors normes », de porter les cheveux courts et aucun maquillage pour être suspectée d’être un homme.

Votre réponse

Oui. Vous avez les épaules larges et une coupe garçonne ? Dommage. Si votre entraîneur décide de vous sélectionner malgré tout, vous serez sous les radars. Passez au n°2.

Non. Vos cheveux longs vous ont protégée des soupçons. Félicitations : vous êtes une femme Fifa.

2

Sur le terrain

Etes-vous très performante ?

 

Vous êtes au Canada, sur le terrain, dans une équipe. Sauvée ?

Pas vraiment. Un porte-parole de la Fifa explique que, pendant le tournoi, une vérification poussée du sexe pourra être demandée, « en cas de doutes substantiels » et « à la demande de la joueuse, d’un médecin de la Fifa ou du médecin en chef », avant d’être examinée par le secrétaire général qui peut, ou non, l’accepter.

Pourquoi ? Parce que la Fifa n’est pas pleinement convaincue des « vérifications » faites par votre fédération. Et que vous avez brillé, un peu trop peut-être.

Car jusque-là, les tests de féminité ont été exigés, dans le monde du football, après une trop belle performance. Derrière ce soupçon, il y a des préjugés profonds. Anaïs Bohuon ironise :

«  Un homme qui a de trop bonnes performances, on lui fait faire des tests de dopage. Une femme, on teste sa féminité. »

En 2013, avec 19 buts en 22 rencontres, Park Eun-Seon, footballeuse sud-coréenne d’1,80 m, avait eu le malheur d’être la meilleure buteuse de la saison. Les autres équipes avaient refusé de jouer contre elle jusqu’à ce qu’elle prouve sa féminité.

Genoveva Anonma (Potsdam) et Noëlle Maritz (Wolfsburg), Coupe d'Allemagne de foot féminin, le 1er mai 2015 à Cologne

Genoveva Anonma (Potsdam) et Noëlle Maritz (Wolfsburg), Coupe d’Allemagne de foot féminin, le 1er mai 2015 à Cologne – PATRIK STOLLARZ/AFP

Cinq ans auparavant, la meilleure joueuse de l’équipe équato-guinéenne, sortie victorieuse de la Coupe d’Afrique des nations en 2008, avait été remerciée de ses performances… par un déshabillage en règle. Genoveva Anonma a raconté en janvier dernier son humiliation à la BBC  :

« On m’a demandé d’enlever mes vêtements devant les officiels de la CAF [Confédération africaine de football, ndlr] et les membres de mon équipe. Je m’attendais à ce qu’ils m’emmènent à l’hôpital pour effectuer des examens. Mais rien, ils ne m’ont pas aidée. J’ai dû me débrouiller toute seule pour me défendre.

J’étais bouleversée, très déprimée et j’ai beaucoup pleuré. J’ai été totalement humiliée mais avec le temps, j’ai réussi à dépasser cette épreuve. »

Problème : même si en faisant subir à une joueuse l’humiliation d’un déshabillage, on trouvait quelque chose qui ressemblait à un pénis, serait-on certain qu’elle est un homme ?

Eh bien non. Certaines femmes ont par exemple une hyperthrophie des glandes surrénales, c’est-à-dire un clitoris gros comme un petit pénis.

La Fifa en est consciente. D’où sa décision d’opter pour la vérification du taux de testostérone.

Votre réponse

Oui. Vous êtes adulée par votre équipe, mais détestée par l’équipe adverse. Pas de chance. Passez au n°3.

Non. Vous jouez sans briller. Félicitations : vous êtes une femme Fifa.

3

Au labo

Avez-vous un taux de testostérone « normal » ?

 

Vous êtes sous l’effet d’une procédure de vérification renforcée. On vous fait une prise de sang pour vérifier votre taux de testostérone.

Il y a en effet une différence importante entre le taux de testostérone d’un homme et d’une femme «  normale  »… mais les mesures limites se chevauchent. Autrement dit, le taux de testostérone ne détermine pas le sexe.

Le magazine américain Science cite (abonnés) une étude britannique de l’endocrinologue Peter Sonksen datant de 2000, effectuée sur 650 athlètes hommes et femmes  : résultats, 5% des sportives avaient des taux « masculins » de testostérone, quand 6% des sportifs comportaient, eux, des taux « féminins ».

La Fifa s’est pourtant alignée sur les principales instances du sport international (olympiques, d’athélisme…) pour son nouveau règlement. Le déclencheur : l’affaire Semenya.

Caster Semenya, à l'issue du 800 m femmes, JO de Londres, le 11 août 2012

Caster Semenya, à l’issue du 800 m femmes, JO de Londres, le 11 août 2012 – ERIC FEFERBERG/AFP

La coureuse sud-africaine Semenya, accusée en 2009 d’être un homme après avoir remporté le 800 m du championnat du monde de Berlin, avait un taux de testostérone – appelée à tort « hormone masculine » – comparable à celui d’un homme.

Semenya fait partie des athlètes dont l’intersexuation a été révélée par ces tests de féminité.

Erika Schinegger et Marielle Goitschel en 1966, championnats du monde de ski alpin, à Portillo au Chili

Erika Schinegger et Marielle Goitschel en 1966, championnats du monde de ski alpin, à Portillo au Chili – ARCHIVES/AFP

Comme Erika Schinegger, premier cas de ce type, particulièrement troublant. Cette skieuse alpine autrichienne, championne du monde de descente en 1966, découvre un an après, à l’occasion de tests pratiqués pour la première fois pour les JO de 1968, que son sexe, masculin, s’est développé à l’intérieur. Elle se fait alors opérer, se fait appeler Erik, et devient père de famille. Il rend sa médaille trente ans après à sa dauphine, Marielle Goitschel, disant que c’était la Française qui la méritait.

Anaïs Bohuon souligne que les cas d’intersexuation ne sont pas si rares :

« De l’homme à la femme, il y a une infinité de stades d’intersexuation, et si vous-même passiez des tests de féminité demain, vous pourriez être surprise. »

Avec ces tests de testostérone, l’idée n’est plus de débusquer les tricheurs, qui tiennent plus du mythe que de la réalité, en particulier dans un sport collectif – «  Qui voudrait jouer avec les filles  ?  » ironise encore Anaïs Bohuon. Mais de trancher sur les cas d’hyperandrogénisme.

On ignore la fréquence exacte de ces anomalies chromosomiques ou hormonales, qui ne menacent souvent pas la santé de l’individu. Selon les critères pris en compte, plus ou moins larges, elles toucheraient de quatre personnes sur mille à quinze personnes sur mille.

L’intersexuation est une variation qui se manifeste à tous les niveaux sexuels d’une personne. Elle peut être visible au niveau génital : un clitoris très développé, un vagin incomplet, un pénis très petit. Ou bien se traduire par une discordance entre les chromosomes et l’apparence extérieure : une femme très grande, XY, infertile.

Certains intersexués nés XY, mais atteints du syndrome d’insensibilité aux androgènes – les hormones mâles – développent une morphologie très féminine, avec un vagin très court, mais sans utérus.

Parfois, l’intersexualité est associée à un trouble de l’identité sexuelle (mise en scène par Jeffrey Eugenides dans son roman « Middlesex »), qui peut rester incertaine plus ou moins longtemps.

Le monde du sport, rigide et catégorisé entre hommes et femmes, est régulièrement secoué par ce « troisième sexe » (certains en comptent cinq ou plus) des intersexes voire des transgenres. Cette semaine, une pétition douteuse, suivie du hashtag #GiveBackTheGold, demandait au CIO de révoquer la médaille de Bruce Jenner, spécialiste du décathlon, devenu Caitlyn Jenner après un changement de sexe. Le Comité a décliné.

Votre réponse

Oui. Votre taux de testostérone est dans les normes  ? Vous avez eu chaud. Vous avez le droit de jouer.

Non. Dommage. Vous êtes «  hermaphrodite  », humiliée voire soupçonnée de triche sans vous être jamais dopée. Passez au n°4.

4

Après le match

Prenez-vous des anti-androgènes ?

 

Vous découvrez que vous avez des caractères intersexuels, dont vous ignoriez jusqu’alors l’existence.

De fait, la Fifa n’exclut pas définitivement les personnes intersexuées, mais souhaite que leur taux de testostérone rentre dans les fourchettes qu’elle a définies, à coup de médicaments anti-androgènes voire de chirurgie. Pour la Fifa, les intersexués sont avantagés

Certaines personnes intersexués (pas toutes) développent des caractérisques physiques proches des hommes, comme une grande taille, ou des épaules plus larges. Mais pour Anaïs Bohuon :

« Ce sont des caractéristiques endogènes et naturelles. Elles ne sont pas dopées. Au nom de quoi devrait-on faire la différence ? Ce serait comme de reprocher à Usain Bolt d’être trop gracile. »

Dans le préambule du règlement de 2011, la Fifa justifie cette discrimination sur le taux de testostérone en parlant de l’hormone mâle comme d’une sorte de dopant naturel. La Fédération tient pour évidente l’imagerie populaire qui associe la testostérone à la force masculine  :

« Les hormones androgènes ont un potentiel d’amélioration des performances – notamment en termes de force, de puissance et de vitesse – qui peut constituer un avantage en football et influer sur le résultat d’un match. »

Mais peu d’études scientifiques appuient la thèse selon laquelle les athlètes à fort taux de testostérone seraient meilleur(e)s que les athlètes à faibles taux. Cité par Slate, Allan Mazur, chercheur à l’université de Syracuse, le reconnaît :

« Nous n’en savons rien. Les hypothèses logiques à propos des hormones ne sont pas toujours confirmées. »

Dans l’étude de Sonksen, 25% des athlètes de haut niveau produisent moins de testostérone que la moyenne. Si l’hormone mâle était si importante, comment serait-ce possible ?

Peu importe, pour pouvoir participer aux matches féminins, la Fifa demande aux joueuses de retrouver des taux de testostérone dans la norme admise.

Votre réponse

Oui. Pour pouvoir être réintégrée à votre fédération, vous devez rentrer dans la fourchette en subissant un traitement anti-androgènes. Vous jouez le jeu. Vous aurez peut-être la chance, comme Semenya, de pouvoir rejouer dans un an.

Non. Vous préférez éviter les nombreux effets secondaires des anti-androgènes  : perte de libido, ostéoporose, vomissements, gonflements de la poitrine, entre autres joyeusetés. Vous êtes exclue de votre fédération. C’est la fin de votre carrière. Game over.

5

Conclusion du test

 

On le voit, les tests de féminité, en plus de stigmatiser et d’humilier les joueuses, avec des conséquences parfois tragiques sur leur vie, contribuent aussi à entretenir le mythe d’un système binaire  : les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. En réalité, le sexe biologique est un continuum.

« Les tests de féminité ont été critiqués de tous les côtés il y a de cela vingt à trente ans, parce qu’on ne peut pas tester le sexe  », explique au média public américain PRI Katarina Karkazis, spécialiste en bioéthique du sport à l’université de Stanford.

Et le débat est caduc : même les femmes les plus musclées et les plus grandes, voire « hermaphrodites », ne font pas des scores comparables à ceux des hommes. Car elles ont été éduquées comme des filles depuis leur enfance.

Pour Anaïs Bohuon, cela met en lumière que la différence de performance entre hommes et femmes n’a pas véritablement de cause physiologique :

« Ça tient à la culture et l’éducation. Les femmes ont un siècle de retard sur les hommes en sport parce que depuis l’enfance, les petites filles sont éduquées à moins bouger. Dès la puberté pour les sportives, les filles s’entraînent avec des filles. »

Votre carte d’identité indique que vous êtes une femme ? Depuis votre puberté, vous faites du sport entre femmes ? Ce sont les seuls critères que devrait retenir la Fifa.


Par :
Titre original : « Êtes vous une femme selon, la FIFA ? Faites le test ! »
SOURCE : Rue89.NouvelObs.com
§

Traitement psychiatrique des travestis

LeBocalOzoiseaux

Voici un copié collé d’une réponse que j’ai faite récemment à des familles d’accueil réunies en association 1901 et qui s’inquiétaient des récriminations de ceux leurs membres qui hébergeaient des travestis chez eux.

Ces familles d’accueil se posaient tant de questions, plus abracadabrantesques les unes que les autres, que je me suis fendue d’un message à leur intention :

Bonjour à vous tous et toutes, membres du Forum de l’association FAMIDAC

J’ai lu avec attention vos commentaires exprimant un certain désarroi vis à vis des personnes qui pratiquent le travestisme.
Mais rassurez-vous, le temps du traitement psychiatrique, des psychiatres comme :


DESTAL Didier

FANON Frantz


FREUD Sigmund


OURY Jean


PINEL
Philippe


RORSCHACH Hermann


SPITZER Robert

… ainsi que les concepts tels que le « syndrome de Benjamin » appartiennent désormais à la préhistoire.

Les travesti(e)s sont des hommes et des femmes, donc des êtres humains avec leurs joies et avec leur peines. Comme TOUTES les personnes dont la différence n’est pas acceptée par leur conjoint, leurs enfants, leur famille, leurs collègues de travail, bref de la société toute entière, ils peuvent être en effet conduits à une profonde souffrance et même au suicide. Mais pas plus que chez les policiers, les employés d’Edf ou de chez Renault.

AdapteSociete

Que ceux qui les considèrent comme des handicapés sociaux se posent la question de savoir si être parfaitement adapté à une société moderne complètement déréglée est bien un signe de bonne santé mentale ?

Quant à s’entourer d’une équipe, d’un éducateur référent apte à faire un « suivi psychiatrique ». Halte là ! Cette conception du problème a un nom : la TRANSPHOBIE et un traitement : le tribunal de Grande Instance où toute personne qui serait atteinte de transphobie se verrait recevoir, a minima, un rappel à la Loi et au pire une condamnation pour racisme et discrimination avec de copieuses indemnités à verser à la victime et à la cohorte des associations du type SOS Racisme, Homophobie.org et toutes les associations lgbT, où le T est celui des Transsexuels et Transgenres.

InterneInterne

Enfin comme vous m’avez tous l’air de gens sérieux et avides d’informations sur le sujet, consultez mon blog Double Genre que j’ai dédié à toutes les travesties ou transgenres (dont la liste des seules célébrités est plutôt impressionnante) et à toutes les personnes sincères qui souhaitent appréhender leurs modes de vie et leurs codes comportementaux qu’ils ont définis … EUX-MÊMES !

Bonne lecture et merci de m’avoir lu.
Je suis ouverte au dialogue, blogueuse, travestie pour mon plaisir et celui de mes ami(e)s partout dans le monde.
Chaleureusement vôtre, Lio de France.

P.S. à ce jour (06.06.16) l’association n’a pas publié ce post sur son forum (voir SOURCE), dédaignant de nous donner notre droit de réponse.

Et un petit livre pour la route …

LesGuerirLivre

« Les Guérir », d’Olivier Charneux

1944 – Un médecin pense avoir trouvé un remède pour guérir l’homosexualité. Une entreprise délirante et monstrueuse. Un roman bouleversant.
Consultable chez Calaméo.com en Pdf : Je-clique-ici
§
Par Lio de France
SOURCE : famidac.fr/forum

Qui veux des toilettes non genrées?

AllgenderRestroom

En finir avec les toilettes séparées selon les sexes, pour que les personnes transgenres ne soient plus embarrassées au moment d’aller faire pipi. En finir aussi avec l’indignité qui frappe les SDF, contraints de déféquer dans les rues comme des chiens.

Pourquoi choisir de relier ces deux actualités américaines quand le monde est à feu et à sang  ? Peut-être parce que ces sujets, scatos et sexuels à souhait, auraient en d’autres temps inspiré Charlie Hebdo.

Ainsi autodisculpée, je vous invite à étudier de plus près un exemple de dichotomie culturelle entre nos deux nations.

Les toilettes sexuées deviennent hors-la-loi

La semaine dernière, dans la municipalité de West Hollywood, est entrée en vigueur une mesure réclamée depuis longtemps par la communauté LGBT  : toutes les toilettes publiques individuelles seront désormais «  gender neutral  », unisexe.

« Les anciennes toilettes “hommes” et “femmes” sont démodées. Elles placent les personnes transgenres dans la position délicate de devoir ouvertement revendiquer un sexe [“to out themselves”, ndlr] en optant pour une porte précise. »

Pour l’instant, la mesure ne concerne que les cabines de WC individuelles (« single-stall restrooms »), celles qui ferment à clé et dont la porte va du sol au plafond. Notamment dans les restaurants de taille moyenne, les bars, les petites entreprises et les bureaux.

Il n’est pas encore question, du moins pas à West Hollywood, de convertir à la mixité les toilettes collectives, courantes dans les bâtiments recevant beaucoup de visiteurs, tels les cinémas, les aéroports, les grands magasins.

Papoter pendant qu’on fait pipi

Les cabines des toilettes collectives, en effet, sont juste séparées par des panneaux flottants, dont les portes ont parfois du mal à fermer pour de bon, qui laissent largement voir les pieds des utilisateurs, et permettent à ceux et celles qui les fréquentent de continuer à discuter tout en faisant leur petite affaire, voire à passer du papier quand le voisin en manque.

Abbe Land est l’élue qui a introduit la motion au conseil municipal de West Hollywood, une des premières villes californiennes à avoir rendu légal de mariage gay. Elle expliquait la semaine dernière au Los Angeles Times :

«  Je connais un certain nombre de personnes transgenres pour qui choisir d’aller dans les toilettes “hommes” ou “femmes” n’est pas aussi facile que pour n’importe qui. Il s’agit de penser en termes d’accessibilité et d’égalité.  »

Des grandes villes passent aux WC neutres

La petite voisine chic de Los Angeles n’est pas la première ville américaine à légiférer sur l’obsolescence des toilettes unisexes. Dans un article publié ce week-end – oui, l’événement occupe pas mal les médias –, le New York Times dresse la liste des municipalités ayant décidé de lutter contre la discrimination genrée  :

« Washington DC a adopté une législation analogue en 2006. Au cours des deux années passées, d’autres collectivités, dont Philadelphie, Austin, et Multnomah County, ont passé des lois exigeant des toilettes neutres. »

Je ne vais pas entrer dans le détail des débats et disputes qui agitent toujours les journaux et réseaux sociaux étudiants, féministes, LGBT et ligues de vertu. Même si la tendance des WC unisexes progresse inéluctablement, comme en témoigne cet article récent du HuffPost américain, le nombre d’individus à convaincre reste considérable.

Le risque de voir un pénis dans un urinoir

Témoin, ce coup de gueule d’une stagiaire du Slate américain  :

« Les arguments contre les toilettes neutres s’appuient souvent sur l’inconfort qui pourrait être ressenti par des femmes ayant été victimes d’agression sexuelle ou de viol, qui pourraient se sentir mal à l’aise en présence d’hommes dans les mêmes toilettes, surtout s’il y a le moindre risque d’apercevoir un pénis dans les urinoirs. […]

Mais du point de vue “queer” [altersexuel dit-on parfois en français, ndlr], aucun de ces arguments ne tient la route. »

L’association Youth Resource, qui aide les jeunes gays, lesbiennes, bi et transgenres à naviguer dans la vie, a publié une liste de questions et réponses à propos des toilettes neutres. Extrait  :

«  Les personnes trans et dont le genre varie ont de sérieux problèmes pour accéder aux toilettes, vestiaires, abris de nuit, centres d’aide aux drogués, prisons, etc. Tout le monde devrait avoir accès à ces lieux publics. Personne ne devrait être exposé à la violence et au harcèlement parce qu’il ou elle entre dans ces endroits.

Cette idée remonte à l’époque de la lutte pour les droits civiques, quand les militants luttaient contre la ségrégation des lieux publics basée sur la race.  »

https://www.youtube.com/watch?v=fRXHqs4hidM

En France, un combat mené par les féministes

J’ai quitté la France depuis un moment, je ne sais pas si le même combat pour les toilettes neutres est mené par les LGBT et les défenseurs des droits de l’homme (et des femmes, et des transgenres).

Quelques investigations m’ont permis de constater que, oui, la question est bel et bien posée en France. Mais davantage par les féministes, qui, d’ailleurs, parlent de toilettes « mixtes », plutôt que de toilettes « neutres », ou « non-genrées ».

Souvent, c’est le sexisme supposé du sigle de la femme en jupe et de l’homme en pantalon qui indispose. Il y a aussi le coup de la table à langer les bébés, toujours placée chez les femmes. Enfin, la longue file d’attente côté femmes, alors que les toilettes hommes sont vides, revient en boucle. Ce topic de forum d’AuFeminin.com est un bon exemple du ras-le-bol.

Globalement, à l’exception d’un article américain traduit en français et publié sur Slate.fr, et de la tribune de la sociologue queer Marie-Hélène Bourcier, également sur Slate, je n’ai pas vu qu’en France on abordait souvent la question des toilettes par le biais de la discrimination contre les personnes transgenres. En tout cas, aucune collectivité locale se semble s’être penchée sur le sujet.

Des crottes humaines dans la rue

Assez curieusement, dans ce même NYT qui applaudissait l’initiative de West Hollywood en matière de WC, un autre article titré «  Toilets for the people » donnait cette information surprenante  :

« Dans la ville de San Francisco, la majorité des cacas qu’on rencontre dans les rues ne sont pas déposés par des chiens, mais par des humains.

Cela peut faire rire des gens, mais la réalité n’est pas drôle du tout. Plus de 7 000 sans-abri à San Francisco n’ont pas d’endroit pour dormir – et pas d’endroit pour aller aux toilettes. »

Sur le site du projet (Human) Wasteland, on peut voir, quartier par quartier à San Francisco, la quantité de crottes humaines (tous genres confondus) ramassées chaque mois. On trouve aussi quelques articles de la presse locale, tel celui-ci, titré «  Le problème du caca à SF est sérieux  ».

Une salle de bain ambulante non-genrée

Ce genre d’initiative frappante incite les gens à filer un coup de main aux associations d’aide aux SDF. L’un des projets les plus spectaculaires est le bus LavaMae (lave-moi en espagnol)  : un ancien bus de la ville, transformé en salle de bain ambulante, qui se déplace dans les quartiers pour offrir douche et toilettes aux sans-abri.

Et vous savez quoi  ? Sur les flancs du grand bus bleu sont peints, sous des pommeaux de douche, quatre silhouettes  : un handicapé en fauteuil, une femme en robe, un homme en pantalon, et une personne transgenre (côté gauche en jupe, côté droit en pantalon).

Par :
Publié le :
Titre original : Aux Etats-Unis, les toilettes non-genrées s’imposent lentement mais sûrement.
SOURCE : Rue89.NouvelObs.fr

En savoir plus ? :Safe2Pee  A Discussion about Public Restrooms

En annexe : 3 commentaires sélectionnés sur 226

Transgenres, que propose la SoFECT ?

SoFECT
Extraits du site des professionnels français de la prise en charge du transsexualisme

Créée en juillet 2010, la Société Française d’Etudes et de prise en Charge du Transsexualisme (SoFECT) a pour objet de réunir les professionnels de la prise en charge en France des problèmes relatifs à l’identité de genre, dans un but de recherche, d’enseignement, de formation, d’information, d’organisation, de coordination, d’évaluation et d’amélioration de cette prise en charge, dans le respect du code de déontologie médicale et de la législation française.

A côté de professions non médicales telles que psychologues, sociologues ou juristes, la SoFECT rassemble de façon transversale tous les spécialistes médicaux concernés par la prise en charge du transsexualisme, en particulier : psychiatres, endocrinologues, chirurgiens plasticiens, urologues et gynécologues. Tous sont expérimentés dans la prise en charge du transsexualisme, qui existe en France depuis la fin des années 1970.

Cette prise en charge se faisait jusque là dans l’ombre, sans aucune reconnaissance des pouvoirs publics ni du reste du corps médical, sans aucun moyen spécifique, par des médecins spécialistes traitant par ailleurs d’autres pathologies, et dans le cadre du service hospitalier public. L’organisation de cette prise en charge est fondée sur 6 réseaux régionaux. La création de la SoFECT a permis de fédérer ces réseaux régionaux en un seul réseau national.

Cette création répond très exactement aux propositions du rapport de la Haute Autorité de Santé.

DiuTrans

Antennes : BORDEAUX – LYON – MARSEILLE – MONTPELLIER – NICE – PARIS

EXEMPLES D’INTERVENTIONS :

  • 16/03/2015 – « Genre, identité sexuelle et santé mentale à l’adolescence »

    CONFERENCE-DEBAT – Lundi 16 mars 17h/19h30 – Amphithéâtre Morel, CH Sainte Anne – Paris 13e, métro Glacière

    Quel accompagnement clinique et thérapeutique pour les  adolescents (ou les  jeunes  adultes) d’aujourd’hui en questionnement sur leur identité sexuelle?

    Au Centre Hospitalier Sainte-Anne, une équipe pluridisciplinaire s’attache à recevoir, orienter et accompagner les personnes ressentant une souffrance psychique liée à leur identité de genre. Cette offre de soins spécialisée concerne notamment des patients qui s’interrogent sur les possibilités de transition hormono-chirurgicale. Néanmoins, les questionnements ayant trait à l’identité sexuée qui amènent les personnes à consulter afin d’explorer leurs options en matière d’expression du genre, recouvrent parfois des problématiques intimes ayant trait à l’identité de manière plus globale ou à l’orientation sexuelle.

    L’équipe réunie autour du Dr Gallarda partagera lors de cette conférence son expérience clinique et l’importance d’un parcours de soins pluridisciplinaire et articulé. Ce parcours s’étend de l’accueil de la souffrance liée au genre, à l’accompagnement psychothérapeutique – dans le contexte singulier de l’adolescence propice aux réaménagements psychiques – jusqu’à l’exploration des différentes modalités thérapeutiques en France et à l’étranger.

    La seconde partie de la conférence abordera l’état des recherches en cours sur les processus neurobiologiques et neuropsychologiques impliqués dans la construction de l’identité de genre chez la population générale et chez des personnes dysphoriques de genre.

  • 16/12/2014 – La SoFECT élargit le champ de son travail d’études et de prise en charge aux enfants et adolescents. Auparavant, elle se consacrait uniquement aux adultes.

    La préoccupation transsexuelle n’apparaît pas « out of the blue » à l’âge adulte. Certains enfants refusent leur sexe d’assignation, d’autres éprouvent un malaise auquel ils ne savent pas donner un nom. Les pédopsychiatres reçoivent de tels enfants en consultation dès l’âge d’un an ; les garçons plus tôt et en plus grand nombre que les filles, car la tolérance aux comportements masculins chez une fille est plus grande que la tolérance aux comportements féminins chez un garçon. L’expérience acquise par les pédopsychiatres peut contribuer à comprendre le parcours transsexuel.

    Un programme thérapeutique pour les adolescents a été introduit par l’équipe d’Amsterdam il y a une dizaine d’années et est pratiqué dans plusieurs pays. Dans ce programme, à 12 ans, la puberté est supprimée par de analogues de la GnRH ; à 16 ans, des hormones sexuelles de sexe contraire sont prescrites, et la chirurgie intervient à 18 ans. Cette thérapie a le grand avantage d’épargner souffrance et dépression à l’adolescent et de ne pas laisser se développer des caractères sexués secondaires qui seront ensuite difficiles à éradiquer. Mais elle ne s’adresse pas à tous les adolescents ; il faut que leur demande soit solidement ancrée ; la première période (12-16 ans) est une période où l’observation diagnostique se poursuit au sein d’une équipe pluridisciplinaire et avec un accompagnement psychologique de l’adolescent et de sa famille.

    À l’heure actuelle, des consultations spécialisées sont en train de se mettre en place en France, et des liens de travail se créent entre elles.

  • 10/07/2014 – Etre soi-même dans son sexe ou dans l’autre : étude en IRMf de la mémoire autobiographique chez des sujets présentant ou non une dysphorie de genre.

Dans le cadre du PHRC National 2011, l’équipe « Dysphorie de genre » de l’hôpital Sainte-Anne, en collaboration avec le Laboratoire Mémoire et Cognition (Université Paris Descartes & Centre de Neuropsychiatrie et Neurosciences, INSERM UMR 894) a mis en place une étude portant sur les liens entre la mémoire autobiographique et l’identité de genre. Par la mise en perspective d’indices cliniques, neuropsychologiques et psychométriques (étude de la personnalité) avec des mesures recueillies en IRMf, ce protocole de recherche original vise à mettre en lumière les modalités de construction de l’identité narrative, par essence multidimensionnelle et unique à chacun, fruit de processus sélectifs de souvenirs d’événements vécus et construite selon un principe de cohérence de soi et de continuité dans le temps.

Les informations obtenues auprès de 40 participants des deux sexes âgés de 18 à 55 ans, présentant une dysphorie de genre, avant toute prise en charge hormonale ou chirurgicale seront confrontées à celles de 40 participants contrôles de profils sociodémographiques homologues. Nous souhaitons étudier les capacités de rappel d’informations et d’expériences du passé, en particulier celles qui définissent le soi mais aussi les capacités de projection de soi dans le futur afin de mettre en évidence les dimensions de la mémoire autobiographique qui jouent un rôle déterminant dans la construction et le maintien du sentiment d’identité chez des sujets présentant ou non une dysphorie de genre.

Sur le plan scientifique, l’objectif est de tenter d’apporter un éclairage sur la manière dont la référence à l’identité sexuée permet d’obtenir une continuité de soi de manière cohérente et constructive dans le temps. De façon plus générale, l’objectif de fond est de stimuler des pistes de réflexion pour une offre personnalisée d’accompagnement médicopsychologique aux personnes désirant s’engager dans un processus de transformation hormono-chirurgicale. En approfondissant les mécanismes qui sous-tendent cette construction variante de l’identité de genre au moyen d’investigations alliant neurosciences et psychologie, notre étude vise également à lutter contre la stigmatisation des personnes dysphoriques de genre.

  • 10/07/2014 – Etre soi-même dans l’autre sexe : étude en IRMf de la mémoire autobiographique chez des sujets présentant une dysphorie de genre.

Dans le cadre du PHRC National 2011, le Centre Hospitalier Sainte-Anne (services ?) en collaboration avec le Laboratoire Mémoire et Cognition (Université Paris Descartes et Centre de Neuropsychiatrie et Neurosciences, INSERM UMR 894) ont mis en place une étude portant sur les liens entre la mémoire autobiographique et l’identité de genre. Un protocole de recherche original – alliant indices cliniques, psychométriques, neuropsychologiques et mesures recueillies en IRMf mis en perspective -, visant à mettre en évidence les dimensions de la mémoire autobiographique (nature épisodique ou sémantique des représentations, temporalité, valence, conscience) qui jouent un rôle déterminant dans la construction et le maintien du sentiment d’identité (image de soi, estime de soi, stabilité, richesse) chez des sujets présentant une dysphorie de genre. Notre objectif est de tenter d’éclairer de quelle manière la référence à l’identité sexuée permet d’obtenir une continuité de soi de manière cohérente et constructive dans le temps.

Nous proposons d’étudier un groupe de 40 participants présentant une dysphorie de genre, des deux sexes, âgés de 18 à 55 ans, avant la prise en charge hormono-chirurgicale, en confrontant ces informations avec les données obtenues de 40 participants contrôles de profils sociodémographiques équivalents/homologues.

L’objectif de fond est de fournir des pistes éventuelles de réflexion autour d’un meilleur ajustement des stratégies d’accompagnement psychothérapeutique aux profils des requérants aux transformations hormono-chirurgicales. A terme, l’étude vise à contribuer à diminuer la stigmatisation des sujets présentant cette condition en cernant les mécanismes sous-tendant cette construction variante de l’identité de genre au moyen d’investigations scientifiques modernes ; ceci, en alignement avec les incitations conjuguées des instances (HAS, DGS, CNAM) d’un effort de recherche pour améliorer la connaissance autour des problématiques ayant trait à l’identité sexuée et l’offre de soins auprès de ces populations.

 

Reformaté par : Lio de France
Publié en : 2015
Source : Transsexualisme.info

Transphobie et identité de genre

Transgenderpride

Qu’est-ce que la transphobie?

La transphobie
désigne les marques de rejet, de discrimination et de violence à l’encontre des personnes transexuelles ou transgenres.

En général, les agresseurs transphobes ne font pas la distinction entre une personne transsexuelle (qui a subi une opération chirurgicale) et une personne transgenre (qui garde le sexe biologique de naissance, mais prend l’apparence du sexe opposé)

Alors que la tendance générale en 2014 s’illustre plutôt par une baisse du nombre de témoignages par rapport à l’an dernier, ce n’est pas le cas pour la transphobie : 76 en 2014 pour 79 en 2013. L’espace public au sens large en concentre le plus grand nombre, qu’il s’agisse des lieux publics,  des commerces et services, mais aussi de cet espace public virtuel qu’est Internet.

Consulter le rapport annuel 2015 de SOS homophobie

Statistiques 2015 - transphobie

Transphobie sur Internet : la haine anonyme

Cette année encore, la transphobie sur la Toile se manifeste par différents canaux : réseaux sociaux, commentaires,  sites Internet.  Les personnes qui nous signalent ce genre de propos sont le plus souvent des hommes ou femmes cisgenres [qui se reconnaissent dans leur sexe biologique et] qui s’avèrent choqué-e-s par ce qu’ils-elles lisent. C’est à souligner, car cela montre bien que le travail de sensibilisation progresse. La brièveté des messages sur Facebook et Twitter rend les propos transphobes d’une rare virulence. Ceux-ci sont souvent accompagnés d’une grande vulgarité :

  • « La meuf on dirais un singe avec c poil elle parle encore sale trans de merde » (sic),
  •  « Ecoutes c’est simple,  si t’as encore tes grosses couilles poilues sous ta jupe, on dit IL » (sic).

Un événement a particulièrement cristallisé la transphobie sur Internet et plus largement dans les médias :  la victoire de Conchita Wurst, drag queen portant la barbe, à l’Eurovision. Moqueries, insultes, mais aussi incitation à la haine la plus pure lorsqu’un internaute suggère par une photo sur Twitter de l’envoyer en camp de concentration. Elle sera également prise pour cible aussi bien par Dieudonné dans son nouveau spectacle que par des bulletins d’information de la Manif pour tous.

Délit de faciès

Que ce soit dans les transports ou dans la rue, il ne fait pas bon assumer sa transidentité ni même son androgynie.

Regards insistants,  commentaires désobligeants lancés d’une voix bien audible, insultes homophobes et transphobes mélangées, agressions verbales et physiques… A la violence des propos ou des actes se rajoute souvent l’absence de réactions des témoins éventuel-le-s.

Les victimes se font agresser le plus souvent seules, sur la base de leur simple apparence physique, parce qu’ils-elles ne correspondent pas aux codes établis du masculin et du féminin ; mais aussi avec leur partenaire suite à des marques d’affection,  parce que leur couple échappe aux standards normés.

Ainsi,  un FtoM [qui a fait sa transition de femme à homme] raconte qu’on l’a interpellé dans la rue avec son compagnon en les prenant pour un couple gay et que l’agresseur s’est calmé lorsqu’il a cru comprendre (ou voulu comprendre) qu’il était une femme – et donc, selon son raisonne-ment, que le couple était hétérosexuel. En dépit de l’apparence masculine de la victime, c’est sa présumée appartenance au sexe féminin qui l’a épargnée.

La transphobie suit les logiques propres à chacun-e… Plusieurs agressions physiques sont à signaler dans les lieux publics : coups de poing, coups de pied, souvent précédés d’insultes. Dans certains cas,  ces agressions entraînent jusqu’à 8 ou 10 jours d’ITT [incapacité temporaire de travail ou incapacité totale de travail ] et occasionnent des séquelles aussi bien physiques que psychologiques.

Des client-e-s pas comme les autres

C’est dans la vie quotidienne que se manifeste la transphobie ordinaire. Les moindres démarches administratives apparaissent comme un véritable parcours du combattant.

Lorsqu’au guichet d’une administration certain-e-s employé-e-s ont sous les yeux des papiers avec mention du sexe de naissance de la personne,  ils ne se  privent pas de moquer, voire d’humilier leurs client-e-s trans.  Une banque demande une attestation du chirurgien ayant opéré la personne,  une autre envoie les relevés de compte avec  l’ancien prénom et « Monsieur » au lieu de  « Madame » , tel fournisseur d’accès à Internet complique la modification du genre des client-e-s, telle mutuelle refuse de prendre en compte un changement d’état civil pourtant acté par la Sécurité sociale… Ces situations engendrent bien souvent une forme de précarité : dans l’attente d’opérations bancaires ou de remboursements, comment s’en sortir ?

Ces marques de transphobie, qui s’apparentent à une forme de déni, soulignent combien la  simplification administrative est cruciale pour les personnes trans. Le changement d’état civil, au cœur des revendications, doit être facilité de toute urgence afin de permettre à chacun-e de vivre comme tout le monde.

Être soi-même partout, tout le temps : mission impossible ?

La prééminence de l’espace public dans les contextes de la transphobie illustre bien la difficulté d’être soi-même à l’extérieur.  Cette pression du dehors crée un mal de vivre bien spécifique qui s’exprime dans les témoignages que nous recevons.

D’âges variés, le plus souvent MtoF,  [transition d’homme à femme] des personnes trans en début de transition s’interrogent sur les réactions de leurs proches : famille, collègues, voisin-e-s. Alors que des adolescent-e-s semblent prendre conscience de plus en plus tôt de leur transidentité (tendance déjà constatée l’an dernier), des hommes de plus de 45 ans se définissant comme travestis témoignent régulièrement de leur mal-être à ne pas pouvoir exister comme femme aux yeux de leur entourage.

Cette négation de l’identité de genre crée une souffrance psychologique qui s’accentue chez les personnes isolées, pouvant aller jusqu’aux pensées et actes autodestructeurs.

Dans le débat public, les personnes trans ont été touchées par ces polémiques alimentées par les franges les plus réactionnaires de la société, particulièrement autour de la prétendue « théorie du genre » à l’école.  Films censurés,  journées de retrait de l’école, abandon des ABCD de l’égalité… autant de faits qui crispent totalement les discussions sur la question du genre et empêchent du même coup toute avancée législative. Car face à l’accumulation de contre-vérités, bien peu osent proposer des améliorations concrètes de la vie des personnes trans.

Source : Sos-Homophobie.org

2015 – 3 juillet, témoignage d’une expérience
sur la transphobie à Marseille – cliquez sur le lien :
Dans les pas d’une personne trans

Carnaval : interdit à UN Elsa de Disney

School Principal Orders Boy To Remove Costume After Dressing as Elsa On Disney Day –

Le directeur de l’école ordonne à un jeune garçon de retirer son costume d’Elsa alors qu’il venait de le mettre pour le [carnaval du] « Jour de Disney ».

austin lacey

Austin Lacey, an eighth-grade student at Ethan Chase Middle School in Menifee, California, found himself in hot water for dressing like a Frozen princess for the school’s “Disney Day.” School officials deemed it “inappropriate” and confiscated the costume.

Austin Lacey, un élève de 8ème [13/14 ans] au collège Ethan Chase de Menifee en Californie, s’est retrouvé dans le pétrin pour s’être habillé en [Elsa] Reine des Neiges pour le « Jour de Disney » de l’école. Les responsables de l’école ont considéré [son travestissement] « inapproprié » et lui ont confisqué le costume.

“This action was taken in accordance with district policies. At no time was there an indication that the student was expressing any particular message. The Principal’s action was based upon the need to stop a general disruption to the school environment,” Romoland School District Superintendent Dr. Julie Vitale said in a statement released to the media.

« Cette action a été prise conformément à la politique du collège. À aucun moment il n’y a eu une indication selon laquelle l’étudiant aurait exprimé un quelconque message spécifique. L’action du Principal a été basée sur le besoin d’arrêter une perturbation générale à l’environnement scolaire ». [C’est ce qu’a dit :] le Surveillant du Secteur scolaire Romoland, [mme] le docteur Julie Vitale, dans une déclaration aux médias.

Lacey and his mother disagree. He says his costume was popular with fellow students until the principal forced him to remove the blue dress and long blonde wig.

Lacey et sa mère ne sont pas d’accord. Il a dit que son costume était populaire auprès de ses camarades d’étude, jusqu’à ce que le principal l’ait forcé à enlever la robe bleue et la longue perruque blonde.

“[Lacey] was later informed that the principal does not believe that boys should be dressed like girls,” his mother Brooke Francev told reporters. “I can’t believe that there are still people out there that hold those beliefs, especially on a day when it was all intended in good fun. It really shouldn’t have been an issue.”

« [Lacey] a été informé ultérieurement que le principal ne pensait pas que les garçons dussent être habillés comme des filles » ; sa mère Brooke Francev a dit aux journalistes : « Je ne peux pas croire qu’il y ait encore des gens là-bas qui aient de telles idées, particulièrement le jour où tout est destiné à un bon amusement. Vraiment, cela ne devrait pas être un problème. »

“My son, personally, he’s not a transgender student,” she said. “But through this, he’s really taken a stand on just the rights that all people have.”

« A titre personnel, mon fils n’est pas un élève transgenre, » a dit la mère. « Mais au-delà de ceci, il n’a vraiment adopté qu’une attitude conforme aux droits qu’ont tous les gens. »

Dr. Vitale said in her statement that the school district “prides itself on having policies and practices that support all students regardless of gender identity or gender expression.”

[Mme] le docteur Vitale a dit dans sa déclaration que le secteur scolaire « est lui-même fier de sa politique et de ses pratiques qui apportent un soutien à tous les étudiants, indépendamment de l’identité de genre ou l’expression de genre. »

Watch below as Los Angeles TV station KTLA interviews Lacey and his mother.

Pour visionner l’interview de Lacey et de sa mère, par la chaine de télévision californienne KTLA, cliquez sur le lien ci-dessous :

Boy Ordered to Remove Costume After Dressing as Elsa on Disney Day at a Menifee Middle School
Par Bil Browning | le 09.02.2016
Traduction (amateur) : Lio de France
Source : Queerty.com

Le travesti ose, l’Europe glose

L’identité de genre fait référence à l’expérience personnelle de son genre profondément vécue par chacun, qu’elle corresponde ou non au sexe assigné à la naissance, y compris la conscience personnelle du corps et d’autres façons d’exprimer son genre (on parle d’« expression du genre »), notamment la façon de s’habiller, de parler et de se comporter. Le sexe d’une personne est généralement attribué à la naissance et devient dès lors un fait social et juridique. Cela étant, certaines personnes ont des difficultés à s’identifier avec le sexe qui leur a été attribué à la naissance ; elles sont désignées sous le terme de personnes « transgenres ». L’identité de genre n’est pas identique à l’orientation sexuelle, les personnes transgenres pouvant se définir comme hétérosexuelles, bisexuelles ou homosexuelles.

On appelle marqueur de genre une information qui désigne le genre, figurant, par exemple, sur un document d’identité (passeport). Les désignations telles que homme/femme ou M./Mme/Melle sont les marqueurs de genre les plus connus. Citons également les noms de profession, les pronoms personnels et les numéros codés (numéro de sécurité sociale, numéro fiscal, etc.), qui utilisent parfois des combinaisons différentes pour les hommes et pour les femmes (par exemple chiffres pairs/impairs). Des marqueurs de genre sont souvent intégrés aux documents d’identité et aux certificats personnels, notamment les passeports, les certificats de naissance, les diplômes et les lettres de recommandation fournies par les employeurs.

Le traitement de conversion sexuelle fait référence aux différents traitements médicaux et non médicaux que certaines personnes transgenres souhaitent éventuellement entreprendre. A noter cependant que, souvent, ces traitements peuvent également être requis pour que soit juridiquement reconnu le genre choisi par la personne, et comprendre un traitement hormonal, une opération chirurgicale de changement de sexe ou de genre (chirurgie faciale, chirurgie de la poitrine, diverses formes de chirurgie génitale et d’hystérectomie, etc.) et une stérilisation (qui conduit à l’infertilité). Certains de ces traitements sont considérés et vécus comme invasifs pour l’intégrité corporelle de la personne.

L’hétéronormativité peut être définie comme l’ensemble des institutions, systèmes structurés de compréhension et orientations concrètes qui font que l’hétérosexualité semble cohérente, naturelle et privilégiée. Elle part du principe que tout le monde est hétérosexuel, que l’hétérosexualité est l’idéal et qu’elle est supérieure à l’homosexualité et à la bisexualité. L’hétéro-normativité inclut également le fait de privilégier les expressions normatives du genre, c’est-à-dire ce qui est attendu des individus ou ce qui leur est imposé pour qu’ils soient perçus ou acceptés comme « de vrais hommes » ou « de vraies femmes », ces deux catégories étant les seules possibles.

Les personnes intersexes sont des personnes nées avec des caractéristiques chromosomiques, génitales ou de niveau hormonal qui ne correspondent pas à la norme admise des catégories « masculin » et « féminin » telles qu’utilisées en anatomie sexuelle ou reproductive. Ce terme a remplacé celui de « hermaphrodite », très utilisé par les médecins au XVIIIe et au XIXe siècle. L’intersexualité peut prendre diverses formes et couvre un ensemble de situations très variées.

L’orientation sexuelle est comprise comme faisant référence à la capacité de chacun de ressentir une profonde attirance émotionnelle, affective et sexuelle envers des personnes du genre opposé (hétérosexuel), du même genre (homosexuel, lesbienne, gay) ou de plus d’un genre (bisexuel), et d’entretenir des relations intimes et sexuelles avec ces personnes.

Les personnes transgenres comprennent les personnes qui ont une identité de genre différente du genre qui leur a été attribué à la naissance et les personnes qui souhaitent présenter leur identité de genre de manière différente de celle du genre qui leur a été attribué à la naissance. Ce terme désigne notamment les personnes qui, par nécessité intérieure, par préférence ou par choix, se présentent, par leur façon de s’habiller, de porter des accessoires, de parler, de se maquiller ou par des modifications corporelles, de façon différente de ce qu’on peut attendre du genre, et donc du rôle, qui leur a été attribué à la naissance. Cela inclut, parmi beaucoup d’autres, les personnes qui ne s’identifient pas aux qualificatifs « masculin » ou « féminin », les personnes transsexuelles ou les personnes travesties. Un homme transgenre est une personne à laquelle on a attribué le genre « féminin » à la naissance, mais qui a une identité de genre correspondant au genre « masculin » ou située dans une tendance d’identité de genre masculin. Une femme transgenre est une personne à laquelle on a attribué le genre « masculin » à la naissance, mais qui a une identité de genre correspondant au genre « féminin » ou située dans une tendance d’identité de genre féminin. Les termes utilisés pour qualifier l’orientation sexuelle des personnes transgenres sont conformes à leur identité de genre et non au genre qui leur a été attribué à la naissance. Par exemple, un homme transgenre hétérosexuel est un homme transgenre qui est attiré par les femmes. De même, une femme transgenre lesbienne sera attirée par les femmes. On utilise les termes transidentité et transidentitaire pour faire référence à l’identité ou à l’expression transgenre.

Transsexuel fait référence à une personne ayant une identité de genre qui ne correspond pas au sexe qui lui a été attribué à la naissance et qui, de ce fait, ressent le profond besoin de changer de sexe de façon permanente et de modifier son apparence ou sa fonction corporelle en suivant un traitement de conversion sexuelle.

Travesti s’applique aux personnes qui, de façon régulière mais non permanente, portent des vêtements qui sont le plus souvent associés au genre opposé à celui qui leur a été attribué à la naissance.

Source : OSIG / SOGI – CONSEIL DE L’EUROPE

Lutter contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre

Conseil de l’Europe, Avenue de l’Europe F-67075 Strasbourg Cedex
Tel. +33 (0)3 88 41 20 00 – Fax. +33 (0)3 88 41 20 00

 

 

Travestis russes réduits à l’auto à pédales

Russie : Une loi interdit aux travestis et transsexuels de conduire

HOMOSEXUALITÉ Les lois liberticides concernant les homosexuels et transsexuels se multiplient en Russie…

Des policiers encadrent la Gay Pride de 2014 à Moscou
Des policiers encadrent la Gay Pride de 2014 à Moscou – Ivan Sekretarev/AP/SIPA


La Russie a adopté une nouvelle loi interdisant aux travestis et transsexuels de conduire une voiture, suscitant les critiques des défenseurs des droits des homosexuels.

La loi dit viser à réduire le nombre de décès causés par les accidents

Entrée en vigueur en début de semaine, la loi interdit la conduite automobile à toute personne présentant des «troubles mentaux et troubles du comportement», dont ceux liés à «l’identité de genre et aux préférences sexuelles». La liste mentionnée dans le texte de loi inclut ainsi les travestis et transsexuels au même titre que les fétichistes, les pédophiles, les exhibitionnistes, les voyeurs et les sadomasochistes. La loi, qui dit viser à réduire le nombre de décès causés par les accidents de la route, a suscité les critiques des défenseurs russes de droits de l’Homme.

«Une violation des droits des citoyens russes»

«Je ne comprends pas pourquoi les fétichistes, les kleptomanes (aussi concernés par la loi, ndlr) et les transsexuels ne peuvent pas conduire une voiture», a réagi sur son blog Elena Masiouk, membre du Conseil des droits de l’Homme auprès du Kremlin. «C’est une violation des droits des citoyens russes», a-t-elle dénoncé, soulignant «les éventuelles injustices» auxquelles pourrait mener la loi.

Depuis une loi de 2013 des peines de prison punissent toute «propagande» homosexuelle devant mineurs

Pour l’Association des avocats russes pour les droits de l’Homme, cette loi «montre l’invasion progressive par les autorités du domaine de la vie privée». Elle «contredit de façon flagrante les lois internationales et russes», a martelé l’association dans un communiqué. L’homosexualité était considérée comme un crime en Russie jusqu’en 1993 et comme une maladie mentale jusqu’en 1999. Les gay pride y sont systématiquement interdites et l’homophobie s’y exprime souvent ouvertement. La situation s’est encore tendue avec l’adoption en 2013 d’une loi punissant d’amende et de peines de prison toute «propagande» homosexuelle devant mineurs.

>> Les manifestations contre la loi russe «anti-gays» dans le monde entier au moment des JOS de Sotchi

Source : 20 Minutes avec AFP | Publié le 09.01.2015 | Mis à jour le 09.01.2015

52 Genres sur Facebook

Le dictionnaire
des 52 nuances de genre
de Facebook

Capture d'écran de Facebook

Capture d’écran de Facebook

Êtes-vous «Cis Male», «Cis Female», «Trans» ou «Gender Fluid»…?

Comment s’y retouver dans la liste des 52 options en matière d’identité de genre désormais proposée par Facebook? La liste est longue, elle reste ouverte, mais elle ne vient pas de nulle part. Elle se laisse réorganiser en fonction de grands blocs qui se recoupent: celui des identités pathologisées et réprimées par la médecine que sont les trans et les intersexes, celui des nouvelles identités de genres y compris trans’ qui ont fait irruption dans les années 1990 pour contrer le système sexe/genre binaire et normatif que nous connaissons.

Il y a au moins 20 dénominations pour qui s’identifie comme trans’. La liste a été établie à partir des expériences et des débats qui ont agité les LGBTQ. Elle porte donc l’empreinte des guerres culturelles internes et récentes comme celle qui a opposé transsexuels.les et transgenres.

A l’arrivée, une pléthore d’autodéfinitions qui permettent de mettre ou non l’accent sur son identité de trans ou d’insister sur son genre choisi mais aussi de revendiquer son statut de genderfucker : celui/celle qui nique les genres établis.

Il y a même une option «anti-binaire» comme pour dire clairement que les identités de genres et sexuelles ne sont pas fixes ou naturelles mais qu’elles sont changeantes et proliférantes et que l’on peut cocher plusieurs cases. C’est ce qui fait la richesse et la pertinence de la liste, même si elle sera sans doute perçue comme «anglo-saxonne».

Ce qui est assez drôle, c’est de voir ce qui manque: «hétérosexuel» par exemple (au profit de «cisgenre»). C’est aussi une liste très blanche: peu d’options qui mixent ethnicité et genres à part l’option «two-spirit» qui correspond à une dénomination américaine pour les «gays» ou les «transgenres» chez les Natives Americans.

Bref, si elle n’est pas parfaite, elle a le mérite d’être cumulative et de faire sauter le modèle de la différence sexuelle au profit d’un panorama revu et abondé par les cultures et la pensée queer.

Ce n’est pas celui de l’abolition des genres que l’on nous serine en France depuis les rives d’un féminisme binaire ou dans les ministères qui prétendent, non sans hypocrisie, que les genres ça sert avant tout à réduire les inégalités homme/femme. Les genres, ça sert précisément à sortir du cadre de la différence sexuelle qui correspond au carcan homme/femme générateur d’inégalités et c’est ce que montre magistralement la proposition de Facebook.

Le fait de pouvoir choisir son identité de genre sur Facebook est donc une bonne nouvelle, puisqu’il s’agit d’autodéfinitions pratiquées par les personnes concernées. Il ne s’agit pas simplement de reconnaissance, mais d’un droit à l’autodétermination de genre, à exprimer son identité de genre.

Qu’il s’agisse de revendiquer une identité existante comme celle d’«homosexuel», de «transsexuel» ou de «gay» ou d’identités sexuelle et de genre nouvelles directement issue des subcultures LGBTQI comme «genderqueer» ou «genderfluid», les autodéterminations de genre offertes sur le réseau social s’inscrivent dans ce mouvement de visibilisation et d’irruption dans l’espace public des minorités sexuelles et de genre et des identités qu’elles génèrent.

C’est important, parce que même ceux qui ne vivent pas dans ces subcultures comme tous ceux et toutes celles qui étouffent dans des formes de masculinité ou de féminités imposées vont voir qu’il existe non pas 2 sexes/2genres mais n genres et n sexes et pouvoir l’afficher et le vivre.

Agender : personne qui s’identifie comme étant sans genre ou non génré.e. Voir Neutrois.

Androgyne, Androgynous : personne qui revendique une identité de genre entre le masculin et le féminin ou comme étant ni homme ni femme.

Bigender : personne qui revendique deux identités genres ou plus (trigender).

Cis/Cisgender : personnes qui vivent une identité de genre alignée avec le sexe assigné à la naissance. Coïncide en grande partie avec les identités de genres hétéro-normatives. Source de privilèges par rapport aux autres identités de genres minoritaires ou perçues comme anormales. Opposé à Transsexuel pour Cis et à Transgenre pour Cisgenre.

Cis Male/ Cis Man/Cisgender Male/ Cisgender Man : homme avec une identité de genre masculine.

Cis Female/Cis Woman/Cisgender Female/Cisgender Woman : femme avec une identité de genre féminine.

Female to Male : personne trans dans le sens fille vers garçon, femme vers homme mais qui marque une progression sur un continuum entre féminin et masculin et non nécessairement la bascule dans «l’autre» genre ou le genre «opposé».

FTM : abréviation pour Female to Male qui présente l’avantage de ne pas repréciser les deux genres «masculin» et «féminin».

Genderfluid : avoir une identité de genre fluide ou plurielle et qui transgresse la frontière entre masculin et féminin.

Gender Nonconforming : personnes qui refusent de se conformer au genre assigné à la naissance et au système sexe/genre normatifs imposé par l’environnement social et culturel.

Gender Questioning : s’identifier comme en phase d’interrogation ou d’indécidabilité par rapport à son genre et aux genres.

Gender Variant : désigne des variations d’expressions de genre qui peuvent être synonymes de synonyme de «Gender Non Conforming» mais non nécessairement.

Genderqueer : identités de genre qui se situent en dehors du/et en réaction au « binarisme » homme/femme hétérosexuel et aux stéréotypes de genre ou personnes qui cumulent plusieurs identités de genres. Terme qui regroupe toutes les identités de genre volontairement dissidentes en relation ou non avec une volatilité en matière d’orientation sexuelle. Les « genderqueer » peuvent s’identifier comme transgenres.

Intersex : personnes dont le sexe ne peut être assigné en fonction des critères de détermination homme/femme médicaux (chromosomes, apparence du tissu génital, appareil génital et reproducteur). Identité choisie et/ou militante pour les personnes qui refusent les assignations de sexe précoces (hormonothérapie et chirurgie) sur les enfants intersexes.

Male to Female : personne trans dans le sens garçon vers fille, homme vers femme.

MTF : abréviation pour Male to Female qui présente l’avantage de ne pas préciser les deux genres.

Neither : personne qui ne s’identifie ni comme homme ni comme femme.

Neutrois : personne qui s’identifie comme étant sans genre ou non génré.é. Voir Agender.

Non-binary : personne qui refuse les identifications de genre qui se conforment au schéma binaire où sexe et genre doivent être alignés: homme/femme («sexe») // masculin/féminin (genres).

Other : personne dont la ou les identités de genre se situent en dehors du système sexe/genre binaire ou en tant que 3e ou tout autre genre.

O : case alternative à H/F sur les documents administratifs.

Pangender : personnes qui refusent le binarisme des genres (homme/femme hétéronormatif et correspondant à la différence sexuelle) parce qu’ils s’identifient à ou pratiquent tous ou plusieurs genres. Proche de genderqueer.

Trans : terme générique qui regroupe les personnes trans (les transsexuel et transgenres) et les personnes qui s’identifient comme trans en tant que tels.

Trans* : terme chapeau qui permet de regrouper les personnes trans dans leur diversité et de ne pas opposer transsexuels.les et transgenres comme l’indique l’astérisque quelque fois remplacée par une apostrophe. Proche de «Trans».

Trans* Female : personne de sexe non féminin qui revendique à la fois une identité trans et une identité de genre féminine.

Trans* Male : personne de sexe non masculin qui revendique à la fois une identité trans et une identité de genre masculine.

Trans* Man : personne de sexe non masculin qui revendique à la fois une identité trans et une identité d’homme.

Trans* Person : personne qui revendique à la fois une identité trans et une identité de genre en dissonance avec le sexe assigné à la naissance.

Trans* Woman : personne de sexe non féminin qui revendique à la fois une identité trans et une identité de femme.

Transgender : terme qui regroupe les personnes qui ne souhaitent pas s’identifier comme transsexuels/les en raison de la connotation médicale et « pathologisante » du terme ou qui revendiquent d’autres identités de genres liées ou non à la construction de sexes alternatifs.

Trans Female : personne trans féminine ou identifiée femme.

Trans Male : personne trans masculine ou identifiée masculine.Trans Man: personne transsexuelle ou transgenre qui a été assignée femme à la naissance mais qui s’identifie comme homme.

Trans Person : personne trans au sens générique ou personne trans qui revendique son identité de trans tout autant que son identité de genre.

Trans Woman
: personne transsexuelle ou transgenre qui a été assignée homme à la naissance mais qui s’identifie comme femme.

Transgender Female  : qui a une identité de genre féminine mais qui à la différence des personnes transsexuelles n’a pas forcément recours à la chirurgie ou à l’hormonothérapie pour aligner son sexe et son genre ou qui fait appel à l’une ou à l’autre.

Transgender Male : qui a une identité de genre masculine mais qui, à la différence des personnes transsexuelles, n’a pas recours à la chirurgie ou à l’hormonothérapie pour aligner son sexe et son genre ou qui fait appel à l’une ou à l’autre. 


Transgender Man
: personne qui s’identifie comme homme trans mais non transsexuel.

Transgender Person : personne qui s’identifie comme transgenre; plus large que transsexuel ou transgenre et en déconnexion avec son sexe assigné à la naissance ou avec son sexe «biologique».

Transgender Woman : personne qui s’identifie comme homme trans mais non transexuelle.

Transsexual : personne qui s’identifie comme transsexuel selon la définition médicale et a généralement recours à l’hormonothérapie et à la chirurgie pour faire coïncider, sexe, genre et présentation de soi.

Transsexual Female, Transsexual Woman : femme transsexuelle.

Transsexual Male, Transsexual Man : homme transsexuel.

Transsexual Person : personne transsexuelle.

Wo-spirit : terme générique qui désigne des hommes qui pratiquent une identité de genre féminine et des femmes qui pratiquent une identité de genre masculine chez les Native Americans.

Vous pouvez compléter avec notre : DICTIONNAIRE DU GENRE

Annuaire des services aux transgenres

3GRACES

 

  • ABC-Transidentité : association
  • Acceptess-T : association
  • ACTHE : Association Commune Trans et Homos pour l’Egalité
  • B
  • C
  • Double Genre : blog, biographie, histoires, infos, films, vidéo …
  • E
  • F
  • G
  • H
  • Indoor – Document Pdf sur la protection de les prostitué(e)s
  • J
  • K
  • L
  • M
  • N
  • O
  • P
  • Q
  • R
  • S
  • T
  • U
  • V
  • WordPress : plein de blogs au sujet des trans, trav …
  • X
  • Y
  • Z

En vrac et non vérifiées :

 

POUZADOU

30120 - de la vigueur au Vigan - 30120

Creabealounge

Mijn passie, jullie passie

Histoires de France

Patriote Humaniste International φ

DOLLSEXY® by CIGP

Mannequins stylés & branchés Vêtements & Accessoires

Beauty Food and Co

Avis - Conseils - Bons Plans

Saint Michel Archange

Blog dédié à Saint Michel Archange dans la tradition catholique

cigp-geolocalisation

La géolocalisation pour la performance d'entreprise

Ainsi parle l'Éternel

L'écriture de la Sainte Bible se continue -- publiée par Guylaine Roy (GROY)

Une diplômée dans la ville

Insoumise, Invaincue, Intacte

Schnippelboy

Ein Tagebuch unserer Alltagsküche-Leicht nachkochbar

alicevachetdotcom.wordpress.com/

"Je tweete donc je suis"

elricou's

Mdi pa qu'c pa vrai

Pierre Sempé Photographies

reportages photos, portraits, et paysages du Monde.

Brèves de Magasin

# On vaut mieux que ça ! Tout ce qu'on ne dit pas sur les clients "rois"

Grandtrines

"I'm not a fatalist, but even if I were, what could I do about it?" - Emo Phillips

Mon site officiel / My official website

Venez parler de tout ce dont vous avez envie avec moi. Donnez vos opinions en toute liberté. Laissez vos commentaires. Je vous attends nombreuses et nombreux !!! / Translation in English for people who don't speak French : come to speak about all you want with me. Give your opinions with complete freedom. Leave your comments. I await you many and many !!!

MiddleMe

Becoming Unstuck

de paysage en paysage

Incursions en espaces de toute Nature et de toutes Cultures

joyindestructible

Joy is the product of enduring faith.

The Little Clay Cart

My musings on poetry, films and books

BookManiac.fr

Lectures épicuriennes

nadia bourgeois

transfigurer le monde

Maxima

Electronic thoughts Follow me and enjoy !

Blog Femme & Infos

"La mode sans vulgarité"

Chastan Mathias

Curriculum Vitae

LA VIE DE CARRIE

Trépidante ou non, à vous de juger ;)

@ShashaSelflove

Staying Positive

Themetis

La diversité est une richesse

Toujours moins, toujours mieux

"Less is more", se simplifier la vie naturellement !

Audrey Lisquit

"La créativité est contagieuse, faites la tourner" - Albert Einstein

LioDeFrance

L'homme est une femme comme les autres

Un Petit Blog... avisé ??

Catherine BOCHER partage : ressentis, réflexions et, quelques coquecigrues !

CoolChiZine

Ton Webzine cool, fun et sans chichi

%d blogueurs aiment cette page :