Visite chez d’Éon à Tonnerre

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Visite à la maison natale du chevalier d’Éon, où une journaliste de FR3 Bourgogne est reçue par l’un de ses descendants, lequel met plus en avant les qualités intellectuelles et militaires du doux chevalier, plutôt que son penchant pour le port volontaire d’habits de femme. Si l’on en croit son descendant, il aurait porté la robe à contre coeur … Oh siècle perfide ! qui ne sait pas reconnaitre l’avant gardisme du travestisme assumé d’Éon et son plaisir jouissif d’être considéré(e) comme femme.

https://www.delitdimages.org/visite-de-maison-chevalier-deon-video/

Source : Fr3 Bourgogne
Commentaire : 25.09.17 Lio de France pour DG

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Pour échapper à guerre, il se travestit

NosAnneesFolles

Les tranchées de 14-18. L’horreur. Le bruit. Ou alors un silence qui fait encore plus peur. Paul n’en peut plus. Il se cache avec la complicité de sa femme, Louise, dans une chambre secrète où il étouffe… Qui a l’idée en premier ? Elle : une idée biscornue, extravagante… Et si Paul se travestissait ? Perruqué, maquillé, corseté, Paul devient Suzanne. Et passées la gêne et la maladresse, contrairement à toute attente, à toute logique, devenir femme lui plaît assez. Et même beaucoup. Trop. A la fin de la guerre, Paul, une fois amnistié comme déserteur, continue à séduire dans des soirées chic. Et à se prostituer au bois de Boulogne pour assurer les besoins du ménage. Il devient même le héros d’un spectacle où il joue son propre rôle…

L’aventure – vraie – de Paul Grappe a donné lieu à un essai des historiens Danièle Voldman et Fabrice Virgili, La Garçonne et l’assassin (Payot), et à une bande dessinée de Chloé Cruchaudet, Mauvais genre (Delcourt).

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Par : delitdimages.org
Publié le : 15.06.2017
Film : NOS ANNÉES FOLLES – Bande-annonce officielle
Réalisateur : André Téchiné, sélection officielle au Festival de Cannes
Mise en page : Lio de France pour Double Genre.

ça fait un mois que j’ose pas te le dire …

Lafayette

Une petite découverte, le chanteur Lafayette
interprète la chanson : « Les dessous féminins. »

Pour les « up to date », la version n° 2

Et pour les nostalgiques, la version n° 1

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Directed by : Jack
Chanson « Les Dessous Féminins », de : axel cosnefroy
Publié le : 30.05.2017
Pour Double Genre : Lio de France

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BlasonLaGrandCombe
Pour vos journées, séminaires et weekends de rencontres et d’échanges,
avec d’autres travestis et trans. Ambiance chaleureuse, discrétion et confort.
Rendez-vous et renseignez-vous toute l’année au MAS DE LA REGORDANE
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Trans, femme, robot : couple à trois ?

Martine Rothblatt figure de proue du transhumanisme
Martine Rothblatt figure de proue du transhumanismeDR

Elle a fait fortune deux fois. D’abord en tant qu’homme et, depuis 1994, comme femme. Mais au-delà de son salaire faramineux et de sa transformation, Martine Rothblatt est une figure de proue du transhumanisme qui promet une forme d’immortalité. Parlez-en à son épouse. Mieux, au robot de son épouse…

Dès l’enfance, Martin Rothblatt se sent différent. La faute, pense-t-il, à sa famille juive implantée dans un quartier totalement hispanique de la banlieue de San Diego. Il ne trouve pas sa place, passe sa vie dans les livres et la tête dans les nuages. Après des études de droit, il se passionne pour l’espace et les télécommunications. Au point de créer une société spécialisée dans l’exploitation des satellites et d’avoir une idée de génie : la radio terrestre de papa où l’on perd la fréquence à mesure que l’on s’éloigne de l’émetteur a vécu. Grâce aux satellites, une radio permanente est possible. Sirius entre en Bourse et met à l’abri du besoin Martin Rothblatt et ses deux enfants.

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Martin Rothblatt à 22 ans (en médaillon, à droite) et, aujourd’hui, Martine (au centre) avec sa fille Jenesis et sa femme Bina, en bas, sa représentation robotique, Bina48.© DR

Et sa femme Bina, la grande passion de sa vie, rencontrée en 1979. « C’est mon âme soeur », dit-il. Tant mieux, car il faut au moins ça pour ne pas broncher lorsque Martin lui annonce en 1994 qu’il veut… changer de sexe. « Je t’aime pour ton âme, lui répond-elle, pas pour ta peau. » Au cours du long processus très encadré comprenant visites chez un psychologue et traitement aux hormones, Martin(e) et sa femme apprennent que leur fille de 7 ans, Jenesis, est atteinte d’une maladie rare, l’hypertension artérielle pulmonaire, fatale dans les deux ans.

« Après notre mort, nous vivrons sous la forme d’êtres digitaux. C’est technologiquement inéluctable »

Le seul remède est un traitement très contraignant avec une pompe portative. Pas une solution pour Martine Rothblatt qui n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Elle crée sa propre société pharmaceutique, United Therapeutics, engage le découvreur du seul traitement disponible et le met au travail pour trouver encore mieux. Au passage, Martine (désormais officiellement) se rédige un contrat alignant son salaire sur le prix de l’action. Introduite à 12 dollars, elle en vaut aujourd’hui 112, lui permettant de percevoir un salaire de 38 millions de dollars. De quoi assouvir sa passion, le transhumanisme : l’école de pensée affirmant que l’humanité devra son salut à son imbrication totale avec l’intelligence artificielle. « Notre corps disparaîtra, mais il n’y a aucune raison logique à ce qu’il en soit de même de notre personnalité que l’on pourra conserver sous forme digitale. Et, dans un futur proche, des programmes aussi faciles et accessibles qu’iTunes par exemple permettront de faire revivre une personne d’une autre façon. » Sous une forme unisexe, n’en doutons pas.

Avenir3

Bina48 (comme le visage du robot à l’effigie de sa femme, Bina, et 48 pour 48 « exaflops » à la seconde, la vitesse d’exécution de ce droïde) est une création de Terasem, le mouvement transhumaniste de Rothblatt visant à mettre en pratique sa théorie selon laquelle toute personne pourra être un jour réincarnée dans un monde artifi ciel. Conçu en 2010 et constamment amélioré par Hanson Robotics, Bina48 interagit avec son interlocuteur sur la base de centaines d’heures d’entretiens réalisés avec la vraie Bina, afi n de capturer numériquement sa personnalité à travers ses souvenirs, ses émotions, ses croyances (voir dialogue ci-dessous)… Elle est capable de reproduire 64 expressions du visage. La femme robot est l’avenir de l’homme. R.C.

Texte

COURTE BiOGRAPHiE de Martine Rothblatt

1954
Naissance à Chicago
1982
Epouse Bina
1990
Fonde Sirius, opérateur de communications par satellite
1994
Change de sexe
1995
Publie « L’apartheid des sexes »
2004
Lance son mouvement transhumaniste Terasem

§

ParRomain Clergeat
Publié le : 09.11.2014 à 15:06
Titre Original : « 
LE PDG LE MIEUX PAYÉ D’AMÉRIQUE – Martine Rothblatt, transgenre et transhumaniste. »
Source : Paris Match.com
Edité et publié par : Lio de France sur DG

Kilt et Yoga en vidéo

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Pour une fois, café et yoga font bon ménage 😉

    • Kilted yoga : need we say more? This video has it all ! beautiful scenery, astounding yoga poses, and men in kilts. Finlay is a yoga instructor from Dundee, and Tristan is one of his students. Together, they took to the wilds of Scotland to be at one with nature, and practice some yoga.

1.2 – Yoga en Kilt : est-il besoin d’en dire plus ? Cette vidéo a tous les atouts ! un beau paysage, des poses de yoga étonnantes et des hommes en kilts. Finlay est un instructeur de yoga de Dundee et Tristan est l’un de ses étudiants. Ensemble, ils se sont installés dans les régions sauvages de l’Écosse pour ne faire qu’un avec la nature et pratiquer un certain type de yoga.

1.3 – Finlay Wilson, professor of Scottish yoga and his pupil Tristan Cameron-Harpe put on their most beautiful kilts to go to make yoga in forest. The video is published by the team of BBC Social, a Facebook page which puts in the honor the young Scottish talents. It was realized by the film-maker Anna Chaney. In the middle of brooks, rocks and trees of a Scotland’s forest, both bearded men make several very esthetic postures and as reflect the Zen state of mind of yogistes.

And for those who wonder if Finlay and Tristan respected the Scottish tradition which consists in wearing nothing under her kilt, the answer is at the end of video.

Everything lets especially think that they especially really wanted to show her (nicely ) muscular buttocks.

1.4 – Finlay Wilson, professeur de yoga écossais  et son élève  Tristan Cameron-Harpe ont enfilé leurs plus beaux kilts pour aller faire du yoga en forêt. La vidéo est publiée par l’équipe de BBC Social, une page Facebook qui met à l’honneur les jeunes talents écossais. Elle a été réalisée par la cinéaste Anna Chaney. Au milieu des ruisseaux, des rochers et des arbres d’une forêt d’Ecosse, les deux barbus effectuent plusieurs postures très esthétiques et comme reflètent l’état d’esprit zen des yogistes.

Et pour ceux et celles qui se demandent si Finlay et Tristan ont respecté la tradition écossaise qui consiste à ne rien porter sous son kilt, la réponse se trouve en fin de vidéo.

Tout laisse surtout à penser qu’ils avaient surtout très envie d’exhiber leurs fesses (joliment) musculeuses.

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2.1 – Même David Duchovny a porté un kilt, lors d’un show TV en 2010

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Vidéo Kilted yoga : Source Youtube, ajoutée le 20.02.2017
Vidéo Duchovny : Source Youtube.
Montage par : Lio de France / Double Genre.

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Pensez-vous comme un homme ou une femme ?

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Madame Irma, film français de Didier Bourdon et Yves Fajnberg (6.12.2006)

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hommes et femmes

Moi aussi… Moi plus…
1001 différences homme-femme

(présentation de livre)
Par Yvon Dallaire, Psychologue
Québec, Québec, Canada.
Voir ma page Psycho-Ressources
(Editions Option Santé)

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À propos du titre

Moi aussi… Moi… plus. C’est en écoutant des femmes et des hommes discutant entre eux que j’ai eu l’idée de ce titre. Lorsque plusieurs femmes sont réunies, celles-ci parlent généralement de leur vécu et surtout de leur vécu intime et relationnel, parfois professionnel. Les femmes échangent leurs états d’âme et elles le font souvent en même temps : « Hé ! Moi aussi, je vis ça comme ça. » ou « Oui, moi aussi, je pense ça. » « Le mien aussi, il est comme ça. » Les femmes se confirment et se confortent l’une l’autre dans leurs propos. Et elles semblent grandement apprécier cette façon de communiquer.

Lorsque plusieurs hommes discutent ensemble, ceux-ci parlent généralement de ce qu’ils ont fait et de leurs prouesses. Ils parlent rarement de leurs mauvais coups ou de leurs sentiments. Ils vont de surenchère en surenchère. « Ce n’est rien ça ; si tu m’avais vu l’autre jour… » « Le meilleur coup de ma vie, c’est quand… » Et de parler du plus gros saumon pêché, des performances de leur nouvelle voiture, de la victoire de leur équipe grâce à leur but, du coup d’argent qu’ils viennent de réaliser, des charmes de leur dernière conquête, de la façon dont ils dirigeraient le monde… Les hommes se comparent les uns les autres. Et ils semblent grandement apprécier cette façon de communiquer.

C’est lorsque la femme veut échanger avec l’homme qui adore argumenter que les difficultés de communication commencent et que se creuse un fossé d’incompréhension. Ce livre veut combler ce fossé et aider les hommes et les femmes à surmonter leurs difficultés pour vivre en plus grande harmonie.

L’autre sexe : opposé ou complémentaire

L’homme et la femme sont égaux et… presque semblables. En fait, nous sommes plus identiques que différents. On pourrait comparer l’homme et la femme a deux logiciels de traitement de texte possédant chacun leurs spécificités. Nos ressemblances constituent 97,83 % de notre nature humaine : hommes et femmes ont deux jambes, deux bras, un corps, une tête et leurs vies tournent autour des mêmes dimensions : personnelle, relationnelle, professionnelle et parentale. Leurs besoins sont sensiblement les mêmes : survivre, aimer et être aimé, s’épanouir, se reproduire. Leurs peurs aussi. Leurs cerveaux ont les mêmes structures…

Les hommes et les femmes sont semblables, mais ils sont aussi différents. Ni pires, ni meilleurs, différents. Nous viendraient-ils à l’idée, en ce XXIe siècle, de déclarer une race supérieure à l’autre. Pourquoi essayer de le faire pour le sexe ? Sinon par pure mauvaise intention politique, afin d’obtenir du pouvoir.

Ces différences homme – femme, quoique minimes, sont par contre toujours présentes, tout le temps, et surtout aux moments où l’on s’y attend le moins. Même en le sachant, il n’est pas toujours facile de percevoir ces différences et, surtout, de les transcender. Dans toute conversation homme – femme, le malentendu n’attend qu’une étincelle pour surgir, le conflit se cache derrière chaque mot, chaque intonation. Les amants sont assis sur un baril de poudre ; les parents sont sous tension constante ; les professionnels se surveillent l’un l’autre… Pourtant, comme le dit si bien Gabrielle Rolland (1) « Jouer sur la différence, c’est accepter l’autre, mais c’est aussi s’accepter dans sa spécificité ».

D’où nous vient donc cette différence de 2,17 %. De la culture ? À cause de notre conditionnement éducatif, comme le croit la psychologie dite « culturaliste », toujours prête à tout « psychologiser » ? Non, la source de cette différence réside dans notre nature humaine, dans notre code génétique, dans nos atavismes. Tous les êtres humains partagent vingt-trois paires de chromosomes. Vingt-deux paires sont identiques ; une seule, la paire sexuelle, est différente. Le code génétique de la femme est constitué de deux X, celui de l’homme d’un X et d’un Y.

Plusieurs espèces vivantes sont unisexuées, chaque individu remplissant les mêmes tâches que tous les autres membres de l’espèce. D’autres espèces sont bisexuées en ce sens que les deux membres de ces espèces se sont partagé certaines tâches ; quelques-unes de ces tâches sont interchangeables, d’autres sont immuables (la grossesse, par exemple). D’autres formes de vie possèdent trois, quatre ou même cinq formes sexués ; dans ces cas-là, la répartition des tâches est très spécialisée et quelque peu rigide : la reine abeille ne peut que se reproduire, le faux-bourdon qu’ensemencer la reine et les ouvrières et les soldates que travailler ou défendre la ruche. Quelques rares espèces sont hermaphrodites (2).

Notre espèce est évidemment bi-sexuée, composée d’un homme et d’une femme. Qu’est-ce qui fait qu’un homme est un homme ? Qu’est-ce qui fait qu’une femme est une femme ? En quoi le Y est-il différent du X. Même en acceptant que le sexe féminin puisse être le sexe de base de l’espèce humaine, la création du sexe masculin constitue une amélioration évolutive. La bi-sexualité semble en effet représenter la meilleure stratégie de survie des espèces. Le deuxième X confirme chez la femme le premier X et fait d’elle le sexe fondamental, sexe reconnu par le même sexe : « moi aussi ». Le deuxième chromosome de l’homme, son Y, le différencie de ce sexe fondamental : ce qui fait donc qu’un homme est un homme parce qu’il n’est pas une femme, d’où « moi plus ».

Le masculin est donc différent du féminin. D’où la nécessité pour le petit garçon de s’éloigner de sa mère, de se différencier d’elle, pour devenir un homme, avec l’aide ou non de son père. Dans les sociétés dites primitives, les enfants étaient laissés à la garde de leur mère pendant leur enfance. Puis, les garçons, et seulement les garçons, devaient passer vers 14-15 ans une épreuve, une initiation, qui leur permettait, s’ils y survivaient, d’être admis dans le monde des hommes. À cette époque, les sexes étaient souvent séparés et avaient des tâches bien précises, comme le démontrent les études anthropologiques et archéologiques. Aujourd’hui, ces initiations n’existent plus et les fonctions et rôles sexuels sont de plus en plus confus.

Il existe encore quelques irréductibles (3) qui nient ou réfutent (sans jamais vraiment y parvenir) les différences homme – femme en présentant l’androgyne, ou la gynandre, comme le sexe supérieur et l’idéal à atteindre. N’oublions pas qu’androgyne et gynandre sont synonymes d’hermaphrodite ; or, qu’on le veuille ou non, l’être humain est bisexué et cette bisexualité s’exprime par tous les pores de sa peau et dans tous les domaines de sa vie, puisque chaque X ou Y se retrouve dans chaque cellule humaine.

La source de nos différences résident aussi dans nos trois (ou six) millions d’années d’évolution. L’homme toujours à la chasse, sur ses gardes, concentré sur sa survie physique et celle des siens, déployant son ingéniosité à traquer ses proies, en silence, se coupant de ses sensations pour résister au froid, à la chaleur et à l’inconfort, ravalant ses peurs d’être dévoré par les autres prédateurs, devant se repérer pour ne pas se perdre, stimulant avec les autres hommes son esprit de combativité, scrutant l’horizon, développant ainsi sa force physique et ses réflexes… Tout ça, ça conditionne un homme et ça s’inscrit dans sa nature.

La femme souvent enceinte, vivant dans la caverne avec les autres femmes et enfants, devant apprendre à cohabiter dans un espace restreint, anticipant tout danger potentiel, surveillant le feu, nourrissant ses enfants à même ses réserves corporelles, attendant les chasseurs pour refaire ses forces, paniquant au moindre bruit suspect, cueillant tout ce qui est comestible, goûtant à tout, se réconfortant l’une l’autre, attendant impatiemment le retour de l’homme, développant ainsi sa force émotive et ses sens… Tout ça, ça conditionne une femme et ça s’inscrit dans sa nature.

Et ce, pendant trois (ou six) longs millions d’années. Nos conditions de vie ont certes grandement évolué depuis vingt mille ans, moment où nous sommes passés du nomadisme à la sédentarité, et surtout depuis cent ans, moment où nous sommes passés, du moins dans les pays développés, de sociétés agricoles et industrielles à des sociétés post-technologiques basées sur l’échange d’information. Mais, pour la plupart d’entre-nous, nous réagissons encore par des atavismes datant de l’âge des cavernes. Ces cavernes ont été remplacées par des maisons, mais nos comportements ont peu évolué. On ne change pas l’hérédité humaine (son code génétique et son code ADN) comme ça, en 30 ans de féminisme, même radical. Peut-être, dans l’avenir. Mais pour le moment, il existe encore des différences homme – femme comme le constatent facilement tous ceux, c’est-à-dire nous tous, appelés à interagir avec l’autre sexe, dit sexe opposé.

Nos différences sexuelles prennent aussi leur source dans la sexualisation du cerveau, laquelle s’effectue avant même la naissance des petits humains. Le cerveau des garçons est imprégné de testostérone, celui des filles d’œstrogène. Cette sexualisation hormonale est confirmée à l’adolescence lors de la poussée pubertaire. Il serait peut-être exagéré de dire que tous nos comportements masculins ou féminins adultes sont prédéterminés, mais on peut certes croire qu’ils sont canalisés dans une certaine direction.

Il n’y a aucun doute, non plus, que ces différences puissent être conditionnées culturellement. Des expériences ont démontré que le bébé habillé de rose est « plus belle » et celui habillé en bleu, « plus costaud », indépendamment du sexe du bébé ainsi habillé. Certaines de ces influences sont locales, d’autres universelles. Par exemple, le maternage est universellement encouragé chez la fille, et l’agressivité, chez le garçon. Finalement, peu importent les avis, il est impossible de séparer les influences de la nature de celles de la culture. Les différences sexuelles sont probablement le résultat d’une influence combinée de nature et de culture.

Quel est l’intérêt de connaître et d’accepter ces différences même si, nous le répétons, l’homme et la femme sont plus semblables que différents ? L’homme ne vient pas de Mars et la femme de Vénus, les deux sont terriens. À quoi peuvent bien nous servir la reconnaissance et l’acceptation de ces différences ? Saviez-vous que le Marocain rote après le repas pour manifester son appréciation, que le Japonais laisse toujours de la nourriture dans son assiette, que pour l’Espagnol le mot mañana ne veut pas réellement dire demain, mais plutôt « pas maintenant », que pour le Portugais le pouce levé a la même signification que le majeur levé, que le Grec soupe (le Français dîne) très tard… L’ignorance de ces subtilités peut occasionner des incompréhensions et même des conflits. Alors, si la connaissance de différences culturelles permet d’entretenir des rapports de bon voisinage, la connaissance et surtout l’acceptation des différences sexuelles pourrait peut-être faciliter l’harmonie conjugale et professionnelle, puisque maintenant les femmes travaillent aussi à l’extérieur.

Par exemple, les femmes pourraient cesser de croire que l’homme veut toujours tout contrôler ou avoir le dernier mot si elles se rendaient compte que l’homme veut tout simplement savoir qui dirige la situation à ce moment-ci, afin de mieux utiliser son temps et son énergie : prendre le leadership ou se mettre au service de l’autre. Les hommes pourraient cesser de croire que les femmes compliquent tout ou critiquent tout le temps s’ils comprenaient vraiment que la femme recherche a la fois relation, communication, collaboration et intensité et que c’est pour cela qu’elle veut savoir ce qu’il veut ou ce qu’il ressent et qu’elle lui exprime ses états d’âme.

Or, il existe plus de différences entre les hommes et les femmes qu’entre les cultures. Le macho québécois ressemble plus au mec français, au cowboy américain et au samouraï japonais qu’à la « féminaziste » (4) québécoise qui, elle, ressemble plus à la nana française, à la mégère américaine ou à la geisha asiatique. Les hommes et les femmes, contrairement à leur croyance, ne parlent pas du tout le même langage, même s’ils utilisent la même langue. Et pourtant les thérapeutes les convainquent que la communication est nécessaire au bonheur conjugal. Les hommes et les femmes se parlent et tentent de communiquer, mais le problème est qu’ils ne se comprennent pas parce qu’ils ne disent pas et n’entendent pas la même chose. « Je t’aime ! » dit l’homme. « Moi aussi. » répond la femme. Ont-ils vraiment dit la même chose ? Ont-ils vraiment exprimé le même sentiment ? Le même désir ? Si oui, pourquoi, alors que l’homme commence à la caresser, la femme réagit-elle en disant « Est-ce moi que tu aimes ou seulement mon corps ? ».

Les différences énumérées tout au long de ce livre ne sont pas tout à fait noires ou blanches. D’ailleurs, aucune des caractéristiques décrites n’est exclusivement masculine ou féminine ; ces traits sont plutôt prioritairement masculins ou féminins. Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin ; certaines femmes se retrouveront parfois dans la description du masculin. Ces différences ne sont parfois qu’une question d’intensité. La loi du 80-20 s’applique ici aussi. Par exemple, l’on sait que 80 % des demandes de conversation dans un couple sont le fait des femmes, que 80 % des dépendants émotifs sont en fait des dépendantes émotives, que 80 % des parents qui s’investissent à fond dans l’éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20 % des hommes. Alors que 80 % des hommes préfèrent aimer en silence, que 80 % de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s’investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels… on retrouve aussi un certain pourcentage de femmes qui manifestent ces tendances.

La culture vient parfois contrecarrer l’expression naturelle de la masculinité et de la féminité, ou du moins la rendre problématique. Certains hommes et certaines femmes ont aussi bien intégré les différences homme – femme et peuvent s’adapter facilement lorsqu’ils sont en relation avec d’autres hommes ou d’autres femmes. Ces personnes ne sont pas androgynes ou gynandres pour autant : ils ont tous simplement appris à parler deux langues ; ils ont parfaitement intégré leur masculinité ou leur féminité et se sont mis à l’écoute attentive et respectueuse du sexe dit opposé, et surtout complémentaire.

Aucun des lecteurs et lectrices ne se retrouvera donc toujours à la gauche (côté femme) ou à la droite (côté homme) de ce livre. Mais n’en déplaise aux chercheurs d’androgyne ou de gynandre, le meilleur représentant du principe masculin reste encore l’homme, même si certaines femmes, surtout celles élevées dans un monde exclusivement masculin, peuvent se retrouver davantage dans la description de la masculinité. N’en déplaise aux féministes radicales, la meilleure représentante du principe féminin reste encore la femme, même si certains hommes, surtout ceux élevés dans un monde exclusivement féminin, peuvent se retrouver davantage dans la description de la féminité.

Il se peut que vous trouviez certaines caractéristiques de l’autre sexe quelque peu répréhensibles, mais celles-ci sont généralement positives pour le sexe en question. Par exemple, les femmes peuvent déplorer l’esprit de compétition de l’homme, mais c’est cette compétition qui amène les hommes à se surpasser et à atteindre les plus hauts sommets, que ce soit l’Everest, les sports extrêmes, le fait d’être Premier Ministre ou d’aller bientôt sur Mars. Les hommes peuvent trouver agaçants les « mémérages » des femmes, mais c’est comme cela qu’elles tissent des liens, qu’elles comprennent leurs semblables (et vous par la même occasion), qu’elles deviennent psychologues et apprennent à prendre soin des autres.

Tout ce qui suit n’est pas basé sur des stéréotypes ou des préjugés sexistes, mais sur les résultats des recherches scientifiques en neuropsychologie, en psychologie différentielle des sexes et en anthropologie. Tout ce qui suit a été scientifiquement prouvé et empiriquement expérimenté par la majorité des hommes et des femmes le moindrement à l’écoute de l’autre. Les réactions sont féminines ou masculines et ces différences sont confirmées par les recherches sur les hormones, le scanner, l’imagerie à résonance magnétique (IRM), les analyses sanguines, la dissection de cerveaux de cadavres, l’observation des conséquences des traumas cérébraux et des malformations génétiques (syndrome de Klinefelter ou de Turner) (5), l’étude des hermaphrodites et des transsexuels. Le déchiffrage actuel de notre ADN tend lui aussi à prouver le bien-fondé des tendances masculines et féminines.

Les hommes et les femmes, quoiqu’on en dise, sont désespérément différents dans certains aspects de leur être. Et c’est tant mieux. Nous pouvons ainsi éprouver du désir pour la différence et nous compléter grâce à ces différences. Non pas dans le sens que chaque être humain ne constitue qu’une moitié et qu’il doive nécessairement trouver son autre moitié (son âme sœur disent plusieurs) pour exister totalement et être finalement heureux. Non, parce que les recherches démontrent que les couples heureux sont formés par deux êtres autonomes, responsables d’eux-mêmes, libres et heureux (qu’ils vivent seuls ou en couple). Chaque être humain est une totalité en soi.

Le féminisme, légitime dans ses revendications, a tout faux lorsqu’il s’agit de différences. Ou bien, il minimise ces différences pour nous faire accroire que les femmes peuvent faire autant, sinon mieux que les hommes. Ou bien, il accentue ces différences pour nous faire croire que les hommes sont le côté sombre de l’humanité et les femmes, le côté lumineux. Ces féministes se sont stupidement convaincues qu’elles étaient semblables aux hommes et ont réussi à convaincre des hommes qui, pour leur plaire, sont devenus « roses », renonçant ainsi à leur masculinité et s’aliénant les femmes qui, autour d’eux, ne sont excitées que par de vrais hommes, des hommes qui se tiennent debout (6).

Pendant trois (ou six) millions d’années, personne n’a mis en doute les rôles sexuels différents des hommes et des femmes. Puis, survint la psychologie culturaliste autour des années 50 qui, suite aux découvertes de la psychologie behaviorale, affirma que tout était une question de conditionnement et que l’être humain était malléable. Le féminisme en a fait son cheval de bataille pour faire avancer sa prémisse d’égalité-similarité-parité. Il s’agit de donner à l’enfant la bonne stimulation pour en faire ce que l’on veut. Des poupées aux petits garçons, des camions aux petites filles, et le tour est joué, une nouvelle race d’humain apparaît. Force nous est, aujourd’hui, de reconnaître les erreurs de ce paradigme : les hommes et les femmes ont des limites aux changements qu’ils peuvent subir. Les hommes ne peuvent apprendre à « materner » leurs enfants, tout comme les femmes ne peuvent devenir les modèles d’identification des garçons, sous peine de sévère conflit d’identité de ceux-ci. Les pères ne peuvent que « paterner » et les mères servir de modèle d’identification à leurs filles. Seul le semblable peut confirmer le semblable.

De plus, comme le dit Joe Tanenbaum,
« L’homme et la femme confondent constamment égalité et similarité. Pour la femme être traitée en égale par l’homme signifie être traitée par lui de la même façon qu’elle le serait par une autre femme. Mais lorsque les hommes traitent vraiment les femmes en égales, elles se sentent insultées, car elle ne veulent pas être traitées de la même façon qu’un homme en traiterait un autre. » (7)

Le sexisme n’est pas toujours là où le voit.

Alors, au risque de me faire traiter de rétrograde, de macho ou phallocrate, ou, pire encore, de misogyne, voici ce que la nouvelle et scientifique psychologie différentielle des sexes a constaté. En espérant que ces informations puissent faire disparaître la grande confusion existant autour de l’identité sexuelle, féminine ou masculine, permettant ainsi une meilleure harmonie dans nos foyers. Peu importe les commentaires, il n’y a aucun sexisme, ni aucun anti-féminisme dans les propos suivants : il n’y a que des faits, des faits et encore des faits, scientifiquement prouvés. N’y voir aucun jugement de valeur ou de tentative de normalisation, juste des tendances différentes.

Amusez-vous bien ! Mais n’oubliez jamais que nous sommes tous, au départ, des êtres humains… presqu’identiques.

Note au lecteur. Pour profiter au maximum du contenu de ce livre, il vous faut lire la phrase sur la page de gauche (côté féminin), puis celle sur la page de droite (côté masculin). Sauf pour le chapitre 17 sur Les couples heureux.

Références

1. En préface du livre d’Adrienne Mendell, Travailler avec les hommes, InterÉditions, Paris, 1997, 208 p.

2. Pour une discussion plus approfondie des sexualités, consultez le chapitre premier de mon livre Homme et fier de l’être.

3. Entre autres, Philippe Turchet débute son livre Pourquoi les hommes marchent-ils à la gauche des femmes ? par une charge à l’emporte-pièce contre les résultats des recherches en psychologie différentielle des sexes, disant que si les hommes et les femmes se quittent c’est à cause d’un « syndrome d’amour », et non pas à cause de leurs différences. Or, si les hommes et les femmes n’étaient pas différents, la majorité des hommes n’auraient pas une tendance naturelle à marcher à gauche des femmes, et les femmes à droite, lorsqu’ils deviennent amoureux et se trouvent aux prises avec ce syndrome. Turchet n’aurait jamais pu démontrer sa thèse, puisque que les hommes et les femmes marcheraient indifféremment à gauche ou à droite, amoureux ou non, ou tous et toutes chercheraient à marcher à gauche ou à droite. Ironie du sort, son livre m’a permis de confirmer et rajouter quelques différences.

4. Néologisme de plus en plus utilisé pour décrire la féministe radicale ou intégriste.

5. Le syndrome de Klinefelter se manifeste par la présence d’un 3e chromosome (XXX ou XYY) et celui de Turner par l’absence du 2e chromosome (XO). À noter que YYY et YO sont des impossibilités biologiques.

6. Il est surprenant de constater jusqu’à quel point les féministes radicales attirent les machos et sont attirées par eux.

7. Tanenbaum, Joe, Découvrir nos différences, p. 40.


Pour en savoir davantage sur les différences homme-femme

Dallaire, Yvon,
– Moi aussi… Moi… plus, 1 001 différences homme-femme, Éd. Option Santé, Québec, 1996, 192 p.
– Homme et fier de l’être, Éd. Option Santé, Québec, 2000, 334 p.
– Chéri, Parle-Moi… Dix règles pour faire parler un homme ? Éd. Option Santé, Québec, 1998, 144 p.
– S’aimer longtemps ? L’homme et la femme peuvent-ils vivre ensemble ? Éd. Option Santé, Québec, 1996, 192 p.

DeAngelis, Barbara, Les secrets sur les hommes que toute femme devrait savoir, Éd. Edimag, Montréal, 1993, 318 p.

Durben-Smith, Jo et Diane Desimone, Le sexe et le cerveau, La réponse au mystère de la sexualité humaine, Éd. La Presse, Montréal, 1985, 272 p.

Fisher, Hélène, Histoire naturelle de l’amour, Instinct sexuel et comportement amoureux à travers les âges, Éd. Robert Laffont, Paris, 1994, 458 p.

Gray, John, L’homme vient de Mars, la femme vient de Vénus, Éd. Logiques, Montréal, 1994, 327 p.

Tanenbaum, Joe, Découvrir nos différences entre l’homme et la femme, Éd. Québécor, Outremont, 1992, 234 p.

Tannen, Déborah Décidément, tu ne me comprends pas, ou Comment surmonter les malentendus entre hommes et femmesI, Éd. Robert Laffont, Paris, 1993, 350 p.
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© Tous droits réservés – Éditions Option Santé – Yvon Dallaire

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Première publication le : 04.02.2017 | 07:30
Source du test : Memorado
Source de l’article :  Yvon Dallaire – Editions Option Santé
Psycho Ressources.com © Tous droits réservés
Mise en page par Lio de France / Double Genre.

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Êtes-vous col roulé ou décapoté ?

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Je suis arrivé sur cette chaîne comme beaucoup d’autres, grâce à une autre vidéo qui n’avait à priori rien à voir puisqu’elle évoquait un certain passage du pouvoir politique à la Maison blanche aux States, mais bon, on vous en a assez bassiné ; aussi la surprise passée, cette vidéo m’a beaucoup plu.
La façon du présentateur (Pouhiou NoéNaute Pouhiou NoéNaute), de s’exprimer sur le sujet est surtout très impressionnante !

Pas de vulgarité, beaucoup de subtilité, bref le type est très cool. Je ne sais pas si c’est seulement du au fait qu’il est en face de la caméra, mais il arrive à parler de sexe en public sans gêne, et c’est certes un avantage majeur !

Voici cette vidéo que je trouve plutôt bien faite, pas triviale, instructive et cool pour tous ceux qui ont des rapports sexuels … alternatifs 😉

Avant lui, un certain Pierre Perret, chanteur de son état, avait défrayé la chronique en lançant sa chanson « Le Zizi » en nous promettant de « tout nous dire » sur la bestiole, ce qui, pour en revenir à la politique, ne fut pas du tout au goût de Tante Yvonne, la « meuf à Charles » (de Gaulle) qui fit tout ce qui était en son pouvoir pour faire interdire cette chanson à la radio. Mais en vain, le succès fut foudroyant et aujourd’hui encore, tout le monde s’en souvient.

Alors, vous vous remercier de m’avoir lue, voici un petit karaoké du Zizi à Perret 😉

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Par : Lio de France
Publié le : 27.01.2017

NdÉ (Note de l’éditeur) : Vous pouvez réagir à cette vidéo humoristique, provocatrice, mais tellement véridique, en ajoutant un commentaire. (cliquer sur le lien : « Laisser un commentaire/Entrez votre commentaire », situé en bas de page).


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Des poupées qui vous mettent en transes

dollsf2Préambule : définition du mot transe

  • État d’exaltation de quelqu’un qui est transporté hors de lui-même et hors du monde réel ; convulsions, manifestations extérieures marquant cet état. (www.larousse.fr/dictionnaires/francais/transe/79090)
  • La transe est un « état second », « ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale » (Georges Lapassade, La transe, PUF, 1990, p. 3).

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Message de Jean, un petit nouveau (sur un Forum en août 2016)

Bonjour à tous, je m’appelle Jean (prénom modifié), j’ai maintenant 26 ans. Je regarde, me renseigne sur ces poupées, depuis maintenant [plus de] 4 mois. Que peuvent t-elles m’apporter ? que vais-je faire avec ? Pourquoi cet achat ? Suis-je fou ?

Voici les questions que je me pose régulièrement, et que toute personne, qui n’a pas de difficulté à se remettre en question, peut se poser.

La satisfaction ? une présence semi-physique à la maison, un réconfort, le besoin d’être regardé par une fille qui ne juge pas.

Au delà d’une poupée sexuelle, je vois là un moyen de me vider la tête, avec un jouet, un hobby ? comment on pourrait appeler ça ? une adoration ?

Cet achat est pour moi un moyen de m’exprimer, je vais pouvoir faire des photos originales de mon modèle et essayer de partager mon travail avec une nouvelle communauté, les Dolls lovers ??? ha ha ! les « consommateurs » de Dolls ont-il un nom ?

J’ai déjà hâte de lui acheter des petits cadeaux pour la mettre en beauté. Faire plaisir à mon bout de silicone, me donne envie de vivre… L’expliquer ? on n’est tous victimes plus ou moins d’une société qui n’est pas à notre goût. Les choix de chacun varient.

L’un s’achète une voiture de sport et l’autre une poupée sur-mesure, de sa chanteuse préféré par exemple.

La plupart des hommes ont du désir, pour un homme ou bien pour une femme. N’est-il donc pas normal, de pas être indifférent à la beauté d’une jolie poupée en silicone ? non ? Je pense simplement que les gens qui jugent les consommateurs de poupées comme des malades mentaux, sont extrêmement fermés d’esprit.

De vous à moi, entre homme, je me fais souvent moquer de moi, quand j’avoue regarder des films pornographique ou bien d’avoir des sextoys chez moi. Pourquoi ?

Ce devrait être normal, on a tous nos pulsions ; à croire que les leurs sont différentes…

Je veux pas refaire le monde, je peux pas le refaire, avec un peu d’esprit et une mentalité évolutive, nos possibilités en seront élargies. Ne pensez-vous pas que l’humanité est en péril ?  ??? ha ha !

Je vais sans doute un peu loin dans mon message, mais ça m’a fait plaisir de partager quelques ressentis sur ces poupées, les gens, le reste du monde…

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Réponse de Syvie qui possède 2 poupées réalistes :

Hello Jean !

Eh oui, surprise ! c’est une femme qui te répond.

Toutes les questions que tu poses sont légitimes, mais tu t’en poses trop, je crois.  Dans la vie, on peut absolument tout faire, tant que cela ne nuit pas aux autres.

Observe un enfant qui joue avec sa poupée.  Il l’habille, la déshabille, l’engueule, la console, la promène, la chérie, la punit, etc…   Et pourtant, quel que soit son âge, il sait très bien que ce n’est qu’un morceau de plastique.  C’est la même chose avec des poupées sexuelles grandeur nature.  C’est nous qui perdons cette capacité de l’enfant à rêver et à inventer.

Pour moi, il est plus fou de s’acheter une bagnole de 60 mille euros, qu’une poupée et celui-là pense sûrement l’inverse.  On fait ce que l’on  veut !

Quand tu auras ta poupée, tu cesseras de l’appeler « mon bout de silicone ».  Tu lui donneras un prénom et tu t’attacheras peu à peu à elle.  C’est toi qui lui donnera vie, pour qu’elle soit une vraie présence.

J’ai deux poupées et je passe mes nuits avec elles.  J’imagine mal dormir seule : ce sont mes chéries.

Ne te compliques pas la vie et aime ta poupée, à la manière dont tu voudras.

Seulement, comme les enfants dans une cour de récréation peuvent se moquer des autres et être méchants, tu n’es pas obligé de crier sur les toits et dans tout le quartier que tu possèdes cette poupée.  Beaucoup de gens sont méchants, parce qu’ils sont fermés.

Si tu veux faire des photos de ta belle, n’en prends pas une trop grande.  Les miennes font 158 cm et pèsent 34 kg chacune.  C’est lourd pour les installer ! Que ta poupée t’apporte beaucoup de plaisir et de bonheur. Sylvie.  ;)

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Message de Dominique, modérateur et responsable après vente.

Salut Jean,

Il ne faut pas « avoir peur » de passer pour un fou, ou un pervers en faisant l’acquisition d’une doll (poupée en anglais). C’est encore assez nouveau pour le grand public, mais si on compare cela aux sextoys pour femmes [et hommes Nde 😉 ] qui sont eux très bien acceptés depuis peu ; il est normal que les hommes aient eux aussi de quoi se faire plaisir !

Personnellement, je pense qu’une femme grandeur nature en silicone (ou en TPE, soit : élastomères thermoplastiques), c’est quand même mieux qu’un simple godemichet ou vibromasseur. Niveau perversion cela devrait être perçu à l’inverse, la femme n’a son jouet que dans la partie du corps de l’homme qui l’intéresse seulement [Eh ! mais elle peut s’offrir un mec en TPE ou silicone, et tout équipé 😉 Nde] !

Bon il y a les Fleshlight pour les hommes (Fleshlight est une marque de masturbateur manuel pour hommes en forme de vagin ou autres orifices naturels. L’objet tire son nom d’un jeu de mots entre flesh et flash(light), du fait que le dispositif est inséré dans un boîtier en forme de lampe torche), mais si on a les moyens, une femme « au complet » offrira bien plus qu’un sextoy classique, autre qu’au niveau sexuel, j’entends. ;)

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Postscriptum de Sylvie

Dominique a tout à fait raison, Jean.  Les choses évoluent quand même.  Tous les membres de ma famille et de ma belle famille, ainsi que quelques autres personnes, savent que j’ai ces deux poupées.  Au pire, je passe pour une originale, mais sans plus.  Je n’ai jamais serré un sextoy dans mes bras, mais c’est vrai que s’endormir la tête posée sur les seins moelleux, doux et tièdes de l’une de mes poupées, [et mettre ma main sur les fesses de l’autre] est une expérience que je te souhaite de vivre. Sylvie  ;)

2 VIDÉOS en BONUS : la poupée du futur.

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Par : Lio  de France
Publié sur DG, le : 23.01.2017
Publié sur Forum DF : 24.08.2016

Julien Lepers travesti en Nabila

Julien Lepers, travesti sexy en Nabilla : La bimbo, « jalouse », réagit !

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir un extrait du spectacle de France 2

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Julien Lepers travesti en Nabilla Benattia, le 25 décembre 2015 sur France 2 dans « Ze Fiesta ! ».

Le présentateur culte – et désormais sexy, contre toute attente !- a fait forte impression en ce jour de Noël 2015…

Vendredi 25 décembre, les téléspectateurs de France 2 avaient rendez-vous avec [l’émission] Ze Fiesta ! de Patrick Sébastien dès 20h50.

Afin de divertir les Français en point d’orgue de ce jour de Noël, l’homme de télévision de 62 ans a mis les petits plats dans les grands à l’Olympia en invitant de nombreux artistes à se « transformer »…

Ainsi, au bout de quelques minutes d’émission, c’est Nabilla qui a fait sa venue sur scène !

JukienLepers2016

Une Nabilla Benattia quelque peu originale puisqu’interprétée magistralement par… Julien Lepers, le futur ex-animateur de Questions pour un champion (très prochainement écarté par la nouvelle direction de France Télévisions).

Visiblement, l’animateur de 66 ans a bien entendu le message de sa direction, qui entend rajeunir et « féminiser » son émission culte après son départ

Devant ce spectacle inattendu, Nabilla elle-même n’a pas pu s’empêcher de réagir après cette prestation habitée. En voyant son double en jupe courte, sur ses talons hauts et arborant fièrement un joli décolleté, la bombe de 23 ans a tweeté, très amusée : « Vous êtes encore plus canon que moi M. Lepers ! Je suis jalouse de vous !!!!! »

De nombreux internautes n’ont pas hésité à faire savoir qu’ils aimaient la liberté de ton de celui qui a animé Questions pour un champion durant 27 années sur France 3.

« Les jours passent, et ce mec est de plus en plus magique« ,
« Voulez-vous m’épouser ?« ,
« Pour vous remplacer à #qpuc, c’est la remplaçante idéale. Pour féminiser, y’a pas mieux !« ,
« Plus belle que Caitlyn Jenner !« ,
peut-on lire dans les premières réactions sur Twitter.

Découvrez la prestation de Julien Lepers dès à présent dans notre player vidéo !

Le 26 Décembre 2015 – 11h28

Source : PurePeople.com

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2 minutes pour saluer tous les genres

Un député allemand raille un projet de loi sur la diversité des genres!

Download PDF

En réponse au projet de loi sur la diversité des genres proposé par le Parti Vert, un député du parti eurosceptique allemand AfD (Alternative pour l’Allemagne) a répondu au sein de parlement avec un discours quelque peu provocateur. Pendant deux longues minutes, il a énuméré  tous les genres, une bonne soixantaine, avant de livrer succinctement l’opinion de son parti sur le sujet.

Talons Aiguilles de Pedro Almodovar

LetalTalonsAiguilles
Tacones lejanos, Película de Pedro Almódovar

Avec sa couleur rouge omniprésente, ce film transpire d’une passion presque suffocante. Puis il y aussi tous ces regards intenses et ces gros plans sur les acteurs qui achèvent de créer une ambiance des plus électrique, suggérant ainsi une multitude de sentiments refoulés.

Titre original / français / anglais Tacones lejanos / Talons Aiguilles / High Heels
Réalisation, scénario et production Pedro Almodóvar
Dirigé par / Musique de J. François FonluptRyuichi Sakamoto
Photographie / Montage / Décors
Acteurs et actrices principaux Victoria Abril / Marisa Paredes / Miguel Bosé /
Genre Mélodramatique et policier
Producteurs Agustin Almodóvar, el Deseo SA, Ciby 2000
Récompense César 1993 du meilleur film étranger

Ce film, sorti en Espagne Drapeau de l'Espagne le 23 octobre 1991 et en France Drapeau de la France le 15 janvier 1992, Talons Aiguilles appartient déjà au panthéon des films cultes du travestisme et a obtenu le prestigieux  César 1993 du meilleur film étranger.

Ici, nous ne parlerons pas de la merveilleuse actrice Victoria Abril (Rebeca), ni de Marisa Paredes (Becky del Paramo), d’autres l’ont fait avant nous et de belles façon, mais évoquerons ce qui est le sujet principal de notre blog Double Genre : le travesti, remarquablement interprété par Miguel Bosé (en V.F. avec la voix d’ Emmanuel Jacomy) qui est à la fois le méthodique juge Domínguez, l’indicateur de police Hugo et la sublime Letal, un travesti et transformiste qui rend hommage à son idole Becky del Paramo, en se produisant dans une boite de nuit madrilène.

Marisa Paredes, interprète Becky Del Paramo, célèbre chanteuse pop des années 60 qui se sachant atteinte d’une grave maladie de cœur, souhaite avant de mourir, rentrer à Madrid, sa ville natale et donner un concert d’adieu. Elle espère surtout se réconcilier avec sa fille Rebeca (Abril), négligée depuis sa plus tendre enfance et qu’elle retrouve mariée à Manuel, l’un de ses anciens amants, un égoïste et sans scrupule qui dirige une chaine de TV, trompe sa femme avec Isabel, l’une de ses présentatrices et lui propose de même de reprendre leur ancienne relation. Mais une nuit, Manuel est assassiné…

Bande originale de Talons Aiguilles : en V.O. c’est si bon 😉

Miguel Bosé, alias le juge Dominguez, se dit que tout cet imbroglio à de quoi donner des envies de meurtre ? Oui, mais à qui ? Becky, Isabel ou Rebeca … ? L’intrigue tourne autour de l’identité de l’assassin, traitée de manière tragicomique, entre le milieu de la Justice et du petit monde des travestis où Miguel Bosé, le travesti Letal, est à notre avis, l’acteur qui parvient le mieux à tirer son épingle du jeu, aidé il est vrai en cela, par son rôle plutôt ambivalent.

 » Au-delà de l’aspect mélo, sentimental et policier, Almodovar est et reste un provocateur. Depuis la fameuse motte de beurre dans Le Dernier Tango à Paris [film de Bernardo Bertolucci et Marlon Brando], on n’avait pas vu une scène d’amour aussi originale et suggestive. Rebecca accroché à une barre de traction pendant que Letal se livre à un cunnilingus ; il fallait y penser et savoir le filmer sans vulgarité et avec une pointe d’humour ! Émouvant sans tomber dans la mièvrerie, Talons Aiguilles est l’un des films les plus aboutis du réalisateur espagnol » – écrit Laurence Seguy.

La prestation de Hetal (Miguel Bosé) en imitatrice de la chanteuse Becky del Paramo est époustouflante. Hetal porte une perruque dont la hauteur compense bien celle de son visage et dont la couleur or/platine fait ressortir son teint. Son ample chemisier dans les tons de rouge, cache mieux ses larges épaules, sa courte jupe pailletée met en valeur de belles jambes gainées de nylon et ses hauts talons aiguilles parachèvent le personnage.

Dans la petite loge d’artiste de la boite de nuit, le travesti ne craint pas de révéler non seulement ses artifices à Rebeca (Victoria Abril) : corset, faux seins, coussinets … mais aussi la réalité de d’un désir purement masculin, pour cette vraie femme qui même si elle n’a pas fait « ça » depuis quatre mois, n’en boude pas pour autant son plaisir. Hétal met ainsi en évidence l’antinomie entre sa tricherie vestimentaire et la révélation d’autentiques sentiments par une vraie déclaration d’amour pour le moins originale … regardons plutôt cette scène plutôt torride :

La scène dans la loge de la boite de nuit

Tacones Lejanos, ce titre original en espagnol qui signifie « talons aiguilles » ou littéralement « talons éloignés », illustre bien le rapport d’éloignement de la mère (Becky) et de sa fille (Rebeca) et fait référence à cette scène où Rebeca raconte qu’enfant, elle entendait le bruit des pas de sa mère, quand celle dernière rentrait à la nuit : en fait le seul souvenir qu’elle avait gardé de sa mère. A l’instar du clin d’oeil que fait Almodovar dans ce film à celui du cinéaste Bergman, dans Sonate d’Automne, ces talons aiguilles n’en sont-ils pas aussi un autre à l’une des scènes du film plutôt fétichiste de Truffaut : « L’homme qui aimait les femmes » interprété par l’innoubliable Charles Denner ?

TalonsAiguillesAffiche.JPG


Musique
: C’est le compositeur et acteur japonais Ryūichi Sakamoto qui a réalisé la bande originale du film à l’exception de deux  titres : Un Año De Amor, composé par Nino Ferrer ;

Mais c’est surtout le second, le nostalgique « Piensa en mí », chanson mexicaine de 1937, composée par Agustín Lara et interprétée par la merveilleuse voix de Luz Casal qui nous a séduit ainsi que de très nombreux spectateurs.

Piensa en mi de Luz Casal sur fond d’images du film :

Drapeau de l'Espagne
Si tienes un hondo penar, piensa en mí.
si tienes ganas de llorar, piensa en mí.
Ya ves que venero tu imagen divina,
tu párvula boca que siendo tan niña
me enseño a pecarPiensa en mí
cuando sufras, cuando llores
también piensa en mí,
cuando quieras quitarme la vida,
no la quiero para nada,
para nada me sirve sín tí.Piensa en mí
cuando sufras, cuando llores,
también piensa en mí, cuando quieras
quitarme la vida, no la quiero para nada,
para nada me sirve sin tí.

Drapeau de la France

Si tu as une profonde peine, pense à moi
Si tu as envie de pleurer, pense à moi
Tu vois que je vénère ton image divine
Ta petite bouche, qui, si enfantine
M’a appris à pécher
Pense à moi, quand tu souffriras
Quand tu pleureras, aussi, pense à moi
Quand tu voudras m’enlever la vie
Je n’en veux pas, à rien
A rien, elle ne me sert sans toi
Pense à moi, quand tu souffriras
Quand tu pleureras, aussi, pense à moi
Quand tu voudras m’enlever la vie
Je n’en veux pas, à rien.

§

Et pour nos amis espagnols, la version originale de la scène dans la loge de la boite de nuit, más emotiva 🙂

Lio de France / Double genre
qui vous remercie de laisser un commentaire 🙂

TECHNIQUE G+A

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ga(‘create’, ‘UA-54990533-2’, ‘auto’);
ga(‘send’, ‘pageview’);

 

Travestis et transgenres, sites Internet


TahitiTrans2

ANGLAIS

Second Type Women, site très complet qui aborde tous les cas … d’espèce 🙂

TsRoadMap, site très complet, dans la langue de Shakespeare

BELGE

InfoTransgenre, site issu de Transgender Infopunt Identité – soins + vie quotidienne

FRANÇAIS

Agora, forum de convivialité pour ceux qui vivent leur féminité

DoubleGenre, blog des « Lettres de Noblesse des Transgenres et des Travestis. »

Dragmi.wordpress.com, transition ou pas ? cash, énervante, mais tellement attachante.

EsterMarie, blog qui regroupe un nombre important de blogs transgenre

HommeFleur.net – site avec galerie + infos + photos + tchat

HommeFleur.fr (ce n’est pas le même site que HommeFleur.net)

I-trans.net et son Forum + Le Petit Chat de Nad  (tchat entre trans, travs…)

TXY, blog incontournable du Net

XXY, site + forum de la communauté d’un autre genre

HOLLANDAIS

Estermarie.free, blog offrant une grande liste de liens internationaux.

MEXIQUAINS

CrossMe : site de belles photos de travestis

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Responsables de blogs, sites, éditeurs, webmestres, internautes … etc,
envoyez-nous vos coordonnées pour compléter ce début de liste.
Dernière mise à jour : 16.11.2017 par L2F.

BlasonLaGrandCombe
Pour vos journées, séminaires et weekends de rencontres et d’échanges,
avec d’autres travestis et trans. Ambiance chaleureuse, discrétion et confort.
Rendez-vous et renseignez-vous toute l’année au MAS DE LA REGORDANE
Être femme dans un lieu authentique http://www.masdelaregordane.fr

 

Travelling sur les travestis du cinéma

De Chaplin à Glenn Glose, travelling sur travestis

Glenn Close dans Albert Nobbs. Photo : DR.
Hommes en jupettes, femmes en costards… Longtemps ambigu, le personnage du travesti au cinéma ne cache plus son jeu. Jouer un travesti est un peu au comédien ce que le slalom géant est au skieur. Ou le triple saut périlleux arrière sur poutre pour un gymnaste. Une sorte d’épreuve olympique.

Dans Albert Nobbs, de Rodrigo Garcia, à l’affiche, Glenn Close nous offre un sans-faute : son interprétation, une femme qui se fait passer pour un homme dans l’Irlande du XIXe siècle, est un véritable numéro transformiste. [diaporama].

Du côté de Hollywood, endosser les habits de l’autre sexe, c’est un peu le nec plus ultra du rôle de composition. Le genre de prestation virtuose qui a toujours rapporté des oscars, de Jack Lemmon pour Certains l’aiment chaud à Hilary Swank et Boys don’t cry, des décennies plus tard.

En France, où le cinéma se focalise moins sur la « performance » de l’acteur, l’exercice n’est pas inscrit dans le plan de carrière : on n’a, par exemple, jamais vu Alain Delon en jupette. Mais Gérard Depardieu, si, qui compose dans Tenue de soirée, de Bertrand Blier, un travesti trouble et fascinant. Et d’autres comédiens de premier plan ont, chez nous, osé bousculer leur image avec succès, de Jean Carmet (Miss Mona) à Gad Elmaleh (Chouchou), ou même Valérie Lemercier (Le Derrière).

Le travestissement, pratique aussi ancienne que le spectacle, con­cer­ne toutes les cultures, toutes les époques, de l’Antiquité à l’Angleterre de Shakespeare ou au théâtre japonais. Sarah Bernhardt, actrice légendaire, remporta sur scène un triomphe dans L’Aiglon, d’Edmond Rostand, un rôle masculin, plus d’un siècle avant Albert Nobbs. Toutes les sociétés ont joué à cache-cache avec l’identité sexuelle, y ont montré quelque chose de leurs désirs et de leurs rejets. Avant tout, l’imposture des travestis révèle une affaire qui nous concerne tous : la société est en elle-même un jeu de dupes, un bal masqué perpétuel. Comme le confiait récemment Glenn Close à un journal irlandais : « L’individu moyen dissimule environ 98 % de ce qui se passe en lui. »

Cachez cette sexualité…
Certes, tout le monde ment, tout le monde porte un « déguisement » social. Mais à l’écran les travestis mentent encore un peu plus que les autres. Dès les débuts du cinéma, à l’ère du muet et du burlesque, leur accoutrement sert de cachette à ce que les moeurs du temps ne peuvent tolérer. « On trouve beaucoup de travestis dès le début de l’histoire du cinéma. Comme, pendant très longtemps, personne ne pouvait ouvertement représenter l’homosexualité, on introduisait une interrogation sur la sexualité par le biais de l’accoutrement », explique Didier Roth-Bettoni, auteur d’une somme sur l’homosexualité au cinéma (1)

Dès 1915, dans Mam’zelle Charlot, Charlie Chaplin se déguise (une robe, des anglaises) pour courtiser sa bien-aimée sans éveiller les soupçons de son père. Résultat, lorsqu’ils flirtent, ce sont deux filles qui ont l’air de s’embrasser. Avec le code Hays, qui, à partir de 1930, veillait jalousement sur les bonnes mœurs du cinéma hollywoodien, ce genre de jeu avec la censure n’a fait que s’amplifier : dans Sylvia Scarlett, de George Cukor (1935), Katharine Hepburn, déguisée en garçon, trouble considérablement le personnage de Cary Grant. Même si, à la fin, la bonne morale et les valeurs familiales triomphent : ouf ! l’objet du désir était du sexe opposé.

Hommes en jupettes et femmes en culottes
Le travesti « à l’ancienne » est une figure ambiguë, presque double : contrebandier malicieux des désirs interdits d’un côté, il trahit aussi de l’autre les préjugés et les rigidités d’une société traditionaliste et patriarcale. Un homme en jupette fait rire le chaland, une femme en pantalon, non : « Les codes sociaux ne sont pas les mêmes, explique Didier Roth-Bettoni. Pour un homme, se déguiser en femme, c’est un argument traditionnel de comédie. Il ne saura pas marcher avec des talons, il sera forcément ridicule, diminué. Il y a une sorte de décalage, un aspect masculin qui persiste. Pour les femmes, en revanche, de Sylvia Scarlett à Albert Nobbs, il s’agit très souvent d’acquérir une place dans la société, une reconnaissance à laquelle elles n’ont pas droit. C’est une tendance que l’on retrouve même dans les westerns : Joan Crawford, Barbara Stanwyck, toutes doivent revêtir le costume masculin pour s’imposer. »

En résumé, il est urgent d’échapper aux signes de la féminité. Et si l’on est contraint de s’en affubler, on devient dérisoire. Bonjour l’égalité des sexes. Ainsi, dans Allez coucher ailleurs !, de Howard Hawks, 1949, Cary Grant se retrouve-t-il fagoté dans un piteux uniforme de femme pour pouvoir continuer à fréquenter son épouse, militaire. Il a l’air malheureux, quasiment castré. En France aussi, ce genre de franche rigolade en jupon fait recette, voir Trois Artilleurs au pensionnat (tout un programme), grand moment de comique troupier, en 1937.

Des prétextes, encore des prétextes
Pendant très longtemps, il n’est pas question de représenter un travesti qui aurait choisi de l’être. Pour s’amuser à mélanger les genres sexuels, les scénaristes ont besoin d’une excuse. N’importe laquelle, pourvu qu’on ne prenne pas le héros pour un « déviant ». On se déguise donc par nécessité, et cet artifice devient peu à peu en lui-même un véritable genre comique : certains cherchent à échapper à des tueurs, comme Tony Curtis et Jack Lemmon dans Certains l’aiment chaud, en 1959, ou à la justice (Katharine Hepburn dans Sylvia Scarlett). C’est devenu une véritable tradition, qui se perpétue au gré d’une lignée de films jusqu’à l’époque contemporaine : voir Robin Williams, qui, par exemple, en 1993, dans Madame Doubtfire, se transforme en nounou plantureuse pour côtoyer incognito les enfants dont il a perdu la garde. Dans ces cas-là, on change autant d’identité que de sexe, comme le personnage interprété par Didier Bourdon dans Madame Irma, qui va encore un peu plus loin dans la schizophrénie sociale. Licencié du jour au lendemain, il a l’idée bizarre de se faire « voyante ». Comme pour disparaître dans une autre personnalité : « La violence sociale qu’il a subie le pousse à se déguiser en femme parce qu’il veut se cacher complètement, tourner la page », se souvient le comédien.

Entre deux genres
Progressivement, certains réalisateurs vont réussir, mine de rien, à insuffler d’autres idées à travers les personnages de travestis. Le premier à innover vraiment fut sans doute Billy Wilder, avec son Certains l’aiment chaud, à la fois classique et curieusement audacieux pour l’époque : « Ce qui est amusant, c’est qu’il développe la caricature traditionnelle du travesti à son corps défendant avec le personnage de Tony Curtis, mais il introduit aussi une deuxième figure, plus originale : en endossant le costume d’une femme, Jack Lemmon en devient une. Il trouve un épanouissement que son identité masculine ne lui offrait pas ! » souligne Didier Roth-Bettoni. Vingt ans après, le Victor Victoria de Blake Edwards marque lui aussi un tournant. A côté du flirt classique entre macho et belle travestie, il introduit un « vrai » couple homosexuel de personnages secondaires. On est alors en 1982, et les temps ont changé. La révolution sexuelle est passée par là, la cause des gays se porte de mieux en mieux, celle des femmes aussi. C’est à la même époque que sort Tootsie, qui propose une vraie transgression féministe. Dustin Hoffman y joue un acteur au chômage qui n’arrive à atteindre le succès que dans la peau… d’une actrice. « Je ne connais pas beaucoup d’autres exemples de ce genre, où un homme a besoin de devenir une femme pour acquérir une place dans la société, dans son métier, à laquelle il n’avait autrement pas droit », dit notre spécialiste.

 

Travesti et (enfin) fier de l’être

A partir des années 1970, le travesti a même commencé à exister en tant que tel : de nouveaux héros 100 % assumés dans leur identité à la frontière des genres apparaissent. Le personnage de Michel Serrault dans La Cage aux folles, la pièce, puis le film, est à cet égard novateur. Pour Didier Bourdon, qui a repris le rôle écrit par Jean Poiret sur les planches, de 2009 à 2011, cette histoire de couple homosexuel stable est même « en avance sur son temps. Ils vivent ensemble depuis longtemps, ils ont même un grand fils, alors qu’on en est encore aujourd’hui à débattre de la question de l’homoparentalité ». Et dans Le Père Noël est une ordure, au début des années 1980, le personnage de travesti joué par Christian Clavier, mi-drôle, mi-tragique, n’est jamais ridiculisé. Il semble même, au contraire, traité avec moins de cruauté que les autres personnages. Dans les années 1990 apparaissent les drag-queen, notamment avec le film australien Priscilla, folle du désert. Ce sont des créatures dont la féminité surréelle, flamboyante, carnavalesque, scintille aux antipodes de l’image traditionnelle du « travelo » empêtré dans son encombrante virilité. Un cas à part, mais la preuve que le « répertoire » des travestis de cinéma s’élargit, se peuple d’autant de personnages qu’il y a de comédiens et de cinéastes. Chacun devient un cas particulier : le Miguel Bosé de Talons aiguilles, à la fois juge et chanteur de cabaret chez Pedro Almodóvar, défie autant les clichés que la créature sentimentale interprétée par Vincent Perez dans Ceux qui m’aiment prendront le train, ou le fantasque Ed Wood de Johnny Depp, dans le film de Tim Burton. Enfin libres.

Un reporter de guerre devient madame

JeanPierreDaudet

– « C’est une souffrance permanente » : le témoignage poignant d’un transsexuel. –

(Cliquez sur le lien vidéo ci-dessous)

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ARTICLE :

Il y a six ans, Jean-Pierre est devenu Mathilde. Cet ancien reporter de guerre a changé de sexe à la suite d’une opération en Thaïlande et évoque son parcours face aux caméras de Sept à Huit. Entretien.

Difficile de se dire que Mathilde était un homme… il y a six ans à peine. Depuis son enfance, Jean-Pierre, père de famille et ancien reporter de guerre, se sentait comme un homme emprisonné dans un corps de femme. « Je suis née femme dans un corps d’homme » lâche le transsexuel face aux caméras de Sept à Huit. « On a le sentiment d’être piégé dans ce corps » ajoute Mathilde avec émotion. En grandissant, Jean-Pierre va mener la vie de tout homme : enfants, relations amoureuses avec des femmes. Il continue à se sentir emprisonné dans son corps d’homme. « C’est une souffrance permanente » se souvient-il. A l’âge de 60 ans, ce papa de quatre enfants décide de partir en Thaïlande pour subir une opération afin de changer de sexe et d’être reconnue en tant que femme à part entière. Pendant sept heures, une équipe de médecins l’aide à changer d’identité en lui coupant la verge et lui enlevant les testicules. Jean-Pierre a également subi une vaginoplasie afin de pouvoir connaitre l’orgasme féminin. Depuis, l’ancien reporter qui se fait appeler Mathilde prend un traitement hormonal.

Face à Thierry Demaizière, le transsexuel explique la manière dont il a appris à ses enfants qu’il était devenu une femme. « Quand je l’ai dit à mes enfants j’avais peur que l’émotion m’empêche de parler j’avais écrit une lettre. Et puis, j’étais même pas capable de lire la lettre je l’ai donnée à mon fils qui était avec ma belle-fille. A la fin de la lettre (…) ils m’ont dit : « On t’aime qu’est-ce que ça peut faire ? »

Vidéo publiée le 01/02/2016 à 11h10

 

 

Le travesti, provocateur de l’ordre moral du XXI° siècle ?

Regardons d’abord cette excellent vidéo de la chaine PBLN
dont le titre original « Conchita Wurst, travesti ou provocateur ?  »

PBLN : En remportant le grand prix de l’Eurovision 2014, l’artiste Conchita Wurst bouscule les certitudes d’une grande partie des populations d’Europe et déchaîne les passions. Pourtant, l’art du travestissement est ancien et accompagne la culture humaine depuis ses origines. Cette vidéo dresse un historique du travestissement à travers les âges et interroge sur l’effet Conchita Wurst sur les fondements de notre morale, qui pourrait bien n’être plus à jour en ce XXIè siècle…

DOUBLE GENRE : Quelle opinion avoir vis à vis de Conchita Wurst ? Il serait bien sûr facile de moquer son pseudo (la conne Chita Saucisse – Wurst, en allemand = saucisse). Mais au-delà de l’attraction ou la répulsion que provoque ce personnage, il faut admettre qu’il interpelle le monde entier, qui grâce à l’Eurovision, a pu entrevoir le chanteur, lequel ne laisse personne insensible ; et surtout pas la classe politique mondiale qui a été obligée (Vladimir Putin compris) de prononcer, urbi et orbi, un petit discours élogieux, moqueur, ou moralisateur sur la prestation de ce travesti de classe internationale. Le présentateur de la vidéo de PBLN a fait un remarquable travail de pédagogie en replaçant cette femme à barbe dans une perspective historique, n’hésitant pas à remonter à des temps ancestraux.

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Vidéo initialement ajoutée sur YOUTUBE, le 17 mai 2014
Source : PAS BÊTE LE NET 
ABONNEZ-VOUS !

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Autres liens utiles :

Article Wikipedia : Les vierges sous serment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierges_…

Travestissement : http://fr.wikipedia.org/wiki/Travesti…

Rôle travesti : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rôle_travesti

Papesse Jeanne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Papesse_…

Lettres persanes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_…

Montesquieu : http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesqu…)

Hua Mulan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hua_Mulan

Images
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…äus_Spranger_004b.jpg

YouTube : Chaine de Conchita Wurst
https://www.youtube.com/user/Conchita…

Interview de Conchita Wurst : https://www.youtube.com/watch?v=ZneBN…

Interview de Conchita Wurst – Eurovision Ireland
https://www.youtube.com/watch?v=xMbts…

Interview de Conchita Wurst – Austria 2014
https://www.youtube.com/watch?v=zRTeL…

Clip musical : https://www.youtube.com/watch?v=ToqNa…

Catégorie : Éducation | Licence : YouTube standard.

 

Quand Tahiti fête ses travestis

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Quand Tahiti fête ses Travestis

Miss Vahine-Tane 2013

Qui dit « Miss » augure élection et diadème. « Vahine-tane », c’est la femme-homme en tahitien. L’équivalent français de Miss Travesti.

En cette soirée festive pieds dans l’eau du platier de Punaauia, le Captain Bligh inonde de lumière les rivages charmeurs de son lagoonarium. La salle est surchauffée par l’affluence et l’ambiance qui récompense un bon mois de préparation chez les huit candidat(e)s.

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Une reconnaissance de droit

Pour sa seizième édition, le conte de fée « Miss Vahine-Tane » traverse ses heures les plus torrides, ponctuées en finale par les douze coups du jury : la baguette magique de la consécration ou le rêve évanoui de Cendrillon.

Tout comme pour sa grande sœur mondiale, Miss Tiffany’s Universe, ce concours est ressenti par les participantes comme un moyen de « donner une image positive de la communauté transgenre et de la faire davantage accepter par le reste du monde ». En ce samedi 19 octobre 2013, ce même désir de reconnaissance identitaire et sociale, affiché par les vahine-tane, se manifeste à Paris, sur le mode institutionnel avec la 17ème marche Existrans

Qui sont-Elles ?

En Polynésie française, Ils-Elles se dénomment raerae. La langue tahitienne passe de « un » à « une » raerae. Mais les raerae parlant d’eux disent : Elles ; moi aussi d’ailleurs.

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« … ni tout à fait la même, ni…» (Verlaine)

Faisant référence aux « hommes efféminés -mahu- » de la culture ancestrale polynésienne, magnifiquement peints par Gauguin, le terme de raerae -travesti- n’apparaît que dans les années soixante. Actuellement si les mahu portent costume masculin et ne s’assimilent pas à des femmes, les raerae, elles, le revendiquent et sont résolument travesties. Certaines passeront à la transidentité.

J’ajoute qu’elles sont fascinantes et le savent, elles le soignent. Distinguées, stylées, esthètes jusqu’au bout des ongles, « dandy au féminin », parfois flashy pour effacer la fatigue, souvent altières : elles s’entretiennent, cultivent le raffinement à l’excès, se modèlent pour jouxter l’idéal, se cisèlent comme les perles noires des lagons, si proches. Car elles sont « Nymphes de la Nuit », m’avait lancé l’une d’elles en guise de salut, moitié-tocade, moitié-mystère… éclatantes comme le parfum nocturne de ces « fleurs de lune » envoutantes des îles tropicales.

La nuit est leur domaine : par choix ou par nécessité ? C’est qu’elles ont appris à se méfier, ne se livrent pas facilement. L’ombre, les rues désertées… sont-elles un refuge à l’intolérance et à la cruauté de la société ? Parfois c’est le drame, l’irréparable : Jade se suicide le 11 juin 2011.

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…« Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore »

Pourquoi se présentent-elles aux Miss ? Parce qu’Elles n’ont que leur capital corporel pour la plupart. Peu ont réussi à se faire un nom comme Shelby Hunter, styliste-modéliste de renom. Certaines ne doivent leur salut professionnel qu’en s’exilant de leur île natale, exercent des emplois précaires (maintenance, restauration, coiffure, ménage, etc.). Et beaucoup craignent pour une place potentielle au soleil de la société polynésienne.

Certaines ont été contraintes de rompre avec leur famille, parfois violemment. Avec leurs semblables, elles tentent de survivre et de se constituer un cocon au sein de leur nouvelle famille : la communauté raerae. Ce qui n’est pas simple non plus.

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« Son regard est pareil au regard des statues »

D’autres sont soutenues et entourées par la cellule familiale. « Tu comprends, me dit la sœur d’une copine raerae, c’est dur pour le père ; il ne peut se projeter dans l’avenir qu’il imaginait pour son fils ! ». « C’est son image à lui qui est brouillée, il a du mal à accepter la transformation ». « Pan ! dans son image de virilité que soignent la plupart des pères polynésiens ». « Hard c’était… au début ! Et petit à petit, ils se sont habitués ». « Maintenant, ça va ! ».

Nos huit candidates se prénomment depuis leur récente adolescence : Auahi, Paty, Moehei, Mihilani, Danielle, Karine, Catalina et Reretini.

Un cérémonial intraitable

Comme pour toutes les élections de Miss, la prestation s’entoure d’un protocole exigeant : quatre passages pour chacune des candidates avec changement de costume. Ce n’est pas seulement le choix du vêtement, du couturier qui est impliqué, mais son port. La façon de se mouvoir, l’allure, la démarche, résolument féminines concourent à la réussite.

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Femmes-fleurs, les candidates

Car il s’agit d’épreuves notées. Quatre prestations entrecoupées d’intermèdes. Elles se définissent par un thème ou un prétexte, accompagnées par une musique : la première est une déambulation représentative d’un pays. Grèce, USA, Espagne, Egypte, Italie, Thaïlande, Brésil, Hawaï occuperont successivement la piste centrale. Figures, symboles, attitudes, rythme, atmosphère sont jetés pêle-mêle, se répètent, sans qu’on s’y attarde.

La seconde prestation, sur des partitions traditionnelles polynésiennes, chorégraphie la « tenue végétale » comme design, matière textile et inspiration. En adéquation avec leurs origines insulaires différentes, un rapport intime à leur culture, c’est là que se révèle le plus la personnalité des concurrentes : la gestuelle colle aux sentiments ou entre en relation avec ce monde de la nature, primordial pour les Polynésiens. Parfois, de beaux passages poétiques, remplis d’émotion.

Une interprétation si vraie…(vidéo)

Puis c’est le passage « tenue de plage ». Entre dévoilement et opération séduction, c’est la mise à nu : vahine parfaite ou simili ? Les travesties restent dans la sobriété, n’en font pas de trop, mais… C’est peut-être le moment le plus attendu par les spectateurs. Les regards, parfois concupiscents, convergent vers l’enveloppe charnelle, le cache-sexe. Ils confondent exhibition et show, consommation et confirmation. Les travesties se trouvent réduites à leur sexe, bien qu’il s’agisse pour elles, au-delà d’un mode de vie, de l’affirmation de leur être le plus intime.

Le final, qui se veut apothéose, s’achève sur la « robe de soirée » : tenue de prestige. Elle joue les apparences, le bling-bling à plein. Quelques tenues sophistiquées, originales et design, tranchent avec les créations locales où les magasins de tissus se font leur publicité. Les candidates oscillent entre l’exercice de style -ou comment défiler avec une traîne ?-, le jeu du déhanché de haute-couture… et quelques goûts douteux d’étoffes un peu ringardes de la trempe « robes-mission ».

Elles ont osé, moi aussi…

Pourquoi suis-je venue à l’élection ? Ma décision va bien au-delà de l’encouragement aux copines. C’est aussi un témoignage d’empathie exprimée aux inconnues : sachant que, pour certaines, le parcours a été ou reste long et douloureux. Enfin, s’agissant de l’existence d’êtres parmi les plus exposés de la cité, c’est d’abord marquer ma solidarité, affirmer mon engagement politique, mon adhésion vis-à-vis de celles qui se trouvent marginalisées et le signifient inconsciemment quand on se croise dans la rue.

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Si jeune, au sortir du lycée

Ce qui me fait mal au plus haut point, c’est la tendance des raerae à se dévaloriser ou à coller au mépris que leur tance la société : même parmi celles que je connais. Les pseudonymes dont elles se flattent, jouent le double rôle qui leur permet de se distinguer dans leur nouveau statut mais aussi de se rendre méconnaissables pour ne déranger ni leur famille, ni leur environnement originel.

En les voyant évoluer sur scène, je devenais comme elles : fragile, doutant de moi. Autant elles s’affirmaient, autant je ressentais les limites de la permissivité, de la licence et de la rudesse des jugements… Car la question est bien là : celle de l’identité imposée par la naissance et qui peut se remettre en question, se modifier. Suis-je encore vivant ou un simple numéro sur un registre d’état-civil ? Je me suis complètement identifié(e) à elles. J’aurais voulu être un garçon pour être avec elles, être elles.

Ce qui m’a bouleversée, c’est combien cet événement anodin devenait existentiel : combien l’euphorie transpirait de gravité ! Un échange silencieux, appuyé par le regard, comme pour chercher notre approbation et que j’ai vécu avec intensité. Une angoisse palpable derrière la parade organisée : œillade, mimique, tressaillements, position de repli (pieds en-dedans). Comment serait perçu leur aveu public ? Comment se relèveraient-elles après autant de pression ? J’étais sous overdose de sensations, de sentiments, ébahie, épatée, médusée, en plein écœurement d’hormonée, au bord de la crise d’addiction.

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« Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a… » (Verlaine)

Aucune d’elles n’étant artiste, ce n’est pas la comédie qu’elles jouaient : mais leur vie. Ce n’est pas non plus sur la qualité scénique, les moments vides que j’épiloguerais. Mais sur leur nouvelle naissance qu’elles nous faisaient partager. Et cette éclosion-là est inoubliable et…

Ce soir, je serai la plus belle des plus bels de Tahiti

Quel que soit le type d’élection des Miss, il est des poncifs indéracinables. Le critère de beauté, bien qu’il soit aléatoire, identifie toute candidate, travesti compris, comme un objet : car les corps sont livrés en pâture aux spectateurs qui plaquent sur eux leurs fantasmes sexuels au tarif du billet d’entrée.

L’équipe organisatrice, depuis son origine, reconduit le même schéma. L’accès avec dîner (sans boisson) revient à 6 500 CFP (environ 60 €). Le public attablé constitué de gens aisés représente environ le quart de l’assistance. Puis, à l’ouverture du spectacle, la salle se gorge, bondée de raerae (1 500 CFP). La récompense se solde par un trophée et une étole, point-barre.

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Trophées, étoles et… fleurs

Quelle alternative pourrait leur être offerte ? Hélas, aucune, par ce biais-là… Elles rêvent de métiers dans la communication, la relation. Mais souvent sans bagage, elles ne semblent pas intégrées, comme le sont les mahu dans la société civile actuelle, comme l’étaient les mahu, dans la société précoloniale. Coïncidence avec le lieu : les carnets du Captain Bligh semblent voguer sur les flots de cette soirée…

Coïncidence encore entre cette manifestation où le déshabillé chic est de rigueur, et la définition du  « genre » -qu’il soit 3ème ou hybride- : « le genre est la façon dont une société habille le sexe par l’éducation parentale ou sociale » remarque François Bauer dans son étude, contestée, sur certains points, par les témoins et concernées elles-mêmes (Raerae de Tahiti – Rencontres du 3ème type », Editions Haere Po, Tahiti, 2002). En conséquence, il faut bien constater que ni dans le jury, ni dans les critères : aucune ancienne Miss Vahine-Tane n’est pressentie. La mode, le maquillage, les aspirations, les vœux des raerae se font sans les raerae.

Miss Vahine-Tane 2013, florilège vidéo

Alors ? Reste ce petit moment évanescent de reconnaissance de soi, de féminisation, concentrées autour des accessoires vestimentaires, de maquillage, d’un défilé de mode. Il fait intervenir exclusivement un monde féminin ou travesti : de la chaperonne, à la maquilleuse, l’esthéticienne, la styliste, la chorégraphe, la coach, etc…

Et après…

Rien d’annoncé pour la suite : l’événement restera local… Pourtant « Miss T Brazil » (ce 23 oct. 2013), vient de remporter l’équivalent de 4 700 € et participera à l’élection 2014 de « Miss International Queen » en Thaïlande.

Pourtant l’investissement financier de chacune des candidates polynésiennes est loin d’être négligeable. Il représente un peu plus de l’équivalent du RSA, pour des filles qui travaillent quand elles le peuvent, de bric et de broc. Même si une chaîne de bénévoles raerae s’empresse autour d’elles.

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Des « chaperonnes » souriantes… dont Shelby et Doriane

En guise de consolation, pour les trois candidates qui n’ont pas correspondu aux critères « passe-partout » d’un jury conforme aux contradictions de notre société en mutation : « Un moment, comme une enclave… », « Un moment de fête », « Comme un pari », « Un défi », « On s’est fait connaître, là où on vit », murmurent-elles avec leurs amis.

La reconnaissance alors, une vraie question que se posent les raerae : « Est-ce que « l’humain » s’étendra jusqu’à m’inclure dans son champ ? Si mon désir va dans un certain sens, aurai-je la possibilité de vivre ? Y aura-t-il un lieu pour ma vie et sera-t-il reconnaissable pour ceux dont dépend mon existence sociale ? »

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Émotion à fleur de peau

« Les mots manquent aux émotions », aurait conclu Hugo en guise de remerciement. Je tiens à déclarer la mienne, pour l’accueil, la cordialité que les copines raerae m’ont prodigués lors de ces occasions d’inoubliable rencontre.

Et pour rester dans la mouvance de ce précurseur Verlaine, travestissant son amant dans son poème, « Mon rêve familier » :

« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend… »

Un article de Monak

Tous droits réservés à Monak et Julien Gué. Demandez l’autorisation des auteurs avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

Par : Julien – Monak
Publié en : 2013
Autre article du même auteur : Un élu municipal plutôt efféminé
Première publication dur D.G. : 01.02.2016

A propos des auteurs, Julien et Monach :
Artistes, journalistes, voyageurs, nous sommes avant toute chose des citoyens du monde amoureux de la terre et de ses habitants. Il nous arrive toutefois d’être en colère et de le dire car nous supportons de moins en moins les injustices, la misère et les souffrances inutiles de nos contemporains. Nous ne sommes que des observateurs d’un monde de plus en plus malade, des témoins de sa déchéance. En espérant que nous arriverons à vous faire partager nos blues comme nos coups de cœur en vous faisant partager nos propres découvertes.

Pour retrouver cet article sur son site d’origine et découvrir les beautés et curiosités de Tahiti et de son vaste archipel :<a href="http://tahiti-ses-iles-et-autres-bouts-du-mo.blogspot.fr/2013/10/tahiti-fete-ses-miss-travestis.html&quot;
Source : Tahiti-ses-iles-et-autres-bouts-du-mo.blogspot.fr

Humour, 6 hommes politiques travestis

Images d’archives de l’I.N.A. … ah que de souvenirs !

20 février 1986
Le célèbre magazine féminin Marie Claire s’est amusé à créer une mode pour chaque famille politique à l’aide d’un montage photo de leurs leaders politiques.

Détails, plan par plan :

  • Vidéo-montage introduit par la photo du journaliste Paul AMAR
  • Commenté par la journaliste de mode France ROCHE (en voix off)
  • Photo de la première de couverture de Marie Claire.

Avec dans l’ordre d’apparition à l’écran :

  • Jacques CHIRAC, pour le R.P.R.
  • Georges MARCHAIS, pour le P.C.F.
  • Laurent FABIUS, pour le P.S.
  • Michel ROCARD, pour le P.S.U.
  • Raymond BARRE, pour l’U.D.F.
  • Valéry GISCARD, pour l’U.D.F.

  • Clin d’oeil final avec la photo du journaliste Claude SÉRILLON

C’était autour des années 80 – En février 1986, pour les factuels 😉
Peut-on imaginer une présentation aussi irrévérencieuse en 2016 ?

Par : Lio de France
Première publication sur D.G. le : 30.01.2016

 

Une femme qui adore les travestis

J’ai bien le plaisir de vous présenter Olga,
Cette jolie jeune femme qui rie et vit
Adore sortir avec son mari travesti.
Une présentation agréable, fraîche et légère
Qui me fait oublier les minables, rêches et mégères 🙂

Par : Olga
Première publication sur D.G. le : 29.01.2016
Source : Youtube

Qui est Guillaume Gallienne ?

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En attendant, l’écriture complète et les commentaires circonstanciés, nous ne pouvons pas attendre de vous proposer la bande annonce du film jubilatoire écrit et interprété par Guillaume Gallienne : « Les Garçons et Guillaume à Table »

Biographie

Guillaume Gallienne est né le 08. 02.1972 à Neuilly-sur Seine ; il est un acteur, scénariste et réalisateur français, sociétaire de la Comédie-Française.

Guillaume Gallienne a reçu de multiples récompenses dont deux Molières en 2010 et 2011 puis quatre Césars en 2014.

La majorité de ses récompenses sont dues à son spectacle, puis son film autobiographique, Les Garçons et Guillaume, à table !. Guillaume Gallienne y joue son propre rôle, ainsi que celui de sa mère, remportant à l’occasion de cette double performance le César du meilleur acteur.

Jeunesse

Fils d’un père français et d’une mère issue de l’aristocratie russo-géorgienne à la personnalité extravagante, Guillaume Gallienne est le troisième garçon d’une fratrie de quatre enfants ; il passe sa jeunesse dans le 16° arrdt de Paris. Durant son enfance et son adolescence, il est complexé par sa faiblesse physique. Sa mère le distinguant de ses frères, il en arrive à considérer ne pas être un garçon comme eux et adopte des attitudes féminines. Lui-même explique, par la suite : « J’ai décidé d’imiter les femmes et en particulier ma maman. Je jouais la fille dans ma chambre mais c’était surtout dans ma tête. Même encore maintenant, il y a des moments où je réagis comme une femme. On me prenait pour un efféminé, pour un homosexuel,, mais moi je me prenais pour une fille ». Cela le conduit, à l’âge de douze ans, à tomber en dépression. Il parvient à en sortir en « trouvant sa voix » grâce à un phoniatre et en consultant un psychanalyste. Cet aspect de sa biographie fournit plus tard la matière de son show Les Garçons et Guillaume, à table !, qu’il adapte ensuite au cinéma.

Formation

Guillaume Gallienne suit d’abord une scolarité en hypokhâgne au lycée Jean-Pierre Vernant à Sèvres puis obtient une maîtrise d’histoire. Il découvre sa vocation de comédien à l’âge de 18 ans, à la suite du décès d’une cousine à laquelle il était très attaché : « Sa mort, un 24 décembre, m’a réveillé : si je peux crever demain, alors je veux faire du théâtre ». Il est élève au Cours Florent pendant quatre ans (cycle de formation et Classe libre) ; il étudie ensuite au Conservatoire national supérieur d’art dramatique dans les classes de Dominique Valadié, Stéphane Braunschweig et Daniel Mesguich.

 

Les Garçons et Guillaume, à table ! est une adaptation de son spectacle de 2008, où il incarnait déjà sa mère. Le film égale le record de nominations aux César du cinéma en étant présent dans 10 catégories.

Alors que l’attention des médias se porte sur ce film, Guillaume Gallienne y est revenu, dans l’émission Sept à Huit, pour y confier les similitudes avec sa propre jeunesse : il indique par exemple qu’il « a été obligé d’admettre très tôt qu’il ne pourrait jamais correspondre aux critères de masculinité qu’il y avait dans sa famille », et qu’il a été confronté à l’homophobie dès l’âge de 10 ans. Lui-même précise être bisexuel : « Dans la vie, j’ai toujours aimé les deux. J’étais tombé amoureux d’autres femmes avant et d’autres hommes. J’aurais pu faire la bonne rencontre avec un homme, il se trouve que ça s’est fait avec une femme. (…) Sexuellement, je peux aller partout, no limit, mais dans mon coeur, oui, il se trouve que vraiment j’aime ma femme ».

En 2014, Les Garçons et Guillaume, à table !, remporte cinq Césars : meilleur film, meilleur acteur, meilleur premier film, meilleur montage et meilleure adaptation.

Guillaume Gallienne est marié et père d’un enfant, né en 2007.
Lui et son épouse sont Russes orthodoxes.

Commentaires sur Les Garçons et Guillaume à Table ! (à venir)

Par : Lio de France / [DG]
Publié initialement le : 21.01.2016

Sarah Bernardt et ses rôles travestis

«Je puis dire que j’ai eu la chance rare, et je crois unique, de jouer trois Hamlet : le noir Hamlet de Shakespeare, l’Hamlet blanc de Rostand, l’Aiglon, et l’Hamlet florentin d’Alfred de Musset, Lorenzaccio.»

Hamlet – 1886 et 1899 au théâtre, puis 1900 au cinéma

«On m’a souvent demandé pourquoi j’aime tant à représenter des rôles d’hommes et en particulier pourquoi j’ai préféré celui d’Hamlet à celui d’Ophelia. En réalité, je ne préfère pas les rôles d’hommes, mais les cerveaux d’hommes, et parmi tous les caractères, celui d’Hamlet m’a tentée entre tous parce qu’il est le plus original, le plus subtil, le plus torturé et cependant le plus simple pour l’unité de son rêve.

Cet être d’apparence si complexe n’a qu’une idée : venger son père. Cette idée, il est vrai, se décompose en deux parties : d’abord est-il certain que la mort du père soit le fait d’un crime ? Ensuite n’y a-t-il point dans ce drame et les circonstances qui l’entourent une part d’invention du Malin ? […]

C’est certainement une grande joie pour un artiste de pouvoir interpréter un caractère aussi complexe. J’ai eu cependant de longues années le désir de jouer Hamlet, et je ne me suis décidée que lorsque j’eus lu l’admirable traduction de Marcel Schwob. J’avais joué Ophelia dans l’Hamlet de Cressonnois, mais Ophelia ne m’apportait rien de nouveau, comme étude de caractère.

Un Anglais très érudit, très épris de Shakespeare, me demandait qui m’avait initiée à ce mystérieux Hamlet :

– Mais… lui-même ! lui répondis-je. Chaque fois qu’Hamlet se trouve seul et dévoile le fond de son âme mystérieuse.

Les rôles d’hommes sont en général plus intellectuels que les rôles de femmes. Voilà le secret de mon amour. Il n’est pas de caractère féminin qui ait ouvert un champ aussi large pour les recherches des sensations et des douleurs humaines que l’a fait celui d’Hamlet. Phèdre, seule, m’a donné le charme de fouiller un coeur vraiment angoissé.»

Clément Maurice – Le duel d’Hamlet (1900) – Avec Pierre Magnier (Laertes) et Sarah Bernhardt (Hamlet)

Sarah Bernhardt et Pierre Magnier
Cinémathèque Française/Gaumont Pathé Archives


Création du rôle-titre de Lorenzaccio, 1896 et 1912

«Hamlet et le duc de Reichstadt ont l’âme désemparée par une mère indigne. La civilisation a mis une sourdine aux revendications du fils de Napoléon. Comme Hamlet ironise avec Horatio, l’Aiglon ironise avec son professeur :

– Prisonnier ? non pas, mais…

Dans les deux Hamlet, le noir et le blanc, même scène entre la mère et le fils. Scène brutale dans Shakespeare, mais effrayante de vérité et de sauvagerie. Dans Rostand, les mots sont choisis, la civilisation a modéré la colère, la courtoisie enveloppe le sarcasme : mais la douleur reste la même. J’ai aimé passionnément ces deux Hamlet.

Le troisième, Lorenzaccio, est moins pur. Les moyens dont il se sert pour arriver à son but sont déshonorants, mais cela se passe sous la Renaissance… L’Hamlet de Shakespeare se débat contre les poignards, les pièges et les poisons. L’Hamlet de Rostand est ligoté par les fils invisibles de la politique : plus il essaie de s’en défaire, plus ils l’enserrent.

L’Hamlet de Musset est noyé dans les intrigues, les orgies et la somptueuse luxure ; mais il a, dans le fond de son âme, la petite flamme qui illumine par moments tout son être. Ce n’est pas un père assassiné, un père déchiré et trahi qu’il a à venger : c’est une mère égorgée, et cette mère, c’est la Patrie. Il se laisse bafouer et traiter de lâche pour arriver à ses fins. Il dévoile la véritable nature de son âme à Philippe Strozzi, le plus honnête homme des honnêtes hommes. Les écluses de son coeur meurtri, il les ouvre dans une magnifique envolée. Et ce plaidoyer est d’une puissance incomparable. Je me sens frissonner dans tout mon être quand je deviens l’interprète du poète. Dans aucun caractère de femme je ne retrouve une telle variété de sentiments, une telle puissance évocatrice.»


Création du rôle-titre de L’Aiglon, 1900

Enregistrement audio d’une tirade de l’Aiglon (V, 5) dans la plaine de Wagram – 1910

«A l’étranger, j’ai vu jouer Hamlet par plusieurs tragédiens et j’ai toujours eu la sensation d’un désaccord entre la pensée dévorante et la plastique de celui que je voyais agir. Ces tragédiens me semblaient en trop belle santé, en muscles trop solides pour exprimer tant d’insomnies désespérées, tant de combats intérieurs. La peine qui dévore ce malheureux Hamlet ne peut lui laisser les beaux mollets, l’estomac bombé, la belle carrure. Je sais bien que grâce au blanc, le teint est pâle ; que grâce au noir, l’oeil est cerné, mais la belle apparence de santé de tout le reste du corps jette un défi à cette mine défaite.

Hamlet, l’Aiglon, Lorenzaccio, sont des cerveaux hantés par le doute et la désespérance, des coeurs battant toujours plus fort et sans cesse torturés par leurs rêves évocateurs. L’âme brûle le corps. Il faut en voyant et en entendant agir ces Hamlet, il faut qu’on ait la sensation que le contenu va faire éclater le contenant. Il faut que l’artiste soit dépouillé de virilité. Il nous fait voir un fantôme amalgamé des atomes de la vie et des déchéances qui conduisent à la mort. C’est un cerveau sans cesse en lutte avec la vérité des choses. C’est une âme qui veut s’échapper de son enlacis charnel. C’est pourquoi je prétends que ces rôles gagneront toujours à être joués par des femmes intellectuelles qui seules peuvent conserver leur caractère d’êtres insexués, et leur parfum de mystère.

Si j’avais été un homme, il me semble que j’aurais eu une si belle carrière ! Toujours au théâtre, la part faite aux hommes est la plus belle. Et c’est cependant le seul art où les femmes peuvent parfois être supérieures aux hommes.»


Extraits de : Sarah Bernhardt – L’art du théâtre,
Souvenirs de scène
, éd. Sauret, Monaco, 1993, pp.135-140.
Première publication (sur Double Genre) : 04.02.2016
SOURCE : lettresvolees.fr

Transgenres, handicapés, même combat ?

Une femme née sans bras ni jambes
réalise de magnifiques peintures

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Zuly Sanguino est une artiste et conférencière colombienne de 25 ans. Née sans bras ni jambes, elle nous prouve que la vie sans ces membres est tout sauf limitée.

Sanguino souffre d’une maladie génétique rare, le syndrome de tétra-amélie. La majorité des gens atteints meurent avant la naissance, ou peu après. Contre toute attente, Sanguino a survécu et est aujourd’hui une adulte accomplie et pleine de vie.

Dans une vidéo vue plus de quatre millions de fois, Sanguino révèle qu’elle a été victime d’intimidation et d’abus sexuel quand elle était enfant. Elle s’inspire de ces événements et de sa vie sans membres pour guider d’autres personnes. Elle gagne aussi sa vie en vendant ses peintures.

« Je témoigne auprès d’enfants victimes d’intimidation, ou qui ont des handicaps, afin de leur prouver que ces barrière physiques ou mentales ne doivent pas les retenir », raconte-t-elle au Daily Mail. « Je veux prouver à tout le monde qu’on peut accomplir n’importe quoi si on y met du cœur. »

Sa mère lui a appris comment faire son lit et se brosser les dents. Sanguino a été élevée en sachant qu’elle était capable d’accomplir les mêmes tâches que ses cinq frères et sœurs.

« J’ai demandé à ma mère pourquoi j’étais différente. Elle m’a répondu que je n’étais pas plus différente que d’autres personnes et que ça ne devait pas me retenir », dit-elle.

Après une tentative de suicide lorsqu’elle avait 15 ans, sa mère lui a dit qu’elle « continuerait briller et à montrer aux gens qu’on peut vivre une vie normale et heureuse avec un handicap. »

Et c’est exactement ce qu’elle fait. Elle aide à motiver d’autres jeunes personnes avec des handicaps à vivre de meilleures vies possibles. Sanguino désire se marier et avoir des enfants, en plus d’ouvrir un orphelinat et, dans le futur, de prononcer des conférences ailleurs dans le monde.

« Je suis la preuve vivante qu’on ne doit pas laisser les handicaps nous retenir », explique-t-elle.

Par : Nancy Flanders de LiveActionNews
Traduit par :  Campagne Québec-Vie
Publié le : 13.04.2016 | 21:47
Titre original : « Une femme née sans bras
ni jambes réalise de magnifiques peintures. »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : cqv.qc.ca

vidéos : 4 transitions homme/femme

Aujourd’hui pas de bla bla sur la transidentité, mais quatre vidéos (dont à notre avis, les images parlent d’elles mêmes) qui montrent les résultats, ô combien étonnants, de ce que la volonté psychique et une prise régulière d’hormones permettent de réaliser.

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VIDÉO 1

3 Años en Hormonas de Hombre a Mujer TRH

3 ans de prises d’hormones TRH
(pour une transition) d’homme à femme.

VIDÉO 2

Increible transformación de hombre a mujer
La más sorprendente de todos los tiempos.

Incroyable transformation d’homme à femme,
la plus surprenante de tous les temps.

VIDÉO 3

Un años en hormonas | d’homme à femme | Kiara Acosta

Une année de prise d’hormones (pour une transition)
d’homme à femme | Kiara Acosta.

VIDÉO 4

5 Años de Transicion de Chico a Chica mtf TRH

Oh oui, sondez-moi, vite !!!

Par : vidéos Youtube
Commentaires : Lio de France / DG
Sources : YOUTUBE

 

Angela Ponce, une trans Miss Espagne 2015 ?

Si la société n’est pas éduquée pour la diversité, Angela Ponce a tout fait pour que cela change, portée par son rêve de devenir la représentante espagnole de Mis Monde 2015, concours qui s’est déroulé en Chine en décembre 2015. Après avoir été un petit garçon qui jouait à la poupée, elle a souhaité à devenir une femme qui aspire à être … une fille comme les autres. Et sur ce plan elle a plutôt bien réussi. Enfin à vous d’en juger.

Angela Ponce Double Genre

ARTICLE

DIVERSITÉ – Elle est née avec un corps de garçon mais, dimanche 25 octobre, Angela Ponce voulait devenir la première miss à pouvoir représenter l’Espagne pour le concours de Miss Monde 2015 qui se déroulera en Chine le 19 décembre 2015.

Actuelle miss Cadiz, elle s’est battue pour devenir la première miss transgenre à porter les couleurs de son pays, espérant au passage aider à améliorer la visibilité de cette communauté dans la société, mais n’a cependant pas réussi à se hisser parmi les dix finalistes et a finalement dû quitter la course.

« Ce n’est qu’un concours, une couronne, mais je vais continuer mon combat », a déclaré la jeune femme après son élimination, entourée de ses amis et de sa famille.

« Je n’ai rien à cacher »

« La société n’est pas éduquée pour la diversité. C’est ce qui m’a décidé à en parler publiquement. Je suis ici, et je ne suis pas un cas rare, j’ai seulement une histoire différente. Une femme dont la vie s’est passée d’autre manière, mais qui reste une femme », expliquait-elle dans une interview à l’agence EFE avant le concours.

Née à Séville, elle se disait fière de représenter Cadiz, la province où elle passe l’été tous les ans. Remporter le concours de dimanche la motivait pour faire la promotion de l’Espagne mais aussi pour faire connaître la Fondation Daniela, dédiée à la sensibilisation de la cause transgenre.

« Je me suis présentée au concours comme Angela Ponce et si je gagne ce sera en tant qu’Angela Ponce. J’ai raconté mon parcours car cela fait partie de mon histoire et je n’ai rien à cacher. Quand ils m’ont proposé de travailler avec la fondation je me suis dit, ‘pourquoi pas?' », racontait-elle.

Les précurseurs au Canada et en Europe

Pour cette organisation, Angela suit le chemin, de plus en plus commun, ouvert par les autres miss comme Jenna Talackova, Miss Vancouver 2012 au Canada, ou par des agences comme The Atlantic, spécialisée dans les tops transgenres.

« Il y a encore peu, la plupart des gens pensait que les transgenres ‘apparaissaient’ d’un coup, au sortir de l’adolescence, et beaucoup imaginaient aussi qu’il s’agissait d’une perversion. Petit à petit, grâce aux médias et aux familles de transgenres, ces mythes ont une tendance à disparaître, mais il reste encore beaucoup de travail », estime Africa Pastor, la vice-présidente de la Fondation Daniela.

Son histoire, Angela l’a déjà racontée plusieurs fois: après avoir toujours su qu’elle n’était pas un garçon comme les autres, elle a changé de sexe en avril 2014 pour enfin devenir une femme. Maintenant , à 23 ans et avec des mensurations de rêve (90-61-90), elle travaille comme modèle professionnelle et aussi dans le restaurant de ses parents. Son prochain objectif? Aller à l’université pour étudier l’anglais.

« Personne ne m’a jamais dit ‘non' »

« J’ai toujours eu le soutien de ma famille et cela a été très important. Quand j’étais petite, je me souviens d’être allée au supermarché avec mes parents qui me disaient de choisir un jouet. J’allais directement prendre une poupée Barbie et leur disait: ‘c’est ça que je veux’. Ils n’ont jamais dit ‘les garçons jouent au ballon et les filles préfèrent les poupées’. Mon père m’aidait à la monter avec moi. J’ai de la chance », dit-elle.

Elle aimait mettre les robes de sa mère, danser et jouer avec ses poupées, mais elle a fait sa première communion dans un costume d’amiral et « heureuse » puisqu’elle ne pensait pas un jour devenir femme. Ce n’est qu’à l’age de 11 ans qu’elle a commencé à chercher et à découvrir la transsexualité et à se dire qu’elle se battrait pour être « elle-même ».

Angela raconte ne pas avoir subi de la discrimination à l’école, mais avoir beaucoup souffert d’incompréhension . « Il y avait des gens qui m’insultaient, pensaient être mieux que moi, et me regardait d’en haut, par-dessus mes épaules. » La miss veut donc se battre pour que les jeunes aient plus d’information, même « s’il y a encore des gens qui ne connaissent pas la transsexualité, que plusieurs associent encore aux travestisme », regrette-t-elle.

« Ici mes collègues me disent qu’elles avaient une autre idée de la transsexualité avant de me rencontrer. » Angela rêve maintenant que des histoires comme la sienne deviennent normales et que la société accepte la diversité existante.

Par : Huffpost
Publié le : 26/10/2015 | 18h57 CET
Titre original : « Angela Ponce, la candidate qui voulait devenir la première miss transgenre à représenter l’Espagne. »
Commentaires par : Lio de France / DG
SOURCE : HuffingtonPost.fr

Les Travestis et la Loi sur le Travail ?

Encore un exemple de discrimination à l’encontre d’un travesti qui accomplissait bien le travail pour lequel il était payé, mais dont la direction omnipuissante s’est crue autorisée à imposer ses vues sur un aspect strictement privé de son employé. En effet, dans ce cas l’homme en question était habillé avec les vêtements de son sexe d’origine et ne portait des accessoires féminins que de façon quasi invisible. Est-ce que la loi protège les travestis qui comme tous les citoyens du monde, ont droit au travail ?

ARTICLE

Muté car il s’habille en femme

Muté, puis dans l’impossibilité d’accéder à son nouveau poste, Michel dénonce une discrimination

­Le PDG : “Rétrogradé pour des raisons légitimes”
­Près de 1.000 personnes transsexuelles déclarées ­25 % de discrimination à l’emploi en Belgique

BRUXELLES : Michel Demuylder, 41 ans, porte des prothèses mammaires et de la lingerie féminine en dessous de ses vêtements d’homme depuis longtemps sur son lieu de travail, au Grand Optical du Woluwe Shopping Center. L’employé, passionné par son métier. explique :

“Tout a toujours été discret durant deux ans, on ne remarquait rien, et je n’avais aucun problème à discuter de cela avec mes collègues. »

Cependant, un jour, la direction l’appelle dans son bureau et son boss lui annonce en juin 2010 :

“Tu as choqué un collaborateur ; tu n’es plus crédible !”

Par : @Danielle_1959
Publié le : 19/10/2010
Titre original : « Muté car il s’habille en femme. »
Commentaires par : Lio de France / DG
SOURCE : DailyMotion / RTL – TVI

Avec du rouge, ça bouge !

Pourriez-vous imaginer la cape d’un torero dans des tons de bleu ? le centre d’une cible peint en jaune ? un camion de pompier de couleur verte ? le bouquet d’un amoureux composé de roses noires ? Non, toutes ces choses sont rouges et ce n’est pas par hasard ! Car indéniablement, le rouge attire l’oeil.


ARTICLE 1/5

Pourquoi les hommes préfèrent les femmes vêtues en rouge ?

Les femmes en rouge attirent davantage les hommes ! Des chercheurs américains auraient établi scientifiquement les raisons pour lesquelles les hommes préfèrent les femmes habillées en rouge. Le rouge attire les hommes. Le phénomène est connu, mais des chercheurs américains de l’Université de Rochester en auraient établi les causes concrètes. Cette étude, publiée par The Journal of Experimental Social Psychology, démontre scientifiquement que les messieurs considèrent inconsciemment que les femmes vêtues en rouge sont plus portées sur le sexe que celles habillées d’une autre couleur. Ces femmes en tenue écarlate seraient donc plus stimulantes pour les hormones mâles.

Pour prouver ce constat de notoriété publique, ces universitaires ont mis au point une expérience. Ils ont présenté à des cobayes masculins la photo d’une jeune femme, tantôt drapée en rouge, tantôt vêtue de blanc. Ces volontaires ont dû répondre à une seule question qui a été la suivante : sur une échelle de 1 à 9, cette femme vous semble-t-elle intéressée par le sexe ? Résultat, la photo de la femme en rouge remporte la palme haut la main. Les scientifiques de Rochester ont alors conclu que les hommes sont conditionnés à associer le rouge à la fertilité et donc, au sexe, selon la même source. Ce serait un phénomène génétique qui provoque un stimuli visuel, mais également culturel et évolutif avec la transmission d’un comportement de génération en génération. Pour la gent masculine, les femmes habillées de rouge présenteraient une réceptivité sexuelle plus flagrante que les autres.

Par : Sébastien Courtin
Publié le : 01.03.2012
Titre original : « Pourquoi les hommes préfèrent les femmes vêtues en rouge. »
Copyright : © Gentside
SOURCE : Gentside.com


ARTICLE 2/5

MoulinRouge  Double Genre Caroline Raynal

Pourquoi les femmes en rouge excitent les hommes.

Des psychologues américains et autrichiens ont mené une expérience qui explique pourquoi les hommes trouvent les femmes habillées en rouge plus «sexy».

Mesdames, si vous voulez qu’un homme vous trouve attirante, il est une solution simple : s’habiller en rouge. C’est la conclusion surprenante à laquelle sont arrivés deux psychologues américains, Adam Pazda et Andrew Elliot, de l’université de Rochester, qui ont monté un protocole d’étude avec leur confrère de l’Université d’Innsbruck (Autriche), le Pr Tobias Greitemeyer.

En soumettant 96 hommes à une batterie de photos de femmes portant des vêtements de différentes couleurs, les chercheurs se sont aperçus que les femmes en rouge étaient systématiquement jugées plus attirantes que lorsqu’elles portaient les mêmes vêtements mais d’une autre couleur.

Plus grande disponibilité sexuelle

L’une des explications vient peut être aussi du fait que les femmes en rouge étaient jugées plus réceptives sexuellement. Peut-être le sont-elles d’ailleurs!? C’est en tous cas une éventualité que n’écartent pas les chercheurs en se basant sur d’autres études qu’ils sont en train de mener.

L’idée que les hommes trouvent les femmes en rouge plus sexy avaient été avancée par Andrew Elliot et Daniela Nesta (Université de Rochester, elle aussi) en 2008 ; mais Pazda et ses collègues voulaient tester l’explication selon laquelle cet effet pouvait être dû à la perception d’une plus grande disponibilité sexuelle des femmes en rouge.

«C’est exactement ce que nous avons trouvé», a expliqué au Figaro Adam Pazda, «les hommes perçoivent les femmes en rouge comme plus ouvertes et intéressées par des rencontres sexuelles. Cette perception est la variable clé qui explique l’attractivité».

Le moment de la soirée

En dehors de la couleur, quelles sont les autres découvertes des scientifiques en matière de séduction? Tout d’abord certaines caractéristiques physiques contribuent à accroître l’attractivité, par exemple un visage symétrique ou un rapport taille/hanche proche de 0,7 (le tour de taille mesure 70 % du tour de hanche). Mais il existe d’autres paramètres plus contextuels. Par exemple, le moment de la soirée.

Deux psychologues américaines de l’université du Dakota du Nord ont montré, en s’installant dans un bar d’étudiants, que plus la soirée progresse et plus les femmes séduisantes voient leur note d’attractivité grimper. Malheureusement, les femmes jugées peu attractives en début de soirée ont un coefficient de séduction qui baisse à mesure que l’heure tourne. Des effets qui ne sont pas liés à la consommation d’alcool.

Selon des recherches menées ces dernières années, il existe d’autres façons simples d’augmenter son coefficient d’attractivité pour une femme. S’habiller de façon provocante, ce qui ne surprendra personne, mais aussi être extravertie, honnête ou simplement souriante.

A noter que l’effet sexy du rouge marche aussi pour les hommes. Sur une échelle de neuf, les hommes habillés en rouge gagnent un point dans l’esprit des femmes, selon des travaux publiés en 2010. Cette année là, des chercheurs suédois montraient également qu’après une bonne nuit de sommeil, on était jugé plus séduisant.

Par : Damien Mascret / Le Figaro
publié le : 27.02.2012
Titre original : « Pourquoi les femmes en rouge excitent les hommes. »
SOURCE : LeFigaro.fr

ARTICLE 3/5

JessicaRabbit DoubleGence
Jessica Rabbit, la femme de Roger Rabbit

Sexualité : pourquoi les femmes en rouge attirent davantage les hommes.

Les hommes préfèrent le rouge. C’est ce que révèle une étude menée par deux psychologues américains, Adam Prazda et Adrew Elliot, de l’Université de Rochester (New York). Les femmes vêtues de rouge seraient plus sexy que les autres.

L’enquête a été menée auprès de 96 hommes. Un échantillon de photos de femmes protant des vêtements de couleurs différentes leur a été soumis. Les femmes habillées en rouge étaient systématiquement jugées plus attirantes que lorsqu’elles portaient le même vêtement mais dans une autre couleur.

Une plus grande disponibilité sexuelle

Pour les hommes, les femmes vêtues de rouge seraient plus réceptives aux avances sexuelles, et donc plus « sexy ». « Les hommes perçoivent les femmes en rouge comme plus ouvertes et intéressées par des rencontres sexuelles. Cette perception est la variable clé qui explique l’attractivité » ont expliqué les deux psychologues.

Il est à noter que l’effet « séduction » du rouge est aussi valable pour les hommes.

Par : La Dépêche
Publié le : 01.03.2012 | 11:29
Titre original : « Pourquoi les femmes en rouge
attirent davantage les hommes. »
SOURCE : LaDepeche.fr

ARTICLE 4/5

Les hommes vêtus de rouge attirent plus les femmes.

Après avoir démontré que les hommes étaient plus attirés par les femmes qui portaient du rouge, voilà que l’on découvre que le rouge a le même effet sur les femmes.

Selon une étude menée à la fois aux États-Unis, en Autriche, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Chine, les hommes vêtus de rouge donneraient l’impression d’être plus puissants, séduisants et attirants. Toutefois, cela ne les rend pas plus aimables, gentils ou sociables, affirme le Journal of Experimental Psychology : General. Le rouge ne fonctionne que sur le pouvoir d’attraction, et l’impression est la même, peu importe le pays.

« Nous avons découvert que les femmes voyaient les hommes en rouge comme dotés d’un statut plus élevé, plus susceptibles de gagner de l’argent et de monter dans l’échelle sociale. Et c’est ce jugement de statut élevé qui provoque l’attirance », mentionne Andrew Elliot, professeur de psychologique à l’Université Rochester aux États-Unis.

« Nous réfléchissons typiquement à la couleur en termes de beauté et d’esthétique, mais la couleur délivre aussi une signification, et modifie notre perception et notre comportement de façon importante, sans que nous en ayons conscience », ajoute-t-il.

Par contre, lorsqu’il s’agit de compétition, la couleur rouge provoque plutôt la méfiance et de piètres performances.

Conclusion de Double Genre : The women says honey – always to « Men in Red » – only for their money – not to go to bed.

Par : Plaisirs Santé / Canada
Publié le : 2015 ?
Titre original : « Les hommes vêtus de rouge attirent plus les femmes. »
SOURCE : Plaisirssante.ca

ARTICLE 5/5

Le rouge serait-il la couleur fétiche des travestis ?

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En ce qui concerne les travestis, le rouge est aussi la couleur phare de sa garde robe. Selon moi, c’est certain, de la tête au pied. Car quel est celui qui n’a pas rêvé :

  • d’un rouge à lèvre rouge vif que l’on pourra faire scintiller avec une fine couche de gloss ?

  • d’une perruque rouge ou rousse, des cheveux couleur de feu pour allumer le désir chez l’autre, et ce dès le premier regard ? Si vous n’êtes pas convaincus, jetez un coup d’oeil à cet article très détaillé d’Alexia, sur les rousses, à moins que vous n’ayez la frousse ?

  • d’un chemisier rouge comme celui de Lethal, le transformiste admirablement bien interprété par l’acteur Miguel Bosé, dans le film culte Talons Aiguilles de Pedro Almodovar ?

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  • d’une mini jupe rouge ou écossaise sur des bas blancs ou d’une robe rouge moulante en tissus à la fois fluide, souple et élastique portée avec une paire de fins bas résille ?

  • d’une paire d’escarpins rouges à hauts talons fin de 15 cm en cuir vernis rouge éclatant ?

  • et enfin, si le fond de l’air et frais un beau manteau rouge cerise comme celui d’Audrey, un joli petit bonnet rouge et une écharpe de laine rouge avec des gants de suédine rouge ?

Par : Lio de France / DG

S O N D A G E

Quelle couleur dominante, préférez-vous voir porter par votre chéri(e) ?

Lavergne Cox Time’s cover girl

Laverne Cox en couverture de Time: encore un effort TRANSAMERICA!

L’Amérique « transitionne ». On la savait accro aux hormones et à la chirurgie esthétique mais volontiers transphobe. Avec la couverture du magazine Time de cette semaine, la Mecque du corps niptucké en fait une affaire politique et lance son plus beau sourire inclusif aux personnes trans. Campée sur ses jambes croisées, talons hauts et robe bleue moulante, musculeuse et affirmative, Laverne Cox, la star de la série Netflix, « Orange is the new black », est propulsée icône de la révolution transgenre.

Time Magazine la caste comme the «America’s next civil rights’s frontier». Sous le papier du Time, il y a la plage, la sueur et les larmes d’un mouvement social et d’une subculture transgenre en marche depuis 20 ans au moins. L’article de Katy Steinmetz est une ode à la politique d’égalité des trans plaquée sur celle des droits des gays et des lesbiennes et des minorités incomprises. Le centre a entendu l’appel des marges (qu’il a créées), la souffrance des trans et leur droit au rêve américain.

A en croire Time Magazine qui parle de «nouvelle transparence», authenticité, visibilité et humanisme, tel serait le bon cocktail de l’intégration des trans. Moralité, c’est parce qu’on ne les connaît pas bien que les trans sont rejetés. Qu’ils racontent leur histoire aux personnes cisgenres et compassion et compréhension suivront. L’embêtant dans l’histoire est que la journaliste du Time fait jouer le truc en playback à Cox en lui collant trois bribes de verbatim à faire pleurer.

Alors laissez-moi vous présenter une autre Laverne Cox. Car Orange is the New Black ne donne qu’une faible idée des violences sexuelles et de la maltraitance médicale et administrative qui sont le lot commun des personnes trans’ de couleur et des femmes dans l’univers carcéral américain.

A peine la saison terminée, Cox lance avec Jac Cares la co-production d’un documentaire indépendant sur l’histoire de Cece Mac Donald, une jeune femme trans de 25 ans incarcérée dans une prison pour hommes (évidemment) pour avoir tué l’un de ses agresseurs lors d’une attaque transphobe et raciste en 2011. Cox a activement soutenu les groupes trans à l’origine de la campagne internationale « Libérez Cece ! » qui ont obtenu sa libération en janvier dernier. A la sortie de prison de Cece, devinez qui était là ?

Ses prises de position contre le complexe industrialo-pénitentiaire déjà dénoncé par Angela Davis et des groups trans et queer comme le Sylvia Riviera Law Project de New York  ou Against Equality de San Francisco en font une actrice activiste trans qu’aucun papier ne pourra glacer et que Time Magazine a surexposée pour mieux la dépolitiser.

Par : Marie-Hélène Bourcier, militante, théoricienne queer
et maître de conférences à l’université de Lille-III
Publié le : 03.06.2014
Source : SLATE

ARTICLE 2 (En anglais … pour l’instant)

LavergneCox

Laverne Cox is an Emmy-nominated actress who can be seen in the Netflix original series Orange is The New Black where she plays the ground breaking role of Sophia Burset. The critically acclaimed show returns for its third season on Netflix June 12. Laverne is the first trans woman of color to have a leading role on a mainstream scripted television show.

Laverne Cox est une actrice nommée aux Emmy Awards que l’on peut voir dans la série originale sur [le réseau] Netflix « Orange is the new black » où elle joue le rôle de Sophia Burset. Ce spectacle encensé par la critique revient pour sa troisième saison sur Netflix le 12 juin [2014]. Laverne est la première femme transgenre de couleur à tenir un rôle principal dans une émission importante de télévision criptée.

Laverne is expanding her presence on the small screen with the CBS pilot Doubt, a legal drama from Grey’s Anatomy producers Joan Rater and Tony Phelan. She will play ‘Cameron Wirth’, a trans Ivy League-educated lawyer who’s both competitive and compassionate.  On the silver screen, Laverne can next be seen as ‘Deathy,’ a supporting role in the Lily Tomlin film Grandma from acclaimed writer and director Paul Weitz. The film premiered at the 2015 Sundance Film Festival where it was acquired by Sony Picture Classics and will show at the 2015 Tribeca Film Festival.

Laverne étend sa présence sur le petit écran avec le [programme] pilote CBS « Doute », un drame policier des producteurs Joan Rater et Tony Phelan de « Grey’s Anatomy ». Elle jouera [le rôle de] « Cameron Wirth », un avocat transgenre qui est aussi performant que compatissant. Enfin, sur le grand écran, on peut voir Laverne en « Deathy », un second rôle dans le film « Grand-mère » de Lily Tomlin et de Paul Weitz, auteur et dirigeant acclamé. Le film a été présenté en avant première au Festival du cinéma Sundance 2015 où il a été acquis par « Sony Picture Classics » et sera présenté au Festival du cinéma Tribeca 2015.

Laverne’s work as an actress and advocate landed her on the cover of TIME Magazine as well as an Emmy nomination for “Outstanding Guest Actress in a Comedy Series.” Laverne continues to break boundaries and make history with accolades including a SAG Award for “Outstanding Performance by an Ensemble in a Comedy Series,” a Critic’s Choice nomination for “Best Supporting Actress,” and a NAACP Image Awards nomination for “Outstanding Supporting Actress in a Comedy Series.”

This past year, Laverne has had stand out appearances on several TV shows including; the hit Fox comedy The Mindy Project, Bravo’s Girlfriend’s Guide to Divorce and MTV’s Faking It. She also appeared as a guest judge on Project Runway All Stars and hosted #GoBold brought to you by Revlon, an empowering web series that celebrates bold, provocative women setting out to accomplish their goals. Her documentary Laverne Cox Presents: The T Word aired on MTV & Logo to impressive ratings. The hour-long documentary explored the lives seven transgender youth from across the country and their determination to lead their lives as the people they are meant to be. Laverne was the host and executive producer of the ground breaking documentary which was nominated for a GLAAD Media Award.

Laverne is also producing another documentary titled Free CeCe in order to heighten visibility and awareness surrounding CeCe McDonald, a transgender woman who was controversially sentenced to 41 months in prison for second degree manslaughter after allegedly defending herself against a racist and transphobic attack. The documentary will focus on McDonald’s case, her experiences while incarcerated in a men’s prison and the larger implications of her case for the transgender community.

In 2013 Laverne won Best Supporting Actress at the Massachusetts Independent Film Festival for her work in the critically acclaimed film Musical Chairs directed by Susan Seidelman (Desperately Seeking Susan).  Laverne’s other acting credits include Law and Order,  Law and Order: SVU, Bored to Death, and the independent films Carla and The Exhibitionists.

Laverne is the first trans woman of color to produce and star in her own television show, VH1’s TRANSForm Me which was nominated for a GLAAD Media Award.  Laverne is also the first trans woman of color to appear on an American reality television program, VH1’s I Wanna Work for Diddy for which she accepted the GLAAD media award for “Outstanding Reality Program.” She also received The Stephen F. Kolzak Award at the 2014 GLAAD Media Awards in Los Angeles.

In addition to her acting, Laverne is a renowned speaker and has taken her empowering message of moving beyond gender expectations to live more authentically all over the country. Her work as an advocate landed her a coveted spot as one of Glamour magazine’s 2014 Women of the Year. She is the recipient of the Dorian Rising Star Award for her work in Orange is the New Black, Courage Award from the Anti-Violence Project, Community Leader Award from the LGBT Center of New York City, Reader’s Choice Award from “Out” Magazine, was named one of The Grio’s 100 Most Influential African Americans, was named one of the Top 50 Trans Icons by the Huffington Post, one of Out magazine’s Out 100, Metro Source magazine’s 55 People We Love and ranked number 5 on the 2014 Root 100 list.

Traduction (amateur) : Lio de France / DG.

Pauline Roland : Le travesti en BD

Voilà une petite bande dessinée bien sympathique : c’est l’histoire d’un certain Claude, agent immobilier de 42 ans qui se transforme depuis quelques temps en Priscilla, pour des raisons qu’il explique à une copine souhaitant lui poser toutes les questions relatives à son changement de statut.

Le scénario représente bien les caractéristiques du parcours classique du travestisme : souvenirs d’enfances, emprunt de ses vêtements à la mère, puis à l’épouse – quand c’est possible 😉 – petit tour de piste en solitaire, du placard au salon, puis premières sorties nocturnes et révélation de tous les champs du possible d’une vie de femme qui ne pourraient être résumés dans une encyclopédie, car travesti ou pas, les destinées humaines ne sont-elles pas infinies ?

ARTICLE

Agenaise, Pauline Roland vient de réaliser un court-métrage. Ce film d’animation de 12 minutes raconte la vie de Claude-Priscilla et s’appuie sur plusieurs témoignages. À voir.

Chérie(e), rends-moi mes collants. » Le titre de ce court-métrage annonce la couleur ou plutôt cache bien son jeu. Écrit et réalisé par Pauline Roland, agenaise qui vient juste de fêter ses 25 ans, ce film de 12 minutes et 6 secondes raconte les tribulations d’un travesti (1).

Inscrit au Off du festival des Rencontres internationales Henri-Langlois de Poitiers, lequel rassemble tous les films de fin d’études, ce court-métrage a manqué d’un cheveu le prix du public.

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« Je suis heureuse, car c’est le résultat de huit mois de travail intensif avec mon ami, Vivien Raynal », savoure Pauline Roland. Elle a fait oeuvre de journalisme avant d’user ce qu’elle aime le plus, c’est-à-dire ses crayons de couleur mélangés à une belle dose d’excentricité, d’humour, d’humeur, de dextérité et de sueur.

Son film d’animation narre le quotidien d’un homme marié, deux enfants, une maison, un chat, un chien et un hamster, mais qui a une double vie. Dans ces douze minutes nourries de témoignages, Claude, agent immobilier, se préfère dans la peau de Priscilla. Tout a commencé, en fait, quand petit, son institutrice pour le punir, plaçait le petit écolier d’alors sous son bureau.

Clandestin, à part entière

« C’est une histoire de schizophrénie d’une extrême sensibilité. Je me suis surtout appuyée sur le témoignage d’un homme qui m’a toujours parlé en tant que femme. Cette personne est double, à la fois Claude et Priscilla, mais jamais en même temps. Nos échanges n’ont été que téléphoniques. »

Mais pourquoi s’intéresser à la vie des travestis ? « C’est dans le cadre de mes études à Poitiers (2), que je viens de terminer. J’ai développé une thématique autour du sexe. Mon premier court-métrage s’intitule  »Les seins de ma mère ». Sinon, le personnage du travesti me fascine. Je veux essayer de comprendre ce qu’il révèle. Le travestissement, c’est aussi l’art du transformisme. »

« Un travesti, c’est quelque part un clandestin, une personne unique à double identité à part entière et double. L’extrême, c’est devenir transsexuel. Là, Claude-Priscilla a une vie banale, mais il garde caché au fond de lui un grand secret. Un non-dit. Il est partagé entre l’appréhension de se faire découvrir et l’envie de le dire. Mais il a peur de tout perdre », commente Pauline Roland.

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Le choix du prénom de Priscilla n’est pas né du hasard. Il fait référence au film australien de 1994 « Priscilla, folle du désert » réalisé par Stephan Elliot. « C’est un film culte. On pourrait aussi parler du film avec Marylin Monroe  »Certains l’aiment chaud » de Billy Wilder », poursuit la jeune agenaise. En France, le film de Bertrand Blier « Tenue de soirée » avec Michel Blanc et Gérard Depardieu avait, en 1986, suscité beaucoup de commentaires, voire créé la polémique.

Un livre pour les enfants

Pauline Roland va tourner la page de Poitiers et part vivre dans l’Aude. « Dans un premier temps, je vais me remettre à l’exclusive à mes dessins. Ça m’a trop manqué. Je vais rester dans le même ton, c’est-à-dire avec mes  »saloperies » tournées vers le rire, la dérision, mais juste à titre perso et pour mes proches. Je suis désormais illustratrice à mon compte, déclarée à la Maison des artistes », sourit-elle.

Et ô bonheur, elle vient d’obtenir un prix pour un livre d’enfants. « Je vais être éditée. Oui, c’est le grand écart ! C’est comme Zep, et sans me comparer à lui, le papa de  »Titeuf ». Je viens de changer tout mon blog (3) », raconte Pauline Roland.

Elle tourne donc la page. Mais elle garde ses crayons.

Voir la Vidéo sur Viméo :

Notes

(1) « Chéri(e), rends-moi mes collants », court-métrage
réalisé par Pauline Roland et Vivien Raynal (Lakolyn)
2) Elle est diplômée de l’École européenne
supérieure de l’image. l’IERESI est à Poitiers.
(3) Le blog : http://thisispolet.daportfolio.com/

Par : Maryan Charruau
Publié le : 29.12.2012 | 06h00
Titre original : « Le travesti me fascine. »
Commentaires : Lio de France / DG
SOURCE : SudOuest.fr

Les seins des hommes ? chut, tabou !

Les hommes peuvent-ils présenter une poitrine formée ? Oui. Certains sont gênés par ce qu’ils considèrent comme une excroissance mammaire « anormale », alors que d’autres trouvent qu’avoir « des seins c’est bon. Masculin, féminin, c’est de la peau, des terminaisons nerveuses, du contact, [bref] de l’érotisme ! » Tandis que les femmes et les transgenres MtF rêvent d’augmenter le volume de leurs seins, de nombreux hommes souhaitent les faire disparaitre au profit de pectoraux plus masculins, voire une poitrine à la Arnold Schwartzenegger.

 

ArnoldArnold Schwartzenegger,
4 fois champion du monde de bodybuilding. 100% muscle.

ARTICLE 1

Que pense de la gynécomastie, un médecin  qui pratique régulièrement la chirurgie esthétique et plastique ?

« La gynécomastie est une pathologie très répandue chez les hommes. Elle se caractérise par une hypertrophie des seins qui est assez mal vécue.

Malformation bénigne, elle peut avoir diverses origines : hormonale, médicamenteuse, ou simplement idiopathique (sans cause trouvée).

Une correction de gynécomastie est très rapide, quasi indolore et l’hospitalisation a lieu sur une seule journée (ambulatoire). » Docteur R.

ARTICLE 2/3

Nous produisons tous, hommes et femmes, des hormones sexuelles : mâles (la testostérone) et femelles (les oestrogènes). Bien sûr, chez l’homme, la testostérone prédomine. Mais chez certains individus, cette balance hormonale peut se déséquilibrer : la quantité d’oestrogènes augmente, alors que la part de testostérone baisse.

Normalement chez l’homme, la glande mammaire reste à l’état immature. C’est alors qu’intervient une enzyme : l’aromatase. Son rôle est de synthétiser l’œstrogène. Chez certains hommes, l’aromatase peut être hyperactive, elle va transformer la testostérone en œstrogènes. Selon la sensibilité de chaque individu, ces oestrogènes en surnombre vont se fixer sur les récepteurs de la glande mammaire. Résultat : la glande mammaire se développe, et les seins poussent.

Attention à ne pas confondre la gynécomastie avec l’adipomastie. Dans l’adipomastie, il s’agit d’un amas de graisse au niveau du tissu mammaire. Cette présence de graisse peut entraîner la formation de ce qui ressemble à des seins. L’effet est encore plus flagrant chez les hommes qui ont beaucoup maigri après avoir été en surpoids et dont la peau s’est étirée. Parfois il peut y avoir les deux combinés, à savoir gynécomastie et adipomastie.

La gynécomastie apparaît le plus souvent chez le jeune garçon, au moment de la puberté. La plupart du temps, les seins apparus vers 12 ans, au début de la puberté, disparaissent dans les six mois qui suivent la fin de la puberté, vers 17 ans. Mais parfois la fibrose s’installe et les seins ne disparaissent pas. Cela peut s’avérer très difficile à vivre pour les hommes jeunes, a fortiori s’ils n’ont aucun surpoids.

Déterminer les causes de la gynécomastie

Paul, 18 ans, a décidé de se faire opérer de sa gynécomastie.

Lorsqu’il n’y a pas de cause à la gynécomastie, on parle de gynécomastie idiopathique. Mais il peut exister des hypertrophies des seins chez l’homme d’ordre pathologique. Dans ce cas, il faut impérativement faire un bilan hormonal pour éliminer toute suspicion de tumeur, qui pourrait expliquer la sécrétion d’oestrogènes en grande quantité.

Parfois il peut aussi y avoir des causes iatrogènes, d’origine médicamenteuse. La gynécomastie peut en effet être la conséquence d’un traitement contre le cancer de la prostate, par exemple, dont l’action provoque un déséquilibre hormonal. Mais on remarque aussi des gynécomasties chez les culturistes qui prennent des anabolisants… Attention aussi à la consommation de cannabis et d’héroïne.

Une gynécomastie peut aussi apparaître, tout bêtement, chez un petit garçon qui a avalé toute la plaquette contraceptive de sa mère !

Gynécomastie : la réduction mammaire

Attention, images de chirurgie ! La liposuccion permet d’extraire la graisse qui entoure la glande mammaire.

Concernant les traitements de la gynécomastie, il existe des traitements locaux sous forme d’une crème contenant des hormones mâles. Mais attention, les compagnes de ces messieurs doivent éviter d’entrer en contact avec cette crème, sous peine d’avoir une poussée locale de poils.

Si, au bout de trois mois, aucune évolution n’est constatée, cela signifie que le traitement est inefficace. Reste alors la solution de la chirurgie. Réalisée en général en ambulatoire, cette intervention n’est pas considérée comme un acte de confort. La gynécomastie est une pathologie, la réduction mammaire est donc prise en charge par l’Assurance maladie. Cette chirurgie est prise en charge à hauteur de 185 euros. Mais en secteur privé, les dépassements d’honoraires font souvent grimper la facture jusqu’à 2.000 euros.

La gynécomastie la plus courante est celle du jeune homme à la puberté. Mais une hypertrophie des seins peut apparaître à deux autres âges de la vie. Chez le nouveau-né, cela concerne 60 à 80% des bébés garçons. Elle résulte du transfert, par le placenta, pendant la grossesse, des oestrogènes de la mère dans le sang du fœtus. Cela disparaît en général spontanément dans les premiers mois de vie. L’homme vieillissant, après 50 ans, peut également voir apparaître une gynécomastie. Avec l’âge, le taux d’androgènes chez l’homme a tendance à diminuer, et la balance se déséquilibre en faveur des oestrogènes.

Les endocrinologues remarquent de plus en plus de gynécomasties chez les petits garçons. Dans ces cas, on soupçonne le rôle de certains polluants environnementaux : cela peut être des substances chimiques dont le caractère est proche de celui des oestrogènes, auxquels les jeunes enfants sont beaucoup plus sensibles que les adultes.

Rédigé le : 05.05.2014
Mis à jour le : 23.03.2015 | 13:02
SOURCE : AlloDocteurs.fr

ARTICLE 3/3

LES MENBOOBS VONT-ILS DISPARAÎTRE

SeinsHommeSexactu

C’est une petite anecdote mais qui en révèle long : l’an dernier aux Etats-Unis, 40 % des opérations esthétiques de réduction mammaire ont concerné des hommes. Ceci concernant 27 500 valeureux gaillards décidés à ne pas pendouiller du téton – et j’en suis toute gonflée de curiosité. S’agit-il d’anciens obèses qui se débarrassent des surplus de peau ? De victimes de désordres hormonaux, par exemple suite à un traitement médical ? De soldats allemands ? De gros assumés mais qu’on moque depuis qu’ils prennent là, dans cette zone interdite, beaucoup plus ambivalente que le bidon de bière ? De mecs complexés pour un misérable triangle de chair en pointe ? D’obsédés de la perfection ? De culturistes ? De stars de cinéma ?

Cette histoire de menboobs me fascine complètement. On n’a finalement commencé à en parler que très récemment. Est-ce encore un tabou ? Mes copains gros n’en causent jamais, de toute façon n’entrent jamais dans le détail du gras – ce qui est dommage, il faudrait parler du gras : de son caractère mou ou granuleux, de sa fermeté ou de ses flottements, de sa répartition, quand on dit « le gras » on se contente de regarder la couverture d’un bouquin au lieu de l’ouvrir, pourrait-on parler de gras ? Pourrait-on dire, et toi, tu prends du ventre ou des fesses ? (Des fesses.) Pourrait-on parler du fait qu’on a tendance à l’aimer chez les autres, à lui accorder une sincère et vraie tendresse, à s’y vautrer à l’occasion, alors qu’on l’intolère chez soi ?

Le problème du manboob est évidemment qu’il brouille les genres. Les femmes ont des seins, les hommes n’en ont pas, ça fait partie du deal, les enfants s’en servent comme repère. Sauf que non. Les hommes en situation extrêmes peuvent allaiter – pourquoi pensez-vous que vous vous coltiniez encore des tétons ? Et certaines femmes sont plates comme chou. Que dire des pectoraux, quand un homme puissant est mieux calibré que votre voisine ? Que dire des femmes athlétiques dont on ne sait plus si leur sein est sexuel, maternel, puissant ?

Avec le sein, on nous a vendu quelque chose de très basique. Les humains sont les seules créatures du règne animal à s’intéresser sexuellement aux mamelles des femelles (dixit Wikipédia). Vous avez certainement entendu l’explication évolutionnaire : en se redressant sur deux jambes, les mâles ont perdu leur imprenable perspective sur les parties génitales des femelles, et ça mettait en danger l’espèce. Ils auraient donc recalibré leur désir sur les seins. (Ce qui se tient à moitié. Certaines cultures se fichent totalement des seins. Enormément de cultures focalisent sur les cheveux. Bref. On pourrait citer mille exemples.)

Le sein est donc doublement féminin : signe du privilège de produire et nourrir des enfants, signe qu’on est désirable sexuellement. Dans ces conditions, être un homme et en avoir, ça demande un j’m’en-foutisme sérieux. Ou des talents en grand écart. Ou une conscience politique. Sinon reste la chirurgie : la preuve du grand malaise à l’oeuvre, la preuve qu’entre deux Femen et douze opérations Free The Nipple, on n’a pas libéré le sein. Ceux des femmes doivent être couverts. Ceux des hommes seront excisés. Aouch.

Et pour la comparaison : 280 000 augmentations mammaires en 2015 (sur des femmes), 40 000 réductions sur des femmes, 27 500 réductions sur des hommes. Le renflement reste donc la norme – manière aussi de marquer les genres et de « se sentir femme », regarde, regarde-moi, surtout pas dans les yeux.

Par : Maïa Mazaurette
Publié le : 04.03.2016
Titre original : « Les menboobs vont-ils disparaître ? »
Commentaires par : Lio de France/DG
SOURCE : GGmagazine.fr/SEXACTU

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Travestie par nécessité

Dans notre tour du monde des transgenres et travestis, voici l’histoire d’une femme qui vit en Egypte. Elle s’est habillée en homme et non pas « déguisée », comme l’écrit la rédactrice de l’article ci-dessous, sûrement plus par ignorance que par méchanceté.

La question est donc de savoir pourquoi cette femme qui était mariée à un homme, a dû s’obliger à revêtir des vêtements masculins dans un pays qui ne laisse que peu de place aux femmes et encore moins à leurs droits, tout du moins selon le point de vue occidental. Parce que si vous demandez à un musulman pourquoi, par exemple, à la mort de ses parents, sa soeur héritera d’une somme égale à la moitié de la sienne ? cet homme vous répondra que c’est normal puisque c’est lui qui aura la charge de la famille et que par conséquent, il aura plus de frais que sa soeur. C’est pourquoi, selon lui, la sourate n° 4 an nisa, du Coran, a instauré cette disposition. A vous de juger.

sourat a°n nisa° /
Les Femmes / n°4, verset 11
yoûSî-koum-l lahou fî a°wla°da-koum
Dieu vous enjoint, pour vos enfants :
li-z zakari miçlou haZZi-l ou°nçayanî
au mâle, l’équivalence d’une part de deux filles.

ARTICLE

Déguisée en homme pendant 43 ans pour travailler et subvenir aux besoins de sa fille !

A la mort de son mari il y a maintenant plusieurs années, Sisa Abu Daooh restée veuve et sans ressources a décidé de défier la culture locale de son pays très conservateur , l’Egypte, qui préconise que la femme ne peut pas travailler. Se faisant passer pour un homme pendant 43 ans, elle a travaillé pour subvenir aux besoins de sa fille.

Travestie pour le bien de sa fille !

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« J’avais 16 ans quand je me suis mariée, mon mari est mort à mes 6 mois de grossesse « , raconte Sisa, aujourd’hui âgée de 65 ans.

Comment subvenir aux besoins de son enfant alors qu’elle n’a aucune source de revenu ? Se remarier ? Non, elle ne veut pas qu’on lui trouve un [autre] mari.

N’ayant personne pour l’aider à 21 ans, elle prend son courage à deux mains et plutôt que de mendier comme le veut la culture pour les femmes veuves , Sisa décide de se déguiser [S’habiller] en homme pour pouvoir travailler. Les cheveux rasés et une « galabeya » ( la tenue traditionnelle masculine) enfilée, elle travaille pendant des années dans la construction, la confection de briques ou encore dans les champs. Elle privilégie les villages où personne ne la connaît.

A cette époque, dans la culture égyptienne, une femme ne peut pas être active, elle est destinée à être femme au foyer attendant que son mari pourvoit aux besoins du foyer. Elle confie : « J’ai fait tout ça pour ma fille. Si c’était un garçon, je ne l’aurais pas fait. Mais j’avais peur qu’elle finisse dans la rue. Alors je l’ai protégée, je l’ai élevée et j’ai pu l’envoyer à l’école jusqu’à ce qu’elle se marie. »

L’histoire ne s’arrête pas là puisqu’elle continuera à travailler quand le mari de sa fille Hoda tombera malade et se retrouvera dans l’incapacité de travailler, elle cirera des chaussures pour aider sa fille et ses petits-enfants.

Encore aujourd’hui, le principe d’égalité des sexes est un concept pour lequel les femmes luttent encore en Egypte… [et ailleurs]. Si bien  que l’histoire de Sisa  qui se déroule dans les années 1970 est une grande leçon de courage. Elle a d’ailleurs été honorée en mars dernier par le gouvernement égyptien, à l’occasion de la fête des mères, le président lui a décerné le titre de « Mère travailleuse exemplaire ».

De plus un documentaire anglo-russe intitulé The Untamed Shrew (la mégère non apprivoisée) a été réalisé sur sa vie. Dans ce documentaire, des hommes sont invités à donner leur avis sur ce que Sisa a fait : « Elle est incroyable », disent certains devant la caméra [bien sûr, parce qu’en privé …], un d’entre eux ajoutera même qu’elle vaut plus qu’une douzaine d’hommes ».

A l’heure actuelle, Sisa possède un petite épicerie dans sa ville natale, les autorités égyptiennes lui ont promis une aide, mais Sisa affirme qu’elle continuera de travailler.  Cette hyperactive a du mal à s’imaginer en femme au foyer : « Je pourrirais si je restais au lit. Je m’ennuierais si je ne faisais que dormir et prier. Lorsque je travaille, mes muscles sont réveillés. Je suis une femme en acier ! »

Son histoire remarquable est un signe de plus pour les progrès qui sont attendus concernant les droits des femmes en Egypte.

Par : Imani Amisi
Publié le : 21.07.2015 |  15h07
Titre original : « Déguisée en homme pendant 43 ans
pour travailler et subvenir aux besoins de sa fille ! »
Commentaires par : Lio de France / DG
SOURCE : BibaMagazine.fr
§

La Bible interdirait de coiffer les trans

La transphobie se manifeste souvent de façons très différentes et parfois insidieuses. Mais faire appel à la Bible pour ne pas couper les cheveux d’une personne transgenre, ça à notre avis, on ne l’avait pas encore fait.

Mais ça vient de sortir aux États-Unis, en Californie, dans une petite ville d’environ 130 000 habitants du comté de San Bernardino :  Rancho Cucamonga où « el signor Hernandez, il n’a pas envie de coiffer la m’dame. » non parce qu’elle serait trangenre FtM – nooon, il adooore ! – mais parce que le Dieu de la Bible, n’est pas d’accord, mais alors pas du tout ! 😉

Coiffeur

Barber Cites “Religious Freedom” To Deny Trans Army Reservist A Haircut

Un coiffeur invoque la « liberté religieuse » pour refuser une coupe de cheveux à un transgenre réserviste de l’armée.


Screen Shot 2016-03-11 at 3.03.35 PM

DrapeauAngloSaxon “Religious freedom” seems to be all the rage among homophobic business owners these days, and now a California barbershop is getting into the act.

Double Genre Ces derniers jours, « la liberté religieuse » semble faire fureur parmi les chefs d’entreprise homophobes, mais désormais, un salon de coiffure de Californie est passé à l’acte.

DrapeauAngloSaxon Army reservist Kendall Oliver, who is transgender, went online to book an appointment at The Barbershop in Rancho Cucamonga, but was turned away after showing up.

Double Genre Le réserviste Oliver Kendall, qui est transgenre, est allé sur Internet pour prendre rendez-vous dans un salon de coiffure de Rancho Cucamonga ; mais il a été éconduit après s’être présenté.

RanchoCucamonga
Rancho Cucamonga dans le comté de San Bernardino  en Californie, U.S.A.

DrapeauAngloSaxon Oliver told NBC4 News he identifies as male and feels more comfortable that way (although he told CBS2 he eschews labels), but they said, “It doesn’t matter ma’am, we still won’t cut a woman’s hair.”

Double Genre Oliver a dit à NBC4 News qu’il se considère comme un homme et se sent plus à l’aise ainsi (bien qu’il ait dit à CBS2 qu’il évite les étiquettes), mais ils [lui] ont dit : « Cela n’a pas d’importance, m’dame, [de toute façon] nous ne couperons pas les cheveux d’une femme. »

DrapeauAngloSaxon Richard Hernandez, owner of The Barbershop, sees it differently :
Double Genre Richard Hernandez, le propriétaire de la boutique de coiffeur, voit ça différemment :

Référence biblique : 1 Corinthiens 11:6 – Bible Louis Segond
« Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile. »

DrapeauAngloSaxon “It’s a shame for a man to have long hair, but if a woman has long hair, it’s her glory and it speaks to being given to her as her covering, and I don’t want to be one who is taking away from her glory.”

Double Genre « C’est une honte pour un homme que d’avoir des cheveux longs, mais si une femme a de longs cheveux, c’est sa gloire et il est dit que ça lui a été donné comme sa couverture et je ne veux pas être celui qui [lui] enlève de sa gloire. »

DrapeauAngloSaxon Even so, he still doesn’t think he’s being discriminatory :
Double Genre Par la même, il ne pense pas qu’il est en train d’être discriminant :

DrapeauAngloSaxon “It’s not our intention to discriminate against anyone based on sexual orientation or gender of anything like that. The Bible teaches us that a woman’s hair is her glory.”

Double Genre “Il n’est pas dans notre intention de discriminer quelqu’un sur la base de son orientation sexuelle, de son genre ou de quoi que ce soit de semblable. La Bible nous enseigne que les cheveux de la femme sont sa gloire. ”

DrapeauAngloSaxon Of course, Oliver is not having it :
Double Genre Bien sûr, Oliver ne l’a pas [com]pris [comme çà] :

DrapeauAngloSaxon “I don’t see how that should affect a business. I’m a customer here, you provide a service, and everyone is entitled to that service.”

Double Genre « Je ne vois pas comment ceci devrait affecter un commerce. Ici, je suis un client, vous fournissez un service et tout le monde a droit à ce service. »

DrapeauAngloSaxon Watch the story via CBS 2 below.
Double Genre Regardez le récit avec CBS 2 ci-dessous :

Cliquez sur le lien pour voir la > VIDEO

Par :  
Publié le :  11.03.2016
Titre original : « Barber Cites “Religious Freedom”
To Deny Trans Army Reservist A Haircut. »
Commentaires et traduction par : Lio de France / DG
SOURCE : Queerty.com
§

Coming out d’un genderfluid

Quand on est un adolescent qui prend conscience de sa différence de genre, on est tout à la fois enthousiaste et plein de doutes. On se dit « il », on se dit « elle », ça dépend des jours, de l’humeur. On doute, on trébuche, mais on avance comme l’enfant qui fait ses premiers pas, se mettant en déséquilibre du fait même d’avancer la jambe pour faire un pas supplémentaire – un coup ça passe, un coup ça casse – adoptant une marche hésitante durant un temps, avant de pouvoir trottiner allègrement. C’est cette situation ambivalente que vit actuellement le jeune Brendan Jordan.


ARTICLE

BJ

DrapeauAngloSaxon Brendan Jordan, a teen who became a mini-internet sensation after a clip of him video-bombing a news report and vogueing to Lady Gaga’s “Applause” went viral, has revealed he identifies as transgender.

Double GenreBrendan Jordan, un teenager qui est devenu une petite vedette de l’Internet après que son clip – où il kidnappe l’attention d’un bulletin d’informations en imitant frénétiquement Lady Gaga dans « Applause » – soit devenu viral, a révélé qu’il se reconnaissait comme transgenre. (voir la vidéo virale ci-dessous.)

DrapeauAngloSaxon Jordan came out publicly at the Human Rights Campaign’s Time to Thrive conference on Sunday, saying he doesn’t identify completely with one gender and is comfortable using both masculine and feminine pronouns.

Double GenreJordan s’est déclaré publiquement [a fait son coming out] au moment de la conférence du dimanche de la campagne [intitulée] « Temps pour Prospérer » [relative aux] Droits de l’Homme, disant qu’il ne s’identifiait pas complètement à un genre [unique], et qu’il était à l’aise dans l’utilisation des pronoms tant masculins que féminins (voir photo d’en tête.)

DrapeauAngloSaxon “Like most teenagers, I’m still figuring it out,” he stated. “I’m starting to label as one, or as part, of the trans community.”

Double Genre« Comme la plupart des adolescents, je suis encore un débutant, » a-t-il expliqué. « Je commence à me considérer comme étant un transgenre, ou un membre de la communauté. »

DrapeauAngloSaxon Jordan added, “I can’t really label it, because, you know, some days, my more feminine side comes o ‘he’ut — the ‘she.’ Some other days I don’t feel like putting on my fabulous mask, and the comes out, and I’m totally OK with that.”

Double GenreJordan a ajouté, « je ne peux pas vraiment me considérer comme tel, parce que vous savez, certains jours, c’est mon côté plus féminin qui ressort et le « il » disparait devant le « elle ». D’autres jours je n’ai pas envie de mettre mon  » fabuleux masque » et le come out ; et je suis totalement en accord avec cela. »

DrapeauAngloSaxon Related: Brendan Jordan Takes Down His Homophobic Haters With Advice We Should All Follow
Double GenreLien (en anglais) : Brendan Jordan démonte ses haineux [adversaires] homophobes, avec un conseil que nous devrions tous suivre.

DrapeauAngloSaxon Watch the full speech below.
Double GenreRegardez le reportage complet ci-desous

Par : Editors
Publié le : 19.02.2016
Titre original : »Viral Vogueing Sensation
Brendan Jordan Comes Out As Transgender. »
Commentaire et traduction
: Double Genre Lio de France /DG
SOURCE : Queerty.com

Cet homme supportera t-il les talons ?

Que doit-on penser d’une personne qui chausserait des skis pour la première fois et après avoir pris le télésiège attaquerait, tout de go, une piste noire ? Chez moi, dans ma ville natale, les gens qui se livreraient à de telles « performance » se verraient gratifier d’un : « mais ce gonze, c’est un vrai calut. » [en Languedoc : calu, calut, caludo, caludasse = idiot, fada, fou …]

Même la femme la plus stupide, mais on sait que cela n’existe pas, n’est pas sans connaitre les règles du port des chaussures à talons.

Choisir la bonne taille en longueur, c’est bien, mais il faut veiller aussi à la largeur (les homme font souvent du G ou du H). Bien-sûr la hauteur des talons est importante : on ne part pas faire une virée shopping montées sur des talons de plus de 6 cm, à moins de vouloir séduire le vendeur, ce qui est tout de même facile : il suffit d’emporter dans son grand sac, une paire de rechange.

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Photo : La vie est courte, pas les talons – La vida es corta los tacones no

L’épaisseur du talon est aussi un facteur de confort et les « talons carrés » sont à la fois dans l’air du temps et forcément moins traumatisants que les fines aiguilles qui « s’embrochent » dans tout ce qui est à leur portée.

La forme de la chaussure et sa matière compte aussi pour beaucoup. Rien ne remplace une chaussure réalisée en 100% cuir, car le plastique est bien moins souple et blesse facilement les parties du pieds qui s’y adossent, sans parler du problème des mycoses liées à la transpiration (saupoudrez vos chaussures avec du talc pour bébé et vos pieds vous dirons merci.)

Dans le cas de notre journaliste calut, il a tout faux : sandales tressées, donc instables, et une certitude de récolter assez d’ampoules pour éclairer des nuits de douleurs. Porter des talons aiguilles, c’est dangereux et inconfortables pour se déplacer toute une journée où nos pieds vont fouler des sols très différents. Quel pilote irait faire le Paris Dakar en Ferrarri ? Je suis sûre que bien cornaquée par une pro de la chaussure, notre petit man passerait une agréable journée et comme le suggérait une de mes fidèles lectrices, ne voudrait plus les quitter et les porter au lit pour mettre un peu de piment dans ses ébats amoureux. Pauvre de lui, il ne sait pas à côté de quoi il est passé.


Article

VIDÉO. Cet homme porte des chaussures à talons pendant une journée et déclare vouloir « mourir »

INSOLITE – Pour certaines, c’est un plaisir, pour d’autres, c’est un enfer. Trop hautes, inconfortables, incommodantes… Les chaussures à talons sont aussi convoitées que détestées par la gent féminine. Afin de comprendre pourquoi les femmes se plaignent si souvent de douleurs aux pieds, un reporter vidéo a décidé de passer une journée entière à en porter.

Ce défi insolite et saugrenu nous offre des séquences hilarantes, à regarder ci-dessus. Brandon Cohen, qui réalise des vidéos pour le site BroBible, enfile donc une paire de sandales hautes qu’il est censé conserver durant 24 heures. Son but ? Montrer aux filles qu’elles sont des « mauviettes ». Mais comme il l’explique sur Youtube, tout ne s’est pas passé comme prévu. Il décidera en effet d’arrêter à 19h15 seulement.

« Je ne vais pas survivre »

Dès ses premiers pas en talons, le jeune homme, qui a visiblement de grandes difficultés à marcher, clame qu’il « souffre déjà tellement ». Le plus difficile reste pourtant à venir. Se rendre au travail en talons, conduire en talons… Tant d’épreuves qui définissent le quotidien d’une femme qui tient à ses escarpins. Brandon Cohen évoque leur humeur parfois massacrante, et se montre compatissant. « Je comprends mieux maintenant […] J’ai envie de tuer tout le monde […] Je mesure désormais l’importance de se garer près de la sortie », ironise-t-il.

Brandon ajoute: « C’est la version moderne du bandage des pieds en Chine », faisant ainsi référence à cette pratique asiatique très douloureuse, qui consistait à se bander les pieds pour réduire leur taille et leur donner la forme d’un bouton de lotus.

Le ridicule de la situation semble beaucoup amuser les passants, qui n’hésitent pas à le prendre en photo. D’autres l’interpellent et lui lancent des phrases telles que « jolies chaussures », ou encore « j’aime beaucoup vos chaussures ». Complètement à bout, Brandon Cohen se plaint: « Je ne vais pas survivre […] Je veux mourir. S’il vous plaît, laissez-moi mourir […] Je ne peux plus tenir debout. Mes jambes tremblent ». Selon la chronique qu’il a écrite suite à son expérience, c’était « la pire journée » de sa vie, et les filles sont « masochistes ».

Postée le 22 juin sur Youtube, la vidéo a déjà été vue 235.812 fois sur Youtube à l’heure où nous publions. Une internaute a même laissé un commentaire pour lui prodiguer quelques conseils: « Vous ne les portez pas de la bonne manière. Vous devez placer la pression ainsi que le poids de votre corps sur la plante de votre pied, et non pas sur le talon. C’est complètement à l’opposé de ce que l’on doit faire lorsque l’on porte des chaussures plates ».
Antidepresseur
DG : les talons ? un antidépresseur vraiment féminin 😉


Par : Alev Yildiz | Le Huff Post
Publié le : 26.06.2015 | 12:38 CEST
Titre original : « VIDÉO. Cet homme porte des chaussures
à talons pendant une journée et déclare vouloir ‘mourir’. »
Commentaires : Louboutinccll-162422 Lio de France | DG
SOURCE : HuffingtonPost.com
§
PSTT .. Voila comment il faut archer avec des talons 😉

Témoignage d’un homme travesti

Je suis un homme, et je me travestis — Témoignage

Bertrand se travestit : son double s’appelle Pénélope, se pomponne pendant plus d’une heure dans la salle de bains et mesure deux mètres talons compris. Et il le vit très bien, merci pour lui !

Je suis un homme, et je me travestis — Témoignage

Je suis un travesti

Je m’appelle Bertrand, j’ai 36 ans, je suis hétérosexuel, je me travestis.

Cet article est une sorte de réponse à celui dans lequel une madmoiZelle racontait ses réactions au travestissement de son mec. Ma réponse vient donc « de l’intérieur », si on veut — et sans jeu de mots graveleux !

Je vais d’abord être très factuel, puis poursuivre en analysant un peu.

Depuis quand est-ce que je me travestis ?

J’ai toujours plus ou moins eu envie de me travestir. Le plus vieux souvenir que j’ai d’avoir eu cette envie, c’était vers mes 19 ans, mais ça remonte sûrement à plus loin. En gros, à la puberté et à la conscience de la différence des sexes et de leurs utilités respectives.

Mais le passage à l’acte n’est arrivé qu’à 33 ans. Grâce au mec d’un pote, qui est danseuse burlesque, à qui j’expliquais que j’avais toujours voulu faire ça et qui m’a dit avec un air de défi « qu’est-ce que tu attends, viens on va t’habiller ». Et j’y ai été.

Pourquoi est-ce que je me travestis ?

C’est difficile pour moi de dire pourquoi ça m’intriguait à l’époque. Je ne m’en souviens pas bien. Ce qui est sûr, c’est que ce que j’y ai trouvé est différent de ce pourquoi ça m’intriguait.

Je crois que j’imaginais à l’époque pouvoir me transformer en femme, au moins visuellement. Et ce qui me motivait, c’était de savoir comment ça se passait dans « la vie d’une femme ».

Comment est-ce que je me travestis, et à quelles occasions ?

En trois ans, j’ai dû me travestir huit fois. Soit dans des environnements gay-friendly ou simplement gay, soit dans en compagnie de gens que je connais, hétéros en majorité. Mais pas dans un endroit hétéro inconnu, à part pour aller d’un point à un autre.

Lorsque je me travestis, j’essaye d’obtenir le résultat le plus réaliste possible.

« Comment c’est, la vie d’une fille ? »

Tout d’abord, et pour lire ce qui suit, il vous faut savoir que le moment de ma vie le plus proche d’une expérience homosexuelle a été un crush que j’ai eu pour un garçon, vers 15 ans, avec qui je faisais du skate, qui était beau à tomber par terre avec ses cheveux longs et ses taches de rousseurs.

En gros, j’avais une attirance esthétique pour lui, sans désir. Il était vraiment très beau, mais n’a pas nourri de rêve humide pour autant. Il aurait fait une fille splendide, dommage !

Cela n’a pas déclenché de « période de doute » chez moi sur mon orientation sexuelle. J’ai toujours eu l’impression d’être hétéro sans vraiment me poser la question. Ceci n’est pas une précaution oratoire, mais juste une description de contexte.

Ce qui m’intéressait dans l’idée de me travestir, c’était de savoir ce qui se jouait dans le camp d’en face. Par empathie, certainement, un peu comme on écoute le calvaire quotidien d’un ami maghrébin qui vous raconte l’enfer du contrôle au faciès, sans vraiment pouvoir le ressentir parce qu’on est blanc et BCBG.

Là où je me fourrais le doigt dans l’oeil, c’est qu’avec mon mètre quatre-vingt-douze, tout fin que j’étais, je ferais une fille bien trop grande pour être crédible, à plus forte raison avec des talons ! J’avais naturellement l’intention d’être la plus « réussie » possible. Cette volonté de crédibilité fut à l’origine de ma première découverte.

L’enfer de la féminité

Être une belle fille, c’est l’enfer. Se raser les jambes. Les aisselles. Porter un string inconfortable. Des collants qui tiennent chaud et qui scient le ventre. Des talons qui font mal. Une robe qui remonte, très légère et sans poche. Pas de poche donc un sac. Robe légère donc un manteau. Manteau et sac dont on sait pas quoi foutre et qu’il faut toujours mettre au vestiaire ou confier aux copines. Maquillage qui gratte la figure mais qu’on ne peut pas toucher sans tout bousiller. Déplacement dangereux en talons dès qu’on croise une plaque d’égout, une grille, du gazon, des dalles avec un interstice un peu trop grand…

Au bas mot 45 minutes de préparation pour une fille qui a l’habitude, 1h30 dans mon cas. Une heure et demie pour apparaître fabuleuse au sortir de la salle de bain et tomber nez à nez avec un connard qui a enfilé un jean et un t-shirt blanc et qui fait la gueule parce qu’on est en retard. Celui qui aurait dit qu’on était fagotée comme un sac si on avait fait la même en 10 minutes. Je sais de quoi je parle, j’ai été ce connard !

Cette découverte-là, depuis que je me travestis, me permet de comprendre et d’apprécier les efforts faits par les femmes dans le vestiaire et la salle de bain.

Ainsi, avant même d’avoir présenté mon double féminin au monde, j’avais déjà compris quelque chose. Si vous êtes un mec, que vous lisez ces lignes et que vous vous dites « oui, bon, ben d’accord, pas besoin de se travestir pour comprendre ça », sachez que vivre quelque chose et se le faire raconter, ça n’est pas pareil.

Bienvenue, Pénélope !

Mon double féminin s’appelle Pénélope, a son propre profil Facebook et vous remarquerez que j’en parle à la troisième personne. J’ai vu le film Tootsie un an après avoir commencé à me travestir. Tout ce qui y est décrit est exactement ce que je ressentais avant d’avoir vu le film. Dustin Hoffman a encore parlé de ce rôle récemment, avec les larmes aux yeux.

Le seul reproche que je ferais à ce film est d’avoir fait de Tootsie un personnage genré mais pas sexué puisqu’il s’agit d’une dame ménopausée. Le même film avec la dimension de séduction homme-femme aurait été plus intéressant ! Permettez-moi donc de combler ce vide (là encore, sans jeu de mot graveleux).

Comme je l’ai expliqué, malheureusement, Pénélope n’est pas une femme et n’est pas perçue comme telle. Deux mètres cinq sur talons, la confusion serait difficile ! Néanmoins, elle est très convaincante et n’a absolument rien de comparable avec les VRP qui enterrent leur vie de célibataire affublés d’une jupette en vinyle, résilles bas de gamme sur jambes poilues, torse velu, et perruque hirsute et bon marché.

Pénélope et les femmes

Ainsi, si Pénélope n’est pas une femme, elle n’est pas non plus un homme. La seconde découverte déroutante est donc la réaction des femmes en présence de Pénélope.

N’étant plus un homme, je suis observé sous toutes les coutures, sans aucune gêne. Tripoté, aussi. On touche mes vraies fesses, mes faux seins, on me fait des compliments. Tellement régulièrement qu’à mon tour, je touche les fesses et les seins de celles qui me manipulent, en essuyant tout au plus des protestations amusées.

Je ne suis plus une menace. En garçon, toutes ces inconnues me colleraient leur main dans la figure, mais Pénélope peut tout se permettre. Elle n’est pas un homme, donc pas un risque.

Je commence donc à comprendre la dimension de prédateur sexuel qu’un homme représente pour certaines femmes. L’incompréhension des hétéros qui ignorent pourquoi « les homos peuvent aller parler à n’importe quelle nana et s’en faire une copine en trois minutes » alors qu’eux sont refoulés à la première phrase d’approche m’apparaît évidente. Pénélope n’est pas refoulée. Pénélope n’est pas le prédateur que je semble être.

« Mais pourquoi tu fais ça si t’es hétéro ? »

Pour autant, les femmes que cela intrigue posent des questions sur mon orientation sexuelle, car je ne cherche pas à transformer ma voix. Lorsque je réponds que je suis hétéro, elles demandent généralement « mais alors pourquoi tu fais ça ? » et se contentent du « pour voir ce que ça fait » que je leur réponds. Rares sont les femmes qui creusent plus que ça. En général, ma réponse est suivie d’un sourire et d’une variante de « ah, ok, c’est cool ! ».

En revanche, pour les mecs, c’est une autre histoire. Une infime minorité de mecs acceptent l’idée que je sois hétéro sans plus de questions.

    Dans Breakfast on Pluto, Cillian Murphy incarne un travesti homosexuel.

Pénélope et les hommes

Certains jouent la carte de « non mais pour faire ça, tu dois quand même pas être clair ». D’autres cachent leur gêne en poussant des hauts cris façon grande folle, certainement en croyant m’encourager à leur manière et en se rendant plus ridicules que moi, l’homme vêtu en femme. Certains me tripotent avec plus ou moins de second degré, en m’imposant, sûrement malgré eux, leur nature de prédateur et ma nouvelle nature supposée de proie sexuelle. D’autres encore refusent en bloc la démarche, comme si ça mettait en péril une sorte d’équilibre cosmique où les cochons seraient bien gardés.

Lorsque l’on creuse, la plupart de ces mecs prennent des précautions oratoires du genre « je ne suis pas homo, mais... » qui me semblent illustrer leur insécurité sexuelle. L’hétérosexualité étant l’orientation par défaut, il y a finalement assez peu d’hétéros qui ont vraiment réfléchi à leur orientation sexuelle.

Ainsi, à l’occasion de la naissance de Pénélope, je me suis retrouvé dans des situations où j’aurais pu avoir des expériences homosexuelles assez simplement si le désir s’était présenté. J’ai eu une attirance pour une ravissante créature dont le physique me plaisait beaucoup, mais c’est bien son apparence féminine qui m’attirait et pas son sexe biologique. À priori, je suis très hétéro, pour l’instant.

Pénélope, ma petite part de folie

Enfin, Pénélope m’apporte autre chose. Elle m’apporte la possibilité de porter un masque sans mentir. Pénélope est outrancière, provocante et fait des choses que je ne me permettrais pas forcément « en garçon ».

Personne n’est dupe sur la réalité de Pénélope, et pour autant, elle a tout de même sa petite existence. Si je me déguisais en milliardaire argentin pour sortir, que je prenais un accent et des lunettes extravagantes, tout le monde me croirait fou et mythomane !

Mais même les mecs qui ne comprennent pas la démarche acceptent l’idée que Pénélope soit une « expérience ».

Pénélope est un vaste champ d’expérimentation pour moi, une sorte de Mr Hyde que je n’ai pas besoin de vraiment dissimuler. La question de la virilité revient souvent pour tenter d’invalider la démarche. Les lecteurs ne me connaissant pas auront du mal à apprécier ma virilité comme garçon, aussi je leur suggère d’étudier cette liste de travestis notoires ainsi que leur virilité : Bowie, Iggy Pop, James Franco, Mick Jagger, Daniel Craig, etc. Pas vraiment des « femmelettes », quoi.

D’autre part, les femmes que je séduis n’ignorent rien de mes expériences et cela ne les rebute pas. Depuis qu’elle existe, j’ai toujours évoqué « le sujet Pénélope » avant de partager l’intimité d’une femme, sans que ça pose de problème. Ma pratique de l’hétérosexualité n’a pas changé depuis ces expériences.

Je ne prétends pas avoir tout compris de la psyché et de la vie des femmes au motif que je me travestis, mais j’en sais assurément plus que les lecteurs qui, arrivés à ce stade, en sont encore à se dire « non mais quel gros gay, celui-là… » !

Même à ces lecteurs, je tiens à dire que je suis certainement un meilleur compagnon depuis ces expériences. De la à conseiller à chaque mâle hétéro de tenter l’aventure, il n’y a qu’un pas… que je vous laisse le soin de franchir !

Par : Un madmoiZeau
Publié : 1° le 11.10.2013 | 2° le : 22.09.2015
Publication sur DG : 28.01.2016 | 19:20
SOURCE : MADMOIZELLE.com

Les trans, icônes du new business

Deux ans déjà que cet article du magazine les Inrocks est sorti sur La Toile. Qu’en est-il de la mouvance transgenre depuis les marches Exitrans 2014 et 2015 ? Faisons le point sur ce cette pseudo révolution transgenre que nous préférons nommer la réorientation trangenre vers le new businnes : My (trans’s) tailor is rich … of profit : Le tailleur de mon trans est riche … de profit).

Comment la révolution transgenre
[se serait] mise en marche

LesInrocksLogo A l’Eurovision, dans les médias mainstream, sur internet, et même au Vatican, les transgenres sont au cœur de l’actualité en 2014. Raisons et limites de cette récente visibilité.

Louboutinccll-162422 DG : Qui dirige l’Eurovision ? Qui possède les merdias mainstream ? Qui a infiltré le Vatican, lequel n’a pas attendu les trans pour porter des robes 😉 ? Raisons et limites … financières de cette récente MISE en visibilité.

LesInrocksLogo Le 10 mai 2014, soir de finale. Dans le complexe industriel de la B&W Hallerne à Copenhague, où se tient la 59e édition du concours de l’Eurovision, le futur gagnant s’apprête à monter sur scène. A moins que ce ne soit une gagnante. Voix de diva, cheveux longs, boucles d’oreille, faux cils, robe pailletée et barbe de trois jours : la candidate qui s’époumone sur Rise Like a Phoenix brouille les frontières du genre et envoie un signal de modernité au cœur du télé-crochet le plus ringard du monde. Elle s’appelle Conchita Wurst et va être sacrée, cette nuit, de la plus haute distinction de l’Eurovision, après des années d’insuccès, de petites galères et de chant dans les cabarets de Vienne.

Louboutinccll-162422 DG : Oui, eh bien de l’aveu même de Conchita Wurst, alias Thomas Neuwirth, il est un chanteur et drag queen, né le 6 novembre 1988 en Autriche à Gmunden. Il a même l’honnêteté de préciser que s’il a adopté les codes vestimentaires de la drag queen, c’est pour faire le buzz et monnayer son image auprès de riches annonceurs. De message en faveur des transgenres, vous pouvez aller vous faire raser gratis !

LesInrocksLogo Né il y a vingt-cinq ans sous le nom de Thomas Neuwirth, ce travesti hyperglamour, homosexuel et militant du cross dressing, a été choisi [par qui je vous prie ? Ndle] pour représenter l’Autriche [l’autre qui triche,Ndle] au prix de nombreuses polémiques alimentées par les mouvements d’extrême droite [mais, c’est bien sûr, encore un coup des fascistes 😉 ] et par certains membres [oh, les vilains ! Ndle] de la communauté LGBT où son côté show-off ne fait pas l’unanimité [c’est le moins que l’on puisse dire]. Le soir de sa victoire, celle qui est devenue entretemps l’égérie de Jean Paul Gaultier, pour qui elle a défilé lors de la dernière fashion week, aura fait taire momentanément les débats en dédiant son prix “à tous ceux qui croient à un avenir qui se construira grâce à la paix et à la liberté”, ajoutant que “l’Eurovision est un projet qui célèbre la tolérance, l’acceptation et l’amour”. [un petit pas pour les trans, un grand pas pour l’humanité, Ndle]

Louboutinccll-162422 DG : En fait de révolution, il s’agit surtout d’une révolution financière, ou plutôt une réorientation des capitaux du monde de la mode et des fournisseurs d’articles de grande consommation, vers ce qui semble porteur sur le moment, c’est à dire, comme tout ce qui est publicitaire, sur ce qui étonne et dérange, sur ce qui « buzze », sur ce qui abuse.
Aujourd’hui ce sont les transgenres, ou prétendus tels, demain ce sera les adeptes du BDSM ou les fétichistes de tous poils ou plumes. Non pas que nous jetions l’oprobe sur ces derniers, mais qu’eux aussi seront pris pour ce qu’ils valent au yeux de la grande distribution : des appâts, des guignols pour les gogos.

LES 30 NOMS DE DEMAIN

LesInrocksLogo A l’occasion de leurs 30 ans, les inRocKs avec HUGO EXTREME vous proposent les 30 personnalités « fraîches » de demain…en partenariat avec HUGO Parfums.

Quelques jours plus tard, de l’autre côté de l’Atlantique, un événement similaire allait bouleverser une autre vieille institution médiatique. Dans son édition du 9 juin, Time offrait sa couverture pour la première fois de son histoire à une personnalité transgenre, Laverne Cox. L’actrice trentenaire, révélée par son rôle dans la série de Netflix, Orange Is the New Black, qui raconte le quotidien d’une prison pour femmes, s’affiche en robe de gala à la une de l’hebdomadaire, accompagnée d’un titre à vocation de manifeste: “The transgender tipping point” (“Le point de bascule pour les transgenres”). Sur sa page Facebook, la comédienne commente cette opération médiatique : “Je réalise que tout cela dépasse largement mon propre cas et que nous entrons dans une phase de changement dans l’histoire de notre nation, où il n’est plus acceptable pour les trans de vivre stigmatisés, ridiculisés, criminalisés et méconnus.” Là encore, la couverture de Time a provoqué son lot de polémiques, s’attirant les foudres des commentateurs de la droite [encore elle ? Ndle] dure américaine, mais qu’importe : “La révolution transgenre est en marche”, nous assure Aren Z. Aizura, l’une des figures montantes des recherches sur les théories du genre et corédacteur en chef de la revue The Transgender Studies Reader 2.

LesInrocksLogo “Il y a une prise de conscience dans les médias à propos de la question trans, qui accède enfin à une nouvelle visibilité, annonce-t-il. 

Un nouveau sujet mainstream

LesInrocksLogo De Conchita Wurst à Laverne Cox, 2014 semble en effet bien partie pour être l’année des transgenres. “Il y a un déplacement très net des figures trans de leur lieu traditionnel l’underground, à une culture plus mainstream, note le docteur en sociologie et spécialiste de la transidentité Arnaud Alessandrin. Que ce soit dans la fiction américaine, le rap ou la mode, avec des mannequins comme Andrej Pejic ou Lea T, on remarque que de nouvelles personnalités trans apparaissent chaque mois et replacent leurs enjeux dans l’espace public.” Pour expliquer cette émergence médiatique, la plupart des observateurs évoquent la convergence de plusieurs phénomènes, au premier rang desquels l’influence exercée par les mouvements sociaux pro-transgenres. “Depuis quelques années, il y a eu dans toutes les grandes villes américaines une augmentation du nombre d’actions menées en faveur des trans, avec l’apparition de nouvelles formes de militantisme, explique Reina Gossett, codirectrice de l’association new-yorkaise Sylvia Rivera Law Project, qui vient en aide aux trans victimes de violences. Les médias ne pouvaient pas rester hermétiques à cette pression sociale, ils ont fini par entendre nos revendications.”

Timadolph

Louboutinccll-162422 DG : En fait, les vrais trans sont celles que les innombrables difficultés à émerger ont transformé spirituellement en personnes ouvertes sur le monde ; celles qui ne veulent pas de nouveaux droits pour elle-mêmes, égoïstement, mais pour toute la société.
Les partisans du Nouvel Ordre Mondial se servent des trans pour donner un coup de pied supplémentaire dans la société, pour la déstabiliser encore plus.
Nous, les trans, voulons vivre en paix et en harmonie avec nos conjoints, nos familles, nos voisins, nos employeurs ou nos employés, avec la société toute entière. Nous ne voulons pas être des icônes, c’est à dire dressées comme des « i », connes de services pour le compte du merchandising des multinationales. Faire la Une du Time ? La belle affaire, le chancelier Adolphe Hitler ne l’avait-il pas fait aussi, lui qui avait été déclaré « Personnalité de l’année » par ce même Time Magazine qui lui avait décerné ce titre en 1938 [Lien Wiki] ?

LesInrocksLogo Un autre facteur pourrait justifier cette nouvelle vague de visibilité trans : internet. “Avant, les transidentités se vivaient de manière confidentielle ou alors en groupe restreint, rappelle Aren Z. Aizura. L’usage des réseaux sociaux a complètement modifié le rapport des trans à leur identité ; il a permis le partage d’expériences et ainsi la banalisation de la parole, notamment chez les plus jeunes.” Ts Madison peut en témoigner. Cette transgenre male to female, actrice porno à son propre compte, s’est fait connaître début 2014 sur le réseau social Vine en publiant des vidéos de six secondes dans lesquelles elle s’affichait nue, dansant ou courant dans son jardin la bite à l’air. Devenues virales en quelques jours, les vidéos ont été parodiées et partagées par des flots d’internautes de tous âges, contribuant selon Ts Madison à “promouvoir la tolérance envers les trans”.

Louboutinccll-162422 DG : Non, désolé, la majorité des trans que nous connaissons ne veulent pas promouvoir leur identité en « s’affichant nue, dansant ou courant dans son jardin la bite à l’air. » Les trans aspirent au respect de leur vie privée, à être reconnues en tant qu’individus « comme les autres », les blancs, les noirs, les jaunes, les verts, les bleus, les albinos, les autistes, les trisomiques … ni plus, ni moins. Membres de la société humaine, ils veulent vivre en harmonie avec leurs semblables et pas forcémment faire la une des merdias et des téléréalités. Les trans ne sont pas des bêtes de foire, des femmes troncs ou à barbes !

LesInrocksLogo “Internet permet de lever tous les complexes, de se montrer sans crainte, nous confie-t-elle depuis sa villa d’Atlanta. Depuis que j’ai publié mes vidéos, des gamines m’envoient des messages pour me remercier, d’autres m’interrogent sur ma transition, sur la chirurgie. Elles parlent librement. Il y a eu bien sûr des tas d’insultes, des trucs haineux, mais la plupart des gens comprennent le message. Ils ont compris ce qu’il y a de révolutionnaire à être une femme et à agiter sa bite devant une caméra.”

Louboutinccll-162422 DG : Internet n’est pas, pour Ts Madison, un outil pour lever les complexes, mais les inhibitions : se montrer – A POIL-  sans crainte ;). Et encore à propos d’Internet, voilà un beau média pour s’informer sur les innombrables aspects de la transidentité sans avoir à demander à la soeur spirituelle de Rocco Siffredi.
Quand à dire qu’ : »agiter sa bite devant une caméra » est révolutionnaire, alors la révolution a commencé depuis longtemps avec la statuaire grecque, le David au vit en marbre de carrare de Michael Ange (1501) et le Manneken-Piss de Bruxelles qui offre généreusement ses parties de bronze à tous les visiteurs de la capitale belge depuis 1618.

LesInrocksLogo A l’Eurovision, dans les médias mainstream ou sur le net, les transgenres s’affichent partout depuis quelque temps, et parfois là où on les attend le moins. En avril 2013, un site américain spécialisé dans les news sur le téléchargement, TorrentFreak, avait analysé les fichiers informatiques du Vatican et les résultats furent assez surprenants : on y découvrait que l’Etat de la papauté téléchargeait en boucle des pornos transgenres, avec une préférence pour les films de l’actrice Tiffany Starr, un male to female habitué au X hardcore. “Au départ, j’ai été choquée d’apprendre ça. Il y a quand même une injustice dans le fait que des opposants déclarés aux trans délirent secrètement sur vous”, raconte-t-elle, qui préfère aujourd’hui voir dans cette révélation le premier signe possible d’un changement de mentalité. “Dévoiler les fantasmes est un bon point de départ pour lutter contre les discriminations”, ajoute-t-elle, avant de lancer un clin d’œil : “J’ai d’ailleurs reçu beaucoup de messages de soutien de la part de catholiques.”

Louboutinccll-162422 DG : Non, désolé, les transgenres ne s’affichent pas ! ON les affiche ! Quant aux téléchargements de vidéos pornos mettant en scène des personnes transsexuelles, cela prouve qu’il y a des gros empaffés qui les produisent pour se faire du fric, d’autres gros empaffés qui les distribuent via leurs réseaux et au Vatican, infiltré par les loges maçonniques [P2], il y a bien un groupe de tordus encallotés qui se décallotent à la vue du serpent à queue, leur dieu satanique ;). Enfin, ces attitudes mortifères ne sont pas le signe d’un changement de mentalité, si ce n’est une involution vers une mentalité pourrie de P.P.P. (Petits Pervers Pépères).

L’empowerment des trans

LesInrocksLogo Pour la plupart des observateurs, ce n’est pas tant cette nouvelle visibilité qui compte, mais plutôt les changements de discours sur les transgenres. Avec l’émergence de personnalités comme Laverne Cox apparaissent aussi de nouvelles manières de parler de transidentité, plus libérées et réalistes. “Le vrai point déterminant est qu’il y a un changement de storytelling dans les médias, où on a modifié nos perceptions de la question trans, confirme Vincent Paolo Villano, directeur de la communication de l’une des plus puissantes associations LGBT américaines, le National Center for Transgender Equality. Il y a encore quelques années, les seuls transgenres que vous pouviez voir dans les médias étaient des malades, des victimes de violences, des prostitués. On commence enfin à sortir de ce prisme négatif grâce à des personnes comme Laverne Cox, qui sont des femmes plus indépendantes, qui ont du pouvoir.”

Dédramatisée, la figure des transgenres serait aussi en voie de normalisation dans les médias selon Maxime Foerster, auteur d’une Histoire des transsexuels en France :

LesInrocksLogo “Il y a surtout, dans les pays anglo-saxons, de nouveaux modèles de représentation qui émergent, et qui sont moins dans le domaine de l’exotisme, explique-t-il. Des transgenres femmes d’affaires apparaissent par exemple, des femmes fortunées, qui n’ont rien à voir avec les vieux clichés de chanteuses de cabaret ou de muses d’artistes. Il est encore trop tôt pour en juger, mais il semble que les trans maîtrisent de plus en plus leur image.”

Louboutinccll-162422 DG : « … apparaissent par exemple, des femmes fortunées… » ah, c’est sûr, l’argent a toujours fourni aux yeux du « bourgeois » un vernis de respectabilité. Alors, trans qui ne roulez pas carrosse, vous savez ce qu’il vous reste à faire: allez aduler les richissimes icônes de la transexualité, celles qui habitent Beverly Hills et achetez leurs marques de vêtements, parfums, bijoux, films, chansons, journaux … qui vous sont destinées, à vous issues du Vulgum Pecus et utilisatrices de vulgaires pécus.

LesInrocksLogo Surtout, ils se sont échappés des débats médicaux et sexuels auxquels ils ont longtemps été réduits. “Les trans ne veulent plus entendre parler de sexualité, ils se sont complètement désolidarisés de ces sujets, assure Arnaud Alessandrin. Lorsque Conchita prend la parole à l’Eurovision, elle ne pose que la question du droit : ai-je le droit d’être intégrée à une société sans être assimilée à tous ses codes ? Ai-je le droit à une vie normale sans pour autant me conformer à toutes ses normes binaires ?” Quand on interroge Ts Madison, jamais la question du sexe ne revient vraiment dans la discussion : elle dit qu’elle est simplement une femme avec une bite (elle en a même commercialisé un T-shirt : “She’s got a dick”) et n’aspire qu’à avoir les mêmes droits fondamentaux que les autres. “Les débats se sont recentrés sur des thématiques d’ordre politique ou social, résume Maxime Foerster. C’est d’ailleurs tout le sens du sous-titre de la couverture de Time, qui dit que les transgenres sont ‘la nouvelle frontière des droits civiques américains’. Maintenant que l’homosexualité est quasiment soluble dans la société hétéronormée et bourgeoise, on commence à se poser la question du droit pour les trans.”

Louboutinccll-162422 DG : Certes, la transidentité n’a que peu de rapport avec le sexe et la médecine ; mais de là à dire que Conchita Wurst pose le problème du droit : oui, mais du droit à passer pour une drag queen aux fins d’empocher les subsides des marques et d’engranger les royalties des produits vendus pas le business des multinationales de la mode, mais aussi des enceintes audio de la marque Parrot, Perroquet en français, oiseau symbolique pour un chanteur à la voix aussi controversée 😉

ConchitaParrots

Visibles mais ignorés ?

LesInrocksLogo Dans la réalité, pourtant, ces questions de droits semblent loin d’être résolues. Car si les transgenres ont accédé à la visibilité, notamment aux Etats-Unis, ils tardent encore à faire leur apparition dans les agendas politiques. Depuis son bureau de Brooklyn, Reina Gossett a du mal à s’enthousiasmer pleinement pour ce nouvel engouement des médias.

LesInrocksLogo “Bien sûr que la couverture de Time est un événement important pour nous, mais elle rend encore plus insupportable l’inaction politique, dit-elle. Les transgenres continuent de souffrir de discriminations et je ne suis pas sûre qu’une couverture puisse y changer quelque chose. Par exemple, dans plusieurs Etats américains, on se bat pour faire annuler des décrets qui empêchent les transgenres d’accéder à certains soins médicaux, mais ça personne n’en parle. Personne ne parle du chômage qui affecte les trans, ni de la situation vécue par les trans de couleur, victimes de violences raciales. Les médias négligent leur réalité quotidienne.” C’est là le paradoxe de cette récente exposition médiatique, qu’Arnaud Alessandrin résume ainsi :

LesInrocksLogo “Une certaine frange de la transidentité, liée à la scène et aux artistes, commence à être visible. Mais le trans reste invisible dans l’espace politique. Et rien ne dit que l’arrivée de figures transgenres populaires permettra d’aller vers plus d’acceptation.”

LesInrocksLogo En transition depuis une vingtaine d’années, Ts Madison a tout connu de la réalité trans : le rejet de sa famille, les mauvaises hormones achetées au marché noir, la discrimination à l’embauche, la violence physique. Elle assure mieux vivre aujourd’hui aux Etats-Unis que dans les années 90 et sait à qui elle le doit : “Dans chaque génération de transgenres, il y a eu des pionnières, des femmes écoutées qui ont rendu la vie un peu plus acceptable aux suivantes. Tant mieux si les médias se cherchent une nouvelle femme pour occuper ce rôle.” Dans un grand rire, elle nous dira qu’elle s’y verrait bien, elle, en pionnière trans.

Louboutinccll-162422 DG : Comme Jésus (eh oui, rien que lui) nous ne jetterons pas la pierre à Ts Madison qui comme le chantait Léo Ferré (repris par Serge Régiani) « aurait vendu son âme pour quelques sous« , mais ne craignons pas de fustiger la promotion des trans par la voie de la prostitution qui loin d’être royale serait plutôt déloyale à l’égard de l’avenir des jeunes (et moins jeunes) qui veulent sortir de leur placard.
La prostitution n’est pas une fatalité et de même que l’on connait de nombreuses mères de familles dites mono-parentales qui ont trimés à l’aspirateur sur les moquettes des bureaux d’une grande administration française, à 4h30 du mat ; ou comme « filles de salle » à l’A.P. (Assistance Publique) à refaire une propreté dans leurs hôpitaux à 6 € de l’heure, mais n’ont pas vendu leur c*ul aux abords de la Gare Saint Charles de Marseille ou sur les parking des routiers de l’Autoroute A6.
Dans notre village natal, la devise des mineurs de fond était « Mains noires, pain blanc. » Pour ces femmes, ce serait : « Mains sales, c*l propre ». Le petit astérisque, c’est pour que les moteurs de recherche ne nous classent pas dans les sites pornos, injurieux ou pire : dis-si-dents 😉


Par :
Publié : le 21.09.2014 | 18:30
Commentaires : par  Louboutinccll-162422 Lio de France / DG
Titre original : « Comment la révolution transgenre s’est mise en marche. »
SOURCE : LesInrocks.com
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La transgenre Jordan Gray performe à The Voice UK

Cette fois, Double Genre vous propose de vous transporter en Grande Bretagne, aux compétitions de la 5° saison de l’émission The Voice UK, avec la participation de la chanteuse transgenre Jordan Grayy qui a bouleversé l’équipe des coachs, au départ impassiblement calés dans leurs fauteuils sur le bord de la scène.

The Voice UK : Jordan Gray, une chanteuse transgenre bouleverse les coachs lors des battles de la cinquième saison.

Lors de la première session des battles diffusée samedi dernier, Jordan Gray, une artiste transgenre, a une nouvelle fois bouleversé les coachs de la version anglaise de The Voice. Regardez.

Le hasard fait bien les choses pour Jordan Gray. Ou pour BBC One. Samedi soir, la chaîne anglaise donnait le coup d’envoi des battles de la cinquième saison de The Voice. Après avoir sélectionné 48 talents, Will.I.Am, Boy George, Paloma Faith et Ricky Wilson (les coachs de la version anglaise du télé-crochet, NDLR) ont dû se séparer d’une partie d’entre eux. Mais surprise, les fidèles du show ont pu découvrir sur scène un talent pour lequel aucun coach ne s’était retourné lors des auditions à l’aveugle. En effet, en reprenant « Just like a woman » de Bob Dylan, Jordan Gray n’avait séduit aucun coach. Mais après sa performance, en se retournant, les coachs avaient eu un choc en découvrant Jordan Gray, une chanteuse transgenre. Sa prestation sur le titre culte de Bob Dylan prenait donc une toute autre dimension. Face aux règles implacables du télé-crochet, les coachs -et notamment Paloma Faith- regrettaient de ne pas pouvoir garder la jeune femme.

>>> The Voice UK : L’étonnante audition d’une drag queen fait le buzz (VIDEO)

Mais rebondissement la semaine dernière ! Dans un communiqué, BBC One annonçait que l’un des candidats de l’équipe de Paloma Faith devait quitter l’aventure « pour raisons personnelles« . La chanteuse a alors profité de l’occasion pour rappeler Jordan Gray et compléter son équipe. Samedi, les sept millions de fidèles de The Voice UK ont un pu découvrir la battle [lutte] entre la chanteuse transgenre et Theo Llewellyn, un autre candidat, sur « This Woman’s Work » de Kate Bush.

>>> C’est la meilleure battle de l’histoire de The Voice. Regardez (VIDEO)

Très vite, l’émotion a envahi le plateau. Paloma Faith et Boy George ont même versé plusieurs larmes. Evidemment, à la fin, la coach a décidé de poursuivre l’aventure The Voice avec Jordan. Heureusement pour Theo Llewellyn, Will.I.Am a décidé de le sauver en le volant à la dernière minute. Les téléspectateurs la retrouveront bientôt pour l’ultime épreuve avant les primes en direct. Télé-Loisirs.fr vous propose de découvrir l’émouvante séquence dans la vidéo ci-dessus.

tele-loisir
©  Capture d’écran TV


Par : Programmes TV
publié le : 29.02.2016 | 16:36
Titre original : « The Voice UK : Jordan Gray,
une chanteuse transgenre bouleverse les coachs. »
SOURCE : Programmes-Tv
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Virée de KFC parce que trans

Unfair Transition
Une transition pas cool

Screen Shot 2016-03-01 at 11.47.19 AM

A transgender woman alleges she was hired and fired by KFC within an hour after being forced to come out to her new manager as trans.

Drapeau de la France Une femme transgenre affirme qu’elle a été embauchée, puis renvoyée par KFC dans [un délais d’]une heure après avoir été contrainte d’avouer sa transidentité à son nouveau directeur.

27-year-old Georgia Carter says she was thrilled to get the job at KFC and that it helped her to become “an active member of society” after being unemployed:

Drapeau de la France Georgia Carter âgée de 27 ans, a dit qu’elle était ravie d’obtenir de KFC un travail qui allait  l’aider à devenir « un membre actif de société » après une période de chômage :

“He was like, ‘You have got the job. I am going to start you out at $7.50 an hour. It’s yours. We are going to start you training on the computer tomorrow.’ It was like 11 to 4.”

Drapeau de la France« Il a dit : ‘ Vous avez le travail ! je vais vous faire débuter à 7.50 $ l’heure. C’est à vous. Nous allons vous commencer votre formation sur l’ordinateur demain.’ « 

However, she says the situation changed after her manager got a look at her driver’s license, which identified her as male.

Drapeau de la France Cependant, dit-elle, la situation changée après que son directeur ait jeté un coup d’oeil à son permis de conduire, qui l’identifie comme étant un homme.

“He was like, ‘My supervisor and I have a problem because on your license it says ‘male,’ but you’re…’ and I was like, ‘I’m transgender.’”

Drapeau de la France « Il a dit : ‘ Mon superviseur et moi avons un problème parce que sur votre permis de conduite, il précisé ‘ masculin ‘, mais vous êtes … ‘ et j’ai alors dit : ‘ je suis transgenre.’ « 

CarterVsKFC

Carter says the manager then told her they couldn’t hire her because they “didn’t know which bathroom” she could use.

Drapeau de la France
Carter a ajouté que le directeur lui a alors dit qu’ils ne pouvaient pas l’embaucher parce qu’ils « ne savaient pas quelles toilettes » elle pourrait [bien] utiliser.

KFC’s management denies her claims, and says she was only brought in for an interview and never officially hired. They also say she’ll be reconsidered if she changes her gender on her driver’s license.

Drapeau de la France La direction de KFC nie sa réclamation et dit qu’elle n’a été seulement qu’invitée à un entretien [d’embauche] et jamais embauchée officiellement. Ils disent aussi que sa [candidature] sera reconsidérée si elle change [la mention de] son sexe sur son permis de conduire.

Carter’s story highlights one of the many hardships transgender people endure when looking for work. Watch the report via ABC13 below.

Drapeau de la France L’histoire de Carter met en évidence l’une des nombreuses difficultés que les personnes transgenres supportent quand ils sont à la recherche d’un travail. Regardez le reportage via ABC13 [lien] ci-dessous :

http://abc13.com/video/embed/?pid=1221607


Par : Rob Smith
Publié le : 01.03.2016
Drapeau de la France traduction amateur par : Lio de France
Titre original : « Virginia Woman Claims
She Was Fired From KFC For Being Trans
Traduit et mise en page par : Lio de France / Double Genre
SOURCE : QUEERTY.com
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Albinos, les mal-aimés de l’Afrique

Au cours de mon séjour d’un mois au Cameroun en 2005, j’ai pu observer au bord des routes de latérite rouge des hommes et des femmes, au teint pale et aux cheveux blancs qu’on appelle les Albinos.

J’avais aussi constaté que dans ce pays où l’on m’interpellait volontiers d’un « hé, beau-frère ! » narquois, ou d’un « hé, le blanc ! » plutôt naïf et bon enfant, les albinos étaient ostracisés de façon très outrancière, preuve supplémentaire que le racisme n’est pas l’apanage des populations dites « blanches », mais que souvent, comme j’ai pu là aussi le constater de mes propres yeux dans les plus de cinquante pays francophones de l’Afrique, les maghrébins détestent les « blacks » qui eux-même détestent les Albinos et les Pygmées.

  • 1° ARTICLE

Préjugés et croyances sur l’albinisme

Persécution en Afrique


Photo d’un Albinos sénégalais (1894)

Les personnes atteintes d’albinisme sont sujet de meurtre en Afrique, car la population utilise leurs différents membres pour des potions et autres fabrications dans la sorcellerie. Ces problèmes sont dus à la persistance de légendes conférant des caractéristiques mystiques aux personnes atteintes d’albinisme. Certaines indiquent ainsi que les albinos ne meurent pas mais disparaissent, qu’ils ne voient pas la nuit, qu’ils ont les yeux rouges, une intelligence médiocre et un développement anormal.

Ils sont encore aujourd’hui victimes d’exclusion, de persécutions, et même d’assassinats (dans ce dernier cas, les victimes étant parfois même enlevées) dans des buts magiques (les croyances locales attribuant des pouvoirs guérisseurs aux organes des albinos) notamment au Mali, au Cameroun, en RDC, au Burundi, ou en Tanzanie.

Cependant les mentalités auraient tendance à évoluer dans certains de ces pays, puisqu’en 2009, sept hommes furent condamnés à mort par pendaison en Tanzanie pour meurtre d’albinos dans deux affaires différentes. Il semblerait qu’aucun des sorciers qui se livraient à la préparation des breuvages « magiques » à partir des membres des victimes pour en faire commerce n’ait encore été poursuivi.

En 2008, pour tenter d’enrayer le phénomène, le Président Jakaya Kikwete nomme Al-Shymaa Kway-Gee, elle même albinos, à un poste de députée. Deux ans plus tard, un autre député [albinos] accède au Parlement, cette fois par la voix des urnes.


Par : Wikipédia
Publié le : en ligne en février 2016
SOURCE : Wikipédia

ARTICLE

Les mannequins albinos qui ont conquis le monde de la mode.

Le milieu d’ordinaire très fermé de la mode s’ouvre peu à peu et permet de faire émerger des tops qui nous prouvent qu’il n’existe pas qu’un seul type de beauté. C’est notamment le cas des mannequins atteint d’albinisme qui, très souvent persécutés pendant leur enfance, sont aujourd’hui sur le devant de la scène.
« Bousculer les diktats de la beauté ». Voici une expression que l’on entend fréquemment ces dernières années. Depuis quelques temps maintenant, il semblerait que le monde de la mode ait pris un nouveau virage et veuille mettre tous les physiques en lumière. Sur les podiums des défilés comme en première page des magazines, les physiques se diversifient et les tops dits « atypiques », car ils ne correspondent pas aux normes établies jusqu’à présent dans le milieu, sont de plus en plus présents. Il y a qu’à voir le succès d’Ashley Graham, mannequin qui est de toutes les campagnes, ou bien encore l’engouement autour de Shaun Ross, le top atteint d’albinisme. Comme lui, plusieurs modèles touchés par cette particularité génétique, qui correspond à un défaut de mélanine, ont été repérés par des professionnels de la mode et de la beauté. Leur donner leur chance, c’est aussi briser les tabous sur cette maladie à cause de laquelle les personnes qui en souffrent sont parfois victimes de discrimination et de persécution dans certains pays.

Shaun Ross © Getty

Thando Hopa égérie de Vichy

Impossible que le visage de Thando Hopa vous soit inconnu. Elle a été choisie comme égérie par Vichy pour sa gamme de produits solaires. L’occasion de rappeler que la peau des personnes atteintes d’albinisme est d’autant plus sensible aux rayons du soleil et que les risques de cancer de la peau ne sont que multipliés.

Thando Hopa pour Vichy © Vichy

Refilwe Modiselle

Refilwe Modiselle est connue pour avoir été le premier top albinos à défiler en Afrique du Sud.

Refilwe Modiselle
© Facebook Refilwe Modiselle / Tereza Cervinkova

Stephen Thompson

Fait d’arme de Stephen Thompson : avoir été choisi pour incarner la collection printemps-été 2011 de Givenchy shootée par Mert Alas et Marcus Piggott. Avec ses traits parfaits et son regard envoûtant il a su charmer les professionnels de la mode.

Stephen Thompson
©
Getty

Connie Chiu

ConnieChiu

Connie Chiu est née à Hong Kong en 1969. Elle a commencé sa carrière à l’âge de 25 ans et a notamment été repérée par un certain… Jean-Paul Gaultier. C’est le nouveau visage de la fashion sphere.

Diandra Forrest

Diandra Forrest © Getty

Du haut de son mètre 80, Diandra Forrest a séduit le monde de la mode. Elle a posé pour de nombreuses couvertures de magazines et a foulé les catwalks du monde entier. Moquée pendant son enfance à cause de sa maladie, elle est aujourd’hui un top très demandé.

Sanele Junior Xaba

Sanele Junior Xaba
©
Instagram Sanele Junior Xaba


Par : Au féminin. com / new-style
Publié le : 25.02.2016
Titre original : « Les mannequins albinos
qui ont conquis le monde de la mode. »
SOURCE : AuFeminin.com
Autre Source : Albinism.Ohchr.org

Jeanne d’Arc en habits d’homme

Jeanned'Arc

Jeanne d’Arc qui signe Johanne, est dite « la Pucelle* d’Orléans ».
* « Pucelle » ne signifiait pas « vierge », mais « jeune fille ».

1412 – Jeanne d’Arc nait à Domrémy, en Lorraine, dans les Vosges.
1425 – Elle reçoit la mission de délivrer la France des Anglais.
1429 – En homme, rencontre Charles VII, conduit ses troupes à la victoire.
1429 – Elle lève le siège d’Orléans et fait sacrer le roi à Reims.
1430 – Compiègne, les Bourguignons la capture ; est vendue aux Anglais.
1431 – Après un procès* en hérésie, elle est condamnée au bûcher.
1455 – Le pape Calixte III ordonne la révision de son procès.
1456 – Un second procès l’innocente et la réhabilite entièrement.
1909 – 18 avril. Elle est béatifiée par l’Église catholique.
1920 – 16 mai. Sainte Jeanne d’Arc est canonisée.
1920 – 30 mai. L’anniversaire de sa mort est institué fête nationale.
1922 – Le Pape Pie XI la proclame ste patronne secondaire de la France.

Jeanne d’Arc, le Film 1/2

LE PROCÈS

1431 -février. A Jeanne qui déclare « qu’elle croit avoir environ 19 ans », par défaut, le tribunal lui reproche de porter des habits d’homme. Bientôt, soixante-dix chefs d’accusation seront finalement trouvés, le principal étant : Imagination mensongères de révélations et d’apparitions (divinest Revelationum et apparitionum divinorum mendosa confictrix).

24 mai – Les juges tentent d’effrayer Jeanne et la pressent de reconnaître ses fautes. Sous la promesse du tribunal de l’incarcérer dans une prison ecclésiastique, Jeanne signe d’une croix (alors qu’elle savait écrire son nom) l’abjuration de ses erreurs, reconnaissant avoir menti à propos des voix et se soumet à l’autorité de l’Église. Elle est alors renvoyée dans sa prison, aux mains des Anglais. S’estimant trompée, elle se rétracte deux jours plus tard et endosse à nouveau des habits d’homme.

30 mai – Après que le tribunal l’ait déclarée « relapse  » c’est à.dire retombée dans ses erreurs passées, elle est brûlée vive en place de Rouen.

JEANNE n’a pas été brûlée pour sorcellerie, mais parce qu’elle portait des habits d’homme

Au cours du procès, les juges essayent de démontrer que Jeanne s’adonnait à la sorcellerie, mais n’y parviennent pas. Elle va finalement être condamnée essentiellement pour deux choses : le fait d’affirmer entendre des voix et le fait de porter des habits d’hommes.

Au moment de son arrestation, le procès-verbal de son jugement dit : « cette femme, au mépris de la pudeur et de toute vergogne et respect de son sexe, portait, avec une impudence inouïe et monstrueuse, des habits difformes convenant au sexe masculin ». De quels habits difformes s’agit-il  ? robe courte, chaperon, pourpoint, chausses et même « habits du dessous ».

 A un moment, pendant son procès, Jeanne d’Arc consent à abjurer ses erreurs et accepte de reprendre ses habits de femme. Elle pense ainsi sauver sa peau en échange d’une promesse – purement orale – de condamnation à la prison à vie.

Mais, quelques jours plus tard, volte-face, elle revient sur son abjuration et reprend ses habits d’homme, une manifestation d’insoumission intolérable aux yeux de l’Église.

Jeanne aurait décidé, au dire d’un témoin, de reprendre ses vêtements d’homme parce qu’elle aurait été maltraitée dans sa prison et victime d’une tentative de viol par un lord anglais.

Mais elle donne une autre réponse à l’évêque Pierre Cauchon et à ceux qui l’interrogent en ce 28 mai. Elle déclare qu’elle a pris cet habit parce qu’elle se trouve parmi des hommes. Elle l’a fait « de sa volonté, sans nulle contrainte » et précise même : « j’aime mieux l’habit d’homme que celui de femme

Pour condamner Jeanne, les juges vont se fonder sur la Bible qui interdit, sauf en cas de nécessité, de porter des habits d’homme :

« Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu. » (Deutéronome 22-5).

https://www.youtube.com/watch?v=EJ_OG0NKnzY
Jeanne d’Arc, le Film partie 2/2

PERSONNALITÉ

1431 – Les minutes de ses deux procès ont été conservées et révèlent une jeune femme courageuse, dont le franc-parler et l’esprit de répartie se tempèrent d’une grande sensibilité face à la souffrance et aux horreurs de la guerre, comme devant les mystères de la religion.

1456 – Le 14 février, Aubert d’Ourches, ancien compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, qui comparait à Toul comme témoin, atteste « La Pucelle me parut être imbue des meilleures mœurs. Je voudrais bien avoir une fille aussi bonne… Elle parlait moult bien ».

Jeanne d’Arc (1412-1431) par Henri Guillemin 2/7 (il y a 7 vidéos au total)

RELATIONS AVEC LES HOMMES

1428 – Une plaque (apposée en 1930) sur le parvis de la cathédrale de Toul, précise : « En l’an de grâce 1428 Jeanne d’Arc, diocésaine de Toul, comparut ici […] dans un procès matrimonial que lui fit un jeune homme de Domremy. Ses juges l’ayant déclarée libre de tout lien, Jeanne d’Arc put entreprendre sa merveilleuse chevauchée et sauver la France ». Elle avait dit elle même : « Je ne l’ai pas fait citer ; ce fut lui qui me fit citer ».

RELATIONS AVEC LES FEMMES

Selon le duc d’Alençon, à Saint Denis, près de Paris, elle aurait brisé l’épée que le roi lui avait offerte, sur le dos d’une prostituée qui trainait parmi ses troupes.

L’historien Olivier Bouzy précise encore : « Il semble qu’elle ait pris l’habitude de frapper avec cette épée sur le dos des filles de joie qu’elle rencontrait, de tels incidents étant précédemment mentionnées à Auxerre par le chroniqueur Jean Chartier et par son page Louis de Coutes pour l’étape de Château-Thierry ».

JEANNE, VRAIE FEMME HABILLÉE EN HOMME

1429 – 23 février. Pour tenter de rencontrer le dauphin Charles (VII), Jeanne se rend incognito à Chinon, portant des habits masculins et arborant la coupe « en écuelle » ou en «sébille» à la mode masculine de l’époque, autrement dit la chevelure taillée en rond au-dessus des oreilles, avec la nuque et les tempes rasées, ce qu’elle fera jusqu’à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques.

Sur la tapisserie, trouvée par le marquis d’Azeglio à Lausanne, « Jeanne d’Arc qui fait son entrée à Chinon, est montée sur un cheval blond clair, et armée de toutes pièces. Elle porte une huque [casaque non ajustée portée comme manteau ou sur l’armure] vermeille [d‘un rouge éclatant, légèrement plus foncé que l’incarnat et tirant sur le rouge cerise], frangée de jaune, et un chaperon [coiffure à bourrelet terminée par une queue] de même couleur avec aigrette [ornement constitué de plumes d’aigrette ou s’en inspirant], par-dessus lequel est posé une chapeline [chapeau (avec ou) sans bords] de fer. Ses cheveux sont entièrement enveloppés et cachés, tandis qu’à la main droite elle tient son étendard… »

1429 – en mars, à Poitiers lors de son interrogatoire par les autorités ecclésiastiques, des matrones supervisées par la duchesse douairière d’Anjou, belle-mère du Dauphin, constatent sa virginité et attestent qu’elle n’est pas un homme, réfutant ainsi ses ennemis qui la qualifient de « putain des Armagnac ».

1431 – 13 janvier. Rouen, l’évêque Pierre Cauchon ordonne un deuxième examen de virginité pour trouver, mais en vain, un chef d’accusation contre elle.

INFLUENCE DE JEANNE D’ARC

De nos jours et dans le monde entier, elle est une personnalité mythique qui a inspiré tous les domaines de l’art : architecture, bande dessinée, chansons, cinéma, radio et télévision, jeux vidéo, littérature (poésie, roman, théâtre), musique (notamment opéras et oratorios), peinture, sculpture, tapisserie, vitrail, philatélie, etc.

Elle a aussi donné son nom :
– à l‘astéroïde (127) Johanna,
– à une rose La rose Jeanne d’Arc,
– à La Jeanne d’Arc, navire porte hélicoptère de la Marine Française qui sillonne les mers du monde pour la promotion des valeurs de la France.

Récupérée par tous et toutes, Jeanne d’Arc fut surtout la preuve vivante qu’une femme peut être un homme comme les autres.


Liens annexes :
Vêtements de Jeanne (page très bien documentée)
Neuf choses que vous ne savez sans doute pas sur Jeanne d’Arc
Par : Lio de France
Publié 1° fois le : 24.01.2016
SOURCE : Double Genre
VIDEO : YOUTUBE.com

Pink Flamingo, le film qui vous met en trans

PinkFlamingos1
Certainement le film le plus drôle, le plus trash, le plus déjanté de John Waters.

CINQ (5) ARTICLES SUR PINK FLAMINGOS

1 – Critique du film, publiée en 2011 par [le très critique] John Flichty :
« Pink Flamingos was an antihippie movie made for hippies
who would be punks in two years. »

[Flamands Roses était un film anti hippies, réalisé pour des hippies qui allaient devenir des punks deux ans plus tard.].

[…] Si tout le monde l’a vu sauf toi, on y suit les parcours croisés de 2 familles se disputant le titre de la personne la plus dégueulasse. D’un côté Divine, sa mère en couche culotte et son fils enculeur de poules, de l’autre les Marble, kidnappeurs de jeunes femmes dont ils vendent ensuite les bébés au plus offrant. C’est bordélique, moche, joué avec deux pieds gauches, bourrés d’idées implacablement dégueulasses et on en redemande. C’est d’ailleurs pour ça qu’on va aller mater Female Trouble si on se dépêche et qu’on loupe pas le [Dernier] métro de 1974.

A savoir que John Waters avait prévu une suite appelée Flamingos Forever. L’histoire prenait place 15 ans plus tard avec Divine et sa famille (plus un petit-fils travesti de 8 ans) de retour à Baltimore. Sur leur route, des parents du couple Marble (le mari s’occupe d’un cimetière) vont leur donner du fil à retordre. Troma lui avait proposé 600 000$ pour tourner le film mais la mort de Divine et Edith Massey, indissociables du projet, l’en ont dissuadé. Le script original et intégral est dispo dans un bouquin appelé Trash Trio avec ceux de Pink Flamingos et Desperate Living.

Anecdote sympa, Elizabeth Coffey, le transexuel dont on voit le zigouigoui dans le film, se l’est fait ôter peu de temps après le tournage et avait donc fini sa transformation lorsqu’il/elle joue la copine de cellule de Divine/Dawn Davenport dans Female Trouble (faut jongler avec les pronoms personnels, ils nous font chier les transexuels).

Par : JohnFlichty | Source : SensCritique.com | Publié le 13 .03.2011

La scène du cadeau d’anniversaire :


2 – Critique publiée en 2014 par Camille Buracco
 » Regardez moi comme je suis subversif  » :

La réputation du film le précède, on s’attend à voir du vulgaire, du sale. Mouais. Dans les faits, j’ai plutôt eu l’impression à une suite de tableaux immoraux qui n’apportent pas grand chose et sont plutôt creux.

Je n’ai tellement pas senti de message ou de réelle conviction dérrière que je n’ai même pas été spécialement choquée. Ca n’a ni queue ni tête, et étrangement j’ai fini par trouver ça vraiment prétentieux.
Bien sûr, le scénario n’est pas supposé être un support pour le film, mais c’est tellement affligeant de débilité et de non sens que ça finit quand même par jouer contre lui… Les personnages sont très superficiels, caricaturaux mais sans charisme. Je me suis sévèrement ennuyée devant Pink flamingos, ce qui m’a moi même beaucoup surprise. C’est lent, il ne se passe pas grand chose, et quand quelque chose devrait se produire, c’est bien plat et décevant.
Et puis l’image… je sais bien que les moyens techniques étaient bien moindres à l’époque, mais quand même, on dirait une vieille vidéo de vacances (enfin, pour la forme).Les costumes sont clinquants mais jamais assez grotesque pour être superbes, les tirades sont chiantes à mourir et mal appropriées… Je n’sais pas, c’est peut être parceque j’écris à chaud après avoir vu le film, mais j’ai vraiment du mal à trouver un point positif à cette perte de temps.

Par : Camille Buracco |Publié le : 2014 | Source :


Réactions du public à la sortie du film en 2...


3 – Article / FILM: Pink Flamingos by John Waters

I usually don’t blog after having watched a film I’d previously seen but for Pink Flamingos I’m willing to make an exception. It’d been a while since I’d last watched it – I think I was around the age of fourteen or fifteen actually. I was going through my adolescent phase of watching extreme films in which I saw a handful of Larry Clarks and some Gaspar Noé features amongst others. It was a very teenage angsty period. But out of all those films there was something about Pink Flamingos that just stood out. It was a guilty pleasure which took your gauge of right and wrong, offensive and acceptable; defecated on it then sent it in the post to your mother.

Pink Flamingos is the story of Divine – a criminal on the run from the law who claims she is the filthiest person alive. Divine lives a happy life in a trailer home with her estranged family including her mother who spends her days in a cot eating eggs. Her filthiness is put to the test, however, when couple Connie and Raymond Marble begin to compete with Divine claiming that they are in fact the filthiest people alive. A series of crude, outrageous and downright unspeakable events ensue until the final showdown between Divine and the Marbles takes place. Pink Flamingos could almost be a messed up home movie. The camera zooms in and out constantly as the Dreamlanders (Waters’ regular ensemble of actors) deliver their golden lines which are either fabulously grandiose or hilariously stunted. This home movie element makes the film all the more outrageous – it’s almost like you’ve found the tape of the film the kids hanging out at the end of the road have been making and you’re wondering whether or not to report it to the police. A similar technique was used by Harmony Korine in his 2009 feature Trash Humpers about a group of senior delinquents which was shot in a way that imitated VHS with truly harrowing consequences.

What’s most memorable about the film (and what it’s renowned for) is its shock value. Nearly forty years after its original release, Pink Flamingos has not lost this aspect which twinned with its hilarity make a devilish concoction. Whether it’s a singing arsehole, graphic incest, artificial insemination, an exhibitionist transwoman or the infamous coprophagia scene – there will be something that makes you go “WHAT THE FUCK?!” Like a ceaselessly turning roulette wheel of taboos, by the end of the film, you’re so inured to the extremity of it all that you can’t help but feel thoroughly depraved. Certain scenes and quotations will stay with you for days on end and you’ll want to walk around the house screaming “Someone has sent me a bowel movement!”

No it’s not Citizen Kane, Seven Samurai or Bicycle Thieves but Pink Flamingos is a chef-d’œuvre of filth. Allowing us to indulge in the side of our human nature which likes to be naughty, wreak havoc and break taboos. This is why I will always be a cult follower of Pink Flamingos – a cinematic experience that’s truly divine.

4 – Article par Francis PALLUAU
de la Revue Des Moments Perdus (wordpress.com)

Fuck it up beautifully

J.Waters, RISD2015John Waters, RISD2015Go out in the world and fuck it up beautiffuly.
John Waters.

C’est ainsi que ce réalisateur culte, de Pink Flamingos,  termine son discours lors de la remise de diplômes, entre autres à ma fille, dans l’une des plus importantes université de beaux arts du monde, à RISD, providence, USA, le 30 Mai 2015.

Bien sur, il entrait une grande part de provocation et son intervention, drôle, intelligente et émouvante, ne se résumait pas à cette sentence, loin de là. Mais elle mérite tout de même de s’y attarder un moment… Elle peut se traduire par :  » Sortez dans le monde et baisez le en beauté ». Sachant qu’il s’adressait à des futurs artistes pour la plupart, du moins à une nouvelle génération dont l’art est à priori la préoccupation, on peut y voir une incitation à découvrir le monde, à s’y confronter,  à le vivre avec intensité, à le prendre à bras le corps ou à se laisser envahir par sa puissance, pour en extraire la beauté. Et non pas à s’en servir, à le dépouiller, à le pervertir, pour son propre intérêt. Le cynisme apparent de cette réplique masque cette volonté, cette vocation de l’art et de la culture qui est de révéler en se révélant soi même.

Une semaine auparavant, François Morel dans sa chronique sur Europe , à l’occasion de la présence de Fabrice Luchini, défendait avec élégance et virtuosité la nécessité de l’art. Pour ce faire, il citait la réponse de Winston Churchill quand on lui conseillait de réduire le budget de la culture durant la seconde guerre mondiale pour accentuer l’effort de guerre :

Alors pourquoi nous battons nous ?

Hélas, Churchill n’a jamais prononcé cette phrase mais n’est elle pas vraie et nécessaire pour autant ?

Dans ses « Lettres à un jeune poète » que je recommande non seulement aux écrivains en herbe mais à tout apprenti artiste, donc à ma fille… Rainer Maria Rilke évoque la nécessité comme raison d’être et de créer.

Rainer Maria Rilke« Votre regard est tourné vers le dehors ; c’est cela surtout que maintenant vous ne devez plus faire. Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n’est qu’un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s’il pousse ses racines au plus profond de votre cœur. Confessez-vous à vous-même : mourriez-vous s’il vous était défendu d’écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit : « Suis-je vraiment contraint d’écrire ? Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : « Je dois »,alors construisez votre vie selon cette nécessité. Votre vie, jusque dans son heure la plus indifférente, la plus vide, doit devenir signe et témoin d’une telle poussée. Alors, approchez de la nature. Essayez de dire, comme si vous étiez le premier homme, ce que vous voyez, ce que vous vivez, aimez, perdez. »

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire les lettres complètes :

Lettres à un jeune poète

Ma lettre à une jeune artiste enfin, en guise de dédicace, de signe indéfectible d’amour et de fierté.

Tout d’abord les recommandations d’usage, facultatives mais néanmoins toujours utiles, d’un père naturellement anxieux… (à parcourir d’un œil gentiment moqueur)

L’artiste ne se définit pas par son mode de vie, par le port d’un jean élimé sur une veste hors de prix, par un rictus désabusé sous un regard halluciné, par des provocations puériles, par un taux record d’alcoolémie ou de psychotropes, par une posture qui souvent fleure l’imposture. Il offre à ressentir, à éprouver par nos cinq sens et notre pensée, en remettant en cause notre regard, nos certitudes, nos croyances. Non parce qu’il a un message mais parce qu’il ne peut faire autrement… et aussi pour payer son loyer.

Préserve ton âme d’enfant, cette capacité d’émerveillement, d’enthousiasme, d’irresponsabilité et d’inconscience, cette âme qui a permis à l’humanité de poser le pied sur la lune, de deviner l’invisible, telle que l’énergie noire de l’Univers ou d’inventer la roue pour permettre de faire le Tour de France en vélo, à défaut de le regarder en direct de son canapé en buvant une bière.

Ne renonce jamais à tes rêves, met tout en œuvre pour les réaliser et considère tes éventuels échecs comme des étapes, comme le prix à payer parfois pour l’audace. Dans tes jours plus sombres, car il y en aura hélas, ne te replie pas, ouvre toi aux autres, au monde. Relativise les flatteries comme les critiques, le succès peut s’avérer aussi éphémère, excessif ou trompeur que le mépris et l’incompréhension.

Avant tout, éprouve du plaisir, recherche la joie, la simplicité et l’évidence, la sincérité. La création ne passe pas nécessairement par la souffrance, mais par le désir, par sa propre estime et celle des êtres que l’on aime et que l’on respecte.

Capture d’écran 2015-05-30 à 19.20.08Maintenant, sors dans le monde et… bon, fais ce que tu veux, mais fais le en beauté. Cette beauté qui est en toi, dans ton : RevueDesMomentsPerduesprit, dans ton cœur et dans tes mains.

copyright


5 – Article : Nathaël Molaison, un doctorant de la prestigieuse Université de Laval au Canada a rédigé un mémoire « Recevoir l’irrecevable », sur le film de John Waters (fichier Pdf à télécharger) : fichier pdf à télécharger »

RÉSUMÉ
Je m’intéresse à la figure du spectateur prévue par le film, à partir des travaux de Francesco Casetti, Roger Odin, Umberto Eco et Martin Lefebvre. Mon objectif est de montrer que la figure du spectateur est plurielle. Dans cette perspective, nous verrons que tout film fait une offre à son spectateur, mais que celui-ci y répond de manières différentes selon le contexte dans lequel il voit le film et les positions éthiques qu’il fait siennes. Le film Pink Flamingos, de John Waters (1972), cherche, par tous les moyens, à provoquer la sensation d’un dégoût intéressant. Il s’inscrit en faux contre l’institution du film de fiction traditionnel, puisqu’il propose au spectateur d’« interagir » avec lui. Nous verrons toutefois que cette proposition implique une distinction entre, pour simplifier, un « bon » et un « mauvais » spectateur, selon qu’il soit ou non participatif.


1° par :  JohnFlichty | Publié le : 13.03.2011
Source : SensCritique.com/JF
2° par : Camille Buracco | Publié le : 29.10.2014
Source : Senscritique.com/CB
3° par : le blog Young Cineast | Publié en : 03.2011
Source : YoungCineast.wordpress.com
4° par : Francis Palluau | Publié en: 2015
Source : RevueDesMomentsPerdus.wordpress.com
5° par : Nathaël Molaison | Publié en : 2014
Source : Theses.Ulaval.ca

Petit déjeuner sur Pluton : le film trans

BreakfastOnPluto

La filmographie du phénomène trans est très riche [voir : Célèbres films de genres] et nous avons le plaisir de vous présenter un film devenu culte en la matière : Petit déjeuner sur Pluton …

Réalisateur : Neil Jordan – Acteurs : Cillian Murphy (Patrick), Liam Neeson, Stephen Rea, Brendan Gleeson, Gavin Friday – 1ère sortie : 1 mars 2006 | Année de production : 2005.

Patrick « Kitten » Brady a quitté son Irlande natale en quête d’une nouvelle vie dans le tourbillon londonien des années 70. A la recherche de son identité sexuelle, il devient travesti et côtoie le monde haut en couleur de la prostitution. Au gré de ses errances et de ses rencontres, « Kitten » va rapidement se trouver mêlé à un complot de l’IRA visant la capitale britannique.

ARTICLE

La bande annonce de Petit déjeuner sur Pluton / Trailer of Breakfast on Pluto

L’action se déroule en Irlande du Nord dans les années 1970 : Le terrorisme et la répression policière s’entremêlent ; on est à la limite de la guerre civile. Dans ce contexte dérangé, Kitten (Cillian Murphy) tente de mener sa barque de jeune trans, assez peu concernée par le nationalisme, mais amourachée d’un soldat de l’IRA. Depuis son enfance (en garçon), on la suit dans des péripéties innombrables, jusqu’à son installation à Londres.

Petit extrait en…danois 🙂 , mais les images ne parlent-elles pas toutes seules ?

Breakfast on Pluto est un film inclassable, mélangeant la comédie débridée et un souffle historique. Surtout, le réalisateur a évité les lourdeurs d’un film « sur » de brûlants sujets : le terrorisme irlandais, la condition des trans dans une société catholique.

Film complet (payant de 1/mois à 10 €/an) :  1fichier.com – pub gratuite 🙂

À l’image de la légèreté aérienne de Kitten, le film évite la tragédie d’Un Battement d’Aile de Papillon. La performance d’acteur de Cillian Murphy est absolument à couper le souffle.

Et bien sûr on se laisse mettre sur orbite par Sugar baby love, le tube interplanétaire du goupe légendaire The Rubettes :


Texte par : CestCommeça.net
Mise en ligne (vidéo) le : 09.02.2006
Titre Original : « Breakfast on Pluto. »
SOURCE (vidéo) : YOUTUBE.com


BreakfastOnPluto2

 

Secret du roi, le chevalier d’Éon

EondeBeaumont

En attendant de lire l’article circonstancié, par Quinte Septime, compagnie d’escrime de spectacle, nous vous recommandons cette vidéo :

Vidéo de : Madame de Beaumont d’Éon


Cette vidéo (de 01h05) produite dans le cadre de l’émission de FR3 « L’Ombre d’Un Doute » est suivie par un débat avec des journalistes qui présentent plusieurs livres au sujet du chevalier d’Éon :
Le Chevalier d’Éon, par Michel de Decker, chez France Loisirs.
Le Chevalier d’Éon, par Maurice et Évelyne Lever, chez Pluriel.
La confusion des sexes, par Sylvie Steinberg, chez Fayard
Le Secret Du Roi, la Passion Polonaise, par Gilles Perrault, chez J’ai Lu.

EonDeBeaumont

2° ARTICLE

Qui était le Chevalier d’Eon ?

Né sous le règne de Louis XV, mort sous celui de Napoléon 1er, ayant fréquenté de très près les Cours de France, de Russie et d’Angleterre, qui était vraiment ce personnage que l’on rencontre alternativement sous l’apparence d’une femme ou d’un homme ?

chevalier-d-eon

Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Timothée d’Eon de Beaumont naît à Tonnerre (dans l’actuel Département de l’Yonne) le 5 Octobre 1728.

Première bizzarerie : Pourquoi Geneviève ?…
Ce serait, tout simplement, le prénom de sa marraine !

Deplus il était coutume d’habiller les enfants en fillette comme les gravures d’époque le prouvent. Les garçons étaient habillé en homme que vers 7 ou 8 ans.

Charles-Geneviève voit son éducation confiée au rigoureux abbé de Marcenay qui, punitions physiques à l’appui, va faire de son élève un fin lettré. Il va avoir 15 ans quand son père l’envoie à Paris poursuivre ses études au Collège des Quatre-Nations (actuel Institut de France) fondé par Mazarin. Là, non seulement il approfondit ses connaissances, mais il pratique comme tout jeune Noble la danse, l’équitation et l’escrime.

5 ans plus tard il quitte le Collège, s’inscrit en Faculté de Droit et obtient en 1749, à 21 ans, ses diplômes de Droit.

Il sera d’abord avocat, puis écrivain… avant de devenir diplomate, militaire [et agent secret ] !

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En 1755 le Chevalier d’Eon est introduit « dans le monde » et fréquente des personnages bien en Cour, dont le Prince de Conti, familier du Roi , membre du « Cabinet secret »de Louis XV, diplomatie parallèle établie par ce dernier qui n’avait pas confiance en certains de ses ministres et ambassadeurs.

La fragilité des traîtés et des alliances fait de l’Europe un conflit perpétuel sous-jacent dans lequel la Prusse, l’Angleterre et la Russie pratiquent souvent un double-jeu. Un réseau d’espions est tissé auprès de toutes les Cours mais celle de la tsarine Elisabeth de Russie est difficilement pénétrable en raison du caractère de l’Impératrice qui n’hésite pas à exiler les ambassadeurs et à emprisonner les envoyés soupçonnés d’espionnage.

Conti va donc proposer à Louis XV d’envoyer à la Cour de Russie une femme, ou plutôt un homme déguisé en femme. Pour celà il propose au Roi le Chevalier d’Eon dont la jeunesse, la tournure déliée, les traits fins et le visage imberbe font le candidat idéal pour ce rôle.
Charles d’Eon accepte la mission et devient Mlle. Lia de Beaumont !

Juillet 1755, Mlle.de Beaumont part pour Saint-Pétersbourg où elle arrivera… en Octobre.
Elle est chargée de remettre à l’Impératrice une lettre de Louis XV, contenue dans la reliure de « l’Esprit des Lois » de Montesquieu. S’étant fait un ami, on ne sait comment, du vice-chancelier elle serait parvenue à rencontrer la Tsarine à qui elle aurait remis le message auquel il aurait été répondu par le même moyen.

A la fin de l’année Lia de Beaumont est de retour à Versailles à la satisfaction royale.
Première mission réussie !

De retour en France, l’alliance entre la France, l’Autriche et la Russie étant établie, Lia de Beaumont cède la place au Chevalier d’Eon de Beaumont… qui, pour des raisons de commodité diplomatique,devient le « frère » de Lia !

L’année suivante, suite à des maladresses de l’Ambassadeur de France, le Chevalier, maintenant officier dans l’armée du Roi, doit retourner en Russie pour rétablir l’alliance qui semblait compromise. Il y réussit à la grande satisfaction de Louis XV.

Les relations entre la France et la Russie se refroidissant à nouveau, Charles-Geneviève est à nouveau chargé de les réchauffer. Se sachant mal vu du Chancelier il manoeuvre de telle façon que la Tsarine se fâche contre celui-ci et renoue heureusement avec la France ; à tel point que d’Eon restera en Russie près de 3 ans. En 1761 il est de retour [dans sa patrie.]

En 1763 Elisabeth meurt. Son successeur éphémère Pierre III est un ami de la Prusse ainsi que son épouse qui le fait assassiner et devient Catherine II

La guerre dure depuis 7 ans, les belligérants sont au bord de l’épuisement et leurs pays de la ruine.

Louis XV aimerait bien traiter avec l’Angleterre et y envoie en Ambassadeur le Duc de Nivernais et son ami, le Chevalier d’Eon,émissaire du « Cabinet secret ».

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Déjà introduit à la Cour d’Angleterre car connaissant bien, depuis l’Allemagne, la Reine Sophie-Charlotte épouse du Roi George III, d’Eon Capitaine des dragons tout récemment promu Chevalier de l’Ordre de Saint-Louis, va tout faire pour favoriser la paix agissant.

le Duc de Nivernais rentre en France recommandant au Roi de laisser en sa place d’Eon avec le rang de Ministre plénipotentiaire.

D’Eon va mener grand train en Angleterre, à tel point que cela va choquer ses ennemis versaillais. finalement Louis XV le fait rappeler et remplacer par le Comte de Guerchy.

Le nouvel Ambassadeur, le Comte de Guerchy, va bientôt entrer en conflit avec l’ancien pour essayer de récupérer ses « papiers diplomatiques », celui-ci refusant de les donner car beaucoup révéleraient l’existence du « Cabinet secret » ce qui évidemment embarasserait le Roi qui hésite à agir.

Après les menaces de toutes sortes qui n’ont aucun effet sur le Chevalier Guerchy va user de la calomnie.
Il fait lancer des pamphlets accusant de folie du Chevalier, folie provoquée par le fait qu’il ne serait… ni tout à fait un homme ni tout à fait une femme !

Il faut dire qu’à 40 ans le Chevalier est toujours aussi imberbe et qu’on ne lui connait aucune liaison de quelque sorte. De plus, au cours de ses missions il semble qu’il se soit encore plusieurs fois travesti. En France le scandale est tel que le Roi va lui ôter son brevet de Capitaine et sa pension. A Londres partisans et adversaires de Guerchy et du Chevalier s’affrontent. Un procès est entamé mais d’Eon se défend et contre-attaque pour tentative d’assassinat.

En 1765 l’Ambassadeur de France est reconnu coupable de tentative d’assassinat !

C’est subrepticement qu’il devra rentrer en France où il mourra quelque temps après.

Un nouvel Ambassadeur est nommé, ami du Chevalier, et ce dernier ayant rendu un des « papiers secrets » signé de la main de Louis XV semble à nouveau rentré en grâce ; on lui reverse une pension mais désormais on se méfie de lui

A partir de 1766 par la correspondance qui lui est adressée sous divers pseudonymes,
tous féminins, le Chevalier semble vivre le plus souvent en habits de femme.

1773 : Louis XV va envoyer un autre « agent secret » à Londres, un certain Chevalier de Ronac qui n’est autre que Caron de Beaumarchais afin de négocier le retour des papiers ainsi que certaines libelles écrites par un pamphétaire contre la favorite, Madame du Barry.

L’année suivante le Roi est mort. Louis XVI qui lui succède n’aime guère les aventuriers mais il veut récupérer les documents du « cabinet secret » de son grand-père.

Beaumarchais s’entremet à nouveau et, contre une forme somme d’argent et la promesse de pouvoir rentrer en France s’il reconnait être une femme et n’en plus quitter l’habit, d’Eon va rendre les papiers.

En 1777 le voilà donc de retour en France mais en uniforme de Capitaine des Dragons !
Il lui est alors enjoint d’obtempérer et de changer de costume s’il ne veut pas séjourner à la Bastille.
Il obéit et est même présenté à la Cour mais Charles-Geneviève a vieilli, s’est épaissi sans doute car les Chroniques de l’époque se gaussent de son allure « hommasse » sous ses habits féminins.

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L’année suivante il veut s’engager dans l’armée qui doit venir renforcer les Insurgents d’Amérique contre les Anglais, ce qui lui est évidemment refusé. Furieux il veut alors regagner l’Angleterre. Nouveau refus, la France étant en conflit larvé contre ce pays.

La paix ayant été signé avec l’Angleterre, en 1783, rien ne s’oppose plus à ce que d’Eon y retourne pour y récupérer ses livres et ses papiers.

En 1785 il  est à Londres où il se réinstalle ! Il va « améliorer son ordinaire » en s’exhibant dans des tournois d’escrime en habits féminins.

C’est en 1787 que va avoir lieu son fameux duel contre le Chevalier de Saint-Georges, célèbre bretteur mulâtre, qu’il va toucher à plusieurs reprises

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1789 : D’Eon est toujours à Londres d’où il écrit énormément : une oeuvre très éclectique allant facilement de la philosophie…

Lorsque la Révolution éclate en France il s’enthousiasme pour ses idées tout en restant, comme la majorité des citoyens, fidèle au Roi. C’est là qu’après avoir paraphé ses courriers de « Le Chevalier, puis La Chevalière d’Eon », il va maintenant signer « La Citoyenne Geneviève Déon » abandonnant à la fois son prénom masculin et sa particule.

L’exécution de Louis XVI, en 1793, lui fait changer d’opinion sur les idéaux révolutionnaires.

De plus en plus impécunieux il vend ses derniers bijoux et participe à des exhibitions au fleuret pour quelques subsides.

En 1796, une lame casse et s’enfonce dans sa poitrine. Sérieusement blessé ce sera la fin de sa carrière de « maître d’armes ». Il a 69 ans.

Ruiné il va trouver refuge chez la veuve d’un de ses anciens amis.
En 1804, ne pouvant plus payer ses dettes il est même emprisonné plusieurs mois.

Admirant Napoléon Bonaparte il souhaiterait rentrer en France, mais la maladie l’en empêchera.

Le 21 Mai 1810 il s’endort…de son dernier sommeil. Trois chirurgiens vont autopsier le corps, en présence de plusieurs témoins, et le Docteur Coperland va pouvoir écrire :

 » Je certifie par la présente que j’ai inspecté et disséqué le corps du Chevalier d’Eon de Beaumont et que j’ai trouvé les organes mâles à tout point de vue parfaitement conformés. »

chevalier-d-eon-certificat

La Chevalière d’Eon était bien un Chevalier !

Par : Quinte Septime, compagnie d’escrime de spectacle
Publié le : 25.09.2012

SOURCE : Vivre au Grand Siècle

Vidéo : FR3

1er prix d’acteur pour la transgenre Mya Taylor

Encore une mise sous les projecteurs d’une personne transgenre qui remporte un 1er prix de performance d’acteur avec sa prestation dans le film réalisé par Sean S. Baker :

TANGERINE / MANDARINE

SANTA MONICA, CA - FEBRUARY 27: Actress Mya Taylor speaks onstage during the 2016 Film Independent Spirit Awards on February 27, 2016 in Santa Monica, California. (Photo by Kevork Djansezian/Getty Images)

Tangerine star Mya Taylor just became the first transgender person to win a major acting award, and her acceptance speech was every bit as sassy and inspiring as you’d expect it to be:

Drapeau de la France La star de mandarine, Mya Taylor est la toute première personne transgenre à gagner un premier prix de performance d’acteur et son discours de réception était à chaque instant aussi insolent et inspirant que l’on pouvait s’attendre  à ce qu’il le soit :

“There is transgender talent. There’s very beautiful transgender talent. You better get out there and put it in your next movie.”

Drapeau de la France « Il y a le talent transgenre. Il y a [aussi] le très beau talent transgenre. Vous [pouvez] obtenir encore mieux et le mettre dans votre prochain film. »

Taylor beat out Jennifer Jason Leigh and Cynthia Nixon among others to be named Best Supporting Female at the Independent Spirit Awards, a cool indie alternative to the Oscars that’s always held the night before the big show.

Drapeau de la France Parmi [tant] d’autres, Taylor a battu Jennifer Jason Leigh et Cynthia Nixon pour [réussir] à être nominée « Meilleure Supportrice Féminine » du prix « Esprit d’Indépendance », une alternative [plutôt] zen à [la remise des] Oscars qui se tient toujours la nuit avant le grand spectacle.

Taylor is on a roll, having just signed with ICM partners after her Gotham Award win for Breakthrough Actor, and she’s in development on a semi-autobiographical TV show. She’ll soon be seen in the short film Happy Birthday Marsha as Marsha P. Johnson, one of the trans pioneers responsible for the Stonewall Riots in 1969.

Drapeau de la France Taylor vient d’obtenir un rôle, ayant tout juste signé avec les partenaires d’ICM, après avoir remporté  le Prix Gotham pour « Acteur Révolutionnaire » et elle est en pourparler pour une émission semi-autobiographique à la télévision. On la verra bientôt dans le court-métrage « Joyeux anniversaire Marsha » jouant [le rôle de] Marsha P. Johnson, une des pionnières transsexuelles responsables des « Emeutes de Stonewal » en 1969.

Well done, Ms. Taylor. Watch her acceptance speech below, and if you haven’t seen Tangerine (and you should), it’s now streaming on Netflix.

Drapeau de la France Bravo, Mme Taylor ! Regardez ci-dessous [la vidéo de] son discours de réception et si vous n’avez pas vu « Mandarine » (et vous le devriez), c’est désormais en streaming sur Netflix.

Par :
Publié le : 29.02.2016
Titre original : « Tangerine’s Mya Taylor Is The First
Transgender Person To Win A Major Acting Award. »
Avec « Mandarine », Mya Taylor est la première
personne transgenre à gagner un premier prix d’acteur.
Traduction en  Drapeau de la France et mise en page : Lio de France / Double Genre.
SOURCE : QUEERTY.com


2° TANGERINE / MANDARINE : LE FILM

Tangerine Bande-annonce en V.O. Sous titrée en Français

 

« Tangerine est un film américain réalisé par Sean S. Baker, sorti en 2015. Il est présenté au Festival du film de Sundance 2015. Il remporte le Prix du jury au Festival du cinéma américain de Deauville 2015 » Cf. Wikipédia
Première sortie : 10 juillet 2015 (U.S.A.)
Réalisateur : Sean S. Baker



3° – ARTICLE

Tangerine: la folle journée de deux transsexuelles

Un ovni cinématographique tourné avec un téléphone intelligent : remarqué aux festivals de Sundance et Deauville, le film indépendant américain Tangerine raconte le périple survitaminé de deux prostituées transsexuelles au cours d’une journée à Los Angeles.

Cinquième long métrage de Sean Baker, 44 ans, Tangerine entraîne le spectateur dans les pas de Sin-Dee Rella, une Cendrillon («Cinderella» en anglais) haute en couleurs, à la recherche de sa rivale.

Prostituée transsexuelle noire, Sin-Dee vient de sortir de prison la veille de Noël, quand elle rencontre son amie Alexandra, également transsexuelle. Apprenant que son homme l’a trompée avec une femme en son absence, Sin-Dee va partir bille en tête dans les rues de son quartier mal famé de Los Angeles pour la trouver et se venger.

À partir de ce scénario très simple, qui immerge le spectateur dans la vie de ces personnages pendant 24 heures hystériques, Sean Baker construit une oeuvre à l’atmosphère électrique et baignée de soleil.

Le film est porté par ses deux interprètes principales à la fois énergiques, drôles et touchantes, Kitana Kiki Rodriguez et Mya Taylor, elle-même transsexuelle, dont c’est le premier film.

Sean Baker, qui avait filmé des personnages travaillant dans l’industrie du porno dans son précédent film Starlett, s’est cette fois-ci intéressé à cet univers après avoir rencontré Mya dans un centre LGBT de Los Angeles. Elle lui a ensuite présenté son amie Kiki.

«Mya a été notre passeport pour ce monde-là», a-t-il raconté à l’AFP lors d’un passage à Paris.

«Vérité pop»

«Je ne voulais pas raconter une histoire qui soit uniquement en rapport avec leur statut de transsexuelles. Je voulais parler de thèmes universels», souligne le cinéaste qui signe, au final, une histoire d’amour et d’amitié. Pour lui, ses personnages exubérants, au langage cru, ont aussi «un charme universel».Sean Baker suit au plus près ses actrices en les filmant avec un téléphone intelligent, un choix qui s’est fait au départ pour des raisons budgétaires. «J’ai commencé à réfléchir aux moyens de baisser les frais techniques, et je suis tombé sur des informations sur internet sur les iPhones», explique-t-il.

Le cinéaste a ensuite mené tout un travail en post-production pour obtenir un univers visuel alliant couleurs saturées et grain de l’image.

«Quand j’ai poussé les couleurs, soudain ça a paru plus réel», note-t-il.

«Certains m’ont dit que j’avais montré Los Angeles comme si la ville était radioactive. D’autres ont parlé de  »vérité pop »», ajoute-t-il. «C’est intéressant, parce que c’est vraiment ce que j’ai toujours cherché, cette alliance entre pop et vérité. Je pense que l’iPhone m’a aidé à la trouver».

Sean Baker n’est pas le premier réalisateur à filmer avec un téléphone. L’Iranien Jafar Panahi a par exemple tourné certaines scènes de son film Ceci n’est pas un film au téléphone portable. Comme le Suédois Malik Bendjelloul pour Sugar Man.

Tangerine est, lui, entièrement réalisé de cette manière.

En travaillant uniquement avec des téléphones intelligents, Sean Baker se félicite aussi d’avoir pu tourner de manière très libre, avec une toute petite équipe, de dix personnes maximum.

«Nous avons découvert que nous pouvions filmer plus clandestinement, capter des vrais moments de vie dans la rue, être plus fluides avec la caméra et que les actrices étaient beaucoup moins intimidées», détaille-t-il.

«Il y a finalement eu beaucoup d’avantages», estime-t-il. «Ça a commencé pour des raisons budgétaires, mais c’est devenu une esthétique».

Par : Canoe.ca/divertissement/cinéma
Publié le 29.12.2015 | 11h59
Titre original : « Tangerine: la folle journée de deux transsexuelles. »
SOURCE : fr.CANOE.ca
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Habits pour trans/trav ? c’est pas gagné

Aujourd’hui, nous vous présentons un article paru en 2010 sur Yagg.com, qui en informant ses lecteurs sur une nouvelle gamme de vêtements suédois destinés à une clientèle de travestis, transgenres, et autres androgynes, ne pensait pas recevoir une volée de bois vert aussi nourrie, accompagnée de quelques « tomates pourries »,  comme à l’époque de l’Alcazar de Marseille, quand Fernandel y venait pousser la chansonnette. On a donc décidé de publier les commentaires, tous biens écrits et qui valent leur pesant de cacahuètes.

La marque suédoise Acne lancera en octobre une [mini-]collection de chemises en jean en collaboration avec le magazine madrilène Candy, « le premier magazine de mode qui célèbre le travestisme, la transsexualité, le travestissement et l’androgynie sous toute ses formes ». Destinée aux travestis et aux trans’, cette collection est composée de trois chemises en denim italien et crêpe de soie, déclinées en différents lavages: stonewashed (délavé) et bleached (blanchi), ce qui élargit la collection à 9 chemises. Elle sera notamment présentée lors de la fashion week de Paris.

« DES CHEMISES TRAV’ POUR TOUT LE MONDE »

« Cette collaboration s’est faite parce qu’on connait bien Luis Venegas, le rédacteur en chef de Candy Magazine, explique à Yagg Jonny Johansson, directeur artistique de la marque. L’idée n’était pas de faire une collection unisexe parce lorsque l’on crée des vêtements unisexes, ils sont très neutres pour vraiment pouvoir être portés par des hommes comme par des femmes. Cette fois-ci l’idée était de créer des chemises d’un style classique western avec des détails décidément féminins qui peuvent être portées par des garçons ou par des filles. On ne voulait vraiment pas de détails neutres mais des détails féminins. »

« J’ai tout de suite su que je voulais jouer avec l’idée d’ajouter des détails féminins à une chemise en denim classique, explique dans le communiqué d’Acne Luis Venegas, rédacteur en chef de Candy, dont la deuxième édition paraitra à l’automne. Je voulais des modèles qui créent un peu de confusion entre les sexes… Au lieu de la déclaration unisexe « Pour les hommes et les femmes », j’ai essayé de faire que les gens se demandent « Est-ce pour les hommes ou les femmes? »… Eh bien, pour tous les types d’hommes et de femmes dans le monde entier au 21e siècle. Ou plus simplement, l’idée était de créer quelque chose comme des chemises trav’ [« tranny » en vo, ndlr] pour tout le monde. Quelque chose de pertinent et ouvert d’esprit. »

HOMMAGE À « DYNASTIE »
L’équipe d’Acne est en pleine préparation des défilés et n’a pas pu répondre à nos questions sur ce qui distinguent ces chemises des autres. La collection est lancée en collaboration avec le rédacteur en chef d’un magazine consacré aux trans’ et aux travestis, on peut donc partir du principe qu’elles sont adaptées à la cible. En effet, le communiqué explique que cette collection s’adresse aux trans’ et aux travestis mais n’ayant pas eu les chemises en main, la rédaction a du mal à saisir la différence entre ces chemises et des chemises en jean d’une autre collection ou d’une marque différente. Ce qui ressort en revanche clairement du discours de la marque et de Luis Venegas, c’est plus une volonté de déconstruire le genre, de jouer sur la confusion des genres et l’androgynie plutôt que de créer des vêtements destinés réellement au travestisme. Des chemises queer, en quelque sorte.

Le détail qui tue: chaque chemise porte le nom d’un personnage de la série préférée de Luis Venegas, Dynastie: Krystle (incarnée par Linda Evans), Sammy Jo (Heather Locklear) et Alexis (Joan Collins).

La vidéo de présentation du premier numéro de Candy:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur CANDY

Profile photo of Esther Trousset
Par : Publié le :  10.09.2010
Titre original : « Une collection de chemises
pour trans’ et travestis chez Acne »

SOURCE : YAGG.com
 TOUS LES COMMENTAIRES (28) s/Yagg.com
  • 1. Par Emilie – 10 Sep 2010 – 16 H 05

    Les culottes unisexe ont été testé il y a quelques années…Ce fut un flop commercial. Bien sur ils sont les bienvenues d’essayer, mais il y en a qui en ont ras le bol de l’exploitation commercial qui découle du communautarisme provoqué par l’idéologie de l’Etat de diviser pour mieux règner

  • 2. Par Murielle – 10 Sep 2010 – 17 H 08

    A quand des triangles mauves « fashioni » et vendus 30 euros pièce ?… Outre le fait que quand on est TV/TS on peut acheter n’importe quelle chemise n’importe où, comme tout le monde : Marre de la marchandisation des oppressions qu’on nous impose, marre du communautarisme (qui est par définition contre-révolutionnaire), marre que la presse LGBTI se fasse le porte-parole de ces manigances libéralistes. Boycottons les exploiteurs.

    • 3. Par Sylvie – 10 Sep 2010 – 22 H 10

      @Murielle : « marre que la presse LGBTI se fasse le porte-parole de ces manigances libéralistes »: Devrions-nous passer l’info sous silence sous prétexte qu’elle nous laisse dubitatifs (je pense que ça se sent dans notre article) ?

  • 4. Par Camille – 10 Sep 2010 – 17 H 25

    Consternant. Tout simplement.

  • 5. Par Geronimo – 10 Sep 2010 – 19 H 10

    Bande de coincos’ ! La mode n’est pas que le Mal, le grand capitalisme. C’est aussi un art de vivre, une formidable machine à recycler les époques, les phénomènes de société, les genres, etc…
    On doit s’habiller, quasiment toute notre vie, autant y prendre du plaisir, le faire avec goût… Et ça n’est pas parce que ces chemises existent que les trans ou trav sont obligés de les mettre… Bref, déridez-vous un peu…

  • 6. Par Cassis – 10 Sep 2010 – 20 H 10

    «Ou plus simplement, l’idée était de créer quelque chose comme des chemises trav’ [« tranny » en vo, ndlr] pour tout le monde.»
    Moi je trouve ça trop classe comme initiative, il n’y a pas assez de fashionisation, d’exotisation et de commercialisation des identités transgenres…
    J’espère qu’ils feront des packs commerciaux, du genre «la chemise « tranny » achetée, une bouteille d’Oasis « fruits exotiques » offerte».

  • 7. Par Lison – 10 Sep 2010 – 21 H 51

    Le côté « retour aux fifties- petits gants blancs- » me gonfle un peu. on peut être trans et n’avoir rien à cirer de la mode. Ou cisgenre et se contrebalancer des « détails féminins » sur les chemises denim « déclinées en trois versions ». Ceci dit, je n’en dégoûte pas les autres. Je me suis quand même marrée, quand la vidéo, nous sort la phrase qui tue : seulement 1 000 exemplaires distribués dans le MONDE ENTIER!! Y’en aura pas pour tout le monde!! Boouh hou hou.. Je n’en dormirai pas cette nuit, c’est sûr…

  • 8. Par Sophie – 10 Sep 2010 – 22 H 26

    @Murielle : comme d’habitudes la lecture de tes commentaires si constructifs laissent refléter ta grande tolérance et ton immense ouverture d’esprit. Sur le fond de l’article je ne vois pas l’intérêt de vêtements spécial Trans’, ceux ci peuvent s’habiller comme ils l’entendent FTM ou MTF.

  • 9. Par Emmanuelle – 10 Sep 2010 – 22 H 44

    @Geronimo : Bien sûr, la perception d’une mode et le droit d’y adhérer devrait être libre 🙂
    Cependant, quand une entreprise se lance dans une mode communautariste, une mode basée sur des définitions qui ne sont pas politiquement reconnues – et qui découlent d’une idéologie qui provoque des morts, des suicides, le besoin d’opérations et de traitements, la perception de « minorités sexuelles » ainsi l’augmentation de comportements à risque associés, ainsi tous les comportements misogynes – il faut savoir – et assumer – ce qui l’on soutient…

    @Cassis
    Dire qu’il s’agit d’une « initiative classe » et bien entendu, ton parfait droit, cependant, il démontre un manque de maitrise des enjeux de pouvoir politiques ainsi les conséquences. C’est tout comme dire que les triangles mauves sont « classe »: un droit, mais indicatif d’un ignorance consternant.

    • 10. Par Sylvie – 10 Sep 2010 – 23 H 08

      @Emmanuelle : Le ton du commentaire de @Cassis me laisse penser que c’était de l’ironie…

  • 11. Par Skype – 10 Sep 2010 – 23 H 08

    C’est : moche et sans goût. Limite insultant.
    Post non-politique mais définitif quant à l’intérêt de la « chose ».

  • 12. Par Murielle – 10 Sep 2010 – 23 H 32

    @Juliette : Il existe des dizaines de sujets dont la presse LGBTI ne se fait jamais l’écho, un tri est donc fait (et je trouve ça normal). Je ne vois en l’occurrence franchement pas pourquoi ce sujet absurde et parfaitement superflu, en plus d’être communautariste et transphobe, car favorisant la ségrégation des TV/TS, mérite autant de place ici.

    (et note technique au webmestre : c’est _très_ pénible de devoir écrire ses réponses en gris foncé sur fond gris clair, ça pète le yeux au bout de deux minutes, y’a pas moyen de faire plus ergonomique ?)

    @Geronimo : Et des fringues « collection spéciale pour les Juifs/Blacks/Beurs/Roms… ça te plairait, tu trouverais ça aussi classe ?…

    • 13. Par Sylvie – 11 Sep 2010 – 0 H 36

      @Murielle : Parce que justement nous avons essayé de comprendre les motivations de la marque. Cette collection existe, les sites de mode en parlent, personne ne relève l’absurdité (ou pas d’ailleurs, les avis sont partagés, même si les commentaires sur Yagg ne le montrent peut-être pas). Notre travail consiste aussi à attirer l’attention sur ce type d’infos. Et sur Yagg, le futile côtoie le sérieux, ce qui peut sembler superflu (Cristiano Ronaldo et Megan Fox pour Armani, par exemple) sert aussi à faire ressortir les sujets importants (les paroles de profs, par exemple). Si tout est du même niveau, il ne peut y avoir de hiérarchisation. Après, si cette collection choque, rien n’empêche les associations de se saisir du sujet.

  • 14. Par Maude – 11 Sep 2010 – 10 H 29

    Chemises pour TTT (transsexe, transgenre & travestis)
    Le moins qu’on puisse dire est que les commentaires de fidèles internautes valsent gaiement. Marchandisation du communautarisme, appel aux associations pour boycott ou, à l’inverse, pour valider l’opération. Après tout, la visibilité passe aussi par cette marchandisation à la carte des identités qui lorgne du coté des androgynes (suffisamment rare pour le souligner).
    Mais on trouve aussi cette curiosité : « une idéologie qui provoque des morts, des suicides, le besoin d’opérations et de traitements »…
    On est passé sans transition d’une critique de cette marchandisation à une quasi-théorie ou comment un mode de société basé sur la prohibition du genre créé ce besoin (d’opérations et de traitements)… Cette démarche peut créer un effet qui contrecarre cette prohibition et va dans le sens de la déconstruction queer. Faut-il rappeler que dans leur majorité les LGBT sont binaires ?

  • 15. Par Hip Hop – 11 Sep 2010 – 10 H 52

    Bonjour, cette collection n’a rien de choquant si l’on tient compte du fait que c’est une marque suédoise. En Suède l’approche LGBT est à mille lieu de ressembler à la française. (Autant dire que c’est le jour et la nuit comme aux Pays-Bas d’ailleurs.)

    De plus, si vous lisez un peu l’anglais vous comprendrez l’ambition de la marque ACNE. (Que je ne connaissais pas par ailleurs mais qui est très élaborée et développée, en effet, ACNE présente même une collection de meubles en haute couture, c’est pour dire!!!)

    http://www.acnestudios.com/category/about/

    « Founded in Stockholm in 1996 by four creatives, Acne’s ambition was to create and develop a lifestyle brand through desirable products, as well as helping other people to build their brands. This ambition led to diverse assignments in advertising, graphic design, Internet games and TV production (…) With confidence from the success of the jeans, Jonny Johansson ACNE’s creative director, branched out into other design genres ».

    Voilà! Donc A fond sur l’unisexe depuis longtemps et spécialisé sur LA MODE DES GENRES!

    D’ailleurs, où sont les trans pour donner leur avis sur ces chemises finalement? arf!

  • 16. Par Wasisdas – 11 Sep 2010 – 11 H 30

    Haha, génial, ça fait parler les lecteurs !!
    Je dois être un peu à l’ouest mais je ne vois pas en quoi ces fringues sont « trans » ou « queer » ou pour « les travestis » ??? (Déjà ça fait bizzare de dire ça non ???) C’est moi ou bien ???…
    Et… heu.. c’est quoi le rapport avec « Dynastie » ????
    Bon, je me sens un peu heuu… oui c’est ça, pareil que Judith, DUBITATIVE !

  • 17. Par Cassis – 11 Sep 2010 – 12 H 54

    «qui lorgne du coté des androgynes (suffisamment rare pour le souligner)»

    Ben je sais pas, mais j’ai l’impression que les dernières modes vestimentaires c’était quand même vachement «chemise de bucheron canadien avec une coupe féminine» ou «tee shirt rose pour mec avec des paillettes»… après la différence c’est qu’effectivement y’a pas le discours «ouais on est trop queer on fait une collection pour travelos» et que c’est à 15€ au lieu de 150, mais à part ça…

  • 18. Par Geronimo 11 – Sep 2010 – 13 H 41

    @Murielle : je te cite : « Et des fringues « collection spéciale pour les Juifs/Blacks/Beurs/Roms… ça te plairait, tu trouverais ça aussi classe ?… »

  • 19. Par Philippe – 11 Sep 2010 – 14 H 47

    Presque un « non-évènement » ! Toutefois, ce « marchandising » démontre – comme ce fut le cas en son temps pour la mode en direction des gays repris plus tard par les hétéros – que le « queer » (avec toutes ses variantes) prend de plus en plus sa place dans le monde. Et c’est un bien pour la reconnaissance de toutes les « différences » *.

    D’ailleurs, les stars « queers » de la musique sont déjà des vecteurs de tendances. Reste qu’à trouver à présent les (vraies) stars « queers »…

    Cela dit, c’est un joli coup de pub pour la marque suédoise qui réussit à faire parler d’elle dans la presse LGBT. Et peut-être bientôt plus largement !

    @Philippe, transgenre MtF

    Nota : Ces vêtements ne me tentent pas vraiment. Personnellement, je m’habille « out of fashion », de préférence dans la mode « recyclée » hors circuit commerciaux.

    *Plus utile : on attend les vêtements et accessoires pour les personnes handicapées (environ 10 % de la population française, tout handicap confondu).

  • 20. Par Murielle – 11 Sep 2010 – 17 H 47

    @Geronimo : Je ne simplifie rien (contrairement à toi, d’ailleurs). Et tu sembles parler en ignorance totale de ce que vivent les TV/TS en France en 2010, notamment à travers leur médiatisation / instrumentalisation commerciale. Je te conseille vivement ce livre : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=26730

  • 21. Par Murielle – 11 Sep 2010 – 17 H 57

    @Juliette : Les associations ont mieux à faire que de se battre contre des parasites marchandEs autrement que par un appel au boycott. (d’ailleurs, personnellement, rien que le nom « Acne » me débecterait, peu importe pour quel genre de fringues…)

    L’ennui reste tout de même l’éternel effet performatif des media : si vous n’en parliez pas, personne en France ne se serait même rendu compte que ces sapes inutiles existent. Vous leur fournissez donc bien une campagne de pub gratuite. (ce qui n’empêchera pas ces fringues de faire un flop retentissant, à mon avis, puisque personne n’en a besoin) Bref, l’approche « infomercial » continue de me déranger fortement.

  • 22. Par Geronimo – 11 Sep 2010 – 23 H 41

    @Murielle : serais tu un peu psychorigide ? Pourquoi n’arrives tu pas à prendre les choses par leur bon côté ? Je sais ce que vivent les trans/trav, je sais leur difficulté, et je ne vois pas en quoi un concept mode de chemises peut aggraver leur cas… non mais pour qui tu te prends ? Tu as l’air triste comme les pierres et à moins que tu les aides vraiment tous ces gens, qu’est ce qui te permet de donner autant de leçons ? je pense que tu manques cruellement de fantaisie, il n’y a pas besoin d’être tout le temps aussi grave pour être concerné… Je pense que les gens qui se préoccupent vraiment d’aider les trav/trans dans leurs difficultés ne passe pas tout leur temps à ruminer au sujet d’une pub Acne ma foi bien inoffensive.

  • 23. Emmanuelle – 12 Sep 2010 – 16 H 33

    @Geronimo : « Je pense que les gens qui se préoccupent vraiment d’aider les trav/trans ds leur difficulté ne passe pas tout leur temps à ruminer au sujet d’une pub Acne ma foi bien inoffensive »

    Je pense que les gens qui se préoccupent vraiment d’aider les personnes dont l’identité de genre n’est pas reconnue passent une bonne partie de leur temps à se battre pour l’égalité de droit de toute identité de genre et pour que l’humanité comprenne que c’est l’identité de genre qui est l’élément déterminant de l’identité sexuée de toute personne – pas l’entrejambe.

    L’idée de « trav » et « trans » – et le communautarisme – donc l’inégalité de droits associé – provient de l’idée que l’identité de genre doit être déterminée par l’une de deux visions de l’entrejambe…

    La promotion de cette doctrine est dangereuse: ses conséquences sont affreuses…

  • 24. Par Loulou – 12 Sep 2010 – 17 H 46

    Elles sont moches ces chemises ! Les transsexuelles ont meilleur goût; faut sortir un peu !!

  • 25. Par Hip Hop – 12 Sep 2010 – 18 H 24

    « Je pense que les gens qui se préoccupent vraiment d’aider les trav/trans ds leur difficulté ne passe pas tout leur temps à ruminer au sujet d’une pub Acne ma foi bien inoffensive »

    Voilà qui est très bien dit! Au FSGL, il y avait une association de Trans qui était là pour le prouver par exemple.

  • 26. Par Nature – 14 Sep 2010 – 2 H 03

    Pfff ! être transgenre, comme queer ne se résume pas à l’androgénie… Marre de la récupération commerciale de nos identités…

  • 27. Par Solange – 18 Sep 2010 – 16 H 42

    Consternant, ou bien à mourir de rire (selon l’humeur du jour) et « on » se demande bien ce que les personnes transsexuelles viennent faire dans cette nouvelle galère?
    A quand les pots de yaourt pour trans’ ?

  • 28. Solitude – 18 Sep 2010 – 17 H 43

    A la place des responsables de cette marque, je changerais très vite l’équipe marketing !
    Pas encore vu cette marque sur les cintres mais si cela m’arrive, c’est certain, je change de boutique 😉

Se travestir, c’est être LIBRE !

UneNouvelleAmie

Double Genre vous présente trois articles parus sur de grands supports de la presse, au sujet du film du réalisateur François Ozon dans lequel il évoque le travestissement comme un moyen d’expression de liberté, au sein d’une société qui cherche par tous les moyens à formater sa population.

N’étant pas adepte de la censure, nous avons publié le texte dans son intégralité, y compris la vision politique du cinéaste qui voit dans le mouvement « La famille pour Tous, une manifestation de l’extrême droite, ce qui prouverait, s’il était besoin,  qu’on peut être cinéaste et ne pas avoir une vision de la champs d’expression du peuple français. Nous ne pensons pas en effet que ce soit à l’Etat de dire comment l’on doit vivre et qu’au contraire, le trangendérisme (ou trangénérisme) n’est pas un combat politique, mais selon nous, la conquête d’une liberté toute individuelle.

Article 1/3

Avec « Une nouvelle amie », déjà son quinzième long-métrage, le cinéaste français signe un mélodrame très… « almodovarien. »

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  •  Photo D.R.
    Photo D.R.

C’est au Festival de Gand, dont il est avec les années devenu un habitué, que François Ozon est venu, le mois passé, parler de son quinzième long-métrage, Une nouvelle amie. Si ce nouveau cru est mineur, après quelques récentes réussites (Potiche, Dans la maison, Jeune et jolie), il traduit une fois encore l’intérêt du cinéaste pour un thème qui ne cesse, en interview, d’inspirer sa verve.

De quoi avez-vous voulu nous parler, avec ce film ? De travestissement ?

Le travestissement n’est pas le sujet, pour moi, même s’il est traité dans le film. Pour moi, c’est un film sur la liberté. Sur la liberté de trouver sa propre identité. D’aimer qui on veut et de ne pas être dans une norme sociale, familiale, de genre que la société ou la famille peut nous imposer.

Ce message de liberté, dans la France d’aujourd’hui qui a tellement de mal à se faire au mariage pour tous, c’est peu dire qu’il n’est pas gagné !

Il faut se calmer. Vu de l’étranger, on a l’impression que toute la France est dans la rue. Or c’est une minorité de gens, puisque plus de 60 % de gens en France sont pour le mariage gay [???]. Mais il se trouve qu’il y a eu beaucoup de gens qui ont manifesté et qui ont fait beaucoup de bruit. Des gens qu’on n’avait pas l’habitude de voir dans la rue. des gens extrêmement religieux, très conservateurs, très réactionnaires, souvent proches de l’extrême droite. Ça nous a surpris. Même le gouvernement socialiste ne s’attendait pas à ça. Et les médias ont été complices parce qu’ils ont été fascinés par la nouveauté de ce mouvement-là. Moi, quand j’ai commencé à travailler sur ce film, les manifestations n’avaient pas commencé. Moi, je partais de la nouvelle de Ruth Rendell. Le film s’est en somme fait rattraper par l’actualité. Lorsque j’ai vu la nullité des politiques de gauche, qui n’étaient pas capables de défendre ce mariage et cette égalité des droits, je me suis demandé comment faire pour convaincre. Et je me suis dit que le meilleur moyen serait de prendre les codes d’un genre que tout le monde connaît, le conte de fées. On commence avec des personnages qui vivent un grand malheur, il y a un cheminement, et à la fin « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Le chemin est ceci dit très tortueux pour arriver jusque-là, mais c’était ça l’idée. Après il y a des aspects de mélodrame comme de comédie.

Cette idée de la liberté était déjà présente dans la nouvelle de Ruth Rendell ?

Non. Et je suis curieux de savoir comment elle va réagir. De la nouvelle, j’ai gardé l’idée qu’une femme découvre que le mari de sa meilleure amie se travestit. L’histoire du deuil du début, c’est moi qui l’ai rajoutée. Il n’y avait pas d’enfant non plus, dans la nouvelle. Ce qui est amusant dans la nouvelle, c’est qu’on la commence en pensant que c’est une histoire classique d’adultère : le mari, la femme, l’amant. Or c’est ici le mari, la femme et l’amie… sauf que l’amie est un homme.

La mort est le moteur du film, comme il l’était déjà dans « Sous le sable » ou « Le temps qui reste ». La mort vous intéresse, semble-t-il, parce qu’elle est le lieu de tous les déclenchements possibles…

Elle est un déclenchement, oui, je pense. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas la mort, c’est le deuil. C’est comment on fait pour vivre après la disparition de quelqu’un qu’on a aimé. Dans « Sous le sable », comment Charlotte Rampling supporte la disparition de son mari, alors qu’il n’y a pas de traces. Le corps de son mari n’est pas retrouvé et elle va devoir vivre avec un fantôme. Alors qu’ici, Claire n’arrive à sortir de son deuil que lorsque Virginie va arriver.

La mort détruit mais, soulignent vos films, propulse vers une liberté nouvelle !

Et vers une renaissance ! Le premier deuil, qui est souvent le plus douloureux, est la perte de ses parents. Mais cette perte peut en même temps libérer certaines personnes.

C’est la première fois que vous travaillez avec Romain Duris, et on en est presque surpris !

C’est vrai qu’on a commencé à peu près en même temps. Quand il fait « Le péril jeune », je devais faire mes premiers films. C’est un acteur qui m’intéresse depuis longtemps. J’avais lu une interview dans laquelle il disait qu’un de ses rêves était de jouer le rôle d’une femme. Je lui ai proposé le rôle et il était ravi. Il s’est beaucoup amusé.

Duris en femme, c’est ce qu’on appelle une performance. Mais suffit-il de passer le rouge à lèvres et de se glisser sur des talons hauts pour être une femme ?

Je crois qu’il a vu ça comme une apothéose dans son travail d’acteur. Il y a des acteurs qui sont justes des présences. Et il y en a qui aiment composer. Romain est dans cette logique-là. Il aime à chaque fois avoir à créer quelque chose. Et là, il avait un truc énorme à créer. Et je pense qu’avec l’artifice du maquillage, de la coiffure, du costume, d’une certaine manière il trouvait une vérité en lui qu’il n’avait pas montrée avant.

Anaïs Demoustier et Raphaël Personnaz composaient déjà un couple dans « Quai d’Orsay ». C’est le film de Tavernier qui vous a donné des idées ?

Non. Ils ne m’avaient pas dit, tous les deux, qu’ils venaient de tourner ensemble. Je les ai choisis, et le Tavernier est sorti après. Je leur ai dit : « Vous ne m’aviez pas dit que vous aviez déjà joué ensemble ! »

Le film parle de la féminité, par les artifices du maquillage et des vêtements travestis. Qu’est-ce que ça dit pour vous de la femme et de la féminité ?

Je pense que souvent les hommes qui commencent à se travestir au début ont des idées stéréotypées de la féminité. Et ils vont vers des idées très extrêmes : beaucoup de maquillage, beaucoup de coiffure. Le fantasme d’être femme des hommes qui font ça, ce n’est pas un fantasme très révolutionnaire. Ces hommes-là ont presque envie de faire le ménage. Ils ont l’idée qu’une femme, ça reste à la maison, ça fait des courses, ça prépare à manger. Ils n’ont pas une idée très moderne de la féminité. Virginia, au début du film, c’est un peu ça. C’est un peu exagéré, et très traditionnel. Et petit à petit, Virginia va trouver son identité grâce à Claire. En arrêtant de surjouer sa féminité, avec perruque et robe rose. C’est juste too much..

Vos films sont assez différents. Thriller, comédie de boulevard, mélodrame… Les voyez-vous comme des pièces de puzzle qui communiquent entre elles ?

C’est impossible de faire table rase à chaque film. Je pense que les films ont des points communs, oui. Il y a des choses qui se rejouent, des thèmes qui reviennent. J’ai parfois l’impression de retourner la même scène, déjà tournée précédemment. Après, je n’analyse pas tant que ça. C’est plus quand je vous rencontre, vous, journalistes, que je réfléchis à tout ça. Mais sinon je tourne la page et je passe au suivant.

Par : Nicolas Crousse
Publié le : 05.11.2014 – 12h49
Titre original : « Homme, femme, travesti…
vive la liberté, clame Ozon ! »
SOURCE : LeSoir.be
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Article 2/3

« Je pense qu’il y a toujours du féminin dans le processus de jeu. » Romain Duris

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Les films de François Ozon ne laissent jamais indifférents, et Une nouvelle amie encore moins que les autres. Rencontre avec le cinéaste et son acteur, Romain Duris.

Pénétrer dans les bureaux de François Ozon, lieu de l’interview, c’est un peu comme visiter un musée de ses films. Sur les murs, de multiples photos, une affiche étrangère de Jeune & jolie, un immense portrait d’Isild Le Besco, alias Laura dans Une nouvelle amie. On y trouve également d’étranges objets, comme ces quatre poupées gonflables coincées dans un rectangle en Plexiglas, une oeuvre d’art récupérée sur le tournage de Dans la maison.

Au milieu de la pièce trônent deux immenses canapés en velours vert canard, moelleux et confortables. « Ce sont ceux de Potiche. Catherine Deneuve y a posé ses fesses », s’amuse le cinéaste, tout en jetant un coup d’oeil à sa montre. Romains Duris a vingt minutes de retard. Son taxi est coincé dans les embouteillages à cause d’une manif. Ça sonne. C’est lui. « Quelle journée de fou », s’exclame-t-il en gardant le sourire. Les cheveux dressés sur la tête, une épaisse barbe noire… Difficile de reconnaître le travesti David/Virginia qu’il incarne dans Une nouvelle amie. Un rôle peu ordinaire dans un film qui ne l’est pas moins.

Laurent Djian : À quand remonte votre première rencontre?

François Ozon: On ne s’était parlé qu’une fois avant de travailler ensemble. C’était à New York, pendant un festival. J’étais avec Catherine Deneuve pour présenter Potiche, et toi, tu venais pour Populaire.

Romain Duris: Même si on ne se connaissait pas, j’ai toujours eu la sensation de te connaître un peu. À travers tes films, d’abord. Et parce qu’on a des amis proches en commun.

François Ozon : Je t’ai découvert dès Le péril jeune, à la télé. Ton énergie m’avait bluffé. Ma mère avait d’ailleurs flashé sur toi. Après le film, elle répétait : « Quel acteur incroyable. »

Romain Duris : Et tu as attendu vingt ans avant de faire plaisir à ta mère. Pas très sympa…

François Ozon : Ta personnalité m’intéressait, je savais qu’on tournerait ensemble. J’attendais juste le rôle idéal.

Laurent Djian : Pourquoi, justement, avoir pensé à Romain pour le rôle de David/Virginia, ce veuf, père d’un bébé, qui aime se travestir?

François Ozon : J’ai fait passer des essais à d’autres comédiens avant Romain. Je les ai maquillés, coiffés en fille, mais ça ne marchait pas. Je sentais une gêne chez certains. Raphaël Personnaz, par exemple, quand je l’ai appelé pour finalement lui offrir le rôle du mari de Claire, m’a répondu : « Tant mieux, je t’avoue que je n’étais pas à l’aise en Victoria. » Toi, Romain, si je t’avais proposé le rôle du mari, tu aurais fait la gueule, je pense !

"À quoi bon prendre une caméra si c'est pour caresser le public dans le sens du poil?" François Ozon. (Une nouvelle amie)

« À quoi bon prendre une caméra si c’est pour caresser le public dans le sens du poil? » François Ozon. (Une nouvelle amie)

© Mars Distribution

Romain Duris : J’aurais été affreusement jaloux.

François Ozon : J’avais lu, dans une interview, qu’il voulait jouer un rôle de femme. Je l’ai donc appelé.

Romain Duris: Je ne sais pas d’où vient précisément cette envie. Je me souviens toutefois que gamin, vers 6 ans, ma soeur me déguisait. Pas en cow-boy ou en Indien, non, en fille. Elle me mettait un peu de rouge à lèvres ou un turban sur la tête. Pour s’amuser. Pour égayer une soirée chez des amis ou en famille. Et je suis bien forcé d’admettre que j’y prenais autant de plaisir qu’elle.

François Ozon: Un plaisir que j’ai perçu dès les premiers essayages. Et c’était encore plus flagrant sur le plateau. À tel point que je demandais parfois à la costumière si tu nous avais bien rendu tous les accessoires…

Laurent Djian : Il se dégage de Romain, des personnages qu’il incarne, une douceur et une sensibilité assez féminines, non?

Romain Duris : C’est vrai que j’ai beaucoup moins joué les gros durs que les types un peu sensibles. Je pense, de toute manière, qu’il y a du féminin dans le processus de jeu. Dans le fait de se donner, de s’abandonner, de recréer une émotion. J’identifie clairement des choses en moi que j’ai juste eu besoin d’agrandir pour interpréter Virginia. Me travestir m’a envoyé au plafond bien plus que je ne l’avais imaginé. Pas sûr du tout que je me serais autant éclaté en enfilant la tenue de Superman.

François Ozon : Les plus grands acteurs sont ceux qui assument leur part de féminité. Depardieu, cet ogre, cette masse, ne me bouleverse jamais autant que quand il dévoile ses failles. Ou quand il pleure. Pour en revenir à toi, Romain, tu as surtout tenu des rôles de jeune homme, des rôles avec encore une part adolescente. Dans Une nouvelle amie, tu incarnes, pour la première fois, un homme mûr. Tu te rends compte, c’est Virginia qui va te permettre de devenir enfin un homme. Quel beau paradoxe !

Laurent Djian : Romain, concrètement, comment vous êtes-vous transformé en Virginia?

Romain Duris : Dans un premier temps, on a d’abord cherché les costumes.

François Ozon : Avec un comédien, je m’intéresse toujours à l’apparence avant de me poser des questions d’ordre plus psychologiques. Il faut partir de l’artifice afin d’atteindre une vérité.

Romain Duris: Les essais de costumes m’ont amené à perdre du poids ; au moins cinq kilos. Avoir la taille fine m’aidait à mieux sentir le personnage. J’ai regardé quelques films avec des héroïnes fortes, comme Pretty Woman, puis des documentaires, dont Crossdresser, sur les transgenres. Ensuite, j’ai effectué un travail physique…

François Ozon : Sans même m’en parler.

Romain Duris : J’avais besoin de me sentir totalement à l’aise en femme, je ne voulais pas avoir à remettre en question ma féminité durant le tournage. J’ai essayé d’amener de l’émotion à Virginia car il ne fallait surtout pas que l’on rie à ses dépens. Je travaillais sur des détails, comme tenir un sac à main, mettre un foulard, l’enlever. La coach, chorégraphe, me demandait aussi de monter et descendre des escaliers en talons ou de courir. Quand votre femme vous dit : « Chéri, on s’arrête un peu, j’ai mal aux pieds », il faut la croire. J’ai compris que ce n’était pas du chiqué.

François Ozon : Certaines filles sont estomaquées et disent que tu marches mieux qu’elles en talons.

Romain Duris : Je m’étais tellement préparé que j’ai eu moins de mal à jouer les scènes en Virginia qu’en David.

Anaïs Demoustier dans Une nouvelle amie, de François Ozon.

Anaïs Demoustier dans Une nouvelle amie, de François Ozon.

Laurent Djian : Combien de temps durait le maquillage?

Romain Duris : Deux heures.

François Ozon : Avec une retouche vers 16 heures, la maquilleuse paniquait quand ta barbe commençait à repousser.

Romain Duris : Le maquillage m’apaisait, la sensation de devenir une autre personne m’envahissait. Moi qui d’ordinaire suis hyper speed, je ralentissais mes gestes, j’étais plus posé…

François Ozon : C’était frappant. C’était aussi agaçant, parce qu’il faisait durer le plaisir. On devait souvent l’attendre sur le plateau. Comme une actrice. Mais bon, ça valait le coup. Sa transformation était si réussie que personne ne le reconnaissait. Ni les clients d’un centre commercial dans lequel on a tourné, ni les figurants travestis durant la scène de la boîte de nuit. Ce n’est qu’au bout de six heures de tournage qu’ils ont percuté…

La première scène où l’on aperçoit David en femme provoque un certain malaise…

Romain Duris: D’autant plus qu’il, ou elle, donne un biberon à son bébé. Le spectateur le voit avec les yeux de Claire [l’amie d’enfance de son épouse défunte, NDLR] et il est aussi choqué qu’elle.

François Ozon : Ce sont avant tout les personnages aux comportements bizarres qui m’intéressent. À quoi bon prendre une caméra si c’est pour caresser le public dans le sens du poil ? Je n’aime rien tant que briser les idées préconçues et démontrer à quel point la société nous impose ses règles. Je voulais que, petit à petit, on comprenne David, qu’on accepte qui il est. Il faut d’ailleurs savoir que 80% des travestis sont hétérosexuels, qu’ils vivent avec femme et enfants. Ils se moquent généralement de leur apparence, excepté quand ils deviennent femme.

Laurent Djian : Avez-vous conçu Une nouvelle amie en partie en réaction aux Manif pour tous?

François Ozon : Le sujet me hante depuis longtemps : je l’abordais déjà dans mon court métrage Une robe d’été. Ce projet, en fait, date d’il y a vingt ans. J’avais adapté une nouvelle de Ruth Rendell, où une femme découvrant que le mari de son amie se travestit finit par le tuer, mais je n’ai pas trouvé de financement. Je n’ai jamais cessé d’y penser, et j’y suis logiquement revenu. En modifiant très nettement le scénario, en y ajoutant les codes du conte de fées : un début malheureux, des personnages qui parcourent un long chemin et un happy end. Sans oublier… le baiser magique ! Je me suis attelé à l’écriture peu avant les fameuses manifs. Et quand la polémique a éclaté, j’ai compris l’importance de montrer la complexité des choses. En dédramatisant le sujet. En le saupoudrant d’humour et de fantaisie.

Romain Duris : C’est moins un film sur le travestissement qu’un film sur la liberté, la tolérance et la différence. C’est vachement catho comme thématiques en fait !

Laurent Djian : Qu’attendez-vous comme réactions de la part des spectateurs?

François Ozon : À la fin de la projection pour l’équipe, un figurant de la boîte de nuit m’a expliqué à quel point il avait été bouleversé. Puis il a ajouté : « Grâce au film, je vais enfin trouver la force d’annoncer mon secret à ma famille. Mes parents ne sont pas très ouverts, mais qu’un acteur aussi connu que Romain Duris tienne un tel rôle central les aidera à mieux l’accepter. » Son témoignage m’a évidemment remué, je ne m’attendais pas à autant…

Romain Duris : Peut-être que certains hommes en sortiront avec l’envie d’enfiler en cachette des collants et de se vernir les ongles…

Une Nouvelle amie, de François Ozon, avec Romain Duris, Anaïs Demoustier… © Mars Distribution.

Propos recueillis par : Laurent Djian
Publié : le 05.11.2014 à 19:59
Titre original : VIDEO. Une nouvelle amie « est moins un film sur le travestissement qu’un film sur la liberté »
SOURCE : L’EXPRESS.fr

ARTICLE 3/3

« Une nouvelle amie », une comédie dramatique faussement subversive.

La France a beau avoir légalisé le mariage et l’adoption pour les couples homosexuels, on a bien conscience que certains sujets liés à la famille et aux études de genre restent sensibles. C’est dans ce contexte crispé de la société française que s’inscrit Une nouvelle amie, de François Ozon. Le film semble tomber à pic, comme un #pavédanslamare de la Manif pour tous et de ses idées étriquées. L’histoire raconte en effet la mutation d’un homme (Romain Duris) en femme (ou du moins, en travesti), à la suite de la mort de son épouse. Le protagoniste noue dès lors une amitié ambiguë avec la meilleure amie de la défunte et doit faire face au regard désapprobateur de la société face à son nouveau choix de vie.

Durant les trois quarts du film, Romain Duris évolue donc en robe moulante, collants et talons aiguille, le visage maquillé comme une danseuse du Lido et recouvert d’une perruque. On aurait envie de saluer le message de tolérance véhiculé par ce film, plein d’empathie pour ce travesti naissant qui tente de s’assumer. Mais plus je repense au film, plus je le trouve au contraire vieillot et même rétrograde, par certains aspects.

Des années de retard

Ce n’est pas vraiment la faute de François Ozon, reconnaissons-le, mais Une nouvelle amie arrive de loooongues années après de grands films sur le travestissement, et en pâtit : Tootsie (1982), Victor Victoria (1982), Priscilla, folle du désert (1992), Mulan (1999), Tout sur ma mère (1999), Tomboy (2011), etc. La liste est longue. Cette année, l’Oscar du meilleur second rôle est même allé à Jared Leto, pour son rôle de travesti bouleversant dans Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée. A côté, la prestation de Romain Duris, aussi doué soit-il, paraît fade. Ozon n’apporte rien de neuf. Dans un autre genre, il y a vingt ans, le héros de Trainspotting clamait déjà, bien plus subversif : « Dans 1 000 ans, il n’y aura plus de garçons ni de filles, juste des branleurs. Et ça me va parfaitement. »

Le film souffre en fait d’un scénario bancal. Il s’ouvre sur une scène -pour le coup- étonnante (une morte habillée en mariée), mais oublie progressivement ce sujet central, passionnant, pour devenir une étude superficielle sur l’instabilité des identités féminines et masculines, à grand renfort de fond de teint et de Nicole Croisille. La séquence olé olé dans la chambre d’hôtel, qui arrive comme une promesse de dévergonderie, est si peu crédible qu’elle en devient dérisoire. L’hypothèse de condenser « un papa, une maman » dans la même personne pour élever un bébé est évoquée mais jamais vraiment tentée. Au final, le héros, David, ne se déguise plus en Virginia pour oublier qu’il porte un deuil, mais pour devenir ce qu’il a toujours cru être : une femme. A la fin du film, on ne sait toujours pas si son travail de deuil est accompli. Ozon semble s’en fiche pas mal, et la nouvelle amie de Virginia, Claire (Anaïs Demoustier), aussi.

Les stéréotypes féminins renforcés

Le gros problème du film, c’est qu’il peine à interroger la notion de féminité et l’attrait qu’elle suscite chez David. Chez lui, devenir une femme passe nécessairement par le fait de reproduire les pires clichés à leur sujet : rouge à lèvre fluo, robes roses fendues, mise-en-plis, bref toute la panoplie de la femme fatale qu’on voit dans les films, mais pas dans la vraie vie. Pourquoi un homme qui « se sent femme » voudrait-il singer les femmes et non épouser simplement leurs qualités (au sens large) ? Pourquoi l’apparence est-elle aussi importante aux yeux de David, alors même que cette apparence de travesti est vouée à le faire souffrir ? J’aimerais bien le savoir.

une-nouvelle-amie-anais-demoustier

Cette vision outrancière de la féminité n’est pas neuve chez François Ozon. On se souvient de 8 Femmes ou de Swimming Pool, mais c’est surtout à son récent Jeune et jolie que son dernier film m’a fait penser. Jeune et jolie, ou l’histoire aberrante d’une ado magnifique qui se prostitue, sans qu’on comprenne jamais pourquoi. Le « mystère des femmes », sans doute… Dans Une nouvelle amie, un plan m’a d’ailleurs fait tiquer, quand Claire a un orgasme. Son mari (Raphaël Personnaz) la regarde presque terrifié, comme s’il apercevait un phénomène étrange, destabilisant, tandis qu’elle jouit. François Ozon n’en a peut-être pas conscience, mais il semble adhérer largement au fantasme du « continent noir » de la sexualité féminine, et renforcer un peu plus les idées préconçues sur la féminité. L’enfer est pavé de bonnes intentions, parait-il.

Un dénouement brumeux

L’ultime déception arrive à la toute fin du film [attention, spoilers]. Nous voici quelques années après sa transformation, sincèrement ravis d’apprendre que Virginia sort enfin en public, sans gêne. La fable mue en conte de fées, avec une variante « mariage pour tous », qui pourrait être résumée ainsi : « Il vécut heureuse et éleva son enfant comme avant. » Seul souci : le ton ironique de la séquence. Encore une fois, on ne sait pas très bien où l’on se situe, quand Claire et Virginia viennent chercher la jeune Lucie à l’école, comme deux mamans. Est-ce la suite logique des événements, un happy ending factice ou un simple pied-de-nez à la Manif pour tous ? On serait plutôt pour la dernière option, mais la scène est trop courte et imprécise pour connaître les intentions du réalisateur. Quel dommage de sortir d’une salle de cinéma aussi peu rassasiée, et avec en tête l’idée que le film qu’on aurait aimé voir, profondément, commence à la dernière minute.

Par : Ariane Nicolas / France Info TV
Publié le : 10.11.2014
A propos : Journaliste, cinéphile, bavarde, insomniaque. J’ai beaucoup pleuré la mort de Stanley Kubrick.
Titre original : « « Une nouvelle amie »,
une comédie dramatique faussement subversive. »
Commentaires de : Lio de France / DG
SOURCE : Blog.FranceTvInfo.fr
http://blog.francetvinfo.fr/actu-cine/2014/11/10/une-nouvelle-amie-une-subversivite-de-facade.html
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Ni homme ni femme, neutre !

Ni homme, ni femme: Norrie May-Welby, la première personne «neutre» d’Australie

Weathered toilet signs / Dave Goodman via FlickrCC License by

Weathered toilet signs / Dave Goodman via FlickrCC License by

Jusqu’à présent les formulaires australiens proposaient deux options sous la case «genre»: homme ou femme. Il faut désormais ajouter une troisième possibilité, le neutre. Une décision de la cour d’appel de la Nouvelle-Galles du Sud a en effet reconnu officiellement l’existence de ce genre –ou non-genre– dans cet Etat d’Australie. Plus précisément, la décision annule l’obligation d’enregistrer un citoyen uniquement comme homme ou comme femme sur les certificats de naissance, de décès, et de mariage, comme l’explique le Sydney Morning Herald.

A l’origine de cette procédure, Norrie May-Welby, un homme devenu femme qui se considère désormais comme «neutre» ou «sexless», en anglais. En 2010, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud avait reconnu que le sexe de Norrie –qui n’utilise que son prénom pour être désigné– n’est «pas spécifié». Quatre mois plus tard, Norrie recevait une lettre l’informant qu’il s’agissait d’une erreur. S’en est alors suivie une procédure judiciaire de trois ans.

On peut entendre Norrie May-Welby expliquer sa situation dans une interview datant de 2012:

Par cette décision prononcée le vendredi 31 mai, l’Australie fait un premier pas vers la reconnaissance officielle de la neutralité comme genre. Il demeure des conditions. Tout d’abord, cette désignation ne s’applique qu’aux personnes ayant subi des opérations de changement de sexe (donc pas, par exemple, aux enfants intersexués). Ensuite, la procédure d’appel s’est arrêtée car les documents en question avaient été délivrés par la Nouvelle-Galles du Sud et non par l’Etat fédéral.

L’affaire a maintenant été renvoyée à un tribunal administratif qui doit statuer sur la désignation officielle de ce nouveau genre. Le gouvernement de Nouvelles-Galles du Sud réfléchit de son côté aux implications plus larges de cet appel. Il est possible que d’autres Etats australiens adoptent à l’avenir des positions similaires, invitant l’Etat fédéral à reconnaître l’existence d’un troisième genre dans toute l’Australie. L’avocate de Norrie May-Welby commentait ainsi à l’annonce de la décision:

«Nous espérons que cette décision sera mise en place dans un contexte plus large à la fois par les cours de justice mais aussi par les agences gouvernmentales.»

Les Australiens ont depuis 2011 la possibilité de se déclarer neutre sur leur passeport, et ce même s’ils n’ont pas subi d’opération de changement de sexe. Une case «X» a en effet été rajoutée sur les passeports et la cocher ne requiert qu’une lettre de recommandation d’un médecin. Cependant, les certificats de naissance, de décès et de mariage –ce dont il est question avec l’affaire Norrie– ne proposent de case «neutre» pour le moment.

En Suède, ce débat faisait rage l’année dernière lorsque que l’Encyclopédie nationale à étudié l’utilisation du pronom neutre «hen» comme remplacement aux pronoms genrés «il» («han», en suédois) et  «elle» («hon»). Une proposition de vestiaire neutre avait également été avancée pour les enfants ne souhaitant se changer ni dans les vestiaires des filles ni dans ceux des garçons. Plus récemment, un couple a annoncé que leur enfant, nommé Pop, serait élevé sans que son sexe ne soit révélé –pas même à l’école– afin qu’il ne soit pas enfermé dans les stéréotypes de genre. Les parents s’expliquaient ainsi:

«Nous voulons que Pop grandisse librement, et non dans un moule d’un genre spécifique. C’est cruel de mettre au monde un enfant avec un timbre bleu ou rose sur le front. Aussi longtemps que le genre de Pop restera neutre, il ne sera pas influencé par la façon dont les gens traitent les garçons ou les filles.»

En 2011, le Népal –qui n’avait alors décriminalisé l’homosexualité que depuis trois ans– avait supris par son progressisme en offrant la possibilité de cocher «troisième sexe» lors du recensement. Un article de Slate, paru en juin 2011, expliquait alors:

«Si la capitale, Katmandou, évolue rapidement sur ces questions, le reste du pays peine à s’adapter. Dilu Buduja, la deuxième personne du pays a être officiellement reconnue en tant que transgenre, a expliqué à CNN que « les autorités locales ne connaissaient pas cette catégorie troisième sexe et craignaient d’être limogées si elles délivraient [ce certificat de citoyenneté “troisième genre”] »»

Travesti, quelle est ta morphologie ?

Le guide des morphologies

Le guide des morphologies permet de connaître son type de silhouette et ce qui la mettra le mieux en valeur. Sans jamais oublier que l’important, c’est de se sentir bien !

Le guide des morphologies

Afin de pouvoir s’y retrouver parmi tous les types de corps féminins que la nature a pu inventer, les spécialistes de la mode comptent généralement six types de silhouettes différents.

Pour savoir à quel type de morphologie tu appartiens, il suffit de te regarder dans un miroir et de noter quelles parties de ton corps sont les plus larges, ou les plus minces : tes hanches, tes épaules, ta taille ?

Il ne faut pas que tu exagères tes formes : avoir un petit bidou ne change pas ta morphologie ! On parle ici de ton ossature et de la façon dont tu es faite. Si tu as naturellement des hanches larges, rien ne te fera rentrer dans un petit 34 : les os, ça ne mincit pas !

C’est pour ça qu’il est important de s’accepter. Voici donc mon petit guide et mes conseils adaptés à la morphologie à laquelle tu appartiens/de laquelle tu te rapproches le plus.

La morphologie en A (ou « triangle »)

Tu es menue du haut (taille fine, petite poitrine et épaules étroites), avec un bassin/des cuisses/des fesses plus rondes ? Tu as une morphologie en A !

L’important pour mettre cette silhouette en valeur va être de mettre l’accent sur le haut de ton corps, afin de lui donner du volume, tout en restant simple en bas, pour harmoniser le tout.

En haut, tu peux…

  • Ne pas hésiter à mettre des hauts à volants, plissés ou jabots, bref : tout ce qui peut apporter du volume.
  • Considérer les manches ballons et les manches raglant comme tes alliées.
  • Balancer les couleurs, les motifs, les imprimés ! Tu peux tout te permettre à ce niveau-là.
  • Booster ton décolleté : que tu l’aimes en V, à encolure bateau, ou très plongeant, tu peux faire ce que tu veux. Les bustiers aussi sont tes grands potes !
  • Privilégier les vestes à épaulettes, afin d’augmenter un peu plus le volume de tes épaules pour qu’il s’équilibre avec celui de tes hanches.
  • Tout te permettre niveau matières. Fluides, texturisées, épaisses, choisis celles que tu préfère !
  • Ne pas hésiter à mettre des gros colliers, des plastrons : ils t’iront très bien.
  • Essayer d’éviter les hauts trop longs/les tuniques, qui ajouteront du volume à tes hanches.

Ensuite, en bas, tu peux…

  • Privilégier les couleurs foncées, et éviter le blanc en bas (le blanc est une couleur qui amplifie les volumes, contrairement au noir).
  • Préférer les coupes droites pour tes pantalons (plutôt que des pantalons « carotte » par exemple), et choisir des jupes/robes droites ou assez évasées. Tu peux également éviter les volumes rajoutés (volants, plis, poches latérales)
  • Privilégier des matières fluides, et celles qui ne sont ni trop bouffantes ni trop près du corps.
  • Éviter les matières épaisses comme le tweed ou le velours, qui vont augmenter le volume. Par contre, elles iront bien en haut !
  • Éviter les ceintures sur les hanches, qui attirent le regard et épaississent la silhouette.
  • Garder un bas assez uni en gardant les motifs pour le haut, et fuir les rayures horizontales qui amplifient les volumes.

Si tu as une silhouette en A, ou en « triangle », sache que tes meilleures amies seront les robes, et surtout la robe empire, car elle met tes épaules ne valeur et est droite en bas, ce qui amincira tes hanches.

La morphologie en V (ou « triangle inversé »)

Tu as des épaules assez larges et/ou une poitrine généreuse, mais des hanches et un bassin assez étroit, et souvent peu de fesses ? Tu es un « V » !

Pour toi, c’est donc l’inverse de la silhouette précédente : il vaut mieux minimiser le volume sur le haut de ton corps, et l’accentuer sur le bas.

En haut, tu peux…

  • Ne pas trop mettre l’accent sur tes épaules, essayer d’éviter les bustiers et les hauts à fines bretelles.
  • Au niveau des décolletés, privilégier les encolures bateau, les décolletés carrés, en V, ou asymétriques ; éviter les décolletés ronds, en cœur, ou trop plongeants.
  • Contrairement à la silhouette en A, il vaut mieux éviter de porter des imprimés, les couleurs vives, les volumes rajoutés (plissés, volants, matières texturées)  en haut : ça t’ira mieux en bas !
  • Les couleurs sombres et les hauts monochromes seront tes alliés.
  • Les tuniques et hauts longs eux aussi seront tes potes : ils apporteront du volume à tes hanches menues pour rééquilibrer ton look !
  • En terme de coupes, les hauts droits t’iront probablement mieux que les hauts cintrés, qui risquent d’accentuer la largeur de tes épaules.

En bas, tu peux…

  • Ne pas hésiter à montrer tes jambes, qui seront souvent un super atout !
  • Niveau jupes, tu peux tout te permettre, mais celles qui t’iront le mieux sont celles qui ajoutent du volume : les jupes à godets, patineuses, ou boules.
  • Tous les pantalons t’iront aussi, qu’ils soient slim, bootcut, flare, boyfriend ou cigarette, mais je te conseille la taille basse !
  • Ceinturer ta taille pour mettre tes hanches fines et tes jambes en avant.
  • Te permettre des folies et ajouter des froufrous, des plissés, bref : tout ce qui peut donner du volume autour de tes hanches.
  • Si tu es du genre fifou, ça tombe bien : en bas, tu pourra mettre ce que tu veux ! Couleurs vives, imprimés, motifs, matières texturées… fais-toi plaisir.

En résumé, toi qui a une silhouette en V, sache que le mieux à faire pour te mettre en valeur est de miser sur le bas de ta silhouette, et rester simple sur le haut.

La morphologie en X (ou « sablier »)

Tu as la taille fine, avec des épaules et des hanches plus larges ? La largeur de tes hanches et celles de tes épaules sont à peu près équivalente ? Tu es un X !

Cette silhouette est considérée comme la plus harmonieuse, car la largeur des épaules et celle des hanches sont égales, et la taille est marquée. Elle est donc la plus facile à mettre en valeur ! Si tu es l’heureuse détentrice d’une silhouette en X, je n’ai pas grand-chose à te conseiller, car tu peux simplement tout mettre !

Mais, en haut, tu peux…

  • Mettre des tops, des gilets et des vestes ajustées et/ou cintrées : vu que tu as la taille marquée, autant jouer dessus ! Tu peux également ajouter des ceintures sur des hauts plus flottants.
  • Miser sur les vestes à épaulettes.
  • Les encolures rondes sont celles qui t’iront le mieux, même si tu peux te permettre ce que tu veux niveau décolleté !
  • Le cache-cœur est ton ami.
  • Si tu es petite, je te conseille d’éviter les manteaux en-dessous du genou en hiver, qui tasseront ta silhouette. Si tu aimes tout de même les manteaux longs, les trenchs qui se nouent à la taille te mettront très bien en valeur !

En bas, tu peux…

  • Mettre ce qui te plaît niveau pantalon : leggings, pantalons chinos, cigarettes, jean slim ou bootcut… Quelle que soit la longueur de tes jambes, tout te va.
  • Les tailles hautes (jupes, pantalons ou short) seront les coupes qui t’iront le mieux, n’hésite donc pas à rentrer ton haut dans ton pantalon/ta jupe taille haute !
  • Les jupes crayon, et toutes les coupes près du corps seront également tes alliées.
  • Si tu as des formes généreuses, je te conseille de choisir un emplacement pour les couleurs vives ou les imprimés : en haut ou en bas, pas forcément partout à la fois. Mais ça dépend de tes goûts !

Détentrice d’une silhouette en X, je te conseille principalement de toujours penser à marquer ta taille, peu importe tes rondeurs (ou ton absence de rondeurs), car elle sera ton principal atout !

La morphologie en H (ou en « rectangle » )

Tu as une silhouette plutôt harmonieuse, les hanches et les épaules au même niveau, mais ta taille n’est pas marquée ? Ne cherche pas plus loin, tu es un H !

Vu que tu as une silhouette assez carrée, je te conseille de « féminiser » ta silhouette en H. Cela peut se faire en choisissant mettre en valeur une des parties de ton corps : ta poitrine ou tes hanches, par exemple.

Pour mettre en valeur et féminiser ta silhouette, tu peux, en haut :

  • Essayer de souligner et de marquer un peu plus ta taille, en portant, par exemple une veste légèrement cintrée, ou un haut cache-cœur.
  • Éviter, par contre, les ceintures sur un top ou une veste : elles attireront le regard sur ta taille a priori pas très marquée.
  • Les hauts longs et les tuniques, en revanche, t’iront très bien, car ils accentuent les hanches et te donneront un peu plus de courbes.
  • Les vestes de tailleur sont celles qui t’iront le mieux.
  • Niveau décolleté, si tu as une petite poitrine, je te conseille les encolures bateau.
  • Enfin, les matières fluides seront tes alliées !

En bas, tu peux…

  • Privilégier les pantalons taille basse aux jupes crayon ou aux pantalons taille très haute.
  • Mettre des imprimés et des couleurs vives en haut comme en bas, mais je te conseille de les privilégier en bas, pour créer du volume et des formes.
  • Montrer tes jambes, si tu aimes les dévoiler ! Tu peux porter des jupes courtes ou longues, droites ou évasées ; le seul conseil que j’ai à te répéter, c’est de les choisir plutôt taille basse.
  • Les matières fluides et pas trop près du corps seront tes alliées.

Bref si tu es un H, tu n’as pas beaucoup de choses à bannir. Je te conseille simplement d’éviter de trop souligner ta taille, et de focaliser l’attention ailleurs.

La morphologie en I

Tu es toute menue, longiligne, tes épaules et tes hanches sont alignées et ta taille peu marquée ? Ta morphologie est en I !

Elle est simplement la version plus étroite de la morphologie en H, mais aura tout de même quelques spécificités. Voici quelques conseils pour rendre cette silhouette un peu moins androgyne.

En haut, tu peux…

  • Oser beaucoup de tenues, même si tu sera mieux mise en valeur avec un col bateau ou un col claudine, quand un grand décolleté t’amaigrira.
  • Éviter les volumes trop larges, surtout si tu es très menue : tu auras l’air de t’y noyer !
  • Éviter les vêtements trop masculins, en tout cas si tu désires sortir du style androgyne.
  • Mettre ta poitrine en avant avec des cache-coeur, qui auront aussi pour effet de marquer doucement ta taille (comme pour la morphologie en H).
  • Éviter les vestes de tailleur ou les vestes trop longues.

En bas, tu peux…

  • Mettre en valeur tes jambes avec des jeans slims, ou simplement en les dévoilant grâce à des jupes et des shorts.
  • En parlant de jupe : tes meilleurs copines seront celles qui apporteront du volume à ta morphologie, comme les jupes boules, patineuses, évasées.
  • En haut comme en bas, les matières brillantes et texturées seront un bon moyen de féminiser ta silhouette, et de lui apporter de l’ampleur si tu es menue.
  • Au niveau imprimés, motifs et autres volumes, tu peux tout te permettre, en haut comme en bas. Et j’ai même envie de te dire : vas-y, fonce !
  • Même chose pour les couleurs, tu peux tout oser, y compris le blanc !

La silhouette en O (ou « ronde »)

Ta silhouette en générale est ronde, tes hanches et tes épaules sont assez larges et ta poitrine est généreuse : tu as une morphologie en O.

Ta silhouette est ici proportionnelle, mais voici quelques conseils pour l’équilibrer !

En haut, tu peux…

  • Mettre en valeur ta poitrine ! Je te conseille pour cela de préférer les décolletés ronds ou carrés aux cols en V.
  • Choisir plutôt des matières fluides : les matières stretch ont un drôle d’effet moulant qui ne te mettra pas forcément en valeur.
  • Privilégier des coupes droites plutôt que des croisés sur le devant (type cache-coeur).
  • Choisir des chemisiers, des tops longs, des tuniques : tout ça t’ira très bien !
  • Éviter de mélanger trop de couleurs vives, et/ou les réserver à une moitié de ton corps.
  • Privilégier les petits imprimés (comme le liberty) plutôt que les gros, qui risquent de tasser ta silhouette.

En bas, tu peux…

  • Pour les pantalons, privilégier les coupes droites ou les bootcut aux slims.
  • Miser sur les robes, si tu aimes ça ! C’est ce qui va le mieux aux morphologies en O. Si tu ne veux pas amplifier ta silhouette, je te conseille toutefois d’éviter les gros apports de volume, comme les froufrous par exemple.
  • Si tu es à l’aise en talons, fais-toi plaisir : ça mettra en valeur tes jambes et tes hanches.
  • Éviter les jupes boules, qui risquent de te tasser. Toutes les autres formes t’iront bien !
  • Éviter, en bas comme en haut, les rayures horizontales, si tu ne veux pas épaissir ta silhouette.
  • Les gros  imprimés type ceux des années 70 ne sont pas ceux qui te mettront le mieux en valeur non plus.

Pour la silhouette en O, mon conseil est l’équilibre, que ce soit au niveau du volume, des motifs ou des couleurs.

Si tu as des questions, rendez-vous sur le forum ! Et bien sûr, garde en tête que l’important, c’est de te sentir bien dans ta peau et dans tes fringues. Si tu es un « O » et que tu voues un amour fou aux imprimés 70’s, aux rayures et aux froufrous, fais-toi plaisir, la fashion police n’aura qu’à bien se tenir !

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Par :
publié le : 26.06.2014
Titre original : « Le guide des morphologies. »
SOURCE : Madmoizelle.com

Je ne suis pas celui que vous croyez

AdamTransformiste

S’ils appartiennent à la grande catégorie des transgenres, les transformistes sont avant tout des travestis occasionnels, voire professionnels qui se livrent à leur passion dans le cadre de spectacles de la scène et sont à ce titre, membres de la grande famille des artistes.

Ces hommes le plus souvent, mais aussi quelques femmes, se transforment en une ou plusieurs vedettes de la chanson ou du cinéma. Des prestations particulièrement appréciées du grand public, en quête de distractions, d’évasion ou même de rêves fantasmagoriques et qui retrouve, le temps d’un « one man show », ses idoles préférées.

Si à l’instar des grands restaurants, les spectacles du show business ont leurs formules, les transformistes en sont assurément les maîtres queues aux recettes étonnantes. La transformation peut être parfois si parfaite que même des journalistes de la presse people très avertis, peuvent s’y « casser les dents »; comme par exemple avec cette confusion par la chaine américaine CNN qui, à l’occasion d’un hommage à la défunte Withney Houston, avait diffusé des images prises en 2008 aux Reel Awards Show de Las Vegas, soirée consacrée aux imitateurs de stars ! une consécration pour son imitateur, le transformiste allemand IKENNA Benéy Amaechi [Reportage].

AdamTransformiste2

Mais regardons plutôt l’émission, consacré au transformiste Adam, alias Miss Eva , 24 ans au moment du reportage. Après un parcours de footing le long des plages océaniques, une séance de gym en salle, une répétition avec la petite troupe de danseuses qu’il a rassemblée autour de lui, le jeune homme monte sur la scène d’un cabaret et imite entre autres Tina Turner ou Britney Spears. La chaine de télévision NRJ12 a suivi Adam dans sa vie quotidienne, dans sa loge et sur scène ; mais a aussi interviewé les membres de sa famille, ainsi que ses amis et relations pour essayer de comprendre d’où lui était venue cette idée « folle » et quelles étaient ses motivations à se transformer en femme.

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Par : Lio de France
Extrait du reportage diffusé le 11/07/2013 sur NRJ12
dans le cadre de l’émission « Tellement VRAI. »
SOURCE : YOUTUBE.com

C’est un ou une testicule? orbite?

Top 17 des mots français dont on ne connaît pas trop le genre grammatical, « mais, c’est un ou une ? »

UnTesticule

La langue française essayera toujours de nous jouer des mauvais tours, avec ses règles qui n’en sont pas, ses exceptions…

Alors on s’est dit que dans cette quête de perfection, on devait vous venir en aide. Grâce à Topito, vous serez un as et Jean d’Ormesson n’aura qu’à bien se tenir !

Ayons une pensée pour nos amis anglophones qui ne connaissent pas le genre dans leur langue et qui doivent apprendre le français. Ce top est aussi pour eux.

    1. Tentacule
      On dit « un ». Le grand classique que vos professeurs adorent vous sortir pour vous piéger ! Eh oui, tentacule est masculin même si ce n’est pas très beau à dire. Mais tentacule, c’est pas jo-jo de base de toute façon.
    2. Haltère
      On dit « un ». Difficile à retenir, mais c’est le mot que vous risquez d’entendre massacré dans les salles de sport par les profs de fitness et autres.
    3. Oasis
      On dit « une ». Une oasis c’est UNE zone de végétation isolée dans un désert. Maintenant que vous savez, vous vous ne vous tromperez plus. Pendant au moins UNE minute. Voilà vous avez déjà oublié. (A noter que wiktionary nous informe que le mot est aussi « attesté au masculin »)
    4. Testicule
      On dit « un ». Même si ce mot à une consonance féminine, c’est bien masculin. En même temps c’est assez logique. Dites « couille » pour ne plus vous tromper.
    5. Echappatoire
      On dit « une ». Peu de gens font 100% sur ce top, ne soyez pas trop dur avec vous même. Vous valez mieux que ça. Si, si.

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  1. Entracte
    On dit « un ». Comme ça, en plus de vous la raconter en disant que vous êtes allé à l’opéra, vous pourrez en plus apporter une petite touche grammaticale.
  2. Orbite
    On dit « une ». A priori, pas difficile de s’en souvenir, il y a même un moyen mnémotechnique avec un mot de même sonorité et de même genre pour s’en souvenir, mais on ne vous le citera pas, on est des gens bien.
  3. Solde
    On dit « un ». Même si au final on dit toujours « des ». Parce que quand on part pour acheter un truc, on revient toujours avec plusieurs. CQFD. (A noter que la solde existe aussi au féminin, mais il s’agit de « la paie octroyée par l’armée à un de ses membres militaires ».)
  4. Après-midi
    On dit « un ». Et aussi « une ». Donc ça va, mais on hésite. Et il y aura toujours quelqu’un pour vous reprendre de toute façon, que vous choisissiez l’un ou l’autre.
  5. Alvéole
    On dit « une » tous les jours. Mais le dictionnaire de l’académie dit encore « un », même si personne ne l’utilise. En même temps, c’est pas comme si on l’utilisait tous les jours non plus. Au pire, vous avez le droit de dire « l’alvéole » pour ne pas être emmerdé, ça marche bien aussi.
  6. Chips
    On dit « un », ou « une ». L’usage hésite. Enfin comme les Soldes, on dit surtout « des ». Parce qu’on ne connaît pas un seul être humain capable de manger seulement UNE chips. C’est tout ce que ça te fait quand je te dis qu’on va manger des CHIPS ?
  7. Pétale
    On dit « un ». Assez peu de gens ont du mal avec ce mot, mais il existe des partisans du « une pétale » qui seraient prêt à envahir l’Académie Française pour prouver la féminité de ce mot.
  8. Anagramme
    On dit « une ». Si, on dit « une », c’est la loi et pis c’est tout.
  9. Ovule
    On dit « un ». Alors faites attention au genre quand vous utilisez ce mot. Globalement faites attention tout court, c’est rarement dans une phrase anodine.
  10. Bretzel
    On dit « un ». Mais on dit « une » en Alsace et en Allemagne, là où on s’y connait en matière de bretzel. Alors ok on dit les deux. Mais si vous voulez passer pour un expert, un bretzelos, dites « une ».
  11. Eclair
    On dit « un ». Même s’il est au chocolat ou au café.
  12. Clope
    On dit « une ». Mais à l’origine, c’était plutôt masculin, et ça désignait un mégot. Avant d’être utilisé au féminin, pour désigner la cigarette.

On a aussi des doutes sur « écumoire », « cerne », « top »… Alors combien de bon ?

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Par :  Un topiteur
Montage photo : Topito

Publié le : 27.01.2016
SOURCE : TOPITO.com

Sur le même thème, celui qui se qualifie lui-même de « roi des fous », voici Roland Magdane qui dit dans son célèbre sketch « Masculin vs Féminin » : « la langue française a été inventée par un travelo » – ça ne s’invente pas ! 😉

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BlasonLaGrandCombe
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Célèbres films de genres

LetalTalonsAiguilles

Liste chronologique des films et des séries de télévision dont les acteurs mettent en avant des transgenres, des travestis et des transsexuels.

  • 1935 – Khatarine Hepburn, dans Sylvia Scarlett, film réalisé par George Cukor joue une fille qui se travestit en garçon pour pouvoir cambrioler avec son père.
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  • 1949 – Carry Grant, dans le film Allez coucher ailleurs, réalisé par Howard Hawks. En 45, se déguise en femme pour émigrer aux USA avec une lieutenante américaine (Ann Sheridan) à cause d’absurdes règlements militaires.
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  • 1959 – Jack Lemmon et Tony Curtis, Daphné et Joséphine dans Certains l’aiment chaud (Some like it hot), film-culte réalisé par Billy Wilder.
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  • 1971 – Louis de Funès, dans La Folie des Grandeurs, film réalisé par Gérard Oury, librement adapté de la pièce de théâtre Ruy Blas de Victor Hugo.
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  • 1972 – 1983 Jamie Farr, alias Caporal Klinger ,se travesti durant les 9 saisons de MASH, série TV tirée du film MASH, réalisé par Robert Altman, Palme d’Or à Cannes.
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  • 1978 – Michel Serrault, joue le rôle du travesti Albin, dans la La cage aux folles, film réalisé par Édouard Molinaro, tiré de la pièce de théâtre éponyme.
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  • 1979 – Christian Clavier et la troupe du Splendid, avec le rôle du travesti Katia, dans la pièce de théâtre : Le Père Noël est une Ordure.
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  • 1980 – Michel Serrault, dans la Cage aux Folles II, réalisé par Edouard Molinaro.
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  • 1982 – Christian Clavier dans le rôle de Katia le travesti du film Le père Noël est une Ordure du réalisateur Jean-Marie Poiré.
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  • 1982 – Dustin Hoffman, dans Tootsie, film réalisé par Sydney Pollack, joue le personnage de Dorothy Michael avec Jessica Lange.
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  • 1983 – Barbara Streisand, se travestit en homme dans Yentl, qu’elle réalise d’après une nouvelle de Isaac Bashevis Singer, Prix Nobel de littérature.
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  • 1983 – Obaya Roberts, Jean-Claude Dreyfus, dans le film Education anglaise, de Jean-Claude Roy.
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  • 1985 – Michel Serrault, dans La Cage aux folles III, film réalisé par Georges Lautner
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  • 1985 – Milton Gonçalves, William Hurt, dans Le Baiser de la femme araignée (Kiss of the Spider Woman) de Hector Babenco
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  • 1986 – Gérard Depardieu, dans Tenue de soirée, film de Bertrand Blier, compose un travesti trouble et fascinant.
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  • 1986 – Jean Carmet, dans Mis Mona, film de Mehdi Charef sorti en 1987.
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  • 1988 – Zabou Breitman, dans le film La travestie, réalisé par Yves Boisset.
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  • 1990 -David Duchovny est Denise Bryson dans « Twin Peaks ».

    TalonsAiguillesAffiche

  • 1991 – Miguel Bosé, joue 3 rôles : le transformiste Letal / le juge Domínguez / Hugo, l’indic, dans le film Talons Aiguilles (Tacones lejanos) réalisé par Pedro Almodóvar
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  • 1992 – Jaye Davidson et Stephen Rea, dans The Crying Game, réalisé par Neil Jordan . Musique : Stand by Your Man – [Film Complet]. Sortie France 1993
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  • 1993 – Robin Williams, dans Mme Doubtfire, film réalisé par nne Fine (1987).
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  • 1994 – Terence Stamp, Hugo Weaving et Guy Pearce, dans Priscila, folle du désert, film de Stephan Elliott.-2 drag queens et 1 transsexuelle traversent l’Australie dans un bus baptisé «Priscilla».
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  • 1995 – Wesley Snipes, Patrick Swayze, John Leguizamo, Extravagences, film de Beeban Kidron, Trois drags queens sont en panne dans un village perdu des USA.
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  • 1999 – Valérie Lemercier, dans le film le Derrière, qu’elle réalise, se déguise en garçon, afin d’aller rencontrer son père.
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  • 1999 – Hilary Swank, dans Boys don’t cry, film de Kimberly Peirce.
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  • 2002 – Gad el Maleh, dans Chouchou, film de Merzak Allouache.

    BreakfastOnPluto2

  • 2005 – Cillian Murphy (Patrick Kitten) dans Breakfast on Pluton (Petit déjeuner sur Pluton) par Neil Jordan. Autres acteurs : Liam Neeson, Stephen Rea, Brendan Gleeson, Gavin Friday. Sortie le 01.03.2006
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  • 2006 – Amanda Bynes, dans le film She’s the man, réalisé par Andy Fickman, veut intégrer une équipe de foot masculine.
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  • 2011 – Glenn Close, dans Albert Nobbs, film réalisé par Rodrigo García. A Dublin, fin XIXe siècle, une femme se déguise en majordome d’un hôtel fréquenté par la haute société. D’après le livre et la pièce de théâtre de George Moore.

    GallienneGuillaume1

  • 2013 – Guillaume Gallienne, dans Les garçons et Guillaume à table ! acteur, scénariste, réalisateur.

    DanishGirl

  • 2015 – Eddie Redmayne, dans Danish Girl de Tom Hooper interprète l’artiste danoise Lilli Elbe.
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  • Tableau récapitulatif des films de travestis par AlloCiné.com