Ejaculer, c’est bon … pour la santé !

Ici, du haut de sa fontaine bruxelloise, le Manneke Pis semble avoir du mal à uriner, ce qui est l'un des symptômes liés aux pathologies de la prostate.

INTERVIEW A l’occasion du « Movember » et d’un dossier spécial sur le plaisir prostatique, « 20 Minutes » répond aux questions que l’on n’ose poser sur cette petite glande mystérieuse…Ici, du haut de sa fontaine bruxelloise, le Manneken Pis semble avoir du mal à uriner, ce qui est l’un des symptômes liés aux pathologies de la prostate. — Eric Vidal / Belga / Afp
  • A l’occasion de « Movember », mouvement dédié à la sensibilisation des cancers masculins, « 20 Minutes » se penche sur le plaisir prostatique. Une pratique encore taboue et source de clichés.
  • Où est située cette châtaigne ? A quoi sert-elle ? Les réponses dans cet article.

Tous les hommes savent qu’ils en ont une, qu’elle n’est pas trop loin de l’anus, qu’elle peut leur causer des problèmes de santé en avançant dans l’âge et, pour une large majorité, c’est à peu près tout ce que la gent masculine connaît de sa prostate. Où est-elle ? Peut-elle procurer du plaisir sexuel ? Ou encore comment maintenir sa prostate en bonne santé ? A l’occasion de Movember, le mouvement qui se consacre à la sensibilisation aux cancers de la prostate et des testicules, le Pr François Desgrandchamps, chef du service d’urologie à l’hôpital Saint-Louis à Paris et auteur Deux ou trois choses que je sais d’elle, comment prendre soin de sa prostate* (éd. Hachette), répond aux questions que vous n’osez pas poser sur la prostate.

A quoi sert la prostate ?

La prostate, c’est une petite glande qui joue un grand rôle dans la reproduction. Elle sécrète une partie du liquide séminal qui, une fois mélangé aux spermatozoïdes, va former le sperme. Ce n’est pas elle qui fabrique ou stocke les spermatozoïdes. Le liquide prostatique, qui représente environ 10 % du volume de l’éjaculat, contient du zinc et de l’acide citrique, aux vertus antiseptiques, ainsi que du PSA, qui permet la liquéfaction du sperme après l’éjaculation. Sans le travail de la prostate, les spermatozoïdes seraient englués dans le sperme et auraient du mal à se frayer un chemin vers l’ovocyte en allant vers le col de l’utérus.

Un peu comme un pays lointain qu’on saurait très approximativement localiser sur une carte, rares sont ceux qui savent exactement situer la prostate. Question GPS : où se trouve-t-elle ?

La prostate se situe sous la vessie, en avant du rectum, à 5 ou 7 centimètres de l’anus. Elle entoure le canal de l’urètre, qui mène l’urine de la vessie vers la sortie, ce qui explique d’ailleurs que des problèmes urinaires puissent être liés à la prostate.

Anatomie de la prostate.
Anatomie de la prostate. – Le Centre Européen de la Prostate Paris

Sa taille change-t-elle avec l’âge ?

Eh oui, à mesure qu’un homme vieillit, sa prostate grossit. A 20 ans, un homme a une prostate d’environ 20 grammes, soit une glande de la taille d’une châtaigne. Chez un homme de 60 ans, elle pèse environ 60 grammes, [soit l’équivalent d’une belle figue]. C’est un phénomène tout à fait normal : ce serait même anormal d’avoir une prostate normale après 60 ans. Ainsi, après 70 ans, 70 % des hommes ont une grosse prostate, sans que cela ne pèse sur la santé.

Quels troubles de la prostate un homme risque-t-il de développer ?

Le trouble le plus fréquent est l’adénome de la prostate, c’est lorsqu’elle grossit avec l’âge. Un homme sur cinq en souffrira. En pratique, si la prostate grossit vers l’extérieur, cela ne pose pas de problème, en revanche, si elle pousse vers l’intérieur, cela gêne le passage des urines et c’est ce qui cause différents symptômes. Dans ce cas, les hommes vont avoir du mal à uriner, le jet va faiblir, ils vont se lever la nuit parce que la taille de leur prostate influe sur le bon fonctionnement de leur vessie. Tous les hommes seraient concernés.

Le cancer de la prostate, lui, est plus rare. Mais il y a un grand malentendu autour du cancer de la prostate. Certains sont une forme de vieillissement de la prostate et sont bénins, au même titre que les cheveux blanchissent. Ils ne nécessitent pas de traitement, mais un suivi. Pour l’évaluer, on se réfère au score de Gleason : jusqu’à 6 ce n’est pas dangereux, il ne faut pas traiter, ce sont comme des poissons trop petits qu’il faut remettre à l’eau. Le malentendu vient de ce que 80 % ont un score 6. Un homme sur deux est traité alors qu’il n’en a pas besoin. Il ne faut pas faire l’économie de la surveillance et du dépistage, mais convaincre le grand public qu’il existe des cancers qui n’appellent pas de traitements, mais une meilleure hygiène de vie.

>> A lire aussi : Le dépistage précoce du cancer de la prostate est recommandé (mais pas toujours fiable)

Existe-t-il des moyens de prendre soin de sa prostate ?

Des mesures diététiques permettent de prévenir à la fois adénomes et cancers de la prostate. Tout d’abord, il faut manger moins et mieux, et commencer par perdre du poids, si l’on est en surpoids, en faisant de l’exercice.

Manger mieux, c’est surtout vrai pour prévenir le cancer. Il faut faire attention à certains aliments mais ne pas oublier que ce qui fait le poison, c’est la dose. Il est donc recommandé de réduire sa consommation de graisses saturées et manger davantage d’aliments antioxydants. En clair, on mange moins de viande rouge grasse et de fromage, sans pour autant les supprimer. Et on mise sur les fruits et légumes, notamment la tomate, riche en lycopène antioxydant, les crucifères, mais aussi les poissons gras (saumon, hareng, sardine).

Par ailleurs, il y a un lien chez l’homme entre la sédentarité et les troubles prostatiques. S’il regarde la télé plus de 10 heures par semaine, un homme a 20 % de risques supplémentaires d’être opéré de la prostate. Et au contraire, s’il marche 2 à 3 heures par semaine, il a 25 % de risques en moins.

La sexualité a-t-elle un impact sur la bonne santé de la prostate ?

Absolument ! Ejaculer souvent, au moins vingt fois par mois, participe à la bonne santé de la prostate, c’est prouvé par beaucoup d’études. C’est probablement un mécanisme biologique : dans le sperme, il y a des substances nommées putrescines, qui sont cancérigènes. Ejaculer souvent permet ainsi d’éliminer les toxines.

Une vie sexuelle épanouie est donc en partie la clé d’une prostate en bonne santé. Et ce n’est pas négligeable : cela divise par deux les risques de développer un cancer de la prostate.

On parle de plus en plus du massage prostatique, kézako ?

Quasiment disparu, le massage prostatique à fins thérapeutiques revient à la mode. Il s’adresse aux patients, environ 10 % des hommes, qui ont des douleurs prostatiques chroniques inflammatoires. Au XIXe siècle, les massages de la prostate étaient très courants pour les hommes souffrant de prostatite chronique, qui ont la vie foutue en l’air par les douleurs qu’elle cause. Le massage prostatique thérapeutique revient à expulser les sécrétions de la prostate avec le doigt, comme un toucher rectal. Cela consiste en six drainages de la prostate par côté. Il était, à l’époque, pratiqué 2 à 3 fois par semaine sur les patients. Un procédé tombé dans l’oubli avec l’avènement des antibiotiques, utilisés en masse pour traiter les prostatites aiguës.

Mais de nombreux hommes continuent à souffrir d’inflammations de la prostate, donc le massage prostatique ressurgit petit à petit dans le discours thérapeutique.

Au-delà de sa dimension médicale, le massage de la prostate est aujourd’hui pratiqué à des fins plus coquines et pourrait mener à des orgasmes d’une rare intensité. La prostate est-elle chez les hommes une source avérée de plaisir sexuel ?

On parle de « point P » [comme prostate], qui serait l’équivalent masculin du point G. Le point G, pour sa part, est plutôt fantasmatique. Et pour le point P, c’est a priori la même chose, parce que la prostate n’a pas de terminaisons nerveuses propres. Il s’agit à mon sens davantage du fantasme de la pénétration anale. Cela a quelque chose de mystérieux, cela procure des sensations inconnues, d’autant que le cerveau ne sait pas où est la prostate. Donc on ne peut pas penser que stimuler la prostate donnera en tant que tel du plaisir. Toutefois, la prostate est entourée de nerfs reliés à la verge et qui commandent l’érection.

La prostate, seuls les hommes en ont une ?

Cela va en surprendre beaucoup, les femmes ont elles aussi une prostate, mais elle n’est chez elles que résiduelle. Cela a été découvert par un chercheur slovaque, Milan Zaviacic, qui a autopsié 150 femmes pour parvenir à le démontrer. Pour lui, les petites glandes qui se trouvent autour de l’urètre chez la femme, les glandes de Skene, sont la partie « émergée » de microstructures qui s’étendent autour de l’urètre, et qui constituent les vestiges non développés de la prostate chez la femme.

Et c’est précisément l’existence de cette prostate résiduelle qui fait que certaines femmes éjaculent, ce qui est différent des femmes fontaines, qui émettent de l’urine au moment de l’orgasme. L’éjaculation féminine concerne environ deux femmes sur dix : il s’agit de quelques centimètres cubes d’un liquide citrin, qui sort non par le vagin mais par l’urètre, et qui est très riche en antigènes spécifiques de la prostate.

>> A lire aussi: «En fait, toutes les femmes peuvent être fontaines»

Mais ce n’est pas la seule incongruité anatomique. Au même titre que les femmes ont une prostate, les hommes ont un vagin. C’est le veru montanum, une petite structure à l’intérieur de l’urètre, sous la prostate, et qui empêche par ailleurs l’homme d’uriner lors de l’éjaculation.

>> A lire aussi: 5 techniques pour vaincre l’éjaculation précoce

Deux ou trois choses que je sais d’elle, comment prendre soin de sa prostate, éditions Hachette, à paraître en janvier 2018.

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 – «Ejaculer au moins vingt fois par mois
participe à la bonne santé de la prostate»

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BlasonLaGrandCombe
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Être ou ne pas être femme

Olane1
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À huit ans
, être appelée garçon manqué car je n’aime pas faire semblant. Sans l’ombre d’une blague s’irritent les femmes et les hommes de ne pas me voir porter des robes à fleurs ou sourire au moment opportun. À la place, je joue à monter dans les arbres pour ne plus redescendre.

À dix ans, être témoin d’une dispute. Un jeune homme pousse sa petite amie dans les escaliers. Je suis cachée derrière un buisson. Je suis venue car j’entendais les cris animaux. Il me voit, je cours jusqu’à perdre haleine. Le visage de la fille est gravé à jamais dans mon cœur d’enfant (que j’emporte encore parfois avec moi) – ne jamais craindre l’autre, ne jamais avoir peur des hommes.

À douze ans, observer mes modèles féminins se battre pour être personne heureuse et mère responsable, jeune fille modèle et femme libre. Je suis la lutte quotidienne et silencieuse de celles qui me construisent ; je suis leur guerre et leur fardeau.

Plus tard, des formes s’étendent – les tumeurs du genre. Mes épaules se courbent sous les regards nouveaux. On m’annonce une scoliose, je ne comprends que bien plus tard que la véritable maladie est l’appétit des inconnus qui n’ont jamais honte de dévoiler cette brillance carnivore au fond des yeux, qui l’exhibent tel un bijou octroyé par leurs pairs, leur éducation, leur tradition.

À seize ans, je décide de ne pas devenir femme. Je fonds et me coupe les cheveux. Je suis confondue avec un jeune homme maigre aux traits fins. Je marche dans la rue sans que l’on me remarque, je m’habille et parle en Gavroche. Je suis libre des autres et des yeux brillants.

Vingt-et-un ans, la Nature a repris ses droits. Je vis à côté de la Gare du Nord dans une maison bleue et mon corps de femme s’est encore réveillé. J’approche la question du corps et du genre sous un nouvel angle. Ici, tandis que je cache le mien de honte, d’autres l’affichent jour et nuit – néons pour unique soleil. Je marche devant les vitrines le matin et vois les passants dégager des gestes obscènes aux corps, et vois les autres femmes cracher sur le verre, et vois les autres pressés d’être de l’autre côté, et vois mon reflet sur le visage fatigué des prostituées de la Gare du Nord.

Vingt-deux ans, je me fais virer pour avoir refusé les avances d’un homme sous meth [méthamphétamine]. Il me dit qu’il a le droit, que ce n’est pas pour sa bière que le pourboire est si large. Je le repousse, il demande à ce que je parte. Ma boss comprend ses mots et éteint les miens de ce geste connu et maladie incurable des Hommes en majuscule – elle ignore.

Vingt-quatre ans, en traversant seule l’Eurasie, je vois des femmes se faire frapper en pleine rue, je vois une fille de mon âge se faire kidnapper, je vois des enfants être victimes du trafic humain, je vois des femmes pleurer, beaucoup de femmes pleurer – pas parce qu’elles racontent, mais parce qu’elles sont écoutées. Je descends dans les abîmes de l’âme humaine et la société patriarcale – tenue en laisse par la Tradition et le Status Quo et la Peur.

Vingt-cinq ans, je comprends de moins en moins le monde qui m’entoure. Je renonce à m’y conformer mais attise sans honte la colère qui s’est formée au cours des dernières années. Cette rage est l’unique arme contre la démence qui nous touchera tous et toutes à force d’ouvrir les yeux. Cette rage est une tempête enfantine – plus puissante donc que le sceau de la civilisations, que des règles décrétées par des inconnus ou les violences verbales de certains discours qui ignorent.

Enfin, j’accepte d’être femme, à condition d’être féministe. Je veux bien être femme, seulement si je peux être confiante sans être arrogante, si je peux avoir une grande gueule sans être hystérique, si je peux réagir comme un homme lorsqu’on attaque mon corps, mes mots et mes idées. Je veux bien être femme à condition qu’on enrage tous et toutes

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Par : Ethel Karskens, le 22.10.2017
Source
 : Confidence trouvé sur FaceBook
Reblogué par : Double Genre, le 06.11.2017 à 15:44

Trans, femme, robot : couple à trois ?

Martine Rothblatt figure de proue du transhumanisme
Martine Rothblatt figure de proue du transhumanismeDR

Elle a fait fortune deux fois. D’abord en tant qu’homme et, depuis 1994, comme femme. Mais au-delà de son salaire faramineux et de sa transformation, Martine Rothblatt est une figure de proue du transhumanisme qui promet une forme d’immortalité. Parlez-en à son épouse. Mieux, au robot de son épouse…

Dès l’enfance, Martin Rothblatt se sent différent. La faute, pense-t-il, à sa famille juive implantée dans un quartier totalement hispanique de la banlieue de San Diego. Il ne trouve pas sa place, passe sa vie dans les livres et la tête dans les nuages. Après des études de droit, il se passionne pour l’espace et les télécommunications. Au point de créer une société spécialisée dans l’exploitation des satellites et d’avoir une idée de génie : la radio terrestre de papa où l’on perd la fréquence à mesure que l’on s’éloigne de l’émetteur a vécu. Grâce aux satellites, une radio permanente est possible. Sirius entre en Bourse et met à l’abri du besoin Martin Rothblatt et ses deux enfants.

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Martin Rothblatt à 22 ans (en médaillon, à droite) et, aujourd’hui, Martine (au centre) avec sa fille Jenesis et sa femme Bina, en bas, sa représentation robotique, Bina48.© DR

Et sa femme Bina, la grande passion de sa vie, rencontrée en 1979. « C’est mon âme soeur », dit-il. Tant mieux, car il faut au moins ça pour ne pas broncher lorsque Martin lui annonce en 1994 qu’il veut… changer de sexe. « Je t’aime pour ton âme, lui répond-elle, pas pour ta peau. » Au cours du long processus très encadré comprenant visites chez un psychologue et traitement aux hormones, Martin(e) et sa femme apprennent que leur fille de 7 ans, Jenesis, est atteinte d’une maladie rare, l’hypertension artérielle pulmonaire, fatale dans les deux ans.

« Après notre mort, nous vivrons sous la forme d’êtres digitaux. C’est technologiquement inéluctable »

Le seul remède est un traitement très contraignant avec une pompe portative. Pas une solution pour Martine Rothblatt qui n’est pas du genre à faire les choses à moitié. Elle crée sa propre société pharmaceutique, United Therapeutics, engage le découvreur du seul traitement disponible et le met au travail pour trouver encore mieux. Au passage, Martine (désormais officiellement) se rédige un contrat alignant son salaire sur le prix de l’action. Introduite à 12 dollars, elle en vaut aujourd’hui 112, lui permettant de percevoir un salaire de 38 millions de dollars. De quoi assouvir sa passion, le transhumanisme : l’école de pensée affirmant que l’humanité devra son salut à son imbrication totale avec l’intelligence artificielle. « Notre corps disparaîtra, mais il n’y a aucune raison logique à ce qu’il en soit de même de notre personnalité que l’on pourra conserver sous forme digitale. Et, dans un futur proche, des programmes aussi faciles et accessibles qu’iTunes par exemple permettront de faire revivre une personne d’une autre façon. » Sous une forme unisexe, n’en doutons pas.

Avenir3

Bina48 (comme le visage du robot à l’effigie de sa femme, Bina, et 48 pour 48 « exaflops » à la seconde, la vitesse d’exécution de ce droïde) est une création de Terasem, le mouvement transhumaniste de Rothblatt visant à mettre en pratique sa théorie selon laquelle toute personne pourra être un jour réincarnée dans un monde artifi ciel. Conçu en 2010 et constamment amélioré par Hanson Robotics, Bina48 interagit avec son interlocuteur sur la base de centaines d’heures d’entretiens réalisés avec la vraie Bina, afi n de capturer numériquement sa personnalité à travers ses souvenirs, ses émotions, ses croyances (voir dialogue ci-dessous)… Elle est capable de reproduire 64 expressions du visage. La femme robot est l’avenir de l’homme. R.C.

Texte

COURTE BiOGRAPHiE de Martine Rothblatt

1954
Naissance à Chicago
1982
Epouse Bina
1990
Fonde Sirius, opérateur de communications par satellite
1994
Change de sexe
1995
Publie « L’apartheid des sexes »
2004
Lance son mouvement transhumaniste Terasem

§

ParRomain Clergeat
Publié le : 09.11.2014 à 15:06
Titre Original : « 
LE PDG LE MIEUX PAYÉ D’AMÉRIQUE – Martine Rothblatt, transgenre et transhumaniste. »
Source : Paris Match.com
Edité et publié par : Lio de France sur DG

Le Sexe Neutre existe t-il ?

Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher© Jonathan Drake Source: Reuters

Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher

La Cour de cassation doit trancher face au cas de Jean-Pierre, un sexagénaire né «sans pénis ni vagin» et qui souhaite faire figurer la mention «sexe neutre» sur son état civil.

Devant la Cour de cassation, Bertrand Périer, l’avocat de Jean-Pierre, psychothérapeute de 65 ans né «sans pénis ni vagin», n’a pas mâché ses mots le 21 mars : «Jean-Pierre n’est ni homme ni femme. Il ne se sent ni homme ni femme. Il ne peut devenir ni homme ni femme. Et il ne veut devenir ni homme ni femme.»

L’avocat a en outre affirmé : «[La] demande de rectification [de l’état civil] remet en cause le principe de la binarité, c’est-à-dire la limitation du sexe à deux : homme ou femme.». Dénonçant «la binarité» comme «artifice» et «construction intellectuelle», il a encore expliqué : «La nature n’est pas binaire. Je ne vois pas pourquoi, là où la nature n’est pas binaire, le droit le serait.»

De son côté, l’avocat général Philippe Ingall-Montagner a demandé le rejet du pourvoi en cassation en expliquant que la «dualité sexuelle, bien que ne faisant pas l’objet d’une définition légale spécifique, fait bien l’objet d’une prise en compte juridique généralisée».

Pour le magistrat, il y a «une position de la loi» sur ce sujet, «parce que c’est un état de fait, un état de nature». «Il y aurait trop d’incertitudes à faire autrement. Créer une nouvelle catégorie de personne, c’est quelque chose qui excède l’office du juge», a-t-il encore ajouté, précisant qu’une question «aussi fondamentale» ne pouvait être tranchée que par le législateur.

Marié et père d’un enfant adopté avec sa femme, «Jean-Pierre» souhaite que la mention «sexe neutre» figure sur son état civil. Il conteste devant la Cour de cassation une décision de mars 2016 de la Cour d’appel d’Orléans qui avait cassé un autre jugement rendu en octobre 2015 par le Tribunal de grande instance de Tours et qui donnait raison au sexagénaire.

La Cour de cassation doit rendre son arrêt le 4 mai. Plusieurs pays dont l’Allemagne ou l’Australie ont déjà reconnu un troisième sexe ou genre, encore appelé sexe neutre ou intersexe.

§

Par : Journaliste de RT.com
Publié le : 24 mars 2017 | 14:50
Titre original : « Le «troisième sexe» existe-t-il ? Saisie par un sexagénaire intersexe, la justice va devoir trancher »
Source : RT.com
Mise en page et publication : Lio de France / Double Genre

Lire aussi : «Les garçons ont des pénis, les filles des vagins» : un bus met Madrid en émoi
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Ingénierie sociale et piratage du cerveau

L’ingénierie sociale ou comment pirater un cerveau ?

« Neuro-esclaves », le livre de Marco Della Luna et Paolo Cioni, pose tout au long de ses pages la question centrale de l’ingénierie sociale : comment pirater un cerveau ?

Comment prendre le contrôle à distance d’un sujet pour, au choix, le réduire en esclavage, le détruire ou, au minimum, modifier son comportement ?

Le cerveau a deux origines : génétique et épi-génétique. On peut donc pirater un cerveau en piratant le donné génétique, ou en piratant le construit épi-génétique. Le substrat génétique est donné par la naissance, par héritage génétique. L’épi-génétique, quant à lui, se construit dans la relation avec l’environnement, notamment socioculturel.

En introduction à l’exposé de Paolo Cioni, et en écho à l’extrait de son livre cité en exergue, je vais me concentrer sur ce piratage de l’épi-génétique du cerveau, en particulier dans ses aspects socioculturels, psychologiques et langagiers. Piratage et programmation cognitive

L’ingénierie sociale consiste à pirater l’humain. L’objet de notre étude consiste plus précisément à pirater le psychisme humain, donc pirater le cerveau, ce que nous appelons du neuro-piratage (sur le modèle du neuro-esclavage).

Les implants sont ici cognitifs, ce sont des « conditionnements ». Il y a deux grands types de conditionnements, au sens de Pavlov et au sens de Skinner, mais qui tous deux se modélisent par la formule informatique IFTTT : « If this, then that », « Si ceci, alors cela ». Cet algorithme élémentaire est la racine de toute formule de conditionnement et de tout programme comportemental, qui associe un stimulus déclencheur (trigger) avec une instruction comportementale (action).

Vu sous cet angle behaviouriste, le psychisme humain ne se distingue pas substantiellement d’une machine : les deux sont composés de variables et de constantes qui échangent de l’information avec leur environnement. Le neuro-piratage du cerveau consistera à isoler les constantes, c’est-à-dire les programmes, les routines, les algorithmes, les structures, les « traditions » en quelque sorte, pour, au choix, les observer simplement (vol de données), ou les réécrire (piratage d’influence), ou encore pour les détruire (attaque en règle).

A. Les deux étapes du neuro-piratage épi-génétique : le hameçonnage et le conflit triangulé

Pirater un cerveau en passant par son logiciel épi-génétique, son environnement sémantique et socioculturel, se fait en deux temps :

1) Le hameçonnage : invisibilité et impunité qui permet de contourner les mécanismes de défense pour s’introduire dans la machine furtivement ; Pour que l’on puisse parler de piratage, il faut nécessairement que le piraté en reste inconscient.

Si le piraté est conscient du piratage, ce n’est plus un piratage, par définition. Pendant l’opération d’intrusion et de viol furtif, le pirate doit donc reproduire au minimum les apparences d’un fonctionnement normal des choses en produisant de l’indifférence à son égard ; et dans l’idéal, il doit même faire désirer au cerveau le processus en cours de son propre piratage en produisant de la confiance à son égard (fabrique du consentement par l’utilisation des mécanismes du syndrome de Stockholm). Le poisson hameçonné n’a perçu que l’asticot, pas le crochet qui va le tuer, ni le pêcheur sur la rive qui va le manger.

À l’origine, la cybernétique a été créée pendant la Deuxième Guerre mondiale par Norbert Wiener pour effectuer des calculs de balistique militaire, dont le but était de réduire la rétroaction négative, autrement dit le contrecoup et le choc en retour dans les canons et les avions qui tiraient des projectiles. Cela s’appelle le shock-testing, ou test de choc.

Transposer ces calculs de balistique militaire dans une balistique sociale permet de réduire et, si possible, de supprimer toute rétroaction négative aux impacts provoqués, tout contrecoup et tout choc en retour aux destructions que j’inflige dans la société. C’est le calcul quasi mathématique de la prise de pouvoir.

En effet, qui que je sois, où que je sois, quoi que je fasse, s’il n’y a pas de choc en retour à ce que je fais, cela veut dire que je suis en position de pouvoir. L’absence de choc en retour porte aussi un autre nom : l’impunité. Pour atteindre l’impunité, il faut devenir invisible. Devenir invisible équivaut le plus souvent à passer inaperçu, donc « se cacher dans la lumière », selon la formule maçonnique.

L’ingénierie sociale, en tant qu’art de la modification d’autrui à son insu, pourrait à bien des égards être décrite comme la version laïcisée des doctrines hermétiques et ésotériques de manipulation de masse. Historiquement, la franc-maçonnerie est la première doctrine unifiée de l’influence subliminale de masse, justiciable dans les termes d’un « grand œuvre » de constructivisme social, donc d’ingénierie sociale.

Le triangle de Karpman, ou comment devenir une victime ?   Comment devenir invisible ? Comment passer inaperçu ? Comment se « cacher dans la lumière », c’est-à-dire comment atteindre l’impunité en toutes circonstances, donc comment prendre le pouvoir et exercer une emprise totale sur autrui ?

Premier élément de réponse : inhiber chez autrui tout esprit critique contre soi, inhiber toute suspicion, toute méfiance et toute surveillance. Comment ? En éveillant la confiance ou l’indifférence. Comment ?

En se faisant passer pour une victime, de sorte à inhiber tout procès d’intention à son égard. Pour en finir avec les chocs en retour, rien de tel que de se faire passer pour une victime, un être en position de faiblesse, donc incapable de faire du mal, de commettre une violence, une violation, un viol.

Dans cette perspective, l’implémentation de la figure d’Analyse transactionnelle appelée « triangle de Karpman », dite aussi « triangle dramatique » (Stephen Karpman, 1968) est l’une des plus connues. Le triangle dramatique de Karpman consiste à réduire le discours politique à trois places : le bourreau, la victime et le sauveur.

Si le neuro-pirate ne parvient pas à susciter l’indifférence simple, il doit donc impérativement susciter la confiance en occupant la place de la victime ou du sauveur.

  Quand le statut de victime ou de sauveur est acquis par l’un des acteurs de la situation, conduisant à ce que les autres acteurs ne se méfient plus de lui, la victime ou le sauveur peut alors commencer à détruire les autres furtivement, sans même que ces derniers ne soient en état de comprendre ce qui se passe exactement. Un conflit triangulé, dont la structure est un duel entre deux acteurs supervisé et orchestré par un troisième acteur, donc dont le travail consiste à lancer puis entretenir le conflit depuis sa position située hors du faisceau de l’attention.

2) Puis, si l’on est un black hat, réécrire le code pour faire dysfonctionner la machine, provoquer un « bug » C’est la deuxième phase du piratage, qui consiste à inoculer dans les cerveaux un virus mortel « séparatiste » en introduisant des contradictions internes dans le système cible jusqu’à provoquer la rupture des parties en présence.

Une fois que l’on a gagné l’indifférence ou la confiance et que l’on s’est introduit dans la machine furtivement, ce qui est la première étape dite du hameçonnage, on peut passer à la deuxième étape : le bidouillage du code source pour faire boguer la machine. Autrement dit, la reconfiguration du système de représentations intériorisé par le cerveau pour le « cramer » comme un disque dur.

Comment fonctionne et dysfonctionne le cerveau ? Pour savoir comment faire dysfonctionner le cerveau, il faut déjà connaître son mode de fonctionnement normal. Les sciences cognitives montrent que le cerveau fonctionne normalement par héritage mimétique de stéréotypes ; autrement dit, le cerveau fonctionne par :

a) hiérarchisation : Pour le cerveau, penser c’est toujours trier, classer, distinguer, différencier, sélectionner, discriminer. Tout ne se vaut pas. Certaines choses sont supérieures à d’autres, d’autres choses ne sont pas permises et d’autres encore ne sont pas possibles. Il existe des « limites », objectives et subjectives.

Prétendre le contraire, que tout se vaut, que tout est permis ou que tout est possible, qu’il n’y a pas de limites, revient à empêcher le fonctionnement normal du cerveau, ce qui peut parfaitement relever d’une stratégie intentionnelle de guerre cognitive, psychologique et culturelle.

b) imitation : Le fonctionnement mimétique du cerveau possède un fondement cérébral : les neurones miroirs. Les neurones miroirs impliquent que les informations nécessaires à ma survie dans le monde me viennent en priorité de l’observation des autres sujets en lesquels j’ai confiance, avant même de venir de l’observation du monde objectif lui-même. C’est ce qui s’appelle l’apprentissage.

Mon cerveau ne calcule pas directement son rapport à l’environnement, il passe d’abord par les résultats que les autres cerveaux lui transmettent. Pour des raisons de synchronisation et d’organisation sociale, le cerveau voit comme voient les autres cerveaux, et non comme les faits se présentent par eux-mêmes.

L’étude des neurones miroirs a montré que le cerveau apprenait les informations nécessaires à son adaptation environnementale par imitation d’un pair, ce qui suppose déjà que ce dernier en sache plus, et surtout soit reconnu comme tel et soit pris comme référence, exemple à suivre, modèle à copier, bref comme un aîné et un support d’appariement et d’imitation stéréotypée.

c) modélisation : Le cerveau appréhende son environnement au moyen de stéréotypes. « Stéréotype » est un autre mot pour représentation, modélisation, théorie, schéma. Or, la représentation n’est jamais équivalente au réel qu’elle représente. Le réel (le territoire) est composé de nuances infinies. Mais le cerveau n’est pas équipé pour traiter l’infini en soi, pas plus que des nuances infinies. Il ne les voit pas, tout simplement.

De plus, traiter l’infini est par définition une quête sans fin car les nuances et la complexité sont fractales, on les retrouve à toutes les échelles d’observation comme des poupées russes emboîtées. À un moment, si l’on veut simplement agir, il faut donc s’arrêter sur une portion de réel et sur une version provisoire de sa représentation : ce que l’on appelle une théorie.

Une théorie est toujours approximative, hypothétique. Le cerveau étant incapable de traiter le réel et ses nuances infinies directement, il doit donc nécessairement passer par des représentations schématiques, des modélisations, des théories, des stéréotypes simplificateurs qui ne retiennent que les grandes lignes.

On peut donc parler du rôle positif des stéréotypes, y compris des stéréotypes de Genres, dans la psychogenèse, et même de leur rôle incontournable. Et il est impossible de s’affranchir de ce mode de fonctionnement, au risque d’handicaper son fonctionnement normal. Chercher à empêcher l’une de ces trois activités, c’est chercher à empêcher le fonctionnement normal du cerveau.

Pour faire boguer le cerveau méthodiquement dans le cadre d’un conflit triangulé, il faut donc lui injecter un virus anti-mimétique, anti-hiérarchisation et anti-stéréotypes. Ce handicap provoqué est très exactement le but du neuro-piratage et de l’ingénierie sociale négative (IS-). La transmission pédagogique qui assure la continuité socioculturelle et le continuum de tout groupe organisé repose sur l’imitation hiérarchisée de stéréotypes, c’est-à-dire sur la définition et la communication de normes.

Sans normes, sans langage commun, un groupe explose. Pour désorganiser un groupe et le détruire à terme, il faut donc briser son continuum en brisant sa capacité à l’imitation hiérarchisée de stéréotypes et à la communication de normes. Ces contraintes structurelles du système nerveux central font que l’égalitarisme, c’est-à-dire l’interdiction de hiérarchiser les valeurs et les êtres en fonction de stéréotypes, aboutit à plonger le cerveau dans un état d’incapacité au mimétisme, à l’apprentissage et à la socialisation normative.

B. L’idéologie de la confusion des genre

L’idéologie de la confusion des Genres, impliquant la confusion des générations, qui cherche à empêcher, voire interdire l’imitation hiérarchisée de stéréotypes fondateurs pour l’identité et qui rabat tout sur le choix individuel, est le virus mental prototypique à injecter au cerveau pour le faire dysfonctionner.

Le fait que le cerveau ait une origine génétique mais aussi une origine épi-génétique a servi de prétexte au constructivisme de la confusion des Genres pour affirmer que l’on pouvait s’abstraire totalement de l’origine génétique dans la construction épi-génétique de l’identité de Genre. Les femmes et les hommes ne sont pas des anges, des esprits purs, mais des créatures incarnées avec des corps génétiquement différents.

Notre identité socioculturelle, dont l’identité de Genre fait effectivement partie, est une représentation du corps, donc un rapport au corps et à notre héritage génétique. Cette identité de Genre, soit la représentation du sexe, est donc construite par indexation sur la différence anatomique d’origine génétique, et élaborée au travers du rapport différent à l’environnement et à autrui

L’identité de Genre est donc effectivement une représentation construite, mais depuis un socle réel malgré tout, celui de la différence génétique hétérosexuelle, qui implique l’hétéro-normativité, sauf à produire des effets de déréalisation psychotique. Quand un homme croit être une femme ou l’inverse, il s’agit au minimum d’un syndrome psychotique.

Le premier système de représentation du cerveau est donc non seulement sexué mais encore hétéro-normé. L’hétéro-normativité est la source de toute norme, c’est la norme des normes, la méta-norme. L’absence de normes ne présente pas de problème tant qu’elle reste minoritaire et exceptionnelle, confinée dans une sphère artistique par exemple, car elle bénéficie de l’immersion dans l’hétéro-normativité majoritaire ambiante pour se re-stabiliser. En revanche, l’absence de normes est criminelle dès lors qu’elle prétend à devenir la norme.

L’absence de normes, qui signifie aussi absence de loi, rend la communication impossible, rend donc la vie en société impossible. Pirater l’Œdipe, l’hétéro-normativité, la loi fondatrice, la norme des normes, c’est donc pirater le code source hétéro-normé du cerveau qui est à l’origine de toute forme de structure psychosociale différenciée, de dialectique, d’intersubjectivité, de compétence linguistique, culturelle, civilisationnelle. Pirater l’Œdipe, c’est pirater le code racine du patrimoine épi-génétique de l’espèce humaine toute entière, c’est pirater la réalité humaine.

Éric Fassin, sociologue : « Ce qui est en cause, c’est l’hétérosexualité en tant que norme. Il nous faut essayer de penser un monde où l’hétérosexualité ne serait pas normale. » Ruwen Ogien, directeur de recherches au CNRS : « Loin de s’achever aujourd’hui, les politiques minoritaires ouvrent une brèche dans laquelle il importe de s’engouffrer pour repenser l’ordre sexuel et social. »

La lutte contre les stéréotypes de Genres vise donc à produire de la psychose, du flou identitaire psychotique, par l’orchestration d’un conflit triangulé hétérophobe. Depuis les mandats de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur, avec l’invention du délit d’« homophobie » en 2004, puis à l’Élysée quand son ministre Luc Chatel introduisit en 2011 la théorie du Genre dans l’éducation nationale ou quand furent organisés en 2009 et 2010 des colloques contre la « transphobie » à l’Assemblée nationale avec la participation de membres des lobbies les plus puissants, nous voyons se mettre en place un conflit triangulé généralisé, avec les hétérosexuels en position de bourreaux, et les non-hétérosexuels simultanément victimes et sauveurs.

Pirater le cerveau pour lui inoculer le virus anti-normatif de la confusion des Genres fait entrer l’humanité dans l’ère du capitalisme intégral, radicalisé jusqu’à la location du ventre des femmes, ce qui donne accès au pilotage scientifique de la guerre de tous contre tous. Ainsi l’on gouverne par le chaos, on organise l’anomie, la psychose sociale, la démolition contrôlée du psychisme et de la société, on effrite la réalité, on liquide même toute forme de réalité en rendant impossible de se constituer une stabilité cognitive et psychosociale quelconque. On fabrique ainsi des neuro-esclaves.

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Par : L’équipe Macro Editions | Actualités et Conspirations
Publié le : 2017
Titre original : « L’ingénierie sociale ou comment pirater un cerveau ? »
Source 1 : macroeditions.com
Source 2 : maQiavel pour agoravox TV
Source 3 : « Neuro-esclaves » de Marco Della Luna et Paolo Cioni (livre)
Mise en page et édition : Lio de France / Double genre.

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Talons hauts, armes fatales des femmes

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Recent studies have shown that the United States, when people correct upright posture
People will be more confident – Emotion also happy – And you naturally need to wear high heels to keep upright posture – Select dew instep high heels – Visually can make your feet and legs are joined together – More upright – Confident doubled – Sexy doubled

Des études récentes ont montré qu’aux États-Unis, lorsque les gens redresse leur position, ils sont plus confiants [et éprouvent aussi une] émotion de bonheur. Vous devez naturellement porter des hauts talons pour garder une position droite.
[photo] : choisissez ces escarpins roses à hauts talons ❤ Visuellement [cela] peut faire vos pieds et jambes [comme si] elles étaient jointes ensembles – [Ici, tout est] plus droit ; la confiance [en est] (re)doublée ; [et le côté] Sexy ? doublé [aussi.]

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Ancient Chinese men are obsessed with « lotus feet » – They really love their feet it ?
It is not, but bound feet women who have a weak gesture ; It allows them to get the feeling of being relied. Similarly high heels make women pain while more delicate wear open-toed high heels. Let the weak and suffering mixed charm to do in front of people. Now let your sexy to be added.

Les hommes de la Chine ancienne sont hantés par les « pieds de lotus ». Aiment-ils vraiment les pieds ainsi ? Certes non, mais les femmes ont [souvent] les pieds retenus, [ce] qui [leur] procure une attitude de faiblesse [et] un sentiment d’être faible. De la même façon [le port] des hauts talons cause des souffrances aux femmes, tandis que leurs vêtements délicats, avec des hauts talons ouverts en bout de pied (peep-toe), laisse leur charme mixte [fait de] faiblesse et souffrance opérer publiquement. [Dès] maintenant, laissez votre [côté] sexy être augmenté.

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Men really contradictory that hope that women rely on their own weak. We expect to conquer the powerful queen to satisfy their desire to conquer. Woman wearing high heels will become more « high », not physical high but on the high-profile.

Les hommes sont vraiment contradictoire, dans leur espoir que les femmes comptent [sur] leur propre faiblesse. Nous qui attendons de conquérir une puissante reine pour satisfaire leur désir de conquête. La femme portant de hauts talons deviendra plus « haute », non haute physiquement, mais sera très en vue.

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But you can not be too high a heel.
– High heels : More than a gesture is not high, Not even the attitude.
If your height less than 170, be sure to wear hold large 10 cm high-heeled.
– For Asian woman 165-170 of woman is best to wear 7-9 cm high heels.
– And it is tall woman : you can also try to control 11 cm high heels.
Man can conquer this woman.There will not be even better than the thrill of drugs. How can it not sexy ?

Mais vous ne devez pas avoir un trop haut talon !
– Hauts talons : plus qu’une posture, ce n’est pas haut, ni même l’attitude. (???)
Si votre hauteur [est de] moins de 170 cm, assurez-vous de porter d’importants talons hauts de 10 cm.
– Pour la femme asiatique de 165cm-170cm, il est mieux de porter des talons de 7 à 9 cm de haut.
– Et pour la grande femme : vous pouvez aussi essayer de maitriser des talons de 11 cm de haut.
L’homme voudra conquérir cette femme ; c’est encore meilleur que le frisson d’une extase chimique. Comment cela peut-il ne pas être sexy ?

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Par / by : Carolie Tang
Publié le : 29.06.2016 à 01:30
titre original : High heels are sexy weapon woman
Source : Site de Carolie Tang
Traduction et mise en page : Lio de France (Ce texte en anglais, puis traduit par moi-même en français,  doit certainement avoir une version originale en chinois :  d’où les approximations.)

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Trans, notre tort est-il d’exister ?

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En introduction à ce sujet, voici une vidéo de l’émission d’InfraRouge qui donner la parole à des hommes et des femmes transgenres, victimes de transphobie, afin de recueillir leurs témoignages et bousculer nos a priori : c’est : « Trans, c’est mon genre. »

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Commentaires des internautes et de Lio de France

Lamatriss  1. Lamatriss (il y a 3 mois)

C’est bien de donner la parole aux personnes trans, la transphobie est un fléau et il est plus qu’essentiel d’ouvrir le débat.

2. Taline Imaginarium (il y a 2 mois)

@Lamatrisse : Je trouve pas qu’il y est de débat à ouvrir …ce sont des gens …comme les autres et qui devraient avoir exactement les mêmes droits que les autres, sans que la justice ne vienne fourrer son nez dans les cuisses de la populace  …

Little Potatoes  4. Little Potatoes (il y a 3 mois)
Il est magnifique ce reportage. J’ai été touchée par ces témoignages. Une tolérance incroyable de celle qui accepte que ses filles ne la voient plus, si ça les aide à faire le deuil de leur père ; ou de celle qui voit son homme devenir femme… Du père qui soutient pendant la transition aussi ! J’ai aimé le principe du filtre à con, c’est vrai que ça doit faire du ménage !! Et dans tout les cas, un vrai courage parce que ça ressemble vraiment au parcours du combattant !

Eithne dé danann  5. Eithne dé danann (il y a 2 mois)
Je trouve les trans tellement incroyables, je suis admirative…

Shékiinä  9. Shékiinä (il y a 2 mois)
PS : Morgan est trop beau ! il a des yeux magnifiques et une belle voix.

Caribay Rynkiewicz-Pasquini  10. Caribay Rynkiewicz-Pasquini (il y a 3 mois)

Je ne comprends pas le personnel médical qui fait des commentaires…. Je ne suis pas trans ni quoique se soit mais j’ai eu des jugements sur la prise d’une pilule du lendemain… Des regards pleins de mépris… Je ne dis pas que c’est vraiment pareil mais ça reste intolérable dans tout les cas !

Johanna Lopez  11. Johanna Lopez (il y a 1 mois)
C’est pareil, c’est de l’intolérance.

Shékiinä  12. Shékiinä (il y a 2 mois)
J’admire les trans, ils assument leur différence. J’aime les gens qui s’assument et qui s’en foutent du qu’en dira-t-on. Dans le futur, j’espère qu’on ne mettra plus les gens dans des cases, les êtres humains sont beaucoup trop complexes pour qu’on puisse les ranger dans des cases, une personne peut être une chose et son contraire (et je sais de quoi je parle).

amelia giuliani  13. amelia giuliani (il y a 3 mois)
Piouf !!! respect, je ne peux pas imaginer cette souffrance, ces personnes sont pleines de dignité et de pudeur , et j’ai eu le privilège de voir une histoire d’amour merveilleuse avec Marie et sa compagne …et finalement la vie est dure pour tous, mais je ne peux pas m’empêcher d’envier cet amour.

MA MAMA  14. MA MAMA (il y a 3 mois)
CE REPORTAGE CONFOND LES TRANSGENRES HERMAPHODITE ET LES TRANSEXUELS POURQUOI ? ce n’est pas la même chose et votre confusion va affecter la vie des gens, un transgenre, c’est un hermaphodite ; ils naissent avec des caractéristiques des deux sexes , ca n’a rien a voir avec les transsexuel qui eux ont problème psychologique.
Lio de France : je crois bien qu’il n’a rien compris au film, et  devrait consulter les articles de ce blog.

NB Transler 15. NB Transler (il y a 3 semaines)
Alors déjà, pour les êtres humains on dit « intersexe » (car hermaphrodite c’est pour les animaux) , et une personne transgenre n’est pas intersexe ;  ça n’a rien avoir (revois la définition de transgenre : personne dont le genre est différent de celui qu’on lui a assigné à la naissance ) ..Transexuel(le) est un terme péjoratif, car ça ramène directement au sexe (notre sexe ne regarde personne), on préfère le terme transgenre, qu’on soit opéré(e) ou pas, car ça parle de genre et c’est ce qui est correct ; peut importe notre sexe, ça ne définit pas notre genre. Les personnes trans n’ont pas de problème psychologique. Si on a des problèmes avec nous-même, c’est parce que vous venez nous faire ch…, nous juger … etc et non pas sur le fait d’être trans en soi .

Showclax  16. Showclax (il y a 5 jours)
Sundown oui, lol comme tu dis, il a voulu faire sont connaisseur, mais mdr 😂

Johanna Lopez  17. Johanna Lopez (il y a 1 mois)
Même si on est pas d’accord, même si on aime pas ça , comment est-il possible d’en arriver à une telle haine ? Comment peut-on dire à un être humain ce genre d’atrocité ? Ceci n’est pas de la transphobie, mais de la haine, et ceci est extrêmement dangereux, ces individus sont emplis de haine et de frustration.

Mari aa  18. Mari aa (il y a 2 mois)
Chacun d’entre eux ont un manque, un mal-être intérieur qu’il essayent de combler par le changement de sexe. Les juger n’arrange rien ; ils ont besoin d’aide. Sachez que leurs transitions ne leurs donnent pas le bonheur qu’ils recherchent, car ils ont des traces de leur ancienne vie. Le vide qui essayent de combler par la transition ne peut être comblé que par Jésus Christ. La transition peut redonner le sourire, mais Jésus Christ redonne le bonheur, le bien-être. Il suffit seulement de déclarer : « Jésus révèle toi à moi. »

Little Panda  20. Little Panda (il y a 1 semaine)
Je suis une femme cis avec un style très masculin, autant sur l’allure que le comportement et même en ne voulant pas changer de sexe (je suis hétéro et bien avec mon corps de femme) l’état et l’administration remet en cause mon genre de naissance, quand je prend des rendez-vous on m’appelle « Madame » et dès lors que je me lève, c’est « Oh pardon monsieur, il doit y avoir une erreur sur nos papiers » j’ai beau dire et redire que non je suis bel et bien une femme depuis le début de ma vie les gens ne me croient pas, ou insinuent entre eux de manière pas du tout discrète « Ah bah ! c’est une lesbienne » ou encore « Elle pourrait faire un effort pour qu’on voient que c’est une fille. » Les gens ont une vision très limité, rien que dans les magasins je m’habille très souvent au rayon « Homme », mais ça ne veux pas dire que j’en suis un ; ce ne sont que des bouts de tissus, ça ne définit rien à mes yeux , c’est une autre forme de discrimination du genre, où dès lors que je ne ressemble pas au « portait-robot » d’une femme, je ne peux pas être considéré(e) comme telle. J’ai aussi un ami qui lui est en parcours FTM [Female To Male] et qui rencontre les mêmes problèmes que les personnes dans la vidéo ; on l’appelle Madame malgré le physique qui ne laisse aucun doute comparer au mien (je ressemble quand même à une fille, ce qui est normal) sauf que pour lui, les gens prennent presque un plaisir sadique à lui rappeler qu’il n’a pas le droit (pour eux du moins) d’être celui qu’il veux. Et c’est là que je blâme la France ; si une personne vous dit « Non ! c’est Monsieur » ou « Non ! c’est Madame » n’insistez pas, on sait qui on est, on sait mieux que vous. Une femme peut avoir un pénis et un homme peut avoir un vagin ! Le sexe n’a rien a voir avec ce que l’on est « mentalement », si je puis dire. C’est assez démonstratif du manque d’ouverture d’esprit français.

Thierry carlou  21. Thierry carlou (il y a 1 mois)
Magnifique reportage, il en faut du courage !

Les vainqueurs écrivent l'Histoire  22. Les vainqueurs écrivent l’Histoire (il y a 2 semaines)
ignoble propagande !

sarah leblanc  23. sarah leblanc (il y a 2 mois)
Pfff ! les psys, ce sont eux qui te foute la déprime et qui t’empêchent de vivre. GROSSES M…. de BLOUSES BLANCHES !

Antonio Gomes  24. Antonio Gomes (il y a 1 semaine)

Que de bonnes personnes, sensibles et intelligentes. Ils méritent bien d’être heureux.

Man hattan  25. Man hattan (il y a 3 semaines)
Je savais pas que les gens pouvaient être aussi mauvais et sans cœur !! respect à ces personnes pour leur courage.

sarah leblanc  26. sarah leblanc (il y a 1 mois)
Hey, Vikken ! au secours, aide moi !

On voit le mal être, et le réduire à une simple question d’etre un homme ou une femme est juste hallucinant. La féminité ou la masculinité est un don qu’offre la nature. Vous pouvez très bien changer de sexe ou même ne plus en avoir du tout mais la question du mal être n’en sera pas mieux réglée. On distingue parfaitement qui est homme ou femme dans l’ensemble des témoignages, donc qu’ont-ils fait a part du camouflage ? Aidons-les plutot à assumer qui ils sont plutôt de les encourager à se perdre…. Bientôt nous ne serons ni homme ni femme, mais des êtres tout simplement, sur terre le fait d’être un homme ou une femme est une résonance de ce qu’on est vraiment au fond de soi.

Jean-Porte  28. Jean-Porte (il y a 2 semaines)
L
a féminité et la masculinité ne sont pas naturelles, mais sont des constructions sociales.

ShemJawn  29. ShemJawn (il y a 1 semaine)
Transphobie, le retour… Les personnes que tu as vues dans cette émission s’assument puisqu’elles ont choisi de faire une transition (ou non). Ils n’ont pas besoin de ton avis. C’est leur identité de genre et leur corps, pas les tiens.

§

Ajouté sur : YOUTUBE, le 21.11.2016
Source : InfraRouge
Titre original : »Trans, c’est mon genre. »
Commentaires, correction des « fôtes d’ortograffes » 😉 : Lio de France

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Kilt et Yoga en vidéo

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Pour une fois, café et yoga font bon ménage 😉

    • Kilted yoga : need we say more? This video has it all ! beautiful scenery, astounding yoga poses, and men in kilts. Finlay is a yoga instructor from Dundee, and Tristan is one of his students. Together, they took to the wilds of Scotland to be at one with nature, and practice some yoga.

1.2 – Yoga en Kilt : est-il besoin d’en dire plus ? Cette vidéo a tous les atouts ! un beau paysage, des poses de yoga étonnantes et des hommes en kilts. Finlay est un instructeur de yoga de Dundee et Tristan est l’un de ses étudiants. Ensemble, ils se sont installés dans les régions sauvages de l’Écosse pour ne faire qu’un avec la nature et pratiquer un certain type de yoga.

1.3 – Finlay Wilson, professor of Scottish yoga and his pupil Tristan Cameron-Harpe put on their most beautiful kilts to go to make yoga in forest. The video is published by the team of BBC Social, a Facebook page which puts in the honor the young Scottish talents. It was realized by the film-maker Anna Chaney. In the middle of brooks, rocks and trees of a Scotland’s forest, both bearded men make several very esthetic postures and as reflect the Zen state of mind of yogistes.

And for those who wonder if Finlay and Tristan respected the Scottish tradition which consists in wearing nothing under her kilt, the answer is at the end of video.

Everything lets especially think that they especially really wanted to show her (nicely ) muscular buttocks.

1.4 – Finlay Wilson, professeur de yoga écossais  et son élève  Tristan Cameron-Harpe ont enfilé leurs plus beaux kilts pour aller faire du yoga en forêt. La vidéo est publiée par l’équipe de BBC Social, une page Facebook qui met à l’honneur les jeunes talents écossais. Elle a été réalisée par la cinéaste Anna Chaney. Au milieu des ruisseaux, des rochers et des arbres d’une forêt d’Ecosse, les deux barbus effectuent plusieurs postures très esthétiques et comme reflètent l’état d’esprit zen des yogistes.

Et pour ceux et celles qui se demandent si Finlay et Tristan ont respecté la tradition écossaise qui consiste à ne rien porter sous son kilt, la réponse se trouve en fin de vidéo.

Tout laisse surtout à penser qu’ils avaient surtout très envie d’exhiber leurs fesses (joliment) musculeuses.

§

2.1 – Même David Duchovny a porté un kilt, lors d’un show TV en 2010

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Vidéo Kilted yoga : Source Youtube, ajoutée le 20.02.2017
Vidéo Duchovny : Source Youtube.
Montage par : Lio de France / Double Genre.

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Pensez-vous comme un homme ou une femme ?

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Madame Irma, film français de Didier Bourdon et Yves Fajnberg (6.12.2006)

FAIRE LE TEST : Cliquez ICI

hommes et femmes

Moi aussi… Moi plus…
1001 différences homme-femme

(présentation de livre)
Par Yvon Dallaire, Psychologue
Québec, Québec, Canada.
Voir ma page Psycho-Ressources
(Editions Option Santé)

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À propos du titre

Moi aussi… Moi… plus. C’est en écoutant des femmes et des hommes discutant entre eux que j’ai eu l’idée de ce titre. Lorsque plusieurs femmes sont réunies, celles-ci parlent généralement de leur vécu et surtout de leur vécu intime et relationnel, parfois professionnel. Les femmes échangent leurs états d’âme et elles le font souvent en même temps : « Hé ! Moi aussi, je vis ça comme ça. » ou « Oui, moi aussi, je pense ça. » « Le mien aussi, il est comme ça. » Les femmes se confirment et se confortent l’une l’autre dans leurs propos. Et elles semblent grandement apprécier cette façon de communiquer.

Lorsque plusieurs hommes discutent ensemble, ceux-ci parlent généralement de ce qu’ils ont fait et de leurs prouesses. Ils parlent rarement de leurs mauvais coups ou de leurs sentiments. Ils vont de surenchère en surenchère. « Ce n’est rien ça ; si tu m’avais vu l’autre jour… » « Le meilleur coup de ma vie, c’est quand… » Et de parler du plus gros saumon pêché, des performances de leur nouvelle voiture, de la victoire de leur équipe grâce à leur but, du coup d’argent qu’ils viennent de réaliser, des charmes de leur dernière conquête, de la façon dont ils dirigeraient le monde… Les hommes se comparent les uns les autres. Et ils semblent grandement apprécier cette façon de communiquer.

C’est lorsque la femme veut échanger avec l’homme qui adore argumenter que les difficultés de communication commencent et que se creuse un fossé d’incompréhension. Ce livre veut combler ce fossé et aider les hommes et les femmes à surmonter leurs difficultés pour vivre en plus grande harmonie.

L’autre sexe : opposé ou complémentaire

L’homme et la femme sont égaux et… presque semblables. En fait, nous sommes plus identiques que différents. On pourrait comparer l’homme et la femme a deux logiciels de traitement de texte possédant chacun leurs spécificités. Nos ressemblances constituent 97,83 % de notre nature humaine : hommes et femmes ont deux jambes, deux bras, un corps, une tête et leurs vies tournent autour des mêmes dimensions : personnelle, relationnelle, professionnelle et parentale. Leurs besoins sont sensiblement les mêmes : survivre, aimer et être aimé, s’épanouir, se reproduire. Leurs peurs aussi. Leurs cerveaux ont les mêmes structures…

Les hommes et les femmes sont semblables, mais ils sont aussi différents. Ni pires, ni meilleurs, différents. Nous viendraient-ils à l’idée, en ce XXIe siècle, de déclarer une race supérieure à l’autre. Pourquoi essayer de le faire pour le sexe ? Sinon par pure mauvaise intention politique, afin d’obtenir du pouvoir.

Ces différences homme – femme, quoique minimes, sont par contre toujours présentes, tout le temps, et surtout aux moments où l’on s’y attend le moins. Même en le sachant, il n’est pas toujours facile de percevoir ces différences et, surtout, de les transcender. Dans toute conversation homme – femme, le malentendu n’attend qu’une étincelle pour surgir, le conflit se cache derrière chaque mot, chaque intonation. Les amants sont assis sur un baril de poudre ; les parents sont sous tension constante ; les professionnels se surveillent l’un l’autre… Pourtant, comme le dit si bien Gabrielle Rolland (1) « Jouer sur la différence, c’est accepter l’autre, mais c’est aussi s’accepter dans sa spécificité ».

D’où nous vient donc cette différence de 2,17 %. De la culture ? À cause de notre conditionnement éducatif, comme le croit la psychologie dite « culturaliste », toujours prête à tout « psychologiser » ? Non, la source de cette différence réside dans notre nature humaine, dans notre code génétique, dans nos atavismes. Tous les êtres humains partagent vingt-trois paires de chromosomes. Vingt-deux paires sont identiques ; une seule, la paire sexuelle, est différente. Le code génétique de la femme est constitué de deux X, celui de l’homme d’un X et d’un Y.

Plusieurs espèces vivantes sont unisexuées, chaque individu remplissant les mêmes tâches que tous les autres membres de l’espèce. D’autres espèces sont bisexuées en ce sens que les deux membres de ces espèces se sont partagé certaines tâches ; quelques-unes de ces tâches sont interchangeables, d’autres sont immuables (la grossesse, par exemple). D’autres formes de vie possèdent trois, quatre ou même cinq formes sexués ; dans ces cas-là, la répartition des tâches est très spécialisée et quelque peu rigide : la reine abeille ne peut que se reproduire, le faux-bourdon qu’ensemencer la reine et les ouvrières et les soldates que travailler ou défendre la ruche. Quelques rares espèces sont hermaphrodites (2).

Notre espèce est évidemment bi-sexuée, composée d’un homme et d’une femme. Qu’est-ce qui fait qu’un homme est un homme ? Qu’est-ce qui fait qu’une femme est une femme ? En quoi le Y est-il différent du X. Même en acceptant que le sexe féminin puisse être le sexe de base de l’espèce humaine, la création du sexe masculin constitue une amélioration évolutive. La bi-sexualité semble en effet représenter la meilleure stratégie de survie des espèces. Le deuxième X confirme chez la femme le premier X et fait d’elle le sexe fondamental, sexe reconnu par le même sexe : « moi aussi ». Le deuxième chromosome de l’homme, son Y, le différencie de ce sexe fondamental : ce qui fait donc qu’un homme est un homme parce qu’il n’est pas une femme, d’où « moi plus ».

Le masculin est donc différent du féminin. D’où la nécessité pour le petit garçon de s’éloigner de sa mère, de se différencier d’elle, pour devenir un homme, avec l’aide ou non de son père. Dans les sociétés dites primitives, les enfants étaient laissés à la garde de leur mère pendant leur enfance. Puis, les garçons, et seulement les garçons, devaient passer vers 14-15 ans une épreuve, une initiation, qui leur permettait, s’ils y survivaient, d’être admis dans le monde des hommes. À cette époque, les sexes étaient souvent séparés et avaient des tâches bien précises, comme le démontrent les études anthropologiques et archéologiques. Aujourd’hui, ces initiations n’existent plus et les fonctions et rôles sexuels sont de plus en plus confus.

Il existe encore quelques irréductibles (3) qui nient ou réfutent (sans jamais vraiment y parvenir) les différences homme – femme en présentant l’androgyne, ou la gynandre, comme le sexe supérieur et l’idéal à atteindre. N’oublions pas qu’androgyne et gynandre sont synonymes d’hermaphrodite ; or, qu’on le veuille ou non, l’être humain est bisexué et cette bisexualité s’exprime par tous les pores de sa peau et dans tous les domaines de sa vie, puisque chaque X ou Y se retrouve dans chaque cellule humaine.

La source de nos différences résident aussi dans nos trois (ou six) millions d’années d’évolution. L’homme toujours à la chasse, sur ses gardes, concentré sur sa survie physique et celle des siens, déployant son ingéniosité à traquer ses proies, en silence, se coupant de ses sensations pour résister au froid, à la chaleur et à l’inconfort, ravalant ses peurs d’être dévoré par les autres prédateurs, devant se repérer pour ne pas se perdre, stimulant avec les autres hommes son esprit de combativité, scrutant l’horizon, développant ainsi sa force physique et ses réflexes… Tout ça, ça conditionne un homme et ça s’inscrit dans sa nature.

La femme souvent enceinte, vivant dans la caverne avec les autres femmes et enfants, devant apprendre à cohabiter dans un espace restreint, anticipant tout danger potentiel, surveillant le feu, nourrissant ses enfants à même ses réserves corporelles, attendant les chasseurs pour refaire ses forces, paniquant au moindre bruit suspect, cueillant tout ce qui est comestible, goûtant à tout, se réconfortant l’une l’autre, attendant impatiemment le retour de l’homme, développant ainsi sa force émotive et ses sens… Tout ça, ça conditionne une femme et ça s’inscrit dans sa nature.

Et ce, pendant trois (ou six) longs millions d’années. Nos conditions de vie ont certes grandement évolué depuis vingt mille ans, moment où nous sommes passés du nomadisme à la sédentarité, et surtout depuis cent ans, moment où nous sommes passés, du moins dans les pays développés, de sociétés agricoles et industrielles à des sociétés post-technologiques basées sur l’échange d’information. Mais, pour la plupart d’entre-nous, nous réagissons encore par des atavismes datant de l’âge des cavernes. Ces cavernes ont été remplacées par des maisons, mais nos comportements ont peu évolué. On ne change pas l’hérédité humaine (son code génétique et son code ADN) comme ça, en 30 ans de féminisme, même radical. Peut-être, dans l’avenir. Mais pour le moment, il existe encore des différences homme – femme comme le constatent facilement tous ceux, c’est-à-dire nous tous, appelés à interagir avec l’autre sexe, dit sexe opposé.

Nos différences sexuelles prennent aussi leur source dans la sexualisation du cerveau, laquelle s’effectue avant même la naissance des petits humains. Le cerveau des garçons est imprégné de testostérone, celui des filles d’œstrogène. Cette sexualisation hormonale est confirmée à l’adolescence lors de la poussée pubertaire. Il serait peut-être exagéré de dire que tous nos comportements masculins ou féminins adultes sont prédéterminés, mais on peut certes croire qu’ils sont canalisés dans une certaine direction.

Il n’y a aucun doute, non plus, que ces différences puissent être conditionnées culturellement. Des expériences ont démontré que le bébé habillé de rose est « plus belle » et celui habillé en bleu, « plus costaud », indépendamment du sexe du bébé ainsi habillé. Certaines de ces influences sont locales, d’autres universelles. Par exemple, le maternage est universellement encouragé chez la fille, et l’agressivité, chez le garçon. Finalement, peu importent les avis, il est impossible de séparer les influences de la nature de celles de la culture. Les différences sexuelles sont probablement le résultat d’une influence combinée de nature et de culture.

Quel est l’intérêt de connaître et d’accepter ces différences même si, nous le répétons, l’homme et la femme sont plus semblables que différents ? L’homme ne vient pas de Mars et la femme de Vénus, les deux sont terriens. À quoi peuvent bien nous servir la reconnaissance et l’acceptation de ces différences ? Saviez-vous que le Marocain rote après le repas pour manifester son appréciation, que le Japonais laisse toujours de la nourriture dans son assiette, que pour l’Espagnol le mot mañana ne veut pas réellement dire demain, mais plutôt « pas maintenant », que pour le Portugais le pouce levé a la même signification que le majeur levé, que le Grec soupe (le Français dîne) très tard… L’ignorance de ces subtilités peut occasionner des incompréhensions et même des conflits. Alors, si la connaissance de différences culturelles permet d’entretenir des rapports de bon voisinage, la connaissance et surtout l’acceptation des différences sexuelles pourrait peut-être faciliter l’harmonie conjugale et professionnelle, puisque maintenant les femmes travaillent aussi à l’extérieur.

Par exemple, les femmes pourraient cesser de croire que l’homme veut toujours tout contrôler ou avoir le dernier mot si elles se rendaient compte que l’homme veut tout simplement savoir qui dirige la situation à ce moment-ci, afin de mieux utiliser son temps et son énergie : prendre le leadership ou se mettre au service de l’autre. Les hommes pourraient cesser de croire que les femmes compliquent tout ou critiquent tout le temps s’ils comprenaient vraiment que la femme recherche a la fois relation, communication, collaboration et intensité et que c’est pour cela qu’elle veut savoir ce qu’il veut ou ce qu’il ressent et qu’elle lui exprime ses états d’âme.

Or, il existe plus de différences entre les hommes et les femmes qu’entre les cultures. Le macho québécois ressemble plus au mec français, au cowboy américain et au samouraï japonais qu’à la « féminaziste » (4) québécoise qui, elle, ressemble plus à la nana française, à la mégère américaine ou à la geisha asiatique. Les hommes et les femmes, contrairement à leur croyance, ne parlent pas du tout le même langage, même s’ils utilisent la même langue. Et pourtant les thérapeutes les convainquent que la communication est nécessaire au bonheur conjugal. Les hommes et les femmes se parlent et tentent de communiquer, mais le problème est qu’ils ne se comprennent pas parce qu’ils ne disent pas et n’entendent pas la même chose. « Je t’aime ! » dit l’homme. « Moi aussi. » répond la femme. Ont-ils vraiment dit la même chose ? Ont-ils vraiment exprimé le même sentiment ? Le même désir ? Si oui, pourquoi, alors que l’homme commence à la caresser, la femme réagit-elle en disant « Est-ce moi que tu aimes ou seulement mon corps ? ».

Les différences énumérées tout au long de ce livre ne sont pas tout à fait noires ou blanches. D’ailleurs, aucune des caractéristiques décrites n’est exclusivement masculine ou féminine ; ces traits sont plutôt prioritairement masculins ou féminins. Certains hommes se retrouveront parfois du côté féminin ; certaines femmes se retrouveront parfois dans la description du masculin. Ces différences ne sont parfois qu’une question d’intensité. La loi du 80-20 s’applique ici aussi. Par exemple, l’on sait que 80 % des demandes de conversation dans un couple sont le fait des femmes, que 80 % des dépendants émotifs sont en fait des dépendantes émotives, que 80 % des parents qui s’investissent à fond dans l’éducation des enfants et des soins aux autres sont des femmes… mais on y retrouve aussi 20 % des hommes. Alors que 80 % des hommes préfèrent aimer en silence, que 80 % de ceux-ci cherchent à défendre l’intégrité de leur territoire ou s’investissent davantage dans leur travail ou leurs projets personnels… on retrouve aussi un certain pourcentage de femmes qui manifestent ces tendances.

La culture vient parfois contrecarrer l’expression naturelle de la masculinité et de la féminité, ou du moins la rendre problématique. Certains hommes et certaines femmes ont aussi bien intégré les différences homme – femme et peuvent s’adapter facilement lorsqu’ils sont en relation avec d’autres hommes ou d’autres femmes. Ces personnes ne sont pas androgynes ou gynandres pour autant : ils ont tous simplement appris à parler deux langues ; ils ont parfaitement intégré leur masculinité ou leur féminité et se sont mis à l’écoute attentive et respectueuse du sexe dit opposé, et surtout complémentaire.

Aucun des lecteurs et lectrices ne se retrouvera donc toujours à la gauche (côté femme) ou à la droite (côté homme) de ce livre. Mais n’en déplaise aux chercheurs d’androgyne ou de gynandre, le meilleur représentant du principe masculin reste encore l’homme, même si certaines femmes, surtout celles élevées dans un monde exclusivement masculin, peuvent se retrouver davantage dans la description de la masculinité. N’en déplaise aux féministes radicales, la meilleure représentante du principe féminin reste encore la femme, même si certains hommes, surtout ceux élevés dans un monde exclusivement féminin, peuvent se retrouver davantage dans la description de la féminité.

Il se peut que vous trouviez certaines caractéristiques de l’autre sexe quelque peu répréhensibles, mais celles-ci sont généralement positives pour le sexe en question. Par exemple, les femmes peuvent déplorer l’esprit de compétition de l’homme, mais c’est cette compétition qui amène les hommes à se surpasser et à atteindre les plus hauts sommets, que ce soit l’Everest, les sports extrêmes, le fait d’être Premier Ministre ou d’aller bientôt sur Mars. Les hommes peuvent trouver agaçants les « mémérages » des femmes, mais c’est comme cela qu’elles tissent des liens, qu’elles comprennent leurs semblables (et vous par la même occasion), qu’elles deviennent psychologues et apprennent à prendre soin des autres.

Tout ce qui suit n’est pas basé sur des stéréotypes ou des préjugés sexistes, mais sur les résultats des recherches scientifiques en neuropsychologie, en psychologie différentielle des sexes et en anthropologie. Tout ce qui suit a été scientifiquement prouvé et empiriquement expérimenté par la majorité des hommes et des femmes le moindrement à l’écoute de l’autre. Les réactions sont féminines ou masculines et ces différences sont confirmées par les recherches sur les hormones, le scanner, l’imagerie à résonance magnétique (IRM), les analyses sanguines, la dissection de cerveaux de cadavres, l’observation des conséquences des traumas cérébraux et des malformations génétiques (syndrome de Klinefelter ou de Turner) (5), l’étude des hermaphrodites et des transsexuels. Le déchiffrage actuel de notre ADN tend lui aussi à prouver le bien-fondé des tendances masculines et féminines.

Les hommes et les femmes, quoiqu’on en dise, sont désespérément différents dans certains aspects de leur être. Et c’est tant mieux. Nous pouvons ainsi éprouver du désir pour la différence et nous compléter grâce à ces différences. Non pas dans le sens que chaque être humain ne constitue qu’une moitié et qu’il doive nécessairement trouver son autre moitié (son âme sœur disent plusieurs) pour exister totalement et être finalement heureux. Non, parce que les recherches démontrent que les couples heureux sont formés par deux êtres autonomes, responsables d’eux-mêmes, libres et heureux (qu’ils vivent seuls ou en couple). Chaque être humain est une totalité en soi.

Le féminisme, légitime dans ses revendications, a tout faux lorsqu’il s’agit de différences. Ou bien, il minimise ces différences pour nous faire accroire que les femmes peuvent faire autant, sinon mieux que les hommes. Ou bien, il accentue ces différences pour nous faire croire que les hommes sont le côté sombre de l’humanité et les femmes, le côté lumineux. Ces féministes se sont stupidement convaincues qu’elles étaient semblables aux hommes et ont réussi à convaincre des hommes qui, pour leur plaire, sont devenus « roses », renonçant ainsi à leur masculinité et s’aliénant les femmes qui, autour d’eux, ne sont excitées que par de vrais hommes, des hommes qui se tiennent debout (6).

Pendant trois (ou six) millions d’années, personne n’a mis en doute les rôles sexuels différents des hommes et des femmes. Puis, survint la psychologie culturaliste autour des années 50 qui, suite aux découvertes de la psychologie behaviorale, affirma que tout était une question de conditionnement et que l’être humain était malléable. Le féminisme en a fait son cheval de bataille pour faire avancer sa prémisse d’égalité-similarité-parité. Il s’agit de donner à l’enfant la bonne stimulation pour en faire ce que l’on veut. Des poupées aux petits garçons, des camions aux petites filles, et le tour est joué, une nouvelle race d’humain apparaît. Force nous est, aujourd’hui, de reconnaître les erreurs de ce paradigme : les hommes et les femmes ont des limites aux changements qu’ils peuvent subir. Les hommes ne peuvent apprendre à « materner » leurs enfants, tout comme les femmes ne peuvent devenir les modèles d’identification des garçons, sous peine de sévère conflit d’identité de ceux-ci. Les pères ne peuvent que « paterner » et les mères servir de modèle d’identification à leurs filles. Seul le semblable peut confirmer le semblable.

De plus, comme le dit Joe Tanenbaum,
« L’homme et la femme confondent constamment égalité et similarité. Pour la femme être traitée en égale par l’homme signifie être traitée par lui de la même façon qu’elle le serait par une autre femme. Mais lorsque les hommes traitent vraiment les femmes en égales, elles se sentent insultées, car elle ne veulent pas être traitées de la même façon qu’un homme en traiterait un autre. » (7)

Le sexisme n’est pas toujours là où le voit.

Alors, au risque de me faire traiter de rétrograde, de macho ou phallocrate, ou, pire encore, de misogyne, voici ce que la nouvelle et scientifique psychologie différentielle des sexes a constaté. En espérant que ces informations puissent faire disparaître la grande confusion existant autour de l’identité sexuelle, féminine ou masculine, permettant ainsi une meilleure harmonie dans nos foyers. Peu importe les commentaires, il n’y a aucun sexisme, ni aucun anti-féminisme dans les propos suivants : il n’y a que des faits, des faits et encore des faits, scientifiquement prouvés. N’y voir aucun jugement de valeur ou de tentative de normalisation, juste des tendances différentes.

Amusez-vous bien ! Mais n’oubliez jamais que nous sommes tous, au départ, des êtres humains… presqu’identiques.

Note au lecteur. Pour profiter au maximum du contenu de ce livre, il vous faut lire la phrase sur la page de gauche (côté féminin), puis celle sur la page de droite (côté masculin). Sauf pour le chapitre 17 sur Les couples heureux.

Références

1. En préface du livre d’Adrienne Mendell, Travailler avec les hommes, InterÉditions, Paris, 1997, 208 p.

2. Pour une discussion plus approfondie des sexualités, consultez le chapitre premier de mon livre Homme et fier de l’être.

3. Entre autres, Philippe Turchet débute son livre Pourquoi les hommes marchent-ils à la gauche des femmes ? par une charge à l’emporte-pièce contre les résultats des recherches en psychologie différentielle des sexes, disant que si les hommes et les femmes se quittent c’est à cause d’un « syndrome d’amour », et non pas à cause de leurs différences. Or, si les hommes et les femmes n’étaient pas différents, la majorité des hommes n’auraient pas une tendance naturelle à marcher à gauche des femmes, et les femmes à droite, lorsqu’ils deviennent amoureux et se trouvent aux prises avec ce syndrome. Turchet n’aurait jamais pu démontrer sa thèse, puisque que les hommes et les femmes marcheraient indifféremment à gauche ou à droite, amoureux ou non, ou tous et toutes chercheraient à marcher à gauche ou à droite. Ironie du sort, son livre m’a permis de confirmer et rajouter quelques différences.

4. Néologisme de plus en plus utilisé pour décrire la féministe radicale ou intégriste.

5. Le syndrome de Klinefelter se manifeste par la présence d’un 3e chromosome (XXX ou XYY) et celui de Turner par l’absence du 2e chromosome (XO). À noter que YYY et YO sont des impossibilités biologiques.

6. Il est surprenant de constater jusqu’à quel point les féministes radicales attirent les machos et sont attirées par eux.

7. Tanenbaum, Joe, Découvrir nos différences, p. 40.


Pour en savoir davantage sur les différences homme-femme

Dallaire, Yvon,
– Moi aussi… Moi… plus, 1 001 différences homme-femme, Éd. Option Santé, Québec, 1996, 192 p.
– Homme et fier de l’être, Éd. Option Santé, Québec, 2000, 334 p.
– Chéri, Parle-Moi… Dix règles pour faire parler un homme ? Éd. Option Santé, Québec, 1998, 144 p.
– S’aimer longtemps ? L’homme et la femme peuvent-ils vivre ensemble ? Éd. Option Santé, Québec, 1996, 192 p.

DeAngelis, Barbara, Les secrets sur les hommes que toute femme devrait savoir, Éd. Edimag, Montréal, 1993, 318 p.

Durben-Smith, Jo et Diane Desimone, Le sexe et le cerveau, La réponse au mystère de la sexualité humaine, Éd. La Presse, Montréal, 1985, 272 p.

Fisher, Hélène, Histoire naturelle de l’amour, Instinct sexuel et comportement amoureux à travers les âges, Éd. Robert Laffont, Paris, 1994, 458 p.

Gray, John, L’homme vient de Mars, la femme vient de Vénus, Éd. Logiques, Montréal, 1994, 327 p.

Tanenbaum, Joe, Découvrir nos différences entre l’homme et la femme, Éd. Québécor, Outremont, 1992, 234 p.

Tannen, Déborah Décidément, tu ne me comprends pas, ou Comment surmonter les malentendus entre hommes et femmesI, Éd. Robert Laffont, Paris, 1993, 350 p.
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© Tous droits réservés – Éditions Option Santé – Yvon Dallaire

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Première publication le : 04.02.2017 | 07:30
Source du test : Memorado
Source de l’article :  Yvon Dallaire – Editions Option Santé
Psycho Ressources.com © Tous droits réservés
Mise en page par Lio de France / Double Genre.

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Le scoutisme anglais est unisexe

LES GIRL GUIDES, SCOUTS ANGLAISES, ACCUEILLENT TOUTE PERSONNE QUI «S’IDENTIFIE EN TANT QUE FILLE OU JEUNE FEMME».

Les Girl Guides, scouts anglaises, accueillent toute personne qui «s’identifie en tant que fille ou jeune femme».
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«Accueillir et aider toutes les filles», quel que soit leur sexe ?

Les Girl Guides, la plus grande association unisexe de scouts anglaises (un demi-million de membres), dont la présidente d’honneur n’est d’autre que [la reine d’Angleterre] Elizabeth II, a décidé de mettre à jour sa charte : désormais, sera fille qui veut.

«Si un enfant ou une jeune personne s’identifie en tant que fille ou que jeune femme, alors cette personne est en mesure de rejoindre notre association dans la section appropriée à son âge», a précisé l’association dimanche.

Elle indique aussi que, conformément à la loi, les parents ne seront pas informés si leur enfant fréquente un groupe qui a un leader ou des membres transsexuels.

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Par : Délit d’Images
Publié le : 27.01.2017

Des poupées qui vous mettent en transes

dollsf2Préambule : définition du mot transe

  • État d’exaltation de quelqu’un qui est transporté hors de lui-même et hors du monde réel ; convulsions, manifestations extérieures marquant cet état. (www.larousse.fr/dictionnaires/francais/transe/79090)
  • La transe est un « état second », « ayant à la fois une dimension psychologique et une dimension sociale » (Georges Lapassade, La transe, PUF, 1990, p. 3).

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Message de Jean, un petit nouveau (sur un Forum en août 2016)

Bonjour à tous, je m’appelle Jean (prénom modifié), j’ai maintenant 26 ans. Je regarde, me renseigne sur ces poupées, depuis maintenant [plus de] 4 mois. Que peuvent t-elles m’apporter ? que vais-je faire avec ? Pourquoi cet achat ? Suis-je fou ?

Voici les questions que je me pose régulièrement, et que toute personne, qui n’a pas de difficulté à se remettre en question, peut se poser.

La satisfaction ? une présence semi-physique à la maison, un réconfort, le besoin d’être regardé par une fille qui ne juge pas.

Au delà d’une poupée sexuelle, je vois là un moyen de me vider la tête, avec un jouet, un hobby ? comment on pourrait appeler ça ? une adoration ?

Cet achat est pour moi un moyen de m’exprimer, je vais pouvoir faire des photos originales de mon modèle et essayer de partager mon travail avec une nouvelle communauté, les Dolls lovers ??? ha ha ! les « consommateurs » de Dolls ont-il un nom ?

J’ai déjà hâte de lui acheter des petits cadeaux pour la mettre en beauté. Faire plaisir à mon bout de silicone, me donne envie de vivre… L’expliquer ? on n’est tous victimes plus ou moins d’une société qui n’est pas à notre goût. Les choix de chacun varient.

L’un s’achète une voiture de sport et l’autre une poupée sur-mesure, de sa chanteuse préféré par exemple.

La plupart des hommes ont du désir, pour un homme ou bien pour une femme. N’est-il donc pas normal, de pas être indifférent à la beauté d’une jolie poupée en silicone ? non ? Je pense simplement que les gens qui jugent les consommateurs de poupées comme des malades mentaux, sont extrêmement fermés d’esprit.

De vous à moi, entre homme, je me fais souvent moquer de moi, quand j’avoue regarder des films pornographique ou bien d’avoir des sextoys chez moi. Pourquoi ?

Ce devrait être normal, on a tous nos pulsions ; à croire que les leurs sont différentes…

Je veux pas refaire le monde, je peux pas le refaire, avec un peu d’esprit et une mentalité évolutive, nos possibilités en seront élargies. Ne pensez-vous pas que l’humanité est en péril ?  ??? ha ha !

Je vais sans doute un peu loin dans mon message, mais ça m’a fait plaisir de partager quelques ressentis sur ces poupées, les gens, le reste du monde…

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Réponse de Syvie qui possède 2 poupées réalistes :

Hello Jean !

Eh oui, surprise ! c’est une femme qui te répond.

Toutes les questions que tu poses sont légitimes, mais tu t’en poses trop, je crois.  Dans la vie, on peut absolument tout faire, tant que cela ne nuit pas aux autres.

Observe un enfant qui joue avec sa poupée.  Il l’habille, la déshabille, l’engueule, la console, la promène, la chérie, la punit, etc…   Et pourtant, quel que soit son âge, il sait très bien que ce n’est qu’un morceau de plastique.  C’est la même chose avec des poupées sexuelles grandeur nature.  C’est nous qui perdons cette capacité de l’enfant à rêver et à inventer.

Pour moi, il est plus fou de s’acheter une bagnole de 60 mille euros, qu’une poupée et celui-là pense sûrement l’inverse.  On fait ce que l’on  veut !

Quand tu auras ta poupée, tu cesseras de l’appeler « mon bout de silicone ».  Tu lui donneras un prénom et tu t’attacheras peu à peu à elle.  C’est toi qui lui donnera vie, pour qu’elle soit une vraie présence.

J’ai deux poupées et je passe mes nuits avec elles.  J’imagine mal dormir seule : ce sont mes chéries.

Ne te compliques pas la vie et aime ta poupée, à la manière dont tu voudras.

Seulement, comme les enfants dans une cour de récréation peuvent se moquer des autres et être méchants, tu n’es pas obligé de crier sur les toits et dans tout le quartier que tu possèdes cette poupée.  Beaucoup de gens sont méchants, parce qu’ils sont fermés.

Si tu veux faire des photos de ta belle, n’en prends pas une trop grande.  Les miennes font 158 cm et pèsent 34 kg chacune.  C’est lourd pour les installer ! Que ta poupée t’apporte beaucoup de plaisir et de bonheur. Sylvie.  ;)

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Message de Dominique, modérateur et responsable après vente.

Salut Jean,

Il ne faut pas « avoir peur » de passer pour un fou, ou un pervers en faisant l’acquisition d’une doll (poupée en anglais). C’est encore assez nouveau pour le grand public, mais si on compare cela aux sextoys pour femmes [et hommes Nde 😉 ] qui sont eux très bien acceptés depuis peu ; il est normal que les hommes aient eux aussi de quoi se faire plaisir !

Personnellement, je pense qu’une femme grandeur nature en silicone (ou en TPE, soit : élastomères thermoplastiques), c’est quand même mieux qu’un simple godemichet ou vibromasseur. Niveau perversion cela devrait être perçu à l’inverse, la femme n’a son jouet que dans la partie du corps de l’homme qui l’intéresse seulement [Eh ! mais elle peut s’offrir un mec en TPE ou silicone, et tout équipé 😉 Nde] !

Bon il y a les Fleshlight pour les hommes (Fleshlight est une marque de masturbateur manuel pour hommes en forme de vagin ou autres orifices naturels. L’objet tire son nom d’un jeu de mots entre flesh et flash(light), du fait que le dispositif est inséré dans un boîtier en forme de lampe torche), mais si on a les moyens, une femme « au complet » offrira bien plus qu’un sextoy classique, autre qu’au niveau sexuel, j’entends. ;)

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Postscriptum de Sylvie

Dominique a tout à fait raison, Jean.  Les choses évoluent quand même.  Tous les membres de ma famille et de ma belle famille, ainsi que quelques autres personnes, savent que j’ai ces deux poupées.  Au pire, je passe pour une originale, mais sans plus.  Je n’ai jamais serré un sextoy dans mes bras, mais c’est vrai que s’endormir la tête posée sur les seins moelleux, doux et tièdes de l’une de mes poupées, [et mettre ma main sur les fesses de l’autre] est une expérience que je te souhaite de vivre. Sylvie  ;)

2 VIDÉOS en BONUS : la poupée du futur.

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Par : Lio  de France
Publié sur DG, le : 23.01.2017
Publié sur Forum DF : 24.08.2016

Transgenre, résultat du syndrome de « l’angoisse de séparation » ?

Voici (encore) un article qui ne plaira pas à nombre de transgenres. Alors, si cet écrit vous semble ne pas correspondre à une réalité quelconque, respirez-un bon coup, buvez un verre d’eau et tentez de concocter une réfutation totale ou partielle qui soit de bon aloi.

J’étais autrefois transgenre. Voici ce que je pense des enfants qui se croient transgenre.

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Par Walt Heyer du Daily Signal – traduit par Campagne Québec-Vie

Lorsqu’un jeune garçon, qui se donnait le nom de Stormi, une fille transgenre, a commencé à vendre des biscuits de louvette [biscuits que vendent de porte-à-porte les fillettes « Girl Guides » – Rédaction], ça n’a pas plu à un des voisins, annonce BuzzFeed.

Le voisin aurait rabroué : « Mais ça ne se fait pas, ça, un garçon habillé en robe qui vend des biscuits de louvette. »

Le voisin serait donc transphobe. Et s’il ne croyait pas simplement qu’un garçon lui jouait un tour ? Et s’il ne faisait que réagir en conséquence ?  Ce n’est pas tout le monde qui suppose qu’un garçon en robe qui vend des biscuits est transgenre.

Certaines personnes sont « genrophobes »

Stormi avait, aux yeux des voisins, l’apparence d’un garçon – parce que c’est un garçon. Les personnes transgenres se font peut-être elles-mêmes des illusions, mais les autres n’en sont pas dupes pour autant.

La vie en société n’est pas un monde fantastique où un garçon peut faire semblant d’être une fille, tout simplement en prononçant « Je suis une fille » et en changeant de dégaine.

Ceux qui feraient objection forte à la réaction honnête, « On n’achète pas de biscuits de louvette d’un garçon habillé en robe », sont peut-être eux-mêmes genrophobes, dans leur rejet et dérision de la réalité des genres masculin et féminin.

Ceux qui encouragent aux tout-petits de jouer aux acteurs, de changer de genre et de vivre dans un simulacre de la réalité ont besoin de comprendre que Stormi souffre peut-être simplement d’un trouble dissociatif, comme était le cas pour moi. Le désir de cesser d’être garçon a commencé chez moi à un âge précoce, résultat du travestisme que m’imposait ma grand-mère.

Il se peut que Stormi ait besoin de psychothérapie, non d’une robe.

Bien trop souvent, le personnel soignant collabore avec les troubles mentaux, au lieu de les traiter. Dire à un garçon avec un trouble psychologique qu’il a changé de genre n’est pas compassion ; le risque est plutôt de donner une éducation gravement irresponsable. En effet, refuser à l’enfant accès à la psychothérapie pourrait bien constituer une forme d’abus.

Mon histoire transgenre

Habiter un monde mental fantastique et imaginaire du genre n’est sain ni psychologiquement ni émotionnellement.

Je le sais : j’étais moi-même transgenre dès l’âge de quatre ans. Durant des décennies, malgré mes efforts de vivre mon identité masculine, l’impression d’être femme n’a cessé de croître en moi.

J’ai cherché l’aide d’un célèbre spécialiste en genre, qui m’a expliqué que j’étais un cas évident de dysphorie de genre – un sens d’identité fort et continu avec l’autre genre, et un grand malaise face au sexe proprement attribué. Il m’a dit qu’une chirurgie de changement de sexe était mon seul espoir de soulagement.

J’ai donc subi une chirurgie de réaffectation sexuelle à l’âge de 42 ans, après m’être habillé en travesti pour la plupart de ma vie.

J’étais transgenre pendant huit ans : mon nom était Laura Jensen, femme. Tandis que j’étudiais la psychologie dans le cadre d’un programme universitaire, j’ai découvert que les enfants transgenres souffrent, pour la plupart, d’une variété de troubles, à commencer par la dépression – celle-ci, à son tour, étant la conséquence d’éventualités telles qu’un échec personnel, une famille brisée, de l’abus sexuel ou un foyer instable. La dépression profonde mène les enfants à vouloir assumer une autre identité que la leur.

Cette idée a certainement fait écho chez moi.

Finalement, j’avais découvert la folie du style de vie transgenre : une fabrication mentale, engendrée d’un trouble mental.

J’aurais bien aimé que le spécialiste en genre, lorsque je suis allé chercher de l’aide chez lui, me dise que je ne pouvais pas changer de genre, que c’était une impossibilité biologique. Loin de là, il m’a approuvé une chirurgie de réaffectation sexuelle, opération qui, si l’on m’avait plutôt offert une psychothérapie appropriée, n’aurait jamais eu lieu.

Le rôle que peuvent jouer les traumatismes et troubles psychologiques

La vie d’un transgenre est non peu souvent le résultat direct de difficultés ou traumatismes reçus très tôt à l’enfance. Participer à faire entrer un enfant dans l’idéologie fabriquée de la vie transgenre ne l’aide pas à distinguer entre réalité et fiction.

On ne peut non plus ignorer la possibilité que l’enfant que l’on appelle Stormi souffre d’un trouble d’angoisse de séparation ou d’un autre trouble quelconque. Stormi habite déjà dans un foyer d’accueil. Et bien qu’il s’agisse d’un choix sécuritaire et parfois nécessaire, les soins d’un foyer nourricier ont pour fin la séparation entre l’enfant et les parents. Cela peut conduire en outre à des troubles psychologiques tels que le trouble d’angoisse de séparation.

L’angoisse de séparation découle de la perte ou de la séparation des vrais parents. Le chahut dans les ménages peut mener au stress, à la dépression ou à l’anxiété. Même les meilleurs foyers nourriciers peuvent provoquer un stress énorme dans la vie d’un jeune.

Le trouble d’angoisse de séparation, ainsi que d’autres troubles psychologiques, peut se faire passer pour une dysphorie de genre, poussant le personnel soignant et les praticiens à mal diagnostiquer et à offrir des soins inappropriés ou inefficaces.

La vie de Stormi évoluera tandis que sa maturité se développe. Vraisemblablement, dans quinze ou vingt ans, il se rendra compte qu’il n’a jamais changé vraiment de genre. Souvent, cette prise de conscience est un moment décisif, et la vie transgenre n’est plus aussi attirante qu’elle l’était auparavant.

Heureusement, comme moi, beaucoup de personnes transgenres retournent au genre qu’ils avaient jadis délaissé. Peu à peu ils reconstruisent la vie qu’ils avaient perdue.

Les trois hommes qui ont conçu l’idée de changer des garçons en des filles et de créer des transgenres – Alfred Kinsey, Harry Benjamin et John Money – étaient défenseurs de la pédophilie. (Pour plus d’information sur cette histoire, voir “Sex Change” Surgery: What Bruce Jenner, Diane Sawyer, and You Should Know [en anglais seulement].)

Le voisin avait raison : la louvette à sa porte était bel et bien un garçon habillé en robe – tout comme moi j’étais un jeune garçon qui se croyait fille.

Voici une intéressante vidéo… selon laquelle, suite au reportage ci-présenté, le gouvernement norvégien aurait cessé toute subvention étatique vers la recherche en théorie du genre.

Publié par :
Publié le : 20/07/2016 09:12
Titre original : « J’étais autrefois transgenre. Voici ce que je pense des enfants qui se croient transgenre. »
Source : §

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Changer de sexe comme de chemise ?

ChangerSexe
Un amendement pour changer d’identité sexuelle comme de chemise

Il était jusqu’à présent beaucoup trop difficile de changer de sexe à l’état civil. Les preuves trop compliquées à montrer. « Regardez, monsieur le préposé, touchez, vous verrez… » Délicat. Le gouvernement, toujours à la pointe de la pointe du ridicule, a souhaité mettre un terme à cette affaire avec un amendement à la loi qui permettra de passer d’homme à femme et vice versa sans avoir subi la moindre intervention chirurgicale visant à ajouter ou enlever l’objet de la tourmente. Il suffira à l’homme de se présenter devant le guichet coiffé d’une perruque blonde pour devenir madame et l’affaire sera entendue…. À l’inverse, madame se verra mentionnée monsieur sur sa carte d’identité, pour peu qu’au moment de sa réclamation, elle laisse entrevoir quelques signes de masculinité telle une clé de douze dépassant négligemment du sac à main. Mise à la sauce technocratique, il est dit que la mesure concernera les personnes qui sont engagées ou ont achevé un parcours de transition sexuelle… En cours de transformation, la mention « demi-madame » ou « presque-monsieur » eût été plus exacte, mais ne compliquons pas tout.

Le scandale que les apôtres de Françoise Hollande souhaitent enrayer concerne ces tribunaux qui ont eu l’audace de rejeter des demandes de changement d’état civil au prétexte d’absence d’intervention chirurgicale. Où allons-nous ? En 2013, la Cour de cassation avait estimé que le demandeur devait « établir le caractère irréversible de la transformation de son apparence ». Une perruque blonde collée sur la tête de manière irréversible, avec Super Glue, peut-il constituer une preuve du point de non-retour ? Francine Hollande y réfléchit.

En finir avec la réalité biologique, voilà le combat qui s’annonce. La mission ultime avant le saut dans le vide. Des « monsieur » et des « madame » qui n’en sont pas, des cartes d’identité surprise en vente au rayon confiserie… Le socialo en fin de vie veut partir en beauté, laisser sa trace d’escargot hermaphrodite sur le carrelage. Le bobo socialo rêve d’une société d’escargots. De citoyens mâles et femelles à la fois. Il veut ses Français avec une coquille sur le dos et ses deux petites cornes de cocu de la gauche qui pointent quand il pleut…

Trois plaignants français ont saisi la Cour européenne des droits de l’homme à bras-le-corps, estimant que le refus de changement de leur identité était contraire à l’article machin de la convention truc… Le gouvernement tout entier est concentré sur ces trois-là. L’Assemblée nationale est monopolisée, les Français sont dans l’attente de cette décision majeure…

La personne qui présente l’apparence non d’une femme ou d’un homme mais d’un crétin asexué pourra-t-elle, à terme, faire figurer cette particularité sur ses papiers ? L’éventualité sera examinée lors du prochain Conseil des ministres en présence de plusieurs représentants de cette tranche de population. Les LG bêtas.

Par :
Publié le : 21.04.016
Titre original : « Un amendement pour changer d’identité sexuelle comme de chemise. »
Source : bvoltaire.fr

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Claire Lombard, la travestie bourgeoise

Claire Lombard :  » Les doux-dingues sont mille fois plus intéressants »

Claire Lombard remue toujours ! Tantôt bourgeoise, tantôt travelo déjanté, dans son one-woman show, marrainé par Sylvie Joly (excusez du peu) CitéGay a eu le coup de foudre et le lui a dit . Confidences …

Tof : Hello Claire, tout d’abord, peux-tu me parler de ton itinéraire ?
Claire Lombard : En fait j’ai été longtemps créative en agence de pub . Je me suis spécialisée après dans la production sonore et la création radio, j’ai dirigé la section de production dans une agence . Et puis quand j’ai fait le tour de la publicité, j’ai eu envie de création un petit peu plus personnelle …

Tof : Et tu as rencontré Sylvie Joly …
Claire Lombard : Oui, avec qui j’ai fait beaucoup d’ improvisation . A l’époque, elle avait mis en scène un spectacle qui s’appelait Chansons et Bla-bla , que j’ai joué dans différentes salles, dont le Point Virgule et pour lequel j’avais écrit des chansons décalées . Elle a aussi chanté une de mes chansons dans un spectacle de revue musicale, qu’elle a fait à Mogador . Et puis, elle a participé comme voix off à Stars On Line, notre association de spectacles . Ensuite, je suis partie en Afrique et c’est en rentrant que j’ai décidé d’écrire ce One – Woman Show . Là elle marraine ce spectacle . Il y avait longtemps que je pensais à un one, j’ai donc décidé de l’écrire l’année dernière . Je l’ai tourné 3 mois, William Pasquier en est le metteur en scène, et Sylvie la marraine . Elle m’a beaucoup appris, notamment que la base, c’était la sincérité .

Tof : D’ailleurs, vous avez un air de famille, toutes les deux, autant physiquement que dans le style …
Claire Lombard : Oui, on a un peu la même origine bourgeoise . Pour ma part, je viens d’une famille de médecins . Je suis un peu l’exception …

Tof : As-tu des comptes à régler avec cette bourgeoisie ?
Claire Lombard : Pas vraiment . On ne peut pas dire que j’ai été élevée dans une bourgeoisie étroite d’esprit, réductrice . Mon père était un homme très ouvert d’esprit, et ma mère est psy . Dans ce spectacle, je me suis surtout plue à dénoncer l’hypocrisie de ce milieu, avec ce personnage, très bourgeois, qui par ailleurs peut se métamorphoser en un travelo d’origine un peu mixte, comme moi (ma mère étant juive russe et mon père auvergnat) .

Tof : On a l’impression que le travesti a plus les pieds sur terre que la bourgeoise ?
Claire Lombard : Le principe c’est un peu ça . La bourgeoise est tellement prise dans son univers bourgeois qu’elle est finalement toujours à côté de la plaque . Le travesti, qui appartient à un univers beaucoup plus décalé, véhicule plus un message de concret et de réalisme .

Tof : C’est assez nouveau, et même assez culotté, le fait de parler de séropositivité, dans un spectacle humoristique …
Claire Lombard : Ce que je voulais c’était aborder un peu tous les sujets un peu tabous, dont on parle jamais . En fait j’habite près de la Porte Dauphine, donc tous les soirs quand je rentre je croise fatalement des gamines de quatorze ans, en conflit avec des prostituées déjà plus installées .
C’est un milieu dont on ne parle jamais en Humour . Et j’ai eu un peu la même démarche avec la séropositivité, pour laquelle il existe maintenant des traitements, même si ce n’est toujours pas la panacée . D’une manière générale, on peut dire que j’aime aborder les sujets graves de façon décalée .

Tof : On a l’impression que tu as vraiment observé des prostituées . Plus que de les avoir simplement croisées furtivement le soir …
Claire Lombard : Je ne peux pas dire vraiment que j’ai eu des ami(e)s prostitué(e)s, mais j’ai connu plusieurs personnes : des jeunes qui se sont prostitués occasionnellement . Là on est à Pigalle, il y a par exemple une prostituée, Valérie que je cite dans le spectacle, et avec qui on va souvent prendre un café . C’est un univers qui a piqué ma curiosité et je trouve qu’on ne le connaît pas finalement . On a l’impression que ce ne sont pas des gens qui existent vraiment en tant qu’êtres humains et c’est dommage .

Tof : Tu sembles particulièrement sensibilisée à la prévention .
Claire Lombard : Oui, il y a un passage dans le spectacle, sur le préservatif féminin, d’ailleurs on est en train de voir si on peut en avoir, par le ministère de la Santé et le CGL, histoire de faire une distribution l’air de rien . C’est intéressant parce que ce sont des préservatifs de plus en plus utilisés par la population Homme du fait que la matière est beaucoup moins allergisante . J’aimerais vraiment en profiter pour enfoncer le clou sur la prévention . Effectivement, je suis assez sensibilisée à ce problème, car en tant que publicitaire j’avais eu à travailler sur des campagnes de prévention qui disaient par exemple il n’y a pas de population à risques, mais bien des comportements à risques …

Tof : De manière générale, qu’est-ce qui t’intéresse chez les gens ?
Claire Lombard : C’est sûr que les doux-dingues sont mille fois plus intéressants que les gens très insérés qui souvent sont finalement largement aussi malades et plus dangereux .

Tof : Par exemple, la bourgeoisie aurait-elle besoin de plus de poppers pour se décoincer (référence au spectacle) ?
Claire Lombard : Je pense surtout que dans les milieux bourgeois, il y a beaucoup de ça mais sous une hypocrisie énorme . Tout le monde sait que les clubs échangistes concernent plutôt les gens qui ont de l’argent . Je suis très frappée par le fait que personne ne dit avoir eu affaire aux prostituées alors que celles-ci ont beaucoup de clients . On peut se poser la question de savoir qui est consommateur finalement . Sur un autre plan je trouve qu’on a fait un grand pas en avant lorsque Bertrand Delanoé n’a pas eu peur de dire les choses . C’est une belle façon de combattre l’hypocrisie .

Tof : Tu trouves donc qu’il faudrait que les personnes connues rendent publique leur homosexualité ?
Claire Lombard : Bon, après il y a un choix personnel, c’est vrai . D’ailleurs l’initiative de Bertrand Delanoé ne lui a pas forcément réussi .C’est vrai que quand un homme important reconnaît son appartenance à une certaine marginalité, il enlève des kilos de plomb des épaules de gens qui se trouvent dans de petites positions et très malheureux de leur condition . Donc, c’est courageux de le faire .

Tof : Tu crois qu’on peut vraiment parler de l’existence d’une culture Gay ?
Claire Lombard : Oui tout à fait . Elle réside surtout dans tout ce qui est spectacle et amusements, peut-être parce que les gay sortent plus, sont plus ouverts, intéressés à beaucoup de choses, et ils ont du temps , alors que le carcan traditionnel permet peut-être de sortir moins .

Tof : En faisant ton spectacle tu as eu aussi envie de combler la demande d’une population qui ne se retrouve pas forcément dans ce qu’on lui propose ?
Claire Lombard : Oui, finalement depuis Elie Kakou, qui avait bien décapé sur ce plan, il n’y a pas eu de spectacles qui parle un peu de cet univers là et qui veuille le toucher . Sans que ce soit limitatif et que ça veuille enfermer la chose dans un ghetto .

Tof : Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire tout ça ?
Claire Lombard : J’aime faire rire . C’est une des plus belles émotions . L’humour est vraiment le seul moyen de ne pas devenir fou dans cet univers de distances .

Tof : Le travestissement n’est-il pas une manière de se révéler de manière plus authentique . ?
Claire Lombard : Oui tout à fait, mon travesti a un côté un peu paysan dans ses réflexions . Il dit des réalités qu’on ne dit jamais .

Tof : Tu aimes l’univers de la bédé ?
Claire Lombard : Ah, tu me poses cette question à cause du côté très rythmé du spectacle, un peu comme pour un zapping . J’ai vraiment voulu sortir du traditionnel en fait . Et puis j’aime les formats courts, peut-être un reste de mon passé de publicitaire . Et puis, ça va bien avec le côté schizophrène de mon personnage .

Tof : Quels sont tes projets ?
Claire Lombard : Le spectacle dure jusqu’en Février mais devrait être prolongé jusqu’en Juin . Ca semble acquis . Ensuite, j’aimerais emmener ce spectacle en province . Et j’ai aussi écrit un spectacle pour enfants, sur le thème des différences, c’ histoire futuriste de la rencontre de deux êtres antagonistes que tout oppose, une lionne et un ours, qui finissent par s’aimer, et décident de rester ensemble . Une pièce très interactive qui aborde les sujets du racisme, de l’ austrassisme, de l’homophobie .

Tof : Selon toi, qu’est-ce qui résumerait au mieux « La Bourgeoise remue toujours ? » ?
Claire Lombard : C’est un spectacle sur l’amour, la tolérance, l’absence de tabous et de cloisonnements . Et en fait c’est la seule partie intéressante de la vie . Courez-y !!!

Et bien c’est tout à fait ce que nous avons ressenti à CitéGay . C’est un spectacle rafraîchissant, original et on ne s’ennuie pas … Merci de cet entretien Claire, et chapeau pour tes prises de position !

La Bourgeoise Remue Toujours – Tous les Jeudi à 22h15 – Le Bout, 6 Rue Frochot – Paris 9ème – M° Pigalle

:TARIF PREFERENTIEL CITEGAY.COM :
En Décembre : 9 euros la place au lieu de 14 – RESERVATION IMPERATIVE AU 01 42 85 11 88 –

Publié le 08/11/2002 | Interview : Tof
Source : SiteGay.fr

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Julien Lepers travesti en Nabila

Julien Lepers, travesti sexy en Nabilla : La bimbo, « jalouse », réagit !

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir un extrait du spectacle de France 2

http://www.purepeople.com/video/iframe/2028439″ />

Julien Lepers travesti en Nabilla Benattia, le 25 décembre 2015 sur France 2 dans « Ze Fiesta ! ».

Le présentateur culte – et désormais sexy, contre toute attente !- a fait forte impression en ce jour de Noël 2015…

Vendredi 25 décembre, les téléspectateurs de France 2 avaient rendez-vous avec [l’émission] Ze Fiesta ! de Patrick Sébastien dès 20h50.

Afin de divertir les Français en point d’orgue de ce jour de Noël, l’homme de télévision de 62 ans a mis les petits plats dans les grands à l’Olympia en invitant de nombreux artistes à se « transformer »…

Ainsi, au bout de quelques minutes d’émission, c’est Nabilla qui a fait sa venue sur scène !

JukienLepers2016

Une Nabilla Benattia quelque peu originale puisqu’interprétée magistralement par… Julien Lepers, le futur ex-animateur de Questions pour un champion (très prochainement écarté par la nouvelle direction de France Télévisions).

Visiblement, l’animateur de 66 ans a bien entendu le message de sa direction, qui entend rajeunir et « féminiser » son émission culte après son départ

Devant ce spectacle inattendu, Nabilla elle-même n’a pas pu s’empêcher de réagir après cette prestation habitée. En voyant son double en jupe courte, sur ses talons hauts et arborant fièrement un joli décolleté, la bombe de 23 ans a tweeté, très amusée : « Vous êtes encore plus canon que moi M. Lepers ! Je suis jalouse de vous !!!!! »

De nombreux internautes n’ont pas hésité à faire savoir qu’ils aimaient la liberté de ton de celui qui a animé Questions pour un champion durant 27 années sur France 3.

« Les jours passent, et ce mec est de plus en plus magique« ,
« Voulez-vous m’épouser ?« ,
« Pour vous remplacer à #qpuc, c’est la remplaçante idéale. Pour féminiser, y’a pas mieux !« ,
« Plus belle que Caitlyn Jenner !« ,
peut-on lire dans les premières réactions sur Twitter.

Découvrez la prestation de Julien Lepers dès à présent dans notre player vidéo !

Le 26 Décembre 2015 – 11h28

Source : PurePeople.com

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Marseille, mauvaise passe des travestis algériens

A Marseille, le difficile parcours des travestis algériens

« Comme au bled, des personnes nous agressent parce que nous sommes homosexuels et différents, lance Rayane (*). On nous jette des cannettes, on nous insulte, on nous roue de coups. » Rayane a quitté Annaba, une ville de l’est de l’Algérie pour rejoindre Marseille au milieu des années 1980.

C’était à une époque où les Algériens pouvaient facilement obtenir un visa touristique d’une durée de trois mois pour la France. « C’est à cette période, comme l’observe le sociologue Laurent Gaissad, auteur d’une étude sur la prostitution algérienne à Marseille, que la plupart ont décidé de tenter leur chance en se prostituant de l’autre côté de la Méditerranée. »

Issus des milieux populaires, ils venaient de la métropole portuaire d’Annaba et de son arrière-pays, mais aussi d’autres grandes villes côtières comme Oran, Mostaganem ou Skikda. Mais, à la différence de Rayane, les Algériens allaient à Marseille pour se constituer un pécule et repartaient ensuite au pays. « Pour beaucoup, la prostitution n’était qu’une étape pour un commerce en Algérie, acheter une voiture ou un appartement », explique Laurent Gaissad.

« L’étape du mariage »

La situation est devenue plus difficile avec le début de la guerre civile en Algérie en 1991, et l’instauration de la loi Pasqua en 1993 pour renforcer les mesures contre l’immigration clandestine. Les déplacements sont rendus compliqués, voire quasi impossibles pour les Algériens ayant fait l’objet d’une mesure d’expulsion en France. « L’étape du mariage est soudain devenue un enjeu collectif pour ces personnes qui souhaitaient rester et qui craignaient de retourner dans leur pays où les homosexuels étaient menacés », souligne Laurent Gaissad.

CialHab
Abords gare St Charles/rue de la Grande Armée/rue de la Rotonde/Place Labadié

Depuis 1995, l’association Autres Regards organise des tournées dans les quartiers de la cité phocéenne dans un objectif de prévention, de réduction des risques sexuels et de lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des prostitués. Parmi eux, les travestis, qui sont victimes au quotidien d’agressions physiques et verbales. Dans les locaux de l’association, on s’inquiète du rétablissement du délit de racolage passif, voté par le Sénat fin mars, et de la suppression de la pénalisation des clients. « Avec le rétablissement de ce délit, on fragilise et on vulnérabilise ces personnes au lieu de les protéger », s’insurge Jean-Régis Ploton, directeur d’Autres Regards.

 

Djamel (*) fait partie de ces prostitués algériens qui ont choisi de se marier pour assurer leur sécurité. Dans les années 1990, il a épousé une Française d’origine algérienne pour avoir la nationalité. « Elle était lesbienne et j’étais homosexuel. Ce mariage m’a permis d’avoir des papiers et de préserver l’honneur de nos deux familles. »

A 49 ans, Djamel continue de se prostituer aux abords de l’avenue du Prado à Marseille. « Quand je suis arrivé en 1985 à Paris, j’ai fait la connaissance de prostitués algérois qui s’habillaient en femme. Comme j’avais besoin d’argent, j’ai commencé cette activité. Au bout d’une semaine, je suis redescendue à Marseille et j’ai continué à vendre mes charmes du côté de la gare Saint-Charles », se souvient-il.

« Les clients nous préfèrent en femme »

A cette époque, les prostitués algériens arpentaient les rues de ce quartier de drague masculine, dont la proximité avec la gare et l’autoroute A7 en direction d’Aix-en Provence et d’Avignon en faisait un lieu très fréquenté.

Aujourd’hui, les prostitués maghrébins ont pris possession d’autres quartiers : rue de la Bibliothèque, rue Adolphe-Thiers, rue de la Rotonde, avenue du Prado… Si ces hommes ont choisi de s’habiller en femme, c’est avant tout par nécessité économique et pour conserver un certain anonymat. « La prostitution en homme ne marche pas. Les clients nous préfèrent en femme. C’est également mieux pour moi. Dans la journée, je suis en garçon, je passe inaperçu et je peux mener ma vie librement », raconte Djamel. Aujourd’hui, les nouveaux arrivants se font rares. Seuls restent à Marseille les prostitués algériens venus dans les années 1980 qui, malgré les années, et les distances parcourues, vivent encore avec le poids du secret.

(*) Les prénoms ont été modifiés

1° Publication sur D.G. le : 29.05.2015 à 16h46
Par : Stéphanie Plasse (contributrice Le Monde Afrique, à Marseille)
Source : LeMonde.fr

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Travesti prostitué, vie en danger

TalonsPeepToe2
1° Article : La mort d’Eva, le travesti de Montpellier, enfin élucidée

[Avant Propos de Double Genre :

Notre blog évoque souvent les aspects apparemment libres, parfois extravagants de la vie que mènent les travestis. Rôles flamboyants au théâtre ou au cinéma, strass et paillettes chez Michou, plaisirs innocents du travestissement de salon, première sortie « en fille » … mais à fréquenter des hommes inconnus ou même bien connus, n’est pas sans risque.

Bien sûr nous direz-vous, en Europe, le travesti n’a pas choisi son « métier » sous la contrainte et dans l’exemple ci-dessous, notre joueur de rugby aurait très bien pu se transformer en coach sportif quitte à exercer ses talents à la troisième mi-temps. Mais si les destinées sont imprévisibles, et les avenirs impénétrables, les corps humains, eux le sont…

Parce qu’à la chanson de Michel Sardou « Et mourir de plaisir » ne vaut-il pas mieux « … mourir de mort lente« , comme le chantait Brassens ?

… à suivre.]

§

Le crime avait été d’une sauvagerie extrême et l’enquête semblait au point mort. Mais l’ADN a parlé.

C'est le travail de la police scientifique qui a permis de remonter jusqu'au meurtrier présumé

C’est le travail de la police scientifique qui a permis de remonter jusqu’au meurtrier présumé MaxPPP

Pendant vingt ans, sa silhouette était familière, la nuit, sur les trottoirs de Montpellier. Il faut dire qu’elle ne passait pas inaperçue, Eva : escarpins, bas résilles, une carrure imposante et des perruques blondes… De quoi attirer les regards, et aussi cet autre surnom qui circulait chez les noctambules locaux : Le Bison. Car Eva, pour l’état-civil, c’était Roger, 59 ans, un ancien rugbyman originaire de Pau (Pyrénées-Atlantiques) et que les cahots de la vie, alliés à une consommation de drogue et d’alcool excessive, avaient poussé vers la prostitution. « C’était quelqu’un de très gentil, de très croyant et qui aimait beaucoup les animaux », raconte un de ses proches. Chez lui, dans son studio situé au deuxième étage du quartier de Figuerolles, il avait des oiseaux, un chat et un chien.

ADN retrouvé

Dans la nuit du 24 au 25 août 2006, ses voisins décident d’appeler Police-Secours. Les bruits qui s’échappent du studio d’Eva sont inquiétants : « Arrête ! Arrête ! ça fait mal ! » Quand la patrouille arrive, le calme est revenu. Tout ce qu’on entend depuis le couloir, c’est le bruit d’une douche qui coule. Mais personne ne répond aux appels des policiers qui décident d’enfoncer la porte : ils aperçoivent une silhouette qui saute par la fenêtre. Et puis il y a Eva. Couchée sur le dos, en escarpins et bas résille, son cadavre supplicié. Le travesti a été égorgé avec une telle violence qu’il est presque décapité. Son corps n’est plus qu’une plaie : son meurtrier s’est acharné, lui infligeant des dizaines de coups de couteau. Le médecin légiste, à l’autopsie, en comptera plus de cent.

Pendant des heures, les techniciens de la police scientifique vont passer tout le studio au peigne fin, à la recherche d’indices pour confondre le coupable. Avec succès : les analyses des prélèvements vont permettre d’isoler l’ADN d’un homme, retrouvé mêlé au sang de la victime, ainsi que sur le pommeau de la douche. Comme si le tueur, après avoir commis ce massacre, avait pris soin de se laver. Parallèlement, l’enquête de voisinage ou dans l’entourage d’Eva ne donne rien : « Il faisait le tapin depuis vingt ans sans poser de souci », explique-t-on à la brigade des mœurs. Rien n’a été volé dans le studio, ce qui exclue la piste crapuleuse. Reste la piste d’un pervers ou d’un client peu observateur, furieux de découvrir, au dernier moment, qu’Eva était un homme.

Fichier national des empreintes génétiques

A la PJ de Montpellier, tous les espoirs reposent donc sur ce profil ADN du suspect, qui est intégré au fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Pendant près de cinq ans, ce fichier reste muet. Jusqu’à l’automne dernier, où les ordinateurs font un rapprochement entre ce profil et celui d’un homme placé en garde à vue. Il s’agit d’un Turc de 31 ans, qui vit lui aussi à Montpellier, visé par une procédure déclenchée après une plainte pour violences conjugales déposée par sa femme. Mais le temps que les expertises soient effectuées et que le fichier livre son verdict, il a déjà pris la poudre d’escampette. Interrogée, sa femme se souvient de ce soir d’été, quatre ans plus tôt, où il est rentré blessé à la main, tard dans la nuit. Et de cette histoire invraisemblable qu’il lui avait alors racontée, de ces deux hommes qui l’auraient séquestré dans un appartement. « Il m’avait dit qu’il avait dû en tuer un pour se libérer », précise-t-elle aux policiers.

Après avoir été traqué en Allemagne et en Turquie, c’est finalement en Belgique, fin avril, qu’il est repéré et arrêté à Anvers. La semaine dernière, il a été transféré devant un juge d’instruction de Montpellier, qui l’a mis en examen pour meurtre. Près de cinq ans après la mort de Roger, ce travesti qui voulait être Eva, mais que tout le monde appelait Le Bison…

Publié : en 2014

Par Pierre Kaya, correspondant France Soir à Montpellier

Source : Archive.FranceSoir.fr

§

2° Article : Montpellier : le « bison », un travesti, avait été tué de 80 coups de couteau

Montpellier : le "bison", un travesti, avait été tué de 80 coups de couteau
J.-M. M.

En plein centre de Montpellier (Hérault) où il faisait le trottoir, le quadragénaire a été retrouvé massacré à son domicile, le 25 août 2006, non loin du cours Gambetta.

Certains l’appelaient “Le Bison “, en rapport à sa carrure d’ex-pilier de rugby. Guy Labarrière, lui, avait choisi le pseudo d’Eva pour ses activités de travesti. Le 25 août 2006, non loin du cours Gambetta, en plein centre de Montpellier où il faisait le trottoir, le quadragénaire a été retrouvé massacré à son domicile : le médecin légiste a relevé sur le corps, simplement vêtu d’une paire d’escarpins et de bas résille, au moins 80 coups de couteau portés au visage (il a été égorgé) et à l’abdomen.

Un ADN suspect dans l’appartement d’Eva

À partir de ce jeudi 9 octobre, Hasan Demir, 35 ans, répond devant la cour d’assises de l’Hérault du meurtre de Guy Labarrière. Le procès intervient plus de huit ans après les faits parce que l’accusé a été pendant cinq ans en cavale. Le Turc, ancien champion d’haltérophilie, a été interpellé le 30 avril 2011 à Anvers grâce à la coopération entre les polices françaises et belges. Mais la brigade criminelle de la PJ le traquait depuis des mois. Au lendemain de la découverte du cadavre, les enquêteurs ont relevé un ADN suspect dans l’appartement d’Eva, mais ils n’avaient pas de nom correspondant. Jusqu’à ce qu’en septembre 2010, l’ex-compagne de Demir, jusqu’alors silencieuse en raison de la crainte de représailles contre sa famille en Turquie, se confie à un policier.

« Pourquoi un tel déchaînement de violence totalement gratuite ? »

Elle a raconté que son mari était rentré blessé à la main cette nuit du 25 août 2006 : il lui a affirmé avoir été agressé dans la rue et forcé à entrer dans un appartement où le travesti aurait voulu lui imposer des relations sexuelles. Craignant pour sa vie, il se serait défendu avec un couteau avant de s’enfuir. C’est en grande partie ce qu’il a répété après son interpellation. « Cet homme reconnaît les faits mais il a la conviction qu’il se trouvait dans une situation de risque vital confirment Me Abratkiewicz et Me Figueroa, les avocats du mis en cause. Sa version des faits apparaît crédible car rien dans sa personnalité ne peut expliquer un tel passage à l’acte, si ce n’est la peur de mourir ».

Mais pour l’accusation, le scénario livré par le trentenaire n’est pas le bon. Notamment parce que le voisinage direct a entendu à plusieurs reprises Guy Labarrière appeler au secours et demander à ce que la police soit appelée. « Et pourquoi s’est-il enfui s’il a failli être violé ? Non, la légitime défense est totalement invraisemblable tempête Me Rolfo, l’avocate des frères et sœurs de la victime. S’il a été agressé, et ça ne correspond pas du tout au profil de Mr Labarrière qui n’a jamais fait de mal à personne, il y avait forcément d’autres solutions que de donner cent coups de couteau ! Pourquoi un tel déchaînement de violence totalement gratuite ? Pourquoi égorger quelqu’un ? La famille attend une clarification ».

Publié par : Yanick Philipponat
Source : MidiLibre.fr

2 minutes pour saluer tous les genres

Un député allemand raille un projet de loi sur la diversité des genres!

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En réponse au projet de loi sur la diversité des genres proposé par le Parti Vert, un député du parti eurosceptique allemand AfD (Alternative pour l’Allemagne) a répondu au sein de parlement avec un discours quelque peu provocateur. Pendant deux longues minutes, il a énuméré  tous les genres, une bonne soixantaine, avant de livrer succinctement l’opinion de son parti sur le sujet.

Trans, le parti pris de l’hERPeS

Droits Egaux Trav Double Genre

Cela aurait pu être une embellie, mais, le spectacle lamentable d’une improvisation bâclée donné lors de la réunion de la Commission des loi à l’Assemblée Nationale ne laisse, sauf miracle, rien augurer de bon pour l’avenir des personnes transidentitaires dans notre pays.

Tout a commencé avec le dépôt par le député EELV, Sergio Coronado, d’un amendement dans le cadre du projet de loi sur les mesures relatives à la justice du XXIème siècle qui sera mis en débat au Parlement le 17 mai. Le député écologiste y prône un changement d’état-civil simplifié pour les personnes transgenres et transsexuelles par une simple déclaration devant un officier d’état-civil, en présence de deux témoins, comme cela est déjà le cas en Argentine, au Danemark, en Norvège, ou à Malte.

Ce qui aurait pu être un pavé dans la mare n’aura été au final qu’un petit cailloux sans conséquence dans la chaussure de la majorité. Il suffit de regarder l’extrait de la vidéo de la réunion de la Commission des Lois, qui aborde cette problématique, à partir de 1 heure 08 minutes et 49 secondes très exactement, pour constater la levée de boucliers des députés socialistes face à cette proposition. Il faut dire qu’avec huit députés encartés à EELV, les chances de voir cet amendement aboutir étaient plus que négligeables au point que l’on peut se demander si il s’agissait d’un coup de pub ou d’un coup pour rien.

Cela dit, les députés de la majorité ont eu des arguments plutôt étonnants pour refuser une proposition qui aurait fait passer l’hexagone de la lanterne rouge de l’Europe au peloton de tête des droits LGBT.

Le rapporteur a évoqué la sécurité juridique des personnes, mais, de quelle sécurité parle t-on ? De celle des personnes transidentitaires que l’on juge comme des assistées incapables de décider librement de leur destin, ou de celle d’une société qu’il faut protéger contre un phénomène encore considéré comme tabou ?

La réponse se trouve peut-être dans le rapport remis en 91 par Jacques Massip, conseiller à la Cour de Cassation qui évoquait, page 8, le phénomène en question de la manière suivante : « Mais les pouvoirs publics et les médecins ne sont pas favorables à un texte législatif. Ils craignent, comme cela a été constaté en Italie, qu’une législation permissive ait un effet d’entraînement et ne multiplie les demandes de changement de sexe ». Sans commentaires…

Autre argument pour enterrer définitivement l’amendement en question, l’indisponibilité de l’état des personnes déjà évoquée au Sénat par Christiane Taubira en juillet 2013 pour justifier une position que n’aurait pas désavoué l’opposition.

Si l’on appliquait ce principe à l’ensemble de nos concitoyens avec la même rigueur que celle que l’on impose aux personnes transidentitaires, la contraception, l’IVG, les opérations de chirurgie esthétique, et même le don d’organes, ne devraient se faire qu’avec l’accord d’un juge !

Il est vrai que le refus de légiférer sur le droit de mourir dans la dignité ou la PMA pour les couples de femmes montre à quel point l’abord des sujets dit « sensibles » est bien plus le fait de la morale que des valeurs démocratiques.

Autre point marquant de la réunion de la Commission des Loi, la reconnaissance soudaine par les députés socialistes de la nécessité de légiférer sur le sujet. Après quatre longues années passée à évoquer tout et n’importe quoi pour éviter d’aborder la question, voilà que le gouvernement et sa majorité sont brusquement pris d’une crise de bonté à notre égard. Que l’on ne s’y trompe pas, la bienveillance n’est pour rien dans ce brusque revirement. La raison en est d’ailleurs explicitement évoquée dans la vidéo : notre pays va être très prochainement condamné par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour le non respect des résolutions 1728 et 2048 du Conseil de l’Europe. Autrement dit, pour obliger les personnes transidentitaire à subir des opérations de stérilisation et de réassignation sexuelle au nom de l’archaïque jurisprudence de la Cour de Cassation de 1992.

C’est donc dans l’urgence que la majorité essaie de parer à une deuxième condamnation qui ferait quelque peu tâche pour les initiateurs du mariage pour tous.

Cette vidéo montre donc le député Erwan Binet défendant sa proposition de loi, dont j’ai pu exprimer tout le bien que j’en pensais dans ces colonnes, cette dernière se transformant en un amendement dans le cadre de la loi sur la justice. Rappelons que ce texte entend confier au procureur la procédure de changement d’état-civil à contrario de l’article 99 du Code Civil. Il serait bon de rappeler que ce dernier, ne disposant pas de l’indépendance d’un juge, peut-être à la merci d’une simple circulaire d’un ministre peu sensible à notre problématique qui l’inciterait à une extrême fermeté à notre égard. De plus, ce texte permettant un refus : « Si les éléments produits sont insuffisants pour constater que le demandeur remplit les conditions fixées à l’article 61-5 ou en cas de doute réel et sérieux sur la bonne foi de ces éléments », le peu de sécurité juridique dont bénéficiaient les personnes transsexuelles du fait de dépendre d’un magistrat du siège disparaît. Résultat : de nouveau un passage obligé devant le TGI en cas de refus du procureur avec pour seul résultat une perte de temps inutile et coûteuse dans une procédure qui l’est déjà suffisamment comme cela.

Cerise sur le gâteau, le ministre de la justice, ne s’estimant « pas totalement convaincu », a invité les députés Erwan Binet et Pascale Crozon à revoir leur copie, et ce, avant le début des débats qui auront donc lieu le 17 mai, c’est à dire presque demain…

Cette proposition de loi a été publiée le 29 septembre 2015, à cette époque, le président de la Commission des Lois était un certain Jean-Jacques Urvoas dont ont retrouve la signature sur le texte en question !

Cela ne peut signifier que deux choses. Soit l’actuel Ministre de la justice ne regarde pas ce qu’il signe, ce qui serait plutôt inquiétant, soit, il marque ainsi son désintérêt et celui de sa majorité pour un sujet dont ces derniers ne se préoccupent que lorsqu’ils y sont contraints, ce qui est loin d’être à leur honneur.

Brigitte Goldberg Headshot

Travesti, livre de David Dumortier

Livres : Travesti par DUMORTIER David

En se travestissant, David Dumortier a exploré la face cachée de centaines d’hommes. Que dit un homme quand il est nu ? Que dissimule-t-il derrière ses vêtements et ses autres masques ? Ce récit autobiographique nous invite à regarder en face notre humanité.

Résumé

David Dumortier est poète, mystique et travesti. Lyrique en diable et salope au lit, entre plume, téléphone et cierge à la Vierge, « Sophia » module sa vie entre sexe solidaire et suave sainteté, cache-sexe et scapulaire.

Tout commença violemment, un jour, à l’élevage familial. Le père pèse, cogne, voit son fils en charcutier puis finit par partir ; la mère souffre, maltraitée puis délaissée. L’enfant, lui, se pare parmi les porcs et s’empare en rêve du corps des journaliers qui travaillent à la ferme. Interne au lycée, un temps serveur, il gagne Paris …

…où il s’épanouit enfin dans l’art du travestisme. «Tout (son) corps appelle les hommes », un art que David reçoit de Michel que le HIV emportera, un art de fard et d’amour qu’il exerce au contact de corps intenses, ceux de Mourad, Ali, Adib, Karim. Livreur enamouré, conditionnel à la lourde hallebarde, étudiants, chauffeurs de bus, vigiles, ouvriers sans papiers, Français, Africains, Syriens. Valse de noms, ronde musclée pour passants violents ou attendris.

Mais paradoxalement dans la plus totale liberté : « Je ne veux pas de propriétaire… je suis la poussière de la tourbe, un buisson qui s’habille d’un paquet d’air. » Par instants, l’aventure s’épice de drôlerie : David se fait écrivain public pour les amoureux de la Saint- Valentin, critique littéraire émirati, conférencier scolaire. D’avoir reçu en bouche tant de passants, langue affûtée et palais de soie, d’avoir tant prié au nom du Fils et parlé au bout du fil, d’« être allé à la déchéance », que reste-t-il à l’auteur de Travesti : la certitude extatique que « le sexe d’un pauvre est sacré » et que « si vous désirez vous venger du mal que l’on a pu vous faire, prostituez-vous ». Dont acte.

Par Jean-Pascal Dubost, Poezibao, 27 février 2012

Écouter David Dumortier sur France Inter

CLIQUER ICI (jusqu’en juillet 2016)

Presse

Rencontre poétique à Tramayes Le JSL

Le poète « sulfureux » David Dumortier face aux enfants Le Berry Républicain

Ce n’est pas un livre anodin, ni son sujet, ni la tendresse ou les longs cris qui le traversent ne le sont. On en sort un peu abasourdi, pas honteux comme le bourgeois qu’un mot de travers effraie, mais assez bouleversé pour ce qu’il fait toucher du doigt : la proximité des corps et leurs entremêlements même, surtout dans la confusion des genres, révèlent beaucoup de ce qui fait l’être humain.
Amélie Bruneau, Parutions.com, 16 avril 2012


Mondes Interlopes

Travesti, récit autobiographique d’une étonnante liberté, drôle, féroce, subtilement salace, parfois touchant  (…) Il tire de siinguliers portraits, entre tendresse et noirceur, d’une plume toujours allègre.
Jean-Marie Gavalda, Midi-Libre, 6 avril 2012

Coup de cœur de Raphaël Sorin pour le récit Travesti de David Dumortier
Émission La Dispute, France Culture, 6 avril 2012, à partir de la 56e minute (de 21h à 22h)

Les âmes sensibles ne trouveront dans ce récit signé David Dumortier qu’un ingrédient, le seul digne d’exister en littérature pour Julien Green: l’intolérable vérité « Travesti » s’impose avec éclat contre ceux qui pensent qu’il existe de bons et de mauvais sujets en littérature. Le jour, David est poète et auteur de livres pour la jeunesse. La nuit, il enfile ses résilles et ses bottines en cuir pour, hop !, devenir Sophia. De poète à pute, il n’y a qu’un pas, celui que passent Fouad, Rachid, Thierry et les autres chaque nuit, pour se « vider les couilles ». Avec un sujet on ne peut plus racoleur, David Dumortier invente un beau livre bizarre où s’entremêlent les descriptions ardentes de passes – entre les «tricks» de Renaud Camus et les meilleures pages de Guibert – et la peinture saisissante d’une enfance campagnarde. S’ils dévorent les cadavres d’enfants non désirés, les porcs se révèlent plus sains que le père de l’auteur, en guerre immémoriale contre la féminité précoce de son fils. Quelque part, la nature est bien faite. Et la littérature aussi, lorsque les putains s’en chargent.
Arthur Dreyfus, Technikart, Avril 2012

Le Travesti vous regarde.  Travesti est de ces textes que l’on attend pas et que l’on se prend en plein figure. Dans une langue qui fait souvent du bien et dit beaucoup de mal, David Dumortier, poète dans le civil, habitué des salles de classe grâce à ses publications jeunesse, dévoile, en une confession tour à tour rageuse et bouleversante, sa vie de travesti.
Librairie Les Cordeliers, 03-04-2012

Ce livre courageusement autobiographique raconte la vie d’un homme mal aimé dans son enfance campagnarde et rude, devenu poète et écrivain le jour, travesti la nuit (…) De mots crus en images hard, du cynisme le plus abrupt aux vacheries les plus cinglantes, le narrateur ne recule devant aucune vérité, aucune dureté, aucune noirceur. Mais ne dévie jamais de son extraordianire talent, mélange détonnant de rigueur, de poésie et d’une certaine forme de mysticisme.

Gilles Chenaille, Marie-Claire, avril 2012

Un récit brut et autobiographique, sans fard, sans travestissement, justement (cela soutenu par l’image de couverture d’une carte à jouer, la reine de cœur Sophia, le roi de pique David). Le récit alterne trois personnalités du narrateur, l’enfant, qui reconsidère en adulte des instants d’enfance, l’écrivain de jour, qui se raconte lors des tournées où il fait l’écrivain dans les écoles, Sophia, qui goûte le plaisir de se raconter et, dévoiler. Je l’ai dit, et réaffirme, ce récit, cru dans son dire, ne cherche pas la provocation salace facile en vogue (…) il cherche à faire preuve de sincérité semi-autobiographique (car rien ne dit que le travestissement n’est pas narratif, non plus), il se joue de la double personnalité du narrateur-narratrice, il livre le témoignage d’un réceptacle du désarroi humain, pas le sien, mais celui des clients. L’auteur, en poète, joue dans ce texte sur la question du « je est un autre »

Actualités

David Dumortier invité de Charles Dantzig sur France Culture
Pour écouter David Dumortier, auteur de Travesti, invité de Charles Dantzig dans « Secret Professionnel » sur France Culture, dimanche 18 novembre 2012 , cliquez ICI

SOURCE : LeDilettante.com

Genre : Récit(s)
ISBN : 978-2-84263-700-2
Date de parution : 07/03/2012
Nombre de pages : 256
Couverture : Le Dilettante
Prix : 17,00 €
Exemplaire du tirage de tête : 68,00 €

–  Pour obtenir le tirage de tête

Plus d’informations

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Auteur

DUMORTIER David

DUMORTIER David
© le dilettante

Biographie

David Dumortier est né en 1967. Arabisant, diplômé de l’Inalco
(Institut national des langues et civilisations orientales), a séjourné au Proche-Orient. Vit à Paris.
Nombreuses publications : poésie, jeunesse, récits.

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Bibliographie

Travesti, 07/03/2012.

Chez d’autres éditeurs :

Poésie
Au milieu d’Amman, éd. Al-Manar, 2008
Lettres à un homme noir qui dort, éd. L’Atelier du Colophon, 2007
Croquis de métro, éd. Le Temps des cerises, 2005
Une femme de ferme, éd. Cheyne, 2004

Jeunesse
Des oranges pour ma mère, éd. Cheyne, 2012
20 poèmes au nez pointu, éd. Sarbacane, 2012
Les bateaux qui parlent, éd. Cheyne, 2010
Ma famille nombreuse 76 poèmes et un éléphant, éd. Rue du monde, 2009
Cligne-musette, éd. Cheyne, 2008
Yi et Yo, éd. Møtus, 2008
Mehdi met du rouge à lèvres, éd. Cheyne, 2006
Ces gens qui sont des arbres, éd. Cheyne, 2003
La Clarisse, éd. Cheyne, 2000

Récit
La Pioche de Salah, éd. Paris-Méditerranée, 2001

 

Travestis et transgenres, sites Internet


TahitiTrans2

ANGLAIS

Second Type Women, site très complet qui aborde tous les cas … d’espèce 🙂

TsRoadMap, site très complet, dans la langue de Shakespeare

BELGE

InfoTransgenre, site issu de Transgender Infopunt Identité – soins + vie quotidienne

FRANÇAIS

Agora, forum de convivialité pour ceux qui vivent leur féminité

DoubleGenre, blog des « Lettres de Noblesse des Transgenres et des Travestis. »

Dragmi.wordpress.com, transition ou pas ? cash, énervante, mais tellement attachante.

EsterMarie, blog qui regroupe un nombre important de blogs transgenre

HommeFleur.net – site avec galerie + infos + photos + tchat

HommeFleur.fr (ce n’est pas le même site que HommeFleur.net)

I-trans.net et son Forum + Le Petit Chat de Nad  (tchat entre trans, travs…)

TXY, blog incontournable du Net

XXY, site + forum de la communauté d’un autre genre

HOLLANDAIS

Estermarie.free, blog offrant une grande liste de liens internationaux.

MEXIQUAINS

CrossMe : site de belles photos de travestis

§

Responsables de blogs, sites, éditeurs, webmestres, internautes … etc,
envoyez-nous vos coordonnées pour compléter ce début de liste.
Dernière mise à jour : 16.11.2017 par L2F.

BlasonLaGrandCombe
Pour vos journées, séminaires et weekends de rencontres et d’échanges,
avec d’autres travestis et trans. Ambiance chaleureuse, discrétion et confort.
Rendez-vous et renseignez-vous toute l’année au MAS DE LA REGORDANE
Être femme dans un lieu authentique http://www.masdelaregordane.fr

 

Michou, le travesti qui fait mouche

Cabaret Michou, BONJOUR!

Chez Michou, un cabaret de grand renom, rencontre avec le Rideau Rouge - Margaux Lantier

Qui ne connait pas Michou ? D’Amiens sa ville natale, il atterrit à 18 ans dans notre chère capitale [Paris]. Comme il le dit dans sa chanson « rusé mais si fauché » il marquera les esprits à travers les générations !

En créant son propre cabaret il fait Mouche !

Cela commence par une boîte de nuit, puis en 1960 l’aventure commence. Michou lance son cabaret avec ses fameux shows de transformistes, où se bouscule tout le gratin parisien.

Nous sommes loin des années folles ou les nuits montmartroises se transformaient en véritables spectacles vivants avec plumes et paillettes. « Entrez par ici, tout est permis ! » Charles Aznavour le dit si bien « la musique et l’amour ne font pas corps ensemble ». Mais, en lançant son cabaret, Michou ranime cet atmosphère d’antan !

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Que se passe-t-il  pour que, depuis cinquante ans, le cabaret fasse toujours salle comble ?

Sur cette petite scène se bousculent Edith Piaf, Maria Callas, la merveilleuse Liane Foly, Carmen, Patricia Kaas, Britney Spears et j’en passe ! En effet la liste est longue…
Une actualité surveillée de près pour faire vivre les étoiles montantes, sans oublier les grands noms de la chanson française que les « Michettes » font revivre le temps d’une soirée !

Ce succès n’est pas un hasard ! Le spectacle de Michou est réglé à la perfection : maquillage, mimiques, costumes et gestuelles : un défilé des plus grandes stars qui ont marqué leur époque.

Un melting pot de nostalgie, de burlesque et d’émerveillement, toutes générations confondues.

Pour ce qui est du coût, tout se paye dans ce bas monde !

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Même un lâché prise s’achète, mais attention voilà ce que Michou vous propose : pour 110 €, accrochez vos ceintures ! on commence par une coupe de champagne, oui on joue le jeu, où on ne le joue pas. Un choix d’entrées vous est proposé, des plats, des desserts  accompagnés d’un café ! Le dîner se fait avant le spectacle, vous n’avez donc pas a choisir entre l’artiste et la flamiche.

Étant une grande admiratrice de cet établissement, le prix en vaut la chandelle. Parlons de l’homme à présent.

Depuis cinquante ans, il tient ses habitudes et accueille tous les soirs les novices et les habitués, pour une soirée que vous ne serez pas près d’oublier. Le succès et la médiatisation peuvent faire perdre pied. Michou, lui, reste dans sa simplicité avec la générosité qu’on lui connaît. Depuis la mort de sa maman dans les années 2000, il accueille tous les dimanches de chaque mois les personnes âgées du 18ème [arrondissement] au cabaret avec un mot qui sera bientôt banni du vocabulaire français : gratuitement !

J’ai eu le plaisir de rencontrer Fabrice Iglesias, alias Betty Boop, Mireille Mathieu et bientôt la grande Line Renaud. Fabrice travaille chez Michou depuis 2000.

C’est avec un sourire jusqu’aux oreilles et des étoiles pleins les yeux qu’il me parle du cabaret et de son plaisir, chaque soir à monter sur scène. Fabrice sera votre hôte avant que le spectacle commence et revêt ensuite ses tenues pour interpréter ses personnages.

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Un passionné qui aime ressentir l’admiration des clients !

 

SOURCE : LeRideauRouge.net
Pub gratuite : michou.com
Vidéo : Extrait du SHOW

2° PARTIE /

Biographie

1931 – 18 juin, Michou, né Michel Georges Alfred Catty à Amiens dans le département de la Somme, est le patron du célèbre cabaret « Michou », sis au 80 rue des Martyrs 75018 Paris.

1962, 13 juillet, Michel Catty « monte » à Paris pour faire sa révolution : il va se travestir en imitant la chanteuse en vogue France Gall ; il sort également sorti plusieurs singles.

Le style Michou : Michou adopte une apparence vestimentaire extravagante, dite kitch, dont ses fameuses lunettes bleues et une coiffure brushing décoloré ; de plus, il ne cache pas son homosexualité. Depuis toujours, le coloris préféré de Michou est le bleu, couleur de ses lunettes, ses vêtements et des décorations de la salle de spectacle.

Michou développe le concept du cabaret-restaurant-spectacle. Après le dîner, les lumières s’éteignent et le spectacle démarre. Sur une scène minuscule, des travestis remarquablement maquillés chantent en « play-back » en imitant les stars du show-business actuelles ou (le plus souvent) anciennes, dont les principales Dalida, Sylvie Vartan, Chantal Goya ou encore Edith Piaf.

Il combine aussi social et business tout en œuvrant pour divertir les personnes âgées et isolées du quartier en organisant notamment tous les mois un déjeuner dans son cabaret avec les pensionnaires de la maison de retraite de la Providence, établissement voisin de la salle de spectacle.

1973 – Il joue son propre rôle dans le film La Bonne Année, réalisé par Claude Lelouch.

2005 – 24 janvier, Michou reçoit la médaille de chevalier de la Légion d’honneur.

Michou en 2006.

2005 – février, un film-documentaire de 52 minutes, titré Michou, la vie en bleu, est réalisé pour France 5 par Frédéric Lievain.

2007 – janvier, lors de la « Nuits des Talents », Michou reçoit un trophée, remis par le Conseil Général de la Somme, son département de naissance.

1991 – 18 juin, Michou fète ses 60 ans. Michou devenu une célébrité, il réussit à réunir le Tout-Paris sur un bateau pour son anniversaire, fêtés au fil de l’eau sur l’un des bateaux mouche de la Seine.

2011 – 18 juin, Michou atteint ses 80 ans qu’il fête en grandes pompes, deux jours plus tard dans la célèbre salle du Trianon, entouré d’une pléiade de  personnalités, de ses Michettes et de son fidèle compagnon Erwan.

Le Cabaret Michou

L’établissement était au départ un restaurant et bar de nuit (qui n’eut pas toujours l’autorisation de rester ouvert toute la nuit : les clients s’y laissaient enfermer après 2 h du matin quand les règlements de police obligeaient « Lulu », la vestiaire chargée de la porte, à refuser de nouveaux clients). Au début des années 60, Michou y lança progressivement ses spectacles de transformistes, interprétant des classiques de la chanson, souvent de façon burlesque, parfois poétiquement. Il y participait en meneur de jeu toujours en scène : la troupe était réduite, constituée de personnages du quartier, tel « la grande Eugène », alors teinturier. Ce fut une adresse confidentielle, proche de Madame Arthur, et du quartier Pigalle.

2016 – 18 juin, Michou, tout de bleu vêtu, fête ses 85 ans en présence des ses amis Alain DELON et de Jean Paul Belmondo !

Échotiers et chroniqueurs de la nuit découvrirent cet endroit, après quelques années de spectacle plus ou moins improvisé. Georges Debot, ami de Michou, Jacques-Louis Delpal, par la suite responsable avec lui d’un petit guide « bleu tendre », puis auteur d’un livre sur les « travestis » (voir Travestissement), Alain Naulin, collaborateur de France-Soir, évoquèrent la boîte de la rue des Martyrs bien avant 1968 et la « libéralisation » des spectacles. On y vit souvent Yves Mourousi, journaliste à l’ORTF qui allait devenir un présentateur du journal télévisé de la Une.

Chez Michou tenait alors presque du club, à la fois très parisien et bon enfant. Michou « et ses Michettes » connurent la célébrité au cours des années 1970, la renommée parisienne devenant « nationale » et les émissions de télévision se succédant, alors que d’autres cabarets, au succès éphémère, contribuaient à l’engouement pour les spectacles à ce moment encore dits globalement et imprécisément de travestis (La Grande Eugène, L’Ange Bleu et, pour une part, l’Alcazar de Jean-Marie Rivière, où officiait Babette).

Le cabaret Michou n’allait pas désemplir. Expansif, amateur des meilleurs champagnes, toujours irréprochablement coiffé, embrassant les vedettes lors de toutes les manifestations festives, étonnamment matinal pour un noctambule, il est resté très populaire dans son quartier et à Montmartre, dont il est une personnalité symbolique, à l’instar de celle que fut sa grande amie Dalida.

Les transformistes se succèdent toujours, chaque soir, sur la petite scène du 80, rue des Martyrs, à Montmartre. Le spectacle Folies folles est encore de la veine « Michou », bien que le fondateur du cabaret, qui sort toujours des CD, ait pris quelque recul. Il a souvent été imité et parodié par le comique Jonathan Lambert, notamment dans la Grosse émission.

Liens utiles

– Plus de 130 transformistes trouvés sur ACTEURS-FETES.com


Travesti ou déguisé, explications !

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Ayant survolé Internet à l’aide de mon authentique clavier azerty, tel un drone militaire, j’ai transformé une simple réflexion de base sur le travestissement, en une véritable « drone » d’histoire, révélant ainsi la cartographie chaotique d’une scène de crime concernant un vocable de nature polysémique*

(adjectif* n’ayant aucun rapport avec Sem, fils de Noé, mais désignant tout simplement la propriété d’un terme qui présente plusieurs sens.)

En effet, si l’on prend le temps de lire la définition du verbe travestir, dans le dictionnaire Larousse (en italique dans le texte) de la langue française, on constate immédiatement la forte connotation négative, grotesque, voire burlesque associée à ce terme.

Travestir :
A/ Déguiser quelqu’un en lui faisant prendre les vêtements d’un autre sexe, d’une autre condition : Travestir un homme en femme.

B/ Fausser quelque chose en lui donnant un caractère qu’il n’a pas : ex. Travestir la pensée de quelqu’un.

Après ces rappels de définition du Larousse, commentons :

Déguisement : le travesti ne se déguise pas, il s’habille en femme, nuance ! mais non à la manière dont on porte un chapeau de sorcière, un soir d’Halloween, pour faire peur aux enfants du voisin ; mais au contraire, si le travesti se vêt en femme, c’est en cherchant à ce que cet habillement (et non cet accoutrement) soit le plus réaliste, le moins choquant possible, afin qu’on puisse l’identifier, sans aucun doute, à cet idéal féminin dont il aspire lui-même à incarner sa propre illustration.

Divertissement : contrairement aux joyeux fêtards qui se rendent à un bal masqué avec loups et autres tourets de nez , le travesti ne revêt point d’habits féminins pour « rigoler un bon coup »; non, il est certain que même s’il est d’un naturel souvent gai « ça ne le fait pas marrer » du tout. En lieu et place de se divertir, il souhaiterait plutôt faire diversion à cette vie de mâle qui ne lui fait aucun bien.

Fausser : En fait dans le cas du travesti, ce dernier ne fausse rien ; bien au contraire, il cherche à se défausser d’une identité qu’on lui a attribué à la naissance et il tente de redresser un tort qu’il prétend avoir été commis par la société de ceux qui ont pris le parti de décider pour lui, sans qu’il ait véritablement participé au choix de sa condition. Le travesti est aussi un athlète qui tente de franchir le fossé le séparant de l’identité qu’il souhaite personnifier.

Caractère : Eh bien oui précisément, quel est le caractère du travesti ?

Déjà, que signifie en français le mot caractère et laquelle des définitions ci-dessous pourrait s’appliquer au travesti de genre ?

Reprenons notre Larousse au mot : Caractère :

  • Signe écrit ou gravé appartenant à un système d’écriture, de notation : Un texte en petits ou grands caractères. Caractères romains, grecs, cyrilliques, chinois.

Cette définition ne concerne pas le travesti, même si s’écrivent en caractères majuscules ses efforts pour imposer sa nouvelle personnalité.

  • Marque distinctive, propriété de quelque chose, de quelqu’un :
    ex. Ces douleurs présentent les caractères d’une crise d’appendicite.

    Quelle est la marque distinctive d’un travesti ? Sur ce point il nous faut remarquer qu’à part le fait d’une ressemblance plus ou moins proche à son modèle féminin, le travesti n’a pas de marque distinctive : il a des cheveux de femme, des habits de femmes, des chaussures de femmes, le tout, achetés dans des magasins  … féminins.

    S’il n’est pas toujours aussi bien «sapé» que la plus belle des mannequins, il ne l’est rarement moins bien que nombres de femmes du quotidien.
    Quelles propriétés présentent le travesti ?

    Propriétés acoustiques ? : comme le disait Francis Blanche au Sar Rabindranath Duval, alias Pierre Dac : « ah bon, mais qu’est-ce que vous entendez par là ?  »

    Propriétés atomiques ? : c’est un électron libre, évidemment.

    Propriétés chimiques ? : condensé de personnalité … plutôt insoluble.

    Propriétés électriques ? : émissions non discontinues d’électricité statique, tendant à créer des situations électriques à haute tension.

    Propriétés de fabrication ? : formule = gènes + société + expériences.

    Propriétés magnétiques ? : très attractif !

    Propriétés mécaniques ? : bien qu’aspirant à la féminité, peu souple.

    Propriétés optiques ? : plutôt mal vu.

    Propriétés physiques ? : agréables (à regarder).

    Propriétés radiologiques ? : préfère les rayons XX aux XY.

    Propriétés thermiques et thermodynamiques ? :  contrairement à l’essence (de Guerlain), il est, du fait de sa double appartenance homme/femme, plutôt peu inflammable, ou tout du moins présente t-il un certain retard à l’allumage.

  • Aspect particulier, qualité de quelque chose :
    Insister sur le caractère définitif d’une décision.

    Aspect particulier – là il y a deux écoles :

    L’école de ceux qui veulent se faire remarquer à tout prix par des tenues flashy, kitch, délirantes ou simplement festives, voire carnavalesques, comme celles de nombreuses Drag Queen.

    Ou l’école de ceux qui recherchent un habillement à la mode et de « bon goût », des habits féminins simples mais chics et qui ne détonnent pas.

    Enfin pour une sortie shopping en ville réussie, le travesti choisira de préférence une tenue qui ne mettra pas la puce à l’oreille des vendeuses de magasins et lui donnera, la possibilité de se fondre dans la foule des passants et des passantes, sans s’attirer de remarques désobligeantes ou de provoquer de comportements hystériques, émanant de jeunes fous et folles : « ah ! mais t’es un homme ou quoi ? »

    Qualité(s) du travesti : Déjà, sur le plan administratif, il lui est très difficile d’obtenir la qualité de femme sur ses papiers d’identité (cf. l’article de Double Genre : « Au nom du peuple français et de mon c… » )

    Sinon, le travesti est comme tous les êtres humains, pétri de qualité et simultanément « kaffi » de défauts qui devraient pourtant l’identifier à la foule des individus qui peuplent cette planète, mais qui s’ingénient à le rejeter, parce que soit disant « différent ».

  • Aspect typique, original de quelque chose ;
    cachet : a
    ppartement sans caractère.

    Oui certes le travesti, tout en cherchant à se fondre dans la masse de ses concitoyens, présente cependant un aspect des plus original, dans la mesure où il refuse rien de moins que les conventions vestimentaires, sociales, matrimoniales, voire même religieuses ou comportementales des personnes au genre certifié.Son crédo : A l’instar de l’aphorisme qui claironne que « la liberté des uns, s’arrête là où commence celle des autres », le travesti prétend haut et fort que sa façon de se tenir en société, n’est en rien une intention de porter atteinte à qui que ce soit (les soit disant bonnes moeurs n’étant pas des personnes physiques, mais des idéologies virtuelles qui peuvent donc … crever ! ) Indépendamment d’une petite gêne de la part de ceux qui, reconnaissant l’identité réelle du travesti, s’en offusquent, ce dernier reste intimement persuadé qu’il ne fait de mal à personne.

  • Ensemble des dispositions affectives constantes selon lesquelles un sujet réagit à son milieu et qui composent sa personnalité : Un caractère autoritaire, souple, gai, hargneux, sournois.Là encore, le travesti faisant partie de la communauté des humains et à part s’en référer à ceux qui aiment bien classifier les individus en types distincts : nerveux, biliaires, lymphatiques ou pleins de tics …

    … il est à remarquer que le travesti ne se distingue en rien des autres personnes, qu’il est logé à la même enseigne que ses congénères, et qu’il existe peu de travestis en acier galvanisé type Rambo, lequel est réputé se comporter de façon complètement robotisée. Au contraire, le travesti est empêtré comme tout un chacun, dans les eaux glauques de l’océan de ses sentiments qui varient au gré du temps et des rencontres.

  • Aptitude à affirmer vigoureusement sa personnalité, à agir avec fermeté : Elle a fait preuve de caractère.

    Le travesti, malgré son aspect prétendûment efféminé, possède toujours un « tigre dans son moteur » et son caractère masculin (macho et Cro-Magnon) a souvent du mal à disparaitre sous le fard et les crèmes de beauté.

  • Génétique : désigne toute caractéristique individuelle transmissible de manière héréditaire aux générations suivantes.

    Le travesti est catégorique sur ce point : la génétique le gêne ! Il ne saurait calquer son comportement en fonction de chromosomes qu’il n’a jamais vus et avec lesquels il préfère « faire l’avion » (à hélice, bien sûr).

  • Imprimerie : Lettre ou signe servant à la composition des textes.La lettre fétiche du Travesti ou du Transgenre est évidemment le T, comme pour Travestisme, Transsexuel, T.Girls … etc.
  • Informatique et télécommunications
    1. Tout symbole (chiffre, lettre de l’alphabet, signe de ponctuation, etc.) employé pour représenter des données en vue de leur traitement ou de leur transmission.Le travesti ne veut connaitre qu’un symbole, le sex symbol et en matière de chiffre, il est souvent d’un caractère plutôt indéchiffrable.

      Comme écrit précédemment, sa lettre de l’alphabet fétiche est le T qu’il prend sans sucre de peur de perdre la ligne.

      Enfin son signe de ponctuation est très certainement le point de suspension qui laisse conjecturer le nombre infini de ses possibilités.

    2. Quantité d’information (6 à 8 bits en général) considérée par certains organes d’un ordinateur comme unité à traiter.

      Aujourd’hui, les bytes de bits se sont généralisés en informatique, mais le byte du travesti, ne contient qu’un seul et unique bit que les plus intransigeants castreraient bien volontiers pour le trans-former en zombi(t).

  • Religion : marque spirituelle et indélébile qu’impriment certains sacrements dans l’âme du croyant.

    Voici succinctement la position des religions par rapport aux travestis :

    Juive : Deutéronome 22-5 est catégorique : « Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu. »

    Mais dans un autre registre, Paul le juif, autrefois appelé Saül, qui s’est retrouvé par terre à Damas : « Car je vous dis, moi Paul, qui vous parle & qui suis Apôtre de J. C. & qui ne puis par conséquent vous tromper, comme font ces faux apôtres & ces Juifs travestis. »

    Chrétienne : Le travesti croyant est perturbé par sa Bible qui lui interdit, sauf en cas de nécessité, de porter des habits d’homme (cf. le Deutéronome 22-5, validé par un autre juif, Jésus de Nazareth.).

    Mais les chrétiens devraient se souvenir que c’est précisément à cause du port de ses habits d’homme que Jeanne d’Arc fut condamnée. Cependant, elle fut aussi réhabilitée et déclarée bienheureuse, puis sainte par l’Eglise catholique apostolique et romaine. En plus d’être la patronne secondaire de la France, elle pourrait même gravir une marche supplémentaire, en accédant au « podium de première sainte » des travestis et autres transgenres.

    Musulmane : prescription du même interdit que les religions chrétienne et judaïque ; mais le musulman peut aussi être amené à mettre un peu d’eau dans sa tasse de thé : cf. Indonésie, école coranique de travestis.

    Bouddhiste : croyance plutôt tolérante quant au travestisme et à la transidentité.

    Hindouiste : La pratique est réglementée selon les castes et il existe dans le sous-continent indien, des individus qui bien que biologiquement homme, intersexué ou femme biologique, sont considérés ni comme homme ni comme femme : ce sont les Hijra.

    Animiste : de très nombreuses religions imposent le tabou dans les relations sexuelles de l’homme et la femme, tandis qu’aussi, de nombreuses sont favorables à la transidentité…

    … à titre d’exemple, les Fa’afafines polynésiens, biologiquement mâles, se comportent de manière typiquement féminine, et sont considérés comme un troisième sexe à égalité avec les hommes et les femmes.

    Agnostiques :  ils ont résolu le problème en évacuant toute référence aux « saintes » Écritures. Mais là encore, il y a de nombreuses écoles qui font place à des débats plus qu’animés.

  • Statistique : propriété que possèdent, à des degrés ou avec des modalités différents, tous les individus d’une population, qui font l’objet de statistiques.

    Contrairement à une idée reçue, les statistiques récentes, concernant les travestis, font apparaître une population plutôt hétérogène dont les « scientifiques » ont déterminé plus d’une centaine de catégories différentes. Le travestisme touche toutes les catégories de la population et, contrairement à une idée préconçue, n’est absolument pas caractéristique de l’homosexualité.

    Lio de France / Double Genre.

    P.S. désolé, mais sur cette page les espaces entre les paragraphes sont souvent< instables et peuvent perturber la clarté de lecture du texte. 😦

Se travestir, première étape

« Conseils vestimentaires pour les travesti(e)s », par Julie MAZENS

Première étape

Travestie ou Transgenre, vous devez réaliser que vous êtes une femme à part entière avec ses qualités et ses défauts ; dans votre cas, généralement assez grande, plutôt ronde du bidou, plutôt carrée des épaules, plutôt masculine du visage, …

Vous n’êtes ni pire, ni vraiment différente. Vous devez vous assumer et ne surtout pas chercher à vouloir ressembler à la poupée Barbie Sexy que les sites de VPC soit disant spécialisés “Travesti” essayent de nous vendre.

  • Votre shopping : à faire dans les magasins connus et reconnus pour leur compromis qualité/prix et idem pour les achats par correspondance (Modatoi, Bonprix, …). Pour vous aider, nous avons publié un guide des tailles avec tableau de correspondance internationale.
  • Vous devez donc être vous-même !
  • Alors ? Y a-t-il un style que vous aimez, un vêtement que vous voulez porter ? Une couleur favorite ?
  • Le tout est d’adapter maintenant cette image que vous avez de vous même à votre morphologie de travesti, ainsi qu’à votre teint de peau et de cheveux. Là, c’est pratique, on peut changer de perruque au besoin :)

Utilisez le miroir

  • C’est indispensable. Bien s’habiller, c’est aussi bien s’observer.
  • C’est reconnaître votre beauté qui n’appartient qu’à vous… qui fait de vous une personne unique.
  • C’est aussi être capable de se regarder et de se trouver du charme, une aura , quelque chose qui plait, à vous et pas seulement aux autres.
  • Ne refusez pas votre physique. Il est IMPOSSIBLE de n’avoir AUCUN charme.
  • Détaillez votre silhouette.
  • Qu’aimez vous chez vous ? Vos yeux, votre buste ? Vos jambes ?
  • Êtes vous plus large du haut ou du bas ? Êtes vous ronde de partout ? Êtes vous grande ? petite ? bronzée ? pâle ?
  • Qu’est-ce qui vous complexe ?
  • Notez tout cela dans votre tête.
  • Sachez qu’il va falloir mettre en valeur ces atouts.
  • Être bien habillée, ce n’est pas avoir un corps parfait, ni avoir un portefeuille inépuisable.
  • C’est avant tout savoir doser entre accessoires, vêtements chers et beaucoup moins chers et silhouette. Un juste équilibre quoi !

Les couleurs

  • Oubliez les couleurs sombres. On a le droit d’aimer le noir, mais à moins d’être une gothique pure et dure (et encore !), à trop le porter, on ne fait qu’attirer l’attention sur nos complexes.
  • Un petit test peux vous aider : Munissez vous d’un bijoux couleur or et un bijoux couleur argent. Quelle couleur vous va le mieux au teint ?
  • Vous pouvez aussi faire le test avec des foulards de couleurs différentes : disposez le près de votre visage et regardez le résultat sur le teint, les yeux, les cheveux.
  • Or : les couleurs chaudes vous vont mieux, orange, jaune, marron et rouge. Vous êtes printemps ou automne et votre peau a un teint doré, ou tirant vers le jaune
  • Argent : préférez les couleurs froides : rose, bleu etc… Vous êtes hiver ou été, votre peau a un teint rosé ou tirant vers le bleu.
  • Ce n’est pas fiable à 100%, mais cela peut vous donner une idée.
  • Il faut une certaine harmonie de couleurs dans votre tenue, mais il n’y a plus vraiment de critères aujourd’hui. On disait avant que le rouge et le rose n’allaient pas ensemble, or ça ne choque plus vraiment personne maintenant. Évitez cependant de mélanger les tons chauds et les tons froids.
  • Si vous changez de couleur de peau, si vous bronzer ou que vous portez des lunettes colorées, les couleurs qui vous vont ne seront plus les mêmes.

Conseils de base

  • Ne vous habillez pas comme un sac, mais ne vous habillez pas non plus comme une fille de joie !!!
  • Essayez plusieurs tailles. N’achetez jamais plus petit, en espérant être plus féminine.
  • Évitez les tissus à motifs répétés et voyants comme les pois, les grosses fleurs… Si vous aimez les motifs, vous pouvez très bien choisir par exemple un petit haut avec une inscription ou un oiseau dans un coin.
  • Osez les matières différentes. Montrez votre éclat ! Une petite touche de satin ou quelques strass !
  • Achetez quelques basiques de qualités, mais qui coûtent souvent [un peu plus cher] : une jupe bien coupée, une robe ou une veste.
  • Une fois quel’on a ces quelques basiques, on peut se permettre d’acheter des petits hauts à bas prix, et justement les varier.

Des coupes adaptées à votre morphologie

Double menton

Il faut dégager le menton, éviter aussi de reproduire l’arrondi excepté pour les grandes femmes.

A privilégier :

  • encolure en V bien dégagée
  • veste à encolure classique près du cou ou en V, collet en pointe.
  • chandail à col roulé mais de couleur sombre

A éviter :

  • foulard
  • col montant
  • collet rond

Épaules larges

  • Favorisez les couleurs sobres en haut et claires en bas.
  • Évitez les cols roulés qui amplifient les épaules. Sauf ceux sans manches pour celles qui ont les bras fins.
  • Leur préférer les hauts à encolure bateau ou décolleté en V, ou bien les petits hauts, comme on voit en ce moment, avec lien coulissant et encolure large.

A privilégier :

  • les débardeurs à bretelles spaghetti (fine) qui coupent l’épaule, mais n’attirent pas l’oeil dessus.
  • les manches trois quart qui attirent l’oeil sur votre poignet et allègent le poids des épaules.

A éviter :

  • encolure carrées
  • épaulettes
  • rayures horizontales
  • col “bateau” (un peu carré)

Si vous êtes plus carrée d’épaule en haut, il se peut que vos jambes soient fines. Dans ce cas, mettez des jupes courtes, des pantalons colorés.

Trop de ventre

  • Choisissez des hauts de forme trapézoïde : ils marquent la poitrine mais ne moulent pas le ventre.
  • Prendre des coupes qui mettent en valeur la taille, si elle est bien marquée, et la poitrine, sans pour autant marquer le ventre.
  • Misez sur des décolletés, surtout si de profil, la poitrine dépasse la taille du ventre. Portez un corset.

A privilégier :

  • coupes qui cachent le ventre au lieu de le mettre en évidence.
  • coupes amples ou droite qui ne “plissent” pas à la hauteur du ventre.
  • vestes et gilets assez long pour cacher le ventre et assez ample pour ne pas “tirer”.
  • Préférez les pantalons avec fermetures sur le côté, cela évite de rajouter de l’épaisseur.
  • En hiver pour les jupes existent certains « collants ventre plat », ils limitent un peu la rondeur du ventre.
  • Vous pouvez porter une jupe par dessus un pantalon ; la jupe, de par sa forme, cache mieux le ventre.
  • Choisissez une jupe dans une matière peu élastique.

A éviter :

  • doubles boutonnages, blousons, qui ajoutent du volume.
  • vestes et gilets courts [avec un] motif de finition au bas du chandail qui attire l’oeil sur le ventre.

Lors de l’achat d’un haut, vérifier le tombé du dos car parfois la coupe fait un pli à la hauteur de la taille parce que le ventre “tire” le tissu vers l’avant.

Jambes épaisses

Il vous faut mettre en valeur votre poitrine (corset magique, silicones, …) et votre taille (corset).

A privilégier :

  • des vestes longues qui cachent le haut des cuisses
  • un chemisier ample porté sur une jupe ou un pantalon
  • un chandail long et ample
  • des jupes longues qui arrivent sous le mollet, mais fendues.
  • Une veste ouverte qui tombe sur la jupe ou sur la pantalon.
  • En hiver, mettez des collants noirs, car ils affinent ; pourquoi pas brillants d’ailleurs ?
  • Essayez les bas résilles, mais à petits carreaux. Petite astuce, vous pouvez porter des collants par dessous, pour couper le contraste entre la couleur de peau et la couleur des résilles.
  • Portez des chaussures à talons qui allongent vos jambes.

A éviter :

  • un motif de finition au bas du chandail qui attire l’oeil sur les cuisses.
  • une ceinture.
  • les motifs sur les bas et collants

Grande femme

  • Surtout arrêter de vous courber, cela ne vous va pas !
  • Vous pouvez vous amusez avec les matières, les formes et les superpositions : alors lâchez vous !
  • N’hésitez pas à casser votre silhouette avec des étoles, ou par exemple un imprimé en diagonale.
  • Vos hauts devraient arriver juste au milieu du bassin.
  • Choisissez vos pantalons dans des matières souples et fluides ou originales.
  • Portez des jupes longues et fendues qui dévoilent les jambes, ou des jupes à mi-mollet. Toujours dans des couleurs tendres et des matières fluides.

A privilégier :

  • toutes les coupes, mais il est préférable de ne pas trop opter pour des encolures en V qui donnent encore plus l’impression de hauteur.
  • tricots à fines bandes verticales.

A éviter :

  • Les jupes courtes qui allongent encore plus vos jambes.

Derniers petits conseils

  • Pas de démarche engoncée dans le sol. Vous êtes belle, faite le savoir !
  • N’avez vous jamais remarqué que ce sont les jours où vous vous sentez bien que l’on vous fait le plus de compliments ?
  • Ayez la démarche légère. Les épaules sont en arrière, le cou est droit, la poitrine ressortie. Vous êtes prêtes? Allez conquérir le monde !
  • Mettez de jolis sous vêtements, le fait de se savoir belle et sexy est toujours un plus pour le moral, même si vous êtes la seule à le savoir.
  • Personnalisez vos vêtements avec des accessoires qui rappellent les couleurs que vous portez : bijoux, foulard. Assortissez vos chaussures.§

Photo du profil de Julie Mazens
Par : Julie Mazens | publié le : 26 mai 2012
Source : TXY.fr  l’incontournable blog des travestis.

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BlasonLaGrandCombe
Pour vos journées, séminaires et weekends de rencontres et d’échanges,
avec d’autres travestis et trans. Ambiance chaleureuse, discrétion et confort.
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Pas bon d’être travesti en Algérie

Vidéo. Alger/ Un travesti roué de coups par une foule déchaînée

C’est une vidéo qui fait des ravages sur le web algérien. Il s’agit d’un travesti roué de coups et presque lynché par une foule déchaînée. La scène se déroule, vraisemblablement, à Alger. L’accent des acteurs de cette vidéo est algérois. Et l’on aperçoit clairement un véhicule immatriculé à Alger. 

“Hram Alikoum, Hram Alikoum”, s’écrie le travesti le visage ensanglanté.

La foule lui crache dessus, l’insulte et continue à le tabasser. Les images sont très violentes. La foule enragée s’acharne contre cet homme accusé de tous les maux. “Tu n’as pas honte de te déguiser en femme ? Tu connais quoi au h[a]ram toi”, s’écrient ses jeunes agresseurs qui le giflent à tour de rôle. Affalé au sol, le travesti se relève difficilement. Il n’a dû son salut qu’à l’intervention d’un homme plus âgé, d’après les intonations de sa voix, qui demande aux agresseurs de le laisser partir en paix.

Aucun détail précis n’est disponible pour déterminer la date et le lieu exact de cette agression brutale qui suscite une véritable polémique sur les réseaux sociaux. Mais avec ces images très choquantes, la police a de quoi déclencher une enquête. Sauf si elle estime qu’un travesti n’est pas un citoyen et n’a donc pas droit à la protection de l’Etat.


Source : ALGERIE-FOCUS.com
LIEN VIDÉO : vidéo supprimée ! …

MAIS HEUREUSEMENT, CETTE INFO A ÉTÉ REPRISE (à temps)
par STOP HOMO PHOBIE . com

VIDÉO. Un travesti roué de coups par une foule en Algérie : Alouen lance un appel à témoins

Un travesti, accusé d’abomination sans doute en raison d’une « homosexualité présumée », a été violemment agressé en Algérie, par une meute d’individus déchaînés qui n’ont pas manqué de filmer la scène.

Les faits se seraient vraisemblablement déroulés à Alger, si l’on se réfère notamment à l’accent des assaillants et à la plaque d’immatriculation du véhicule que l’on voit brièvement sur une vidéo publiée sur les réseaux.

Malgré les supplications, visage ensanglanté, la victime est humiliée, rouée de coups : « Tu n’as pas honte de te déguiser en femme ? », [hurle] la foule en lui assénant des gifles…

Dans un pays où l’homosexualité est un crime, c’est le triste sort « de beaucoup d’homosexuels et travestis », dénonce l’association Alouen, dédiée aux droits des LGBT algériens : « La violence et le crime sont si banalisés, que les agresseurs défient toute autorité et filment ce genre de pratiques dénuées de toute humanité. »

Les images sont violentes et font polémique. Mais si parfois les commentaires sont ironiques, la majorité des internautes [est] choquée : « Il faut le frapper, sinon il risque d’en contaminer d’autres ? C’est dramatique ! », écrit un jeune homme, soulignant qu’effectivement « c’est bien une phobie, ces gens sont malades ! »
«On [ne] peut ne pas apprécier les hommes efféminés… mais frapper un humain comme ça c’est franchement honteux », ajoute un autre : « Je suis horrifié par autant d’intolérance et de méchanceté. Ce qui me console un peu, c’est l’intervention de quelques sages qui ont permis de sauver ce pauvre [travesti] de cette foule déchainée. » Effectivement, la victime devra son salut à l’intervention d’une personne plus âgée, dont on entend malheureusement uniquement la voix.

Aucun autre détail ne permet d’identifier les agresseurs, ni d’ailleurs la victime, ou encore de déterminer la date et le lieu exact de l’agression. Il y aurait bien pourtant de quoi ouvrir une enquête mais, « l’État algérien est complice, en passant [sous] silence ce genre d’incident… », explique encore Alouen, dans son communiqué, soulignant que les victimes risquent même de se voir ensuite accusées d’avoir « provoqué les foules par leur nature. »

Pourquoi une personne, [au motif] qu’elle se travestit, n’aurait pas droit à la protection de l’État ? Alouen lance un appel à témoin pour essayer de recueillir des informations. Vous pouvez nous contacter, ou joindre en message privé l’association Alouen sur leur page Facebook.

Par Terrence Katchadourian | Publié le 17 novembre 2015
Source  Stophomophobie.com

Travestis et transgenres pris sur LE VIF

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Transgenre, transsexuel, travesti…pour en finir avec les préjugés

Caroline De Ruyck, du journal en ligne LE VIF.be, nous rapporte :

Si, pour la plupart d’entre nous, le terme « transgenre » évoque spontanément l’image d’hommes ou de femmes ayant subi une opération de changement de sexe, il recouvre en réalité un groupe de personnes beaucoup plus diversifié. Il est temps de tordre le cou aux malentendus et aux préjugés.

Transgenre, transsexuel, travesti… lorsqu’on n’est pas étroitement familiarisé avec la question, on a vite fait de s’y perdre ou de s’emmêler les pinceaux entre ces différentes notions ! Ces trois termes recouvrent pourtant bien des réalités distinctes, souligne Katrien Van Leirberghe, rattachée à la coupole flamande des personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres çavaria :

« On utilise le terme de ‘transgenre’ pour désigner une personne dont l’identité de genre (son vécu personnel de sa masculinité ou féminité) ne rejoint pas son sexe de naissance. Il peut s’agir d’individus dont les choix vestimentaires sont en contradiction avec les attentes de la société, qui se sentent tantôt hommes, tantôt femmes, qui se perçoivent comme un homme dans un corps de femme ou inversement… Il s’agit donc d’un terme global, qui recouvre trois grandes catégories : les travestis, les « transgendéristes » et les transsexuels. »

Né dans le mauvais corps

Ces individus ne souhaitent pas tous, loin s’en faut, changer de sexe ou mettre leur apparence en concordance avec leur vécu de leur identité de façon permanente. Les travestis portent par exemple des vêtements culturellement associés à l’autre sexe de façon sporadique ou régulière, tandis que les « transgendéristes » combinent des caractéristiques identitaires masculines et féminines. Seuls les transsexuels sont souvent tiraillés entre leur sexe biologique et leur identité de genre au point de vouloir se soumettre à une intervention chirurgicale qui leur permettra de modifier le premier pour l’aligner sur leur ressenti. On dit quelquefois de ces personnes qu’elles sont « nées dans le mauvais corps ».

Un autre malentendu fréquent est qu’une personne qui se sent appartenir à l’autre sexe et/ou se comporte en conséquence serait forcément homosexuelle. « On confond encore souvent transgenres et holebis. De nombreuses personnes s’imaginent par exemple que tous les travestis sont homos ou qu’un transsexuel est forcément hétéro, alors que ce n’est en réalité pas si simple, poursuit Katrien Van Leirberghe. Je n’irais toutefois pas jusqu’à affirmer qu’il n’y a aucun rapport, car de nombreuses personnes se supposent homosexuel(le)s avant de finalement s’identifier comme transgenres. On remarque aussi qu’il y a beaucoup plus de transsexuelles (personnes nées hommes mais devenues femmes) lesbiennes que de transsexuels (nés femmes) gays : 26 % des transsexuelles aiment les femmes, tandis que 5 % seulement des transsexuels sont attirés par les hommes. On trouve donc parmi les transgenres aussi bien des hétérosexuels que des homosexuels ou des bisexuels, comme dans la population générale. »

Égalité des chances

La population transgenre dans notre pays [la Belgique] est difficile à chiffrer, car ces personnes sont loin de se faire toutes opérer et de solliciter le changement de sexe juridique qui permettrait de les enregistrer. D’après les chiffres du registre national, 676 Belges ont officiellement changé de sexe entre 1993 et 2013 (69 % nés hommes et devenus femmes, 31 % nés femmes et devenus hommes). D’après le centre d’études des genres de l’université de Gand, ce n’est toutefois que la partie visible de l’iceberg : en réalité, l’identité de genre s’écarterait peu ou prou du sexe de naissance chez un homme sur 1000 à 2000 et une femme sur 2000 à 4000. Une minorité seulement (1/12.900 hommes et 1/33.800 femmes) fera appel à la chirurgie pour changer complètement de sexe. Les autres se borneront à un parcours médical plus limité voire inexistant et resteront donc invisibles dans les statistiques.

Comment expliquer l’énorme décalage entre le nombre d’hommes et de femmes qui changent de sexe ?

« Il existe une hypothèse biologique selon laquelle certains processus initiés in utero prédisposeraient davantage les hommes. D’autres théories avancent que les femmes occidentales rencontrent moins d’obstacles que les hommes à l’expression de leur identité de genre (contrairement à un homme en jupe, une femme en pantalon n’interpelle plus personne). De ce fait, les personnes nées hommes qui s’interrogent sur leur identité de genre pourraient plus rapidement s’identifier comme transgenres, puisqu’elles ne correspondent pas aux critères relativement étroits de la masculinité. »

Maman, je veux être un garçon

La remise en question du sexe biologique peut se faire très tôt dans l’enfance. « De nombreux enfants traversent une période de découverte du genre où ils déclarent à leurs parents qu’ils préféreraient appartenir à l’autre sexe. Si ce questionnement devient problématique, il est toujours possible de consulter une équipe spécialisée. Les trois quarts de ces enfants s’avéreront finalement homosexuels plutôt que transgenres. Lorsqu’il existe un réel problème de dysphorie de genre et qu’une transition semble pouvoir s’avérer bénéfique, il est envisageable, moyennant l’accord des parents, d’initier un traitement pour bloquer le développement pubertaire. »

Une intervention de changement de sexe (transition) n’est légalement autorisée qu’après l’âge de 18 ans dans notre pays. Elle peut reposer sur un traitement hormonal (dès 16 ans) et/ou chirurgical, mais devra toujours être précédée d’une période où la personne adopte le genre souhaité dans la vie de tous les jours. Le changement se passe-t-il toujours sans encombre ? « Ce ‘grand moment’ suscite chez certains transsexuels des attentes tellement importantes que la médecine ne sera jamais en mesure de les combler. Il peut donc arriver que le patient soit déçu du résultat ou qu’il y ait des complications. Bien souvent, ces personnes accordent toutefois beaucoup plus d’importance à d’autres caractéristiques extérieures (pilosité faciale, voix…) qu’au changement de sexe proprement dit. »

La majorité des patients transgenres belges sont traités à l’UZ Gent. En 2013, l’hôpital a pris en charge pas moins de 113 personnes, alors que la moyenne pour les années précédentes était de 77. Autant dire que l’attente est parfois longue avant de pouvoir bénéficier d’une opération (jusqu’à deux ans) ou même d’un premier rendez-vous chez un psychologue (jusqu’à 4 mois)…

Caroline De Ruyck

Le cadre légal

En Belgique, la loi sur la transsexualité permet aux patients qui changent de sexe de faire modifier leur nom et la mention m/f sur leurs documents officiels – moyennant certaines conditions. La personne devra notamment présenter une attestation du psychiatre et de l’endocrinologue certifiant qu’elle « a la conviction intime, constante et irréversible d’appartenir au sexe opposé ». En outre, son corps devra avoir été « adapté à ce sexe opposé dans toute la mesure de ce qui est possible et justifié du point de vue médical » et elle ne pourra plus être en mesure « de concevoir des enfants conformément à son sexe précédent ». Çavaria voit dans ce dernier critère – qui constitue ni plus ni moins qu’une exigence d’infertilité – une véritable atteinte aux droits de l’homme qui devrait absolument être rectifiée.

Le Parlement Européen abonde dans son sens : le 4 février 2014, il a adopté une résolution pour qu’une feuille de route soit adoptée, afin de protéger les droits fondamentaux des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI). Il mentionne que les États membres devraient « instaurer des procédures de reconnaissance juridique du genre ou réviser celles déjà en place, en vue de respecter pleinement le droit des personnes transgenres à la dignité et à l’intégrité physique », notamment pour empêcher leur stérilisation et arrêter enfin de les considérer comme des personnes souffrant de troubles mentaux.

Un nouveau site web dédié aux personnes transgenres

Le site internet de l’association flamande « Transgender Infopunt » connaît désormais une déclinaison francophone : www.infotransgenre.be

Cette nouvelle plate-forme contient des informations destinées à aider les personnes transgenres et leur entourage, notamment au niveau administratif.

16/05/14 à 15:21 – Mise à jour à 15:21 | Source : Journal en ligne LeVif.be

Kabuki, théatre d’hommes travestis

Le kabuki
歌舞伎

Un onnagata, un acteur spécialisé dans les rôles féminins dans le théâtre kabuki. (Crédit: DR)

Baroque et populaire

Longtemps méprisé au profit du classique , le kabuki est resté un art dramatique bien vivant depuis sa création, il y a plus de quatre cents ans.

Les origines du kabuki restent assez floues et controversées. En 1603, une certaine Okuni, prétendue prêtresse du sanctuaire d’Izumo, s’installe à Kyoto pour présenter danses religieuses et saynètes. Elle y apparaît travestie en homme et habillée à l’occidentale, n’hésitant pas à braver les premières persécutions chrétiennes en portant croix et rosaires…

Le théâtre Kabuki-za dans le quartier de Ginza à Tokyo. (Crédit: DR)

Sensuelle censure

Forte de son succès, Okuni fait appel à des danseuses itinérantes. Ses spectacles délaissent progressivement l’aspect religieux pour devenir un divertissement alliant danse et sensualité. Guerriers, bourgeois, artisans ou paysans, tous accourent pour voir Okuni et sa troupe, les plus fortunés s’arrachant les faveurs des danseuses après les représentations. La prostitution et la mixité sociale inquiètent les autorités, qui décident de bannir définitivement les femmes de la scène en 1629. Remplacées par de jeunes garçons, la situation reste inchangée mais l’arrivée de véritables acteurs d’âge mur calme les ardeurs du public et permet au kabuki de devenir un art dramatique à part entière.

La censure par des réformes de l’époque Meiji (1868-1912) a tenté d’en faire un divertissement respectable au même titre que le , mais acteurs et auteurs ont su préserver l’essence du kabuki, démesuré et exubérant. Le spécialiste et critique de théâtre japonais WATANABE Tamotsu reconnaît que « les facteurs qui ont permis aux quatre formes de théâtre classique japonais qui sont le , le bunraku (théâtre de marionnettes), le kyôgen (théâtre comique) et le kabuki de perdurer au Japon dans leur forme traditionnelle, là où la tragédie grecque ou le théâtre élisabéthain ont échoué en Europe, restent inexpliqués ».

Le kabuki se caractérise par une scène bien spécifique permettant aux acteurs de faire une entrée majestueuse. (Crédit: DR)

Extravagance codifiée

Le kabuki se caractérise par une scène bien spécifique, munie d’une machinerie complexe, d’un plateau central tournant et du hanamichi, passerelle courant jusqu’aux loges entre les spectateurs et permettant aux acteurs de faire une entrée majestueuse. Les personnages principaux y effectuent le mie, sorte d’arrêt sur image spectaculaire, moment fort de la pièce. Tout comme le nô, le kabuki est extrêmement codifié. De la gestuelle aux costumes en passant par l’intonation des répliques et la couleur du maquillage, rien n’est laissé au hasard. Le répertoire, riche et varié, embrasse la comédie, le drame, l’épopée historique, les histoires de fantômes en passant par les récits du quotidien ou les pièces dansées.

Les expressions d’un acteur de théâtre kabuki. (Crédit: DR)

L’absolu féminin

Les acteurs se transmettent leur savoir de génération en génération et sont souvent spécialisés dans un type de rôle particulier. Le plus connu et fascinant est certainement l’onnagata, acteur spécialisé dans les rôles féminins. Il ne s’agit en aucun cas d’une représentation réaliste de la femme, plutôt d’une vision idéalisée et magnifiée. Bandô Tamasaburô est l’onnagata le plus connu et apprécié de ces dernières décennies. Il se produit régulièrement à l’étranger.

Les théâtres japonais proposent deux représentations différentes par jour, une en matinée et une en journée. Il est très rare qu’une pièce soit jouée dans son ensemble, les programmes proposent donc un à trois actes issus du répertoire classique ou moderne alternant danse, drame ou action.

Le kabuki est une expérience à part entière, un feu d’artifice de couleurs chatoyantes et de sons discordants. L’acteur disparaît sous son épais costume. Sa voix ondule et se brise pour révéler les états d’âme de son personnage et ravir le spectateur, néophyte ou amateur.

La pièce Renjishi, la danse du lion, un des classiques du théâtre kabuki. (Crédit: DR)

Par N.B. | publication le : 04.05.2013 | Source : VivreLeJapon.com

Un reporter de guerre devient madame

JeanPierreDaudet

– « C’est une souffrance permanente » : le témoignage poignant d’un transsexuel. –

(Cliquez sur le lien vidéo ci-dessous)

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ARTICLE :

Il y a six ans, Jean-Pierre est devenu Mathilde. Cet ancien reporter de guerre a changé de sexe à la suite d’une opération en Thaïlande et évoque son parcours face aux caméras de Sept à Huit. Entretien.

Difficile de se dire que Mathilde était un homme… il y a six ans à peine. Depuis son enfance, Jean-Pierre, père de famille et ancien reporter de guerre, se sentait comme un homme emprisonné dans un corps de femme. « Je suis née femme dans un corps d’homme » lâche le transsexuel face aux caméras de Sept à Huit. « On a le sentiment d’être piégé dans ce corps » ajoute Mathilde avec émotion. En grandissant, Jean-Pierre va mener la vie de tout homme : enfants, relations amoureuses avec des femmes. Il continue à se sentir emprisonné dans son corps d’homme. « C’est une souffrance permanente » se souvient-il. A l’âge de 60 ans, ce papa de quatre enfants décide de partir en Thaïlande pour subir une opération afin de changer de sexe et d’être reconnue en tant que femme à part entière. Pendant sept heures, une équipe de médecins l’aide à changer d’identité en lui coupant la verge et lui enlevant les testicules. Jean-Pierre a également subi une vaginoplasie afin de pouvoir connaitre l’orgasme féminin. Depuis, l’ancien reporter qui se fait appeler Mathilde prend un traitement hormonal.

Face à Thierry Demaizière, le transsexuel explique la manière dont il a appris à ses enfants qu’il était devenu une femme. « Quand je l’ai dit à mes enfants j’avais peur que l’émotion m’empêche de parler j’avais écrit une lettre. Et puis, j’étais même pas capable de lire la lettre je l’ai donnée à mon fils qui était avec ma belle-fille. A la fin de la lettre (…) ils m’ont dit : « On t’aime qu’est-ce que ça peut faire ? »

Vidéo publiée le 01/02/2016 à 11h10

 

 

Un mannequin androgyne chez JP Gauthier

Qui est Alex Wetter, le mannequin androgyne du podium de Jean Paul Gaultier ?

Qui est Alex Wetter, le mannequin androgyne du podium de Jean Paul Gaultier ?
Alex Wetter sur le podium de Jean Paul gaultier © Imaxtree

A 26 ans, Alex Wetter a défilé, en pleine Semaine de la couture, pour Jean Paul Gaultier. Une consécration pour le jeune homme à l’allure unique, et dont la carrière ne fait que commencer. Qui est-il ? La réponse.

Le mélange des genres
Les cheveux longs, les traits fins, Alex Wetter impose son allure androgyne dès qu’on le voit. Pourtant, quand il débarque à Paris dans le but de devenir mannequin, on lui demande de jouer la carte de la virilité. C’est en misant, au contraire, sur sa féminité et sur la pluralité des genres qu’il se démarque. Il obtient quelques parutions dans des magazines de mode, et s’offre sa première couverture pour le magazine « OOB ». Il participe à la très médiatisée campagne publicitaire du site de rencontre Adopte un mec et pose pour l’affiche Adopte un androgyne.

Des débuts d’acteur
En 2015, il obtient un petit rôle dans la série « Versailles », créée par Canal Plus. Il tourne actuellement dans la saison 2. Alex Wetter s’illustre aussi dans des clips (Shy’m « En apesanteur ») et dans des publicités, comme Citroën et TooGood. A chaque fois, c’est le mélange des genres qui est mis en scène.

La consécration Jean Paul Gaultier
Avant de défiler pour Jean Paul Gaultier, Alex Wetter avait déjà foulé des catwalks (Iris Van Herpen, Fred Sathal…). Mais le jeune homme rêve depuis toujours de compter parmi les mannequins de l’homme à la marinière. C’est désormais chose faite. Il se transforme en créature de la nuit pour le défilé « Palace » aux looks 80’s colorés et festifs.

Le travesti, provocateur de l’ordre moral du XXI° siècle ?

Regardons d’abord cette excellent vidéo de la chaine PBLN
dont le titre original « Conchita Wurst, travesti ou provocateur ?  »

PBLN : En remportant le grand prix de l’Eurovision 2014, l’artiste Conchita Wurst bouscule les certitudes d’une grande partie des populations d’Europe et déchaîne les passions. Pourtant, l’art du travestissement est ancien et accompagne la culture humaine depuis ses origines. Cette vidéo dresse un historique du travestissement à travers les âges et interroge sur l’effet Conchita Wurst sur les fondements de notre morale, qui pourrait bien n’être plus à jour en ce XXIè siècle…

DOUBLE GENRE : Quelle opinion avoir vis à vis de Conchita Wurst ? Il serait bien sûr facile de moquer son pseudo (la conne Chita Saucisse – Wurst, en allemand = saucisse). Mais au-delà de l’attraction ou la répulsion que provoque ce personnage, il faut admettre qu’il interpelle le monde entier, qui grâce à l’Eurovision, a pu entrevoir le chanteur, lequel ne laisse personne insensible ; et surtout pas la classe politique mondiale qui a été obligée (Vladimir Putin compris) de prononcer, urbi et orbi, un petit discours élogieux, moqueur, ou moralisateur sur la prestation de ce travesti de classe internationale. Le présentateur de la vidéo de PBLN a fait un remarquable travail de pédagogie en replaçant cette femme à barbe dans une perspective historique, n’hésitant pas à remonter à des temps ancestraux.

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Vidéo initialement ajoutée sur YOUTUBE, le 17 mai 2014
Source : PAS BÊTE LE NET 
ABONNEZ-VOUS !

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Autres liens utiles :

Article Wikipedia : Les vierges sous serment
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierges_…

Travestissement : http://fr.wikipedia.org/wiki/Travesti…

Rôle travesti : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rôle_travesti

Papesse Jeanne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Papesse_…

Lettres persanes : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_…

Montesquieu : http://fr.wikipedia.org/wiki/Montesqu…)

Hua Mulan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hua_Mulan

Images
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…
http://commons.wikimedia.org/wiki/Fil…äus_Spranger_004b.jpg

YouTube : Chaine de Conchita Wurst
https://www.youtube.com/user/Conchita…

Interview de Conchita Wurst : https://www.youtube.com/watch?v=ZneBN…

Interview de Conchita Wurst – Eurovision Ireland
https://www.youtube.com/watch?v=xMbts…

Interview de Conchita Wurst – Austria 2014
https://www.youtube.com/watch?v=zRTeL…

Clip musical : https://www.youtube.com/watch?v=ToqNa…

Catégorie : Éducation | Licence : YouTube standard.

 

Travestis à voile, à vapeur, à hélice ?

t-girl inside

Définition du genre à la naissance : double ou triple hélice ?

On peut lire dans un manuel de Sciences de la vie et de la terre (SVT), publié par Hachette : « Le sexe biologique nous identifie mâle ou femelle mais ce n’est pas pour autant que nous pouvons nous qualifier de masculin ou de féminin. Cette identité sexuelle, construite tout au long de notre vie, dans une interaction constante entre le biologique et le contexte socio-culturel, est pourtant décisive dans notre positionnement par rapport à l’autre ».

Ce manuel scolaire a été d’abord attaqué, en mai, par Christine Boutin, qui a demandé que soit retiré cet article, parce que, selon elle, la sexualité n’est pas l’affaire de l’école, mais une affaire intime. Adieu la prévention des grossesses précoces des adolescentes, adieu la prévention du sida chez les jeunes. Adieu santé publique… Madame Boutin sort vraiment du tréfonds des âges glaciaires…

Dans la foulée, des associations familiales chrétiennes montent au créneau et s’insurgent, puis c’est au tour de 80 députés d’initier une pétition demandant le retrait de cette « théorie du genre » des manuels de « Sciences et Vie de la Terre » des lycéens.

Hervé Mariton, député UMP, affirme même, dans sa grande ignorance des sciences de la vie, que cette question devrait se cantonner à la philosophie.

Je suppose qu’il a en tête la fameuse phrase de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient. » Cette phrase, certes toute philosophique à son époque, s’est vu par la suite maintes fois confirmer par la science

Et pas seulement pour le genre. Relire le livre de Richard C. Lewontin (Auteur), Nicolas Witkowski (Traduction) La triple hélice : Les gènes, l’organisme, l’environnement, où il est démontré que l’environnement intervient au même titre que le gène ou l’organisme qui le porte, dans une histoire complexe, mais riche, et permettant la plus grande diversité.

Par ailleurs, si on lit soigneusement le paragraphe incriminé, on s’aperçoit qu’il est consensuel : il n’indique nulle part que l’identité sexuelle ne serait que le fruit de la culture (comme le faisait S. de Beauvoir, qui, elle, l’affirmait avec provocation), mais juste que cette identité se construit à travers les interactions complexes de cette triple hélice (gènes, organisme, environnement). Cette imbrication entre hasard et nécessité permet de forger une part non négligeable de « libre arbitre » dans nos vies. D’où le choix de nos orientations sexuelles. Et voilà, on y arrive, à cet immense tabou combattu par les catholiques conservateurs. Notre originalité individuelle et notre liberté d’être, trop compliquées, les heurtent. Ce qui est compliqué se contrôle mal, c’est entendu ; comment brider un homme ou une femme mouvant(e), libre, voire ambivalent(e) ?

Car l’ambivalence existe et on n’en parle jamais. Les tests de féminité mis en place pour les compétitions sportives montrent à quel point il est difficile de déterminer le sexe d’un individu. Le test du « corpuscule de Barr » fait avec la salive doit montrer un corpuscule typique de la cellule XX. Oui, mais, la simplicité n’étant pas le propre de l’être humain, « il existe des femmes XY, des hommes XX, des intersexués, ou encore des individus XXY… », affirme la généticienne Joëlle Wiels.

Le professeur François Ansermet ajoute même qu’ « il n’y a pas de marqueur simple de la différence sexuelle ».

Si la définition du genre était aussi simple et dogmatique que les catholiques de l’UMP le souhaitent, songez alors à ce que deviendrait le statut des homosexuels si leur identité ne devait se jouer qu’à la naissance ! Très vite, ils deviendraient porteurs d’une anomalie génétique ; ils seraient marqués à vie et encore plus exposés aux dérives qu’ils ne le sont actuellement. La part de libre-arbitre dans leur choix de vie, celle qui leur assure qu’on doit respecter leur liberté, fondrait comme neige au soleil devant cette obligation divine tombée comme un couperet à leur naissance.

De toute façon, avec les politiciens de droite, on n’en finit pas de devoir plier sous le coup des identités obligatoires : l’identité nationale nous est tombée dessus l’année dernière, maintenant c’est l’identité sexuelle. Tous aimeraient une image lisse et simple de l’être humain, identifiable et plus facile à manipuler. Or l’identité est ce qu’il y a de plus intime, donc de plus diversifié, de plus nuancé, de plus mouvant qui soit. Et en plus, on y tient, à cette image non déterministe. Pas de chance.

Publié le 11 septembre 2011 par Agnès Lenoire dans Éducation
et agréablement relayé par DOUTAGOGO.fr

Un commentaire à cet article auquel je n’ai pu m’empêcher de répondre :

Laurent Berthod 14/01/2012 23:26

Il n’y a peut-être pas de marqueur simple. Mais enfin, le jour où un tenant des « genders studies » m’informera qu’un homme a accouché, n’est pas encore arrivé !

C’est fait : Temps-Réel-Nouvel-Obs.com, les enfants vont bien, merci 😉

 

 

 

Quand Tahiti fête ses travestis

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Quand Tahiti fête ses Travestis

Miss Vahine-Tane 2013

Qui dit « Miss » augure élection et diadème. « Vahine-tane », c’est la femme-homme en tahitien. L’équivalent français de Miss Travesti.

En cette soirée festive pieds dans l’eau du platier de Punaauia, le Captain Bligh inonde de lumière les rivages charmeurs de son lagoonarium. La salle est surchauffée par l’affluence et l’ambiance qui récompense un bon mois de préparation chez les huit candidat(e)s.

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Une reconnaissance de droit

Pour sa seizième édition, le conte de fée « Miss Vahine-Tane » traverse ses heures les plus torrides, ponctuées en finale par les douze coups du jury : la baguette magique de la consécration ou le rêve évanoui de Cendrillon.

Tout comme pour sa grande sœur mondiale, Miss Tiffany’s Universe, ce concours est ressenti par les participantes comme un moyen de « donner une image positive de la communauté transgenre et de la faire davantage accepter par le reste du monde ». En ce samedi 19 octobre 2013, ce même désir de reconnaissance identitaire et sociale, affiché par les vahine-tane, se manifeste à Paris, sur le mode institutionnel avec la 17ème marche Existrans

Qui sont-Elles ?

En Polynésie française, Ils-Elles se dénomment raerae. La langue tahitienne passe de « un » à « une » raerae. Mais les raerae parlant d’eux disent : Elles ; moi aussi d’ailleurs.

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« … ni tout à fait la même, ni…» (Verlaine)

Faisant référence aux « hommes efféminés -mahu- » de la culture ancestrale polynésienne, magnifiquement peints par Gauguin, le terme de raerae -travesti- n’apparaît que dans les années soixante. Actuellement si les mahu portent costume masculin et ne s’assimilent pas à des femmes, les raerae, elles, le revendiquent et sont résolument travesties. Certaines passeront à la transidentité.

J’ajoute qu’elles sont fascinantes et le savent, elles le soignent. Distinguées, stylées, esthètes jusqu’au bout des ongles, « dandy au féminin », parfois flashy pour effacer la fatigue, souvent altières : elles s’entretiennent, cultivent le raffinement à l’excès, se modèlent pour jouxter l’idéal, se cisèlent comme les perles noires des lagons, si proches. Car elles sont « Nymphes de la Nuit », m’avait lancé l’une d’elles en guise de salut, moitié-tocade, moitié-mystère… éclatantes comme le parfum nocturne de ces « fleurs de lune » envoutantes des îles tropicales.

La nuit est leur domaine : par choix ou par nécessité ? C’est qu’elles ont appris à se méfier, ne se livrent pas facilement. L’ombre, les rues désertées… sont-elles un refuge à l’intolérance et à la cruauté de la société ? Parfois c’est le drame, l’irréparable : Jade se suicide le 11 juin 2011.

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…« Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore »

Pourquoi se présentent-elles aux Miss ? Parce qu’Elles n’ont que leur capital corporel pour la plupart. Peu ont réussi à se faire un nom comme Shelby Hunter, styliste-modéliste de renom. Certaines ne doivent leur salut professionnel qu’en s’exilant de leur île natale, exercent des emplois précaires (maintenance, restauration, coiffure, ménage, etc.). Et beaucoup craignent pour une place potentielle au soleil de la société polynésienne.

Certaines ont été contraintes de rompre avec leur famille, parfois violemment. Avec leurs semblables, elles tentent de survivre et de se constituer un cocon au sein de leur nouvelle famille : la communauté raerae. Ce qui n’est pas simple non plus.

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« Son regard est pareil au regard des statues »

D’autres sont soutenues et entourées par la cellule familiale. « Tu comprends, me dit la sœur d’une copine raerae, c’est dur pour le père ; il ne peut se projeter dans l’avenir qu’il imaginait pour son fils ! ». « C’est son image à lui qui est brouillée, il a du mal à accepter la transformation ». « Pan ! dans son image de virilité que soignent la plupart des pères polynésiens ». « Hard c’était… au début ! Et petit à petit, ils se sont habitués ». « Maintenant, ça va ! ».

Nos huit candidates se prénomment depuis leur récente adolescence : Auahi, Paty, Moehei, Mihilani, Danielle, Karine, Catalina et Reretini.

Un cérémonial intraitable

Comme pour toutes les élections de Miss, la prestation s’entoure d’un protocole exigeant : quatre passages pour chacune des candidates avec changement de costume. Ce n’est pas seulement le choix du vêtement, du couturier qui est impliqué, mais son port. La façon de se mouvoir, l’allure, la démarche, résolument féminines concourent à la réussite.

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Femmes-fleurs, les candidates

Car il s’agit d’épreuves notées. Quatre prestations entrecoupées d’intermèdes. Elles se définissent par un thème ou un prétexte, accompagnées par une musique : la première est une déambulation représentative d’un pays. Grèce, USA, Espagne, Egypte, Italie, Thaïlande, Brésil, Hawaï occuperont successivement la piste centrale. Figures, symboles, attitudes, rythme, atmosphère sont jetés pêle-mêle, se répètent, sans qu’on s’y attarde.

La seconde prestation, sur des partitions traditionnelles polynésiennes, chorégraphie la « tenue végétale » comme design, matière textile et inspiration. En adéquation avec leurs origines insulaires différentes, un rapport intime à leur culture, c’est là que se révèle le plus la personnalité des concurrentes : la gestuelle colle aux sentiments ou entre en relation avec ce monde de la nature, primordial pour les Polynésiens. Parfois, de beaux passages poétiques, remplis d’émotion.

Une interprétation si vraie…(vidéo)

Puis c’est le passage « tenue de plage ». Entre dévoilement et opération séduction, c’est la mise à nu : vahine parfaite ou simili ? Les travesties restent dans la sobriété, n’en font pas de trop, mais… C’est peut-être le moment le plus attendu par les spectateurs. Les regards, parfois concupiscents, convergent vers l’enveloppe charnelle, le cache-sexe. Ils confondent exhibition et show, consommation et confirmation. Les travesties se trouvent réduites à leur sexe, bien qu’il s’agisse pour elles, au-delà d’un mode de vie, de l’affirmation de leur être le plus intime.

Le final, qui se veut apothéose, s’achève sur la « robe de soirée » : tenue de prestige. Elle joue les apparences, le bling-bling à plein. Quelques tenues sophistiquées, originales et design, tranchent avec les créations locales où les magasins de tissus se font leur publicité. Les candidates oscillent entre l’exercice de style -ou comment défiler avec une traîne ?-, le jeu du déhanché de haute-couture… et quelques goûts douteux d’étoffes un peu ringardes de la trempe « robes-mission ».

Elles ont osé, moi aussi…

Pourquoi suis-je venue à l’élection ? Ma décision va bien au-delà de l’encouragement aux copines. C’est aussi un témoignage d’empathie exprimée aux inconnues : sachant que, pour certaines, le parcours a été ou reste long et douloureux. Enfin, s’agissant de l’existence d’êtres parmi les plus exposés de la cité, c’est d’abord marquer ma solidarité, affirmer mon engagement politique, mon adhésion vis-à-vis de celles qui se trouvent marginalisées et le signifient inconsciemment quand on se croise dans la rue.

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Si jeune, au sortir du lycée

Ce qui me fait mal au plus haut point, c’est la tendance des raerae à se dévaloriser ou à coller au mépris que leur tance la société : même parmi celles que je connais. Les pseudonymes dont elles se flattent, jouent le double rôle qui leur permet de se distinguer dans leur nouveau statut mais aussi de se rendre méconnaissables pour ne déranger ni leur famille, ni leur environnement originel.

En les voyant évoluer sur scène, je devenais comme elles : fragile, doutant de moi. Autant elles s’affirmaient, autant je ressentais les limites de la permissivité, de la licence et de la rudesse des jugements… Car la question est bien là : celle de l’identité imposée par la naissance et qui peut se remettre en question, se modifier. Suis-je encore vivant ou un simple numéro sur un registre d’état-civil ? Je me suis complètement identifié(e) à elles. J’aurais voulu être un garçon pour être avec elles, être elles.

Ce qui m’a bouleversée, c’est combien cet événement anodin devenait existentiel : combien l’euphorie transpirait de gravité ! Un échange silencieux, appuyé par le regard, comme pour chercher notre approbation et que j’ai vécu avec intensité. Une angoisse palpable derrière la parade organisée : œillade, mimique, tressaillements, position de repli (pieds en-dedans). Comment serait perçu leur aveu public ? Comment se relèveraient-elles après autant de pression ? J’étais sous overdose de sensations, de sentiments, ébahie, épatée, médusée, en plein écœurement d’hormonée, au bord de la crise d’addiction.

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« Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a… » (Verlaine)

Aucune d’elles n’étant artiste, ce n’est pas la comédie qu’elles jouaient : mais leur vie. Ce n’est pas non plus sur la qualité scénique, les moments vides que j’épiloguerais. Mais sur leur nouvelle naissance qu’elles nous faisaient partager. Et cette éclosion-là est inoubliable et…

Ce soir, je serai la plus belle des plus bels de Tahiti

Quel que soit le type d’élection des Miss, il est des poncifs indéracinables. Le critère de beauté, bien qu’il soit aléatoire, identifie toute candidate, travesti compris, comme un objet : car les corps sont livrés en pâture aux spectateurs qui plaquent sur eux leurs fantasmes sexuels au tarif du billet d’entrée.

L’équipe organisatrice, depuis son origine, reconduit le même schéma. L’accès avec dîner (sans boisson) revient à 6 500 CFP (environ 60 €). Le public attablé constitué de gens aisés représente environ le quart de l’assistance. Puis, à l’ouverture du spectacle, la salle se gorge, bondée de raerae (1 500 CFP). La récompense se solde par un trophée et une étole, point-barre.

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Trophées, étoles et… fleurs

Quelle alternative pourrait leur être offerte ? Hélas, aucune, par ce biais-là… Elles rêvent de métiers dans la communication, la relation. Mais souvent sans bagage, elles ne semblent pas intégrées, comme le sont les mahu dans la société civile actuelle, comme l’étaient les mahu, dans la société précoloniale. Coïncidence avec le lieu : les carnets du Captain Bligh semblent voguer sur les flots de cette soirée…

Coïncidence encore entre cette manifestation où le déshabillé chic est de rigueur, et la définition du  « genre » -qu’il soit 3ème ou hybride- : « le genre est la façon dont une société habille le sexe par l’éducation parentale ou sociale » remarque François Bauer dans son étude, contestée, sur certains points, par les témoins et concernées elles-mêmes (Raerae de Tahiti – Rencontres du 3ème type », Editions Haere Po, Tahiti, 2002). En conséquence, il faut bien constater que ni dans le jury, ni dans les critères : aucune ancienne Miss Vahine-Tane n’est pressentie. La mode, le maquillage, les aspirations, les vœux des raerae se font sans les raerae.

Miss Vahine-Tane 2013, florilège vidéo

Alors ? Reste ce petit moment évanescent de reconnaissance de soi, de féminisation, concentrées autour des accessoires vestimentaires, de maquillage, d’un défilé de mode. Il fait intervenir exclusivement un monde féminin ou travesti : de la chaperonne, à la maquilleuse, l’esthéticienne, la styliste, la chorégraphe, la coach, etc…

Et après…

Rien d’annoncé pour la suite : l’événement restera local… Pourtant « Miss T Brazil » (ce 23 oct. 2013), vient de remporter l’équivalent de 4 700 € et participera à l’élection 2014 de « Miss International Queen » en Thaïlande.

Pourtant l’investissement financier de chacune des candidates polynésiennes est loin d’être négligeable. Il représente un peu plus de l’équivalent du RSA, pour des filles qui travaillent quand elles le peuvent, de bric et de broc. Même si une chaîne de bénévoles raerae s’empresse autour d’elles.

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Des « chaperonnes » souriantes… dont Shelby et Doriane

En guise de consolation, pour les trois candidates qui n’ont pas correspondu aux critères « passe-partout » d’un jury conforme aux contradictions de notre société en mutation : « Un moment, comme une enclave… », « Un moment de fête », « Comme un pari », « Un défi », « On s’est fait connaître, là où on vit », murmurent-elles avec leurs amis.

La reconnaissance alors, une vraie question que se posent les raerae : « Est-ce que « l’humain » s’étendra jusqu’à m’inclure dans son champ ? Si mon désir va dans un certain sens, aurai-je la possibilité de vivre ? Y aura-t-il un lieu pour ma vie et sera-t-il reconnaissable pour ceux dont dépend mon existence sociale ? »

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Émotion à fleur de peau

« Les mots manquent aux émotions », aurait conclu Hugo en guise de remerciement. Je tiens à déclarer la mienne, pour l’accueil, la cordialité que les copines raerae m’ont prodigués lors de ces occasions d’inoubliable rencontre.

Et pour rester dans la mouvance de ce précurseur Verlaine, travestissant son amant dans son poème, « Mon rêve familier » :

« Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend… »

Un article de Monak

Tous droits réservés à Monak et Julien Gué. Demandez l’autorisation des auteurs avant toute utilisation ou reproduction du texte ou des images sur Internet, dans la presse traditionnelle ou ailleurs.

Par : Julien – Monak
Publié en : 2013
Autre article du même auteur : Un élu municipal plutôt efféminé
Première publication dur D.G. : 01.02.2016

A propos des auteurs, Julien et Monach :
Artistes, journalistes, voyageurs, nous sommes avant toute chose des citoyens du monde amoureux de la terre et de ses habitants. Il nous arrive toutefois d’être en colère et de le dire car nous supportons de moins en moins les injustices, la misère et les souffrances inutiles de nos contemporains. Nous ne sommes que des observateurs d’un monde de plus en plus malade, des témoins de sa déchéance. En espérant que nous arriverons à vous faire partager nos blues comme nos coups de cœur en vous faisant partager nos propres découvertes.

Pour retrouver cet article sur son site d’origine et découvrir les beautés et curiosités de Tahiti et de son vaste archipel :<a href="http://tahiti-ses-iles-et-autres-bouts-du-mo.blogspot.fr/2013/10/tahiti-fete-ses-miss-travestis.html&quot;
Source : Tahiti-ses-iles-et-autres-bouts-du-mo.blogspot.fr

Enfants transgenres : quand Mario devient Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria

ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria
Photo d’illustration. (DENIS CHARLET / AFP)

A six ans, Maria sait qu’elle a toujours été une fille, même si elle a été déclarée garçon à la naissance. Ses parents sont engagés dans une bataille pour la reconnaissance juridique de son identité.

Ana Navarro s’est toujours dit que son enfant était différent. A deux ans, Mario s’amusait à jouer des rôles habituellement associés aux femmes. Quand il a commencé à parler, il a exprimé le désir d’être une fille et de s’appeler Maria. Un jour, à 5 ans, il s’est dessiné : une fille avec une robe et des cheveux longs. Déclaré garçon à la naissance, Maria sait pourtant qu’elle est une fille. Ses parents pas encore tout à fait. Ana voit bien que Mario n’est pas heureux, n’a pas l’insouciance des enfants de son âge, est très timide.

Enquête : ces enfants transgenres qui ne sont pas nés dans le bon corps

« La nuit, je regardais sur Internet pour chercher des informations et des explications. Parce qu’on m’avait toujours dit que les petits garçons avaient un pénis, et les petites filles un vagin », raconte à « El Pais » cette mère de cinq enfants de 38 ans. Elle tombe sur un article parlant de la Fondation Daniela avec qui elle prendra contact et qui l’aiguillera dans sa recherche de réponses.

Un première avancée juridique

Très vite, la famille Navarro s’attelle à un processus de transition. D’un point de vue social d’abord, Maria commence à s’habiller comme elle veut. Ana explique avoir eu la chance d’être bien entourée et accompagnée. D’un point de vue juridique, ensuite. Ne reste plus aux juges espagnols qu’à l’autoriser à changer de nom. La famille de Maria s’appuie sur les décisions de deux juges de Valence, qui ont autorisé entre décembre et février, pour la première fois, le changement de nom de deux mineurs sans qu’ils aient eu à fournir l’attestation médicale exigée par la loi espagnole.

En mars dernier, la Cour suprême avait jugé inconstitutionnel le fait qu’il faille attendre la majorité pour pouvoir demander à changer de nom. L’histoire de Maria, racontée par le quotidien espagnol, révèle ainsi les difficultés rencontrées en Europe pour les enfants transsexuels.

La question interroge : l’enfant a-t-il conscience de son identité ? Que se passera-t-il à l’adolescence, quand il faudra faire un choix qui entraînera, si Maria en ressent le besoin, des transformations physiques ?

1,5 million d’enfants transsexuels

Le Conseil de l’Europe, fin 2014, rendait un rapport sur ces enfants peu représentés, méconnus et parfois victimes de discriminations. Il expliquait la difficulté pour les enfants et les adolescents de s’exprimer sur leur identité ou d’en prendre conscience. La méconnaissance de la famille, du corps enseignant et des personnels médicaux sur le sujet ne permettant pas un accompagnement adapté. Le rapport insistait sur le fait que ces difficultés avaient pour conséquence l’isolement et le mal-être de l’enfant transsexuel. En Europe, ils seraient près de 1,5 million, en France environ 132.000. Des enfants, qui contrairement à Maria, restent encore « invisibles », pointe Erik Schneider, psychiatre et psychotérapeute, auteur du rapport.

Par : S. D.
Publié le
: 02.05.2016 | 14:55
Titre Original : « ESPAGNE. Un espoir pour les enfants transgenres : Mario, 6 ans, est devenue Maria. »
Source: tempsreel.nouvelobs.com

Modification d’état civil pour les trans

Manifestation lors de la 16e marche d'Existrans pour dénoncer la
Manifestation lors de la 16e marche d’Existrans
pour dénoncer la – KHANH RENAUD/SIPA

1° ARTICLE

Extrait des Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud

Ne pas oublier la lutte des personnes transgenres pour modifier plus facilement la mention de leur sexe à l’état civil. Denis Quinqueton, président d’Homosexualités et Socialisme, et Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, signet ce mercredi une tribune dans l’Obs, rappelant « que la France a encore des progrès à faire sur la question de la transidentité ».

A l’occasion de la sortie du film Danish Girl, ce mercredi, ils demandent à ce que la proposition de « loi relative à la modification de la mention du sexe à l’état civil », déposée en septembre 2015 par le groupe socialiste, soit reprogrammée rapidement. En effet, dans un contexte sécuritaire et économique lourd, le texte ne sera pas examiné comme prévu en février. Interview avec la cosignataire de la tribune, Corinne Narassiguin.

Pouvez-vous résumer la proposition de loi déposée en septembre 2015 ?

Ce texte vise à faciliter le processus pour les personnes qui vivent parfois pendant de longues années, parfois dix ans, en conflit entre leur « identité légale » et celle « perçue par la société ». Elles subissent trop souvent des discriminations et le rejet de leur entourage. Notre proposition de loi supprime la condition médicale d’irréversibilité de la transition sexuelle [telles les opérations chirurgicales et la stérilisation].

Pourquoi supprimer les opérations chirurgicales pour obtenir un changement d’état civil ?

Exiger la preuve de la transition chirurgicale ou imposer la stérilisation est barbare. Le corps de chacun lui appartient, c’est sa vie privée. Chacun devrait avoir la liberté de vivre son identité de genre comme il le souhaite. Je rappelle que de nombreux pays ont déjà supprimé cette condition médicale d’irréversibilité de la transition, comme les Pays-Bas, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Espagne ou le Portugal…

Le changement d’état civil sur simple déclaration, demandé par plusieurs associations, « doit rester un objectif de long terme pour la France » selon vous…

Certains pays, comme Malte, l’Argentine, le Danemark, la Norvège autorisent le changement d’état civil par simple déclaration. Je dis que cela doit rester un objectif de long terme pour la France, car à mon avis la société n’est pas encore mûre pour cette étape. Cela nécessite de procéder par étapes. […]

Pourquoi le texte que vous soutenez n’est plus à l’ordre du jour ?

La proposition de loi déposée en septembre par les socialistes était programmée lors d’une niche parlementaire en février. Avec le contexte économique et sécuritaire post-attentats, nous n’avons plus de date ferme pour l’examiner. Or cette proposition de loi doit retrouver une place dans le calendrier parlementaire, et être examinée avant la fin de la législature [en 2017]. La sortie du film « Danish Girl » nous paraissait intéressante pour en parler.

La sécurité, le « plan d’urgence pour l’emploi » annoncé par François Hollande… Votre texte à propos de l’état civil n’est-il pas secondaire ?

Il y a évidemment une urgence économique et sécuritaire aujourd’hui. Il y a aussi une inquiétude par rapport à ce qui s’est passé lors du mariage pour tous ou pour les ABCD de l’égalité. Il y a un terrain sensible, mais rien ne nous empêche de faire progresser la reconnaissance de la transidentité. La modification de la mention du sexe à l’état civil est un enjeu central pour protéger, respecter et améliorer les droits des personnes trans.

Source : 20Minutes

2° ARTICLE

Transgenre: «C’est la personne, et non l’Etat, qui doit définir qui elle est»

INTERVIEW Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, milite pour que les personnes trans puissent changer plus facilement leur état civil…

Geneviève Garrigos, présidente d'Amnesty International France, le 4 mai 2015 à Paris.
Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, le 4 mai 2015 à Paris. – NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Propos recueillis par Anne-Laëtitia Béraud – Publié le 26.06.2015 à 07:25

La Marche des Fiertés (ex-Gay Pride) célébrera samedi à Paris la liberté et l’égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genre. Pour des personnes transgenres, qui adoptent une identité de genre différente de leur sexe de naissance sans nécessairement subir de chirurgie de réattribution [ou réassignation] sexuelle, l’un des combats porte sur le changement d’état civil. Interview avec Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France, qui milite en faveur d’une procédure rapide et démédicalisée pour ce changement d’état civil.

Quelle évolution de la législation française attendez-vous ?

La France doit reconnaître le changement d’état civil [des personnes trans] sans recourir à tous ces diagnostics psychiatriques, traitements hormonaux voire d’opérations chirurgicales. Nous pensons que c’est la personne, et non l’Etat, qui doit définir qui elle est.

Pourquoi, selon vous, la France est-elle en retard ?

Depuis 23 ans, on n’a pas toujours trouvé de solution à cette question du changement d’identité de genre. Une proposition de loi en 2011 [déposée par Michèle Delaunay], ou l’engagement du candidat François Hollande à la présidentielle 2012 sont restés dans les tiroirs. Avec la loi « mariage pour tous », on nous a demandé de patienter… On attend, on attend des mois, et l’on se rend compte qu’il y a toujours un blocage politique.

Pourquoi ce blocage persiste-t-il ?

Il y a un blocage à propos de la notion du sexe d’origine et le genre. On a vu une levée de bouclier pour la loi « mariage pour tous » ou le débat sur la prétendue théorie du genre à l’école. Il semble toujours inadmissible de reconnaître qu’une personne, en tant qu’individu, a un sexe biologique et une identité de genre qui ne soit pas en corrélation avec ce sexe biologique. L’un devrait être relié à l’autre. Mais si dans le domaine du vivant il y a peut-être une majorité, il n’y a pas de normalité. Et la loi peut permettre un changement des mentalités dans la société.

1° publication (sur D.G.) le : 19.01.2016
Source : 20Minutes

 

Au nom du peuple français et de mon c..

VivreAmaGuise
Au Nom Du Peuple Français (et mon cul ?)

logo_viepublicDe l’honneur en tant que monument historique classé chef-d’oeuvre en péril, et de la bêtise crasse en tant que raison d’État bien solide.

Préambule

Je me suis pas mal étendue sur certaines irrégularités du droit français quant aux trans (on disait « forfaiture », dans le temps,  mais il paraît que ce vilain mot a disparu du langage juridique … on a eu chaud, donc), sur son refus  d’évolution dans sa non-reconnaissance de fait, de l’identité de genre, en tant que caractère et droit inaliénable de l’être humain,

sur les brimades sciemment accumulées depuis de nombreuses années par une médecine ignorante surtout jalouse du maintien du pré carré que représente son mandarinat misérable et sa collusion de fait avec la DACS [Direction des Affaires Civiles et du Sceau], la Cour de Cassation et certains TGI [Tribunal de Grande Instance],

bref, la « Justice », souvent odieuse, glaciale, méfiante et obscène (même « de bonne foi » : ça commence à bien faire ! cette chansonnette de la « profonde-compassion-pour-ce-douloureux-problème » qu’affichent à l’envie des ministres qui ne font rien :

je m’en fous, y’a des limites : les données existent de longue date, à l’échelle de l’ONU [Organisation des Nations Unies], de l’OMS [Organisation Mondiale de la Santé], de la CEDH [Cour Européenne des Droits de l’Homme], du Conseil de l’Europe, de la CNCDH [Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme], et il existe pléthore d’ exemples jurisprudentiels qui sont parfaitement accablants pour quiconque a encore en soi, une parcelle du sens de l’honneur) aussi les articles que j’ai écrits dans la rubrique Politico-Juridico-Grognon jusqu’à présent suivaient pas à pas ma réflexion dans ce registre, depuis ma seconde lettre à la Garde des Sceaux jusqu’à mon analyse détaillée de l’arnaque de l’irréversibilité des traitements qui sert de massue aux tribunaux, quand ils sont résolus à nous pourrir l’existence.      

Aujourd’hui je voudrais focaliser sur les textes du droit dit « positif », tel qu’inventé en assemblée plénière par la Cour de Cassation en 1992 et sensé l’emporter sur les cas d’espèces singuliers qui ont pu suivre, mais peuvent altérer ou orienter la jurisprudence ensuite -(2012-2013 …).

A terme, je finirai bien par établir un tableau général de  l’inconstitutionalité de TOUT le droit concernant le CEC [?] des trans en France.

Pour recentrer le propos, voici donc un petit historique des faits, crus et bruts, concernant mon domaine de compétence. Je n’y dis pas grand’chose de neuf par rapport au reste de ma rubrique ; simplement  je nourris le feu des questions, et  je cherche à mettre le nez du législateur dans la merde le cambouis, pour son bien, au fond, peut-être son honneur, si ce concept un brin désuet n’a pas complètement disparu de son Larousse …

Peser mes mots me dispensera de les mâcher…

Coccinelle

Ambule

Au pas de charge, petits rappels historiques :

Du mariage en 1960 de l’artiste de cabaret Coccinelle, une des premières trans opérées à obtenir son changement d’état-civil, jusqu’en 1992, la Cour de Cassation a systématiquement refusé tous les changements d’état civil trans dont elle a eu à connaître (7 cas).

Le sénateur Henri Caillavet a bien tenté une proposition de loi en 82, qui n’a même pas eu les honneurs d’une discussion au parlement (avec une Assemblée massivement rose, souviens-toi, mais si : 1981 … la gauche …  toussa. Bref).

Cela ne signifie pas que les CEC [?] étaient impossibles dans ce laps de temps, mais seulement qu’il ne fallait surtout pas perdre en appel, sans quoi c’était mort. Dans tous les cas. J’ai sous les yeux un exemple de rejet de 1990 de la requête d’un FtM dans lequel il était manifeste que TOUS les arguments favorables possibles étaient présents, qu’il s’agisse d’expertises psy, d’endocrino, et même de chirurgie (un FtM ! en 90 !! Fallait en avoir, hein, quand on sait l’état de la chirurgie de l’époque pour les gars …), sans compter la vie sociale, les témoignages, le look, enfin bref, dossier blindé. Restait un argument  imparable aux tribunaux : le « caryotype(*)» n’ayant pas été modifié, les changements intervenus ne pouvaient s’entendre comme un « vrai » changement de sexe. Et donc, « au nom du peuple français » : rejet !  (**)

(*) [Le caryotype est l’arrangement standard de l’ensemble des chromosomes d’une cellule, à partir d’une prise de vue microscopique.]
(**) Rappel : Le caryotype n’a JAMAIS été constitutif de l’état civil. Premier exemple d’utilisation de la science au service d’une forfaiture en or massif
, il y en aura d’autres …)

Puis vient en 1992, l’affaire B… contre France en Cour Européenne des Droits de l’Homme. La France perd, au nom du non-respect de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme. On notera qu’il n’est absolument pas question encore de respect de l’identité de genre, cet article 8 ne porte que sur le droit au respect de la vie privée, mais bref, la France a du revoir sa copie.

Elle a donc confié à l’institution responsable de cette condamnation, le soin de faire le sale boulot qui ennuyait tellement le législateur, et d’inventer une batterie de conditions maximalistes pour filtrer à mort l’accès au droit d’une population de « malades mentaux » dont il fallait à tout prix garantir la rareté. Ainsi est née la juridiction d’exception française encore en vigueur. C’est la grande rencontre, le discours schizophrène des psychiatres qui entre en résonance avec le double langage du monde judiciaire.

En effet, dès que les psychiatres ont pris conscience que refuser les soins aux trans revenait à les pousser au suicide, ils se sont mis à élaborer toutes sortes de doctrines justifiant un parti pris qui au départ semblait le seul moyen de permettre un accès aux soins à cette population : pour pouvoir faire des interventions chirurgicales transformatrices, il fallait contourner les lois françaises en montrant que ces chirurgies étaient salvatrices, et que cela l’emportait sur leur dimension « mutilante ». Pour cela il fallait un motif très sérieux, le spectre de procès rôdant autour de tout chirurgien s’aventurant à accéder aux demandes des trans (on est dans les années 70/80, pour fixer les idées). Incapables de décrire une vraie maladie, avec de vrais symptômes récurrents, incontestables, ils avaient donc à faire un choix cornélien : en effet, si une personne se suicide APRÈS chirurgie, c’est « attaquable » en tant qu’erreur médicale grave, tandis que si elle se suicide après avoir été virée des protocoles, c’est juste la preuve qu’elle était folle …  ils ont donc créé, autour d’un concept de « maladie mentale gravissime et incurable », ces protocoles basés sur le filtrage drastique, la dilution des responsabilités par décision collégiale (pas leur plus mauvaise idée, ça) et le secret, moyennant quoi ils acceptaient, après chirurgie,  de défendre le changement d’état civil de leurs ouailles comme « complément souhaitable de la thérapeutique ».

Le filtrage permettait de s’assurer à n’importe quel prix de la fiabilité des candidats dont par ailleurs il était acquis, sans autre forme de procès, qu’ils étaient mentalement déficients, d’où une litanie de critères sans aucun rapport avec la médecine et dont ne réchappaient qu’un nombre minuscule de happy-fews : les trans suffisamment têtu(e)s pour maintenir leur discours « délirant » à l’identique sur la durée, nombre d’ailleurs soigneusement contingenté (il est établi que les premières équipes hospitalières avaient un quota d’opérations annuelles à ne pas dépasser, (de l’ordre de 10 à 15 « opés » MAXIMUM par an, de quoi atteindre à l’âge de la retraite un bon niveau amateur, quoi !)  j’ignore quand ces quotas ont été levés, s’ils l’ont jamais été, tout ceci se passant loin des juristes, dans le secret des discussions entre professionnels, naturellement, le tout dans le silence méticuleux du [CNCE], Comité National Consultatif d’Éthique, qui n’a encore à ce jour rien trouvé à discuter, face à la totipotence de la SOFECT [Société Française d’Études et de Prises en Charge du Transsexualisme] par exemple …

Exemples de critères : des limites d’âge (basses et hautes), le refus systématique qu’on pût être homosexuel(le) dans le genre d’arrivée, l’interdiction d’avoir ou d’avoir eu une pratique de prostitution, d’avoir des enfants, d’être marié(e), etc., obligation SANS AUCUN TRAITEMENT de vivre dans le genre d’arrivée (travesti obligatoire, quoi ! et déclaration partout : à l’employeur, etc …) et un minimum de suivi psy de deux ans, autant dire une thérapie de conversion préalable obligatoire (au passage, ça fait maintenant + de 60 ans que Harry Benjamin (The Transsexual Phenomenon) a montré que ça ne marcherait jamais, mais son étude n’étant pas « Made in France », elle ne vaut rien, d’ailleurs aucun de nos génies locaux ne l’a jamais traduit, ça prouve…). Officiellement, la CCAM* exige toujours deux ans de suivi psy avant chirurgie (*) …

(*) Réf : Classification Commune des Actes Médicaux, (CCAM), rubrique JZMA001 : Plastie des organes génitaux externes pour transsexualisme masculin (= MtF, ndlr). Indication : le diagnostic de transsexuel doit avoir été fait par une équipe multidisciplinaire, après une période d’observation du patient pendant plusieurs années, au minimum deux ans à ce jour. Il est recommandé que les indications soient décidées par un comité national, avec mise en place d’un suivi pour le résultat à long terme de cette chirurgie.

Les critères se sont assouplis avec le temps, mais je peux témoigner que les deux psys spécialisés, – pas sots, pourtant – que j’ai dû rencontrer dans l’équipe de Lyon (la meilleure) en 2013 m’ont ouvertement questionnée sur mon orientation sexuelle future, (l’un en s’excusant un petit peu, quand-même, soyons honnête …)

Parallèlement à cela, cette « grave maladie mentale incurable observable dès la petite enfance – après, c’est pas crédible, critère dit du « transsexualisme primaire ou secondaire », seul le primaire, donc précoce, fait foi – qui risque de mener au suicide, à l’automutilation, à la dépression chronique et aux conduites addictives et/ou à risques » devait absolument être traitée de façon minimaliste, en évitant la « contagion », donc toute communication à son sujet était rigoureusement bannie (mythe de la « média-génie » selon Colette Chiland : en gros « les gens se croient trans parce que la télé leur a dit que ça existe ». Ce qui est … vrai, si on remplace « se croient » par « se découvrent », nuance …) et donc surtout ne rien dire, sauf sous la forme de livres d’épouvante décrivant le « terrrrible drâââme » de ces malheureux qui voulaient « se faire couper la queue » selon le bon mot de ce grand paranoïaque qu’était Jacques Lacan, (au fait, Jacquot, la science a avancé, tu sais, on sait aussi leur faire un trou, à présent …), causeur virtuose que les imbéciles ont servilement recopié à l’envie dans les cercles d’initiés d’une certaine psychanalyse fondamentaliste encore en vogue aujourd’hui. (Antonin Artaud considérait ce gourou fortuné à la logorrhée « priapique » comme un « salopard ». Antonin Artaud  savait évaluer les vrais artistes)

Là où le droit et la médecine se sont retrouvés, c’est pour admettre, qu’il fallait contenir le risque d’épidémie, il n’était donc absolument pas question de risquer de l’étendre en faisant de la prophylaxie du suicide dans les établissements scolaires, de l’information dans le Planning Familial, auprès des travailleurs sociaux, etc. C’est toujours d’actualité. (Logique : comment informer qui de quoi que ce soit quand on ne sait rien sur un sujet qu’on méprise ou dont on a la trouille ?), et, partant, il fallait n’accorder les changements d’état civil – comme les soins – qu’au compte-goutte.

Les actuels aficionados de la théorie-du-complot-du-genre sont les héritiers directs du fantasme de l’épidémie d’une telle horreur, j’ai moi-même entendu des membres de la SOFECT affirmer qu’à chaque émission de TV traitant du sujet, ils avaient dans leurs consultations une vague de cas nouveaux, et ils y voyaient, consternés, un effet pernicieux de la médiatisation, une raison supplémentaire de n’en point parler, au lieu de s’interroger sur l’effet dévastateur d’une absence totale de dépistage et d’information qui reste la règle cardinale de la médecine officielle française en la matière, les médias jouant, entre le trash et le pleurnichard, le rôle involontaire de « révélateur » de la misère entassée dans les placards d’une population n’ayant aucun accès à l’information médicale ni à une offre de soins digne de ce nom. Inutile d’aller chercher plus loin pourquoi tant d’entre nous bénissent l’apparition de l’Internet (qui est le Diable) …

Ceux qui paient plein pot dans ce marécage de non-assistance organisée,  ce sont les mômes, évidemment.

J’ai déjà évoqué ici le commentaire de Mr Michel Jéol, 1er avocat de la Cour de Cassation lors des arrêts de 1992, je cite : « le Parlement risquerait d’être débordé par l’ampleur et le caractère ontologique, sinon passionnel, des questions soulevées ; ses réponses seraient remises en cause par le progrès de la science et le mouvement des idées ; enfin la publicité entourant une consécration légale aurait un effet inflationniste sur un phénomène qui doit demeurer marginal ».

…. en d’autres termes :

a) L’Assemblée (25% d’avocats et de médecins …) n’est pas compétente
b) Surtout pas de vagues, et comme la science pourrait bien nous désavouer, choisissons la solution qui rend impossible toute évolution du droit (en nous tenant bien à l’abri de l’évolution des idées, je l’ai pas inventée, celle-là !)
c) Il faut que ces gens restent dans leur trou et qu’il y en ait le moins possible.

C’est donc dans cet esprit que la France s’est résignée en freinant des quatre fers à suivre la CEDH [Cours Européenne des Droits de l’Homme] ; j’aurais à en fouiller un brin le détail, il y a des bouts de chef-d’oeuvre dans ce salmigondis vicieux de mépris et de condescendance de théâtre bien plus proche de l’auto-justification du puritain satisfait de son examen de conscience que de l’amorce du début d’une quelconque attention humaine au sujet (parce qu’on n’en demande pas tellement plus, au fond : l’attention, c’est le début du respect, et la compréhension, si tant est qu’elle est possible, viendra peut-être, plus tard, encore faut-il amorcer la pompe, au lieu de calculer à l’infini les méthodes pour nier le souci sur le conseil affolé de sociétés savantes bidons …)

Donc le droit positif – officiellement la base de raisonnement des tribunaux lorsqu’ils sont sollicités pour un changement d’état civil trans – le voici, c’est la synthèse des arrêts de 1992 après condamnation par la CEDH :

« Lorsque, à la suite d’un traitement médico-chirurgical, subi dans un but thérapeutique, une personne présentant le syndrome du transsexualisme ne possède plus tous les caractères de son sexe d’origine et a pris une apparence physique la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social, le principe du respect dû à la vie privée, posé par l’article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et l’article 9 du Code civil, justifie que son État civil indique désormais le sexe dont elle a l’apparence, le principe de l’indisponibilité de l’état des personnes ne faisant pas obstacle à une telle modification (arrêts n° 1 et 2). »

Plusieurs points doivent être présents à l’esprit ici :

a) La psychiatrisation était la règle indiscutée : le « syndrome » est là pour le rappeler, et ce sont les psys qui sont diligentés, par expertises, de dire la vérité sur le « but thérapeutique » poursuivi (nécessaire, faut-il le rappeler, pour protéger légalement le chirurgien…). Le libre arbitre du « malade » n’est aucunement envisagé, jamais ! Les psys se sont rangés (= ont incité) à cette opinion, et l’ont confortée en confortant dans la foulée leur toute puissance sur une unter-population [sous-population, allusion à l’Unter-Mensch des Nazis -Ndle2] naturellement vouée par le désespoir à la soumission.

b) La notion de transgenre n’existait tout simplement pas, et le traitement médico-chirurgical était implicitement, mais clairement entendu comme comprenant une chirurgie de reconstruction sexuelle, consensus indiscuté non plus à l’époque, d’autant que les personnes ne voulant pas de chirurgie n’avaient aucune raison (ni aucune chance, d’ailleurs) d’espérer un quelconque accueil dans les équipes hospitalières, se sachant vouées à l’enfermement juridique définitif de leurs papiers absurdes. Mireille Bonierbale, présidente de la SOFECT, dans un Colloque de Bioéthique (sic) à Strasbourg en 2013 traitait encore ouvertement les « non’op » de « chimères » (re-sic) …

c) Stricto sensu, pourtant, le texte ne parle pas de chirurgie sexuelle, ni même d’irréversibilité. Il parle, à la suite de ce traitement, de « [ne plus posséder] tous les caractères de son sexe d’origine », et « [avoir] pris une apparence physique (*) la rapprochant de l’autre sexe, auquel correspond son comportement social » . C’était là une porte ouverte en apparence à quantité d’interprétations favorables qui n’ont quasiment jamais été retenues, sauf dans quelques cas ou TGI isolés).
(*) Dans la rue, ça n’a jamais suffi. Donc lire : à poil, chez l’expert.

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On notera que toute la charge des preuves reste au requérant, qui n’a PAS le droit de faire valoir sa liberté d’action, mais doit établir au contraire avoir changé sous la contrainte incoercible du syndrome, les médecins étant seuls détenteurs de la vérité en l’espèce, et encore était-ce insuffisant puisqu’on imposait massivement des expertises judiciaires, souvent triples, psychiatriques, endocrinologiques et « médicales », entendre : examen complet, à nu, par un médecin légiste, éventuellement chirurgien attitré des équipes hospitalières (la bonne occase pour aller fouiller des néo-vagins, histoire, peut-être, de piquer le truc des Thaïlandais …)

La Justice ne reconnaît pas notre droit, elle daigne tolérer des exceptions, de préférence très strictement calibrées, nuance.

Depuis ce temps, il y a eu, entre autres études (Cf. page Ressources) :

Les Principes de Jogjakarta (2007)

« Droits de l’Homme et Identité de genre », rapport du Commissaire aux Droits de l’Homme de l’Union Européenne, Thomas Hammarberg – (2009)

La Résolution 1728 du Conseil de l’Europe – (2010)

Combattre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre : Les normes du Conseil de l’Europe (PDF-Fr). Éditions du Conseil de l’Europe – (Juin 2011)

World-Health-Organization-Sterilization – (2014)  (PDF-En)

Et en France ?

Un décret Bachelot , daté de Février 2010, retire les « troubles précoces de l’identité de genre » de la liste officielle des affections psychiatriques. (Un trompe l’oeil, dans la vraie vie, puisque les classifications techniques des actes continuent à être rattachées aux nomenclatures de la CIM [?], émanation de l’OMS [Organisation ondiale de la Santé] qui n’a pas encore retiré le « transsexualisme » des maladies mentales, mais bref.)

Une « dé-psychiatrisation » bienvenue, donc, mais essentiellement symbolique (quoiqu’il ne tient en principe qu’à nous d’en faire un levier lors de nos procès ; sauf que nos procès, nous avons généralement plus envie de les gagner que d’en faire des tribunes politiques (moi la première, et je me vois mal jeter la pierre à quiconque) qui, pourvu qu’on soit un peu sincère, vireraient inévitablement à l’outrage, donc on ferme sa gueule, et les vaches restent bien gardées).

Une pauvre circulaire CIV/07/10, décortiquée ICI, pondue par la DACS 15 jours après la résolution 1728, (un vrai hasard, comme dans les films) introduisant explicitement la notion d’irréversibilité des traitements, absente des arrêts de 1992, et ce en trafiquant sciemment le sens d’une vieille recommandation européenne (n°1117 de … 1989) dans le seul but de camoufler une exigence illégale de stérilisation, maquillée en possibilité pour les juges dans certains cas, blabla, de ne pas exiger une chirurgie de conversion.

Sauf honnêteté foncière ET compétence des juges, (oui, il y a des TGI qui sauvent l’honneur, encore heureux), tout est truqué dans ces procès. La planche est savonnée dès le départ, les juges du fond n’ont aucun document de référence sous la main, le misérable Rapport de la HAS de 2009, évoqué dans la circulaire CIV/07/10 et dicté par les équipes hospitalières étant dépassé depuis belle lurette, tant par celui de l’IGAS en 2011 que par tel autre de l’Académie de Médecine en 2014 (sans quoi ils n’auraient pas besoin d’apprendre au cas par cas, à coups d’expertises, ce qui selon la Cour de Cassation est sensé être « communément admis par la communauté scientifique »).

Autre exemple de la fourberie du système : Tant que le mariage homo n’était pas autorisé, on a TOUJOURS (sauf deux cas) forcé les gens à divorcer préalablement pour changer d’état-civil, à leurs frais, avec le cortège d’emmerdements potentiels que cela signifie souvent, alors que RIEN dans la loi n’empêchait les juges de prononcer directement dans la foulée du CEC, la dissolution automatique du mariage pour cause de « disparition d’une condition essentielle » (à l’époque, la différence des sexes était une telle condition).
Je n’ai jamais entendu parler de cas dans la jurisprudence où les choses se seraient passées ainsi. Qu’on veuille bien me corriger, si j’ignore …

Venons-en au fait :

En réalité, les trois types d’expertises susceptibles d’être réclamées par les T.G.I. sont tous entachés a minima d’irrégularités graves. Le premier est vide de sens, le second est scientifiquement nul, le troisième est directement attentatoire aux droits humains.

En psychiatrie : si l’on reconnaît que la trans-identité n’est pas une maladie mentale, il n’y a de facto aucune compétence particulière pour un psychiatre à en dire quoi que ce soit. D’autre part, si la « communauté scientifique » fait foi, force est de reconnaître que la définition même qu’elle donne du transsexualisme passe par la reconnaissance d’un caractère AUTO-AFFIRMÉ qui ne peut faire l’objet d’aucune preuve scientifique. La légitimité d’une conviction de psychiatre n’a donc aucune raison de l’emporter sur une simple parole d’honneur. Et qu’il diagnostique la santé mentale du requérant (et que faire d’autre, après le décret Bachelot ?) ou non, comment peut-on faire dépendre l’état-civil  de quiconque d’un certificat de santé mentale? Les trans, après avoir été obligés de se faire reconnaître cinglés, doivent-ils désormais êtres punis après transition en cas de maladie mentale inventée détectée par le spécialiste ?

En endocrinologie : comme démontré en long en large et en travers ici-même, il n’y a strictement RIEN qui prouve quoi que ce soit en endocrinologie, ni l’irréversibilité, ni la « réalité du syndrome », on ne peut constater que des effets de traitements visibles à un moment donné, tous réversibles, soit passivement (par simple abandon des traitements), soit activement (avec des interventions correctrices annexes), et c’est tout !

En médecine générale/gynécologie : le simple fait de vérifier la réalité d’une chirurgie stérilisante (au besoin avec les doigts …) pouvant conditionner le changement d’état civil est en soi une incitation administrative à subir cette chirurgie, qui représente divers attentats au droit, qu’il s’agisse du droit à l’intégrité physique, de l’interdiction catégorique de l’eugénisme en tant que crime contre l’humanité, l’atteinte à la dignité de la personne, etc.

Enfin, l’ensemble de la procédure conditionne l’accès inaliénable au « droit à la reconnaissance en tous lieux de la personnalité juridique » (DH, Art 6) à un jugement qui, à la discrétion des juges, piétine la présomption d’innocence, leur autorise l’exigence d’une preuve de stérilisation, nie toute possibilité d’auto-détermination, donc la liberté de conscience.

Toutes ces expertises, sans exception, sont autant d’insultes qui mutatis mutandis ressemblent salement à des certificats d’aryanité, ni plus, ni moins.

C’est cette conclusion qui m’a fait changer d’avis depuis ma lettre à Mme Taubira dans laquelle je trouvais encore amendable le projet Delaunay.

Je pense aujourd’hui m’être trompée : en effet, c’est bien le fait même de devoir recourir à un jugement qui est inadmissible. En 1992, sans même passer par le législateur, la Cour de Cassation avait créé une exception au « principe d’indisponibilité de l’état des personnes », il serait facile de l’étendre aux personnes transgenres en général moyennant déclaration sur l’honneur et quelques témoins; mais tant qu’un jugement sera obligatoire, il sera TOUJOURS loisible aux juges d’utiliser l’article 144 du Code de Procédure Civile pour exiger une/des expertise(s). L’inversion de la charge de la preuve, que je suggérais dans ce courrier transformerait le TGI en simple chambre d’enregistrement, rendant alors le jugement inutile, une procédure administrative, purement déclarative, faisant tout aussi bien l’affaire.

Au final, le maintien de l’exigence d’une procédure judiciaire elle-même est basée sur -et signifie- le REFUS de reconnaître l’identité de genre en droit français, refus explicitement réaffirmé par Mmes TAUBIRA et VALLAUD-BELKACEM au moment du vote de la loi sur le harcèlement sexuel, ce qui indique que, sauf retournement extraordinaire, RIEN ne changera avec ces gens, et votre carte d’identité, faute d’aide juridictionnelle, continuera à vous coûter, à la louche, entre 1 500  et 6 000 € …). Si vous l’obtenez.

OhPutaing

Postambule

Je voulais revenir sur le commentaire de Michel Jéol . Mais c’est là un laïus d’une telle tartufferie, une  philosophie tellement rance et puant la sacristie que j’ai vraiment une grosse flemme de m’y replonger, m’enfin elle est trouvable sur le site de Tom Reucher, j’ai mis le lien si tu n’as rien contre quoi hurler ce soir …

Et puis ça m’énerve … Bref,

1) La situation du droit français est radicalement discriminatoire et transphobe.
2) L’État en est l’artisan et le garant,
3) et le gouvernement Hollande est le lâche complice de la situation.

On le savait ? Ben ouais, je radote un peu …

Par : Phlune, MtF, née en 1959, hormonée depuis début 2012, musicienne, anar, à moitié enragée ET coeur d’artichaut, premier essai avorté de transition en 84, naissance de ma fille en 94, puis en automne 2011, ras-le-bol radical d’atermoyer ma transition…
Première publication : 30 juillet 2014
1° publication / D.G.: 31 janvier 2016
Source : TXY.fr/blog

Discrimination ordinaire d’un enseignant travesti

Scandale à Nantes : un professeur travesti enseigne dans une école privée

Un prof du privé « catholique »
dans quelques années ?

Un professeur de Technologie et sciences industrielles, homme âgé d’une quarantaine d’année, a fait sa rentrée aujourd’hui, après les congés d’été, déguisé en femme et avec un nouveau nom, féminin… Il prévoit de subir une opération chirurgicale dans quelques mois pour soi-disant « véritablement changer de sexe » selon les médias.

On imagine aisément l’impact psychologique catastrophique sur les élèves, déjà soumis à la désorientation complète de notre société en matière de mœurs et de bon sens social

Évidemment les autorités compétentes républicaines n’y trouvent rien à redire, mais le pire, dans cette lamentable affaire, c’est qu’elle se déroule dans une « école privée catholique » et que l’établissement Saint-Stanislas (Nantes) consent à cette mascarade honteuse !

« Ce changement s’est fait en plein accord et concertation avec la direction diocésaine de l’enseignement catholique à Nantes », a confirmé à l’AFP Didier Groleau, adjoint au directeur diocésain, également interviewé par Presse-Océan.

L’enseignant « nous avait prévenu de son choix l’année dernière. (…) Nous l’avons invité à prévenir le rectorat qui est son employeur. Nous avons ensuite organisé, avec son accord, l’information auprès des autres enseignants et des parents d’élèves et élèves concernés, qui ne sont qu’une petite vingtaine [qu’est-ce que leur nombre change ?!]», a déclaré M. Groleau à Presse-Océan. Ainsi, des courriers ont été envoyés aux familles et le service psychologique de l’enseignement catholique a été avisé.

Il s’agit du deuxième cas en deux ans, de « changement de sexe » d’un professeur du privé en Loire-Atlantique ». En septembre 2010, c’était un professeur de physique du collège-lycée Saint-Dominique de Saint-Herblain qui avait sauté le pas.

Selon M. Groleau (d’où sort ce type ?!), dans cet autre établissement, depuis lors, « tout se passe tout à fait normalement [sic] sans le moindre problème ».

On reste pantois devant l’apathie des parents d’élèves.
« Enseignement privé sous contrat » n’est en rien gage de moralité , de bon sens et de sérieux, il faut en être bien conscient.

Fin de l’article.

Source : Publié le 4 septembre par CONTRE-INFO.com
Le surlignage en ROUGE est le fait de l’éditeur Double Genre.

§

Nantes

Leur prof a changé de sexe

éducation Les élèves de Saint-Stanislas concernés avaient été prévenus

Hervé Bonamy, directeur diocésain.
Hervé Bonamy, directeur diocésain. – F. Elsner/20 Minutes


Ses élèves ne l’appellent plus Monsieur. Un professeur du lycée privé Saint-Stanislas à Nantes a effectué sa rentrée mardi avec une nouvelle apparence féminine. L’enseignant de 43 ans, en poste depuis trois ans dans l’établissement, a en effet entamé un processus de changement d’identité sexuelle durant l’été, a révélé Presse-Océan. Celle qui s’appelle désormais Gwenola enseigne la matière technologie et sciences industrielles à deux classes préparatoires, soit une vingtaine d’élèves post-bac au total. Ces derniers avaient été informés, ainsi que leurs familles, quelques jours plus tôt par courrier.

Déjà un précédent en 2010

« Elle nous a fait part de sa décision en avril-mai. Toute la communication a été faite avec son accord. C’est une situation que l’on n’a pas choisie mais que l’on accompagne. Le parcours de chaque être recèle des fragilités et une part de mystère. Nous n’avons pas à juger. Mais une telle décision provoque inévitablement des interrogations. On sait bien la place que la famille tient dans notre société », explique Hervé Bonamy, directeur diocésain. « Gwenola a pris la parole devant ses collègues lundi lors de la journée de pré-rentrée, indique Hervé Toumoulin, chef d’établissement. Son choix est quelque chose de très personnel. Ça répond à un mal-être, je crois. A un long cheminement. » Une équipe de psychologues a été mise à disposition du lycée mais « aucune demande n’a été formulée. » « C’est un peu surprenant mais, bon, ce prof a le droit de faire ce qu’il veut, ça le regarde lui. Du moment que ça ne change rien aux cours », commente un groupe d’élèves à la sortie.
L’enseignement catholique de Loire-Atlantique avait déjà connu un épisode similaire à la rentrée 2010 au collège-lycée Saint-Dominique de Saint-Herblain. « Ça s’était très bien passé, assure la direction diocésaine. Même les réunions de parents, que l’on craignait un peu, s’étaient bien déroulées ».

Commantaire du centre LGBT

« Cette histoire ne devrait pas faire les manchettes des journaux, ça relève de la sphère privée, regrette le centre lesbien, gay, bi et trans de Nantes. Ça démontre que notre société est encore déstabilisée par les transitions. »

Par : Frédéric Brenon
Publié le : 05.09.2012 à 00:00 | Mis à jour le 14.09.2014 à 11:13
Première publication sur D.G. le : 30.01.2016
Suggéré par notre lectrice : Ester Paris | 08.02.2016
Source : 20Minutes.fr

Dites adieu aux poils, naturellement

DITES ADIEU AUX MOUSTACHES
SUR VOTRE VISAGE

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Pour les femmes, les moustaches sur le visage sont un problème esthétique qui, parfois, peut devenir grave, au sens qu’il peut être source d’embarras. Les méthodes pour supprimer cette situation sont [nombreuses] : une, par exemple, provient directement de l’Est et elle est utilisée depuis des siècles par les femmes asiatiques.

Pour la mettre en pratique, vous avez besoin de deux cuillères à soupe de jus de citron, deux cuillères à soupe de miel et une cuillère à soupe de farine d’avoine. Les ingrédients doivent être mélangés ensemble dans un récipient, afin d’avoir une consistance suffisamment uniforme et homogène. La crème obtenue doit être appliquée directement sur le visage : il est nécessaire de pratiquer un massage ferme, mais doux avec des mouvements circulaires. Le composé doit être laissé sur la peau pendant environ quinze minutes : après quoi, vous pouvez rincer à l’eau tiède.

Les bénéfices garantis par ce composé sont multiples : si le citron a un pouvoir désinfectant, dans la farine d’avoine on [trouve] des substances apaisantes qui permettent de rééquilibrer les tissus de la peau. On ne peut pas, en outre, sous-estimer les mérites du miel qui déracine les poils et [qui] est un excellent antibiotique naturel. Certainement, les moustaches ne [vont] pas disparaître après une seule application : pour obtenir des résultats certains, vous devez répéter l’opération pour au moins un mois, deux ou trois fois par semaine, jusqu’au moment où les poils seront si faibles que le bulbe pileux sera totalement atrophié.

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Au cas où, à la suite d’un tel traitement, la peau [peut paraître] un peu irritée ; rien n’empêche d’utiliser un hydratant, grâce auquel le visage peut être rafraîchi et apaisé. Ce [soins] à base de farine d’avoine, du miel et de citron, en tout cas, n’est pas la seule façon de [combattre] la moustache.

La plus courante et simple, en fait, est celle qui prévoit d’utiliser un produit spécial éclaircissant : au supermarché ou à la pharmacie, il n’est pas difficile de trouver une crème éclaircissante parfaite pour les poils noirs ou très sombres. Les effets de ces produits durent, en moyenne, un couple de semaines : il est important, en tout cas, de vérifier que la crème éclaircissante employée soit indiquée à votre peau (grasse, sèche, et ainsi de suite).

miel-citron-moustache-visagePour éviter tout inconvénient ou des mauvaises surprises (des réactions allergiques, par exemple), la crème peut être testée sur la peau du poignet, une zone sensible mais invisible et, surtout, sûre : si après une couple d’heures vous ne voyez pas de conséquences négatives, vous pouvez l’appliquer sur votre visage.

Tout d’abord, vous devez laver votre visage ; donc, la crème éclaircissante peut être placée sur les moustaches avec l’applicateur qui est fourni par l’emballage. Au cas où l’applicateur ne serait pas présent, vous pouvez utiliser un bâton de glace; alternativement, vous pouvez appliquer le produit directement avec un doigt, mais pas avant d’avoir enfilé un gant en latex. L’important est d’essayer d’empêcher que la crème tombe sur la peau des narines ou les lèvres, qui sont des zones très sensibles.

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Pour retirer le produit, il faut juste un disque du coton visage normal, mais aussi un coton-tige simple: à ce stade, il n’y a rien [d’autre] à faire [que] de vous assurez que les poils soient plus clairs qu’auparavant. Nous devons nous rappeler que la crème est assez agressive, cela signifie qu’elle ne devrait pas être laissée trop longtemps [sur l’épiderme].

Enfin, en plus du mélange de farine d’avoine, miel et citron et de la crème éclaircissante, la suppression des poils peut aussi être faite avec de la cire : clairement, nous devons penser à des solutions qui sont conçues spécifiquement pour l’épilation du visage. Au supermarché il y a des kits différents, mais il faut se rappeler que cette solution ne peut être appliquée, lorsque les poils ne sont [pas] assez longs : s’ils ne le sont pas, en effet, la cire n’est pas en mesure d’adhérer complètement.

Rédaction | janvier 27, 2016 | SOURCE : METEOFAN

Les [crochets] dans le texte, marquent des corrections de l’éditeur.

 2° article sur le même sujet :

Recette beauté: Cire d’épilation au sucre maison

Femmes, et parfois des hommes, l’épilation est un rituel dans notre routine beauté. J’ai donc testé comme beaucoup d’entre vous les chaines de salons d’esthétique (je ne cite pas de noms mais vous les connaissez, je le sais bien) et j’ai été fortement déçue. C’est pourquoi je me suis lancée dans la fabrication de ma cire d’épilation maison.

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Les mésaventures dans les salons vous les connaissez tous, c’est-à-dire une cire qui peut trop chaude causant des petites brûlures, certains produits utilisés peuvent être allergènes, des zones mal épilées, une douceur approximative… Pour contrer tout cela, je partage avec vous ma recette pour faire votre propre cire d’épilation au sucre, 100% naturelle.

Ingrédients

  • 1 tasse à café de sucre en poudre
  • 2 cuillères à soupe d’eau
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • 1 cuillère à café de miel

La réalisation de la cire maison

  • Mélangez tous les ingrédients dans une casserole et laissez mijotez environ 8 minutes à feux doux.
  • Assurez vous que le sucre soit bien dissout et faites attention à ne pas brûler votre préparation, le caramel doit être doré, un brun foncé.
  • Pour savoir si votre cire est prête, versez une goutte sur votre plan de travail, si cette dernière est bombée et vous que pouvez la malaxer entre vos doigts, alors elle est à la bonne température.
  • Laissez la refroidir, afin qu’elle devienne tiède et puisse être malaxée.

Mode d’emploi

  • Appliquez la cire sur la zone souhaitée
  • puis faites une bande en l’étirant dans la sens de la pousse du poil
  • ensuite tirez d’un coup sec dans le sens inverse de la pousse du poil.

La cire au sucre peut être utilisée sur toutes les parties du corps.

La cire est réutilisable, il suffit de la conserver dans bocal hermétique dans le réfrigérateur. 10 secondes au micro-ondes et c’est parti pour une nouvelle séance d’épilation!

Les bienfaits de la cire au sucre

L’association du miel dans la cire au sucre permet de profiter de ses vertus cicatrisantes et adoucissantes.

Le citron quant à lui a des vertus antiseptiques et dés-incrustantes.

Maintenant mes Cotonettes, fini les poils disgracieux grâce à cette cire peu coûteuse et efficace. La douceur de vos gambettes est assurée!

 

Femmes Trans en prison, double peine

La double peine des femmes trans’ en prison

A Fleury-Mérogis, un quartier leur est réservé

Insultes, moqueries lors des fouilles, maquillage prohibé, refus de soin… Catalina, Natalia et Hafida, ex-détenues, racontent le quotidien difficile de femmes trans’ en prison.

« Je n’aurais jamais imaginé que j’allais atterrir en prison ». Installée bien au chaud au fond d’un bar PMU du 18e arrondissement, Catalina*, les cheveux teints d’un blond peroxydé, stylo bic en main, fait un croquis de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Originaire d’une grande ville du centre de l’Argentine, cette latina d’une quarantaine d’années, « travailleuse du sexe », a passé presque un an de sa vie derrière les barreaux. Des mois de « calvaire » dont elle garde encore les séquelles psychologiques : des pleurs incontrôlables, la peur d’une porte verrouillée…

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Catalina préfère le PMU à la détention / Crédits : Michela Cuccagna

« La prison, c’est ce qu’il y a de pire, lâche-t-elle à plusieurs reprises en espagnol, et rien n’est fait pour les personnes transgenres. »

Car, au-delà d’un français très approximatif, Catalina est trans’ et séropositive au VIH et au VHC (le virus de l’hépatite C) : une double, voire une triple peine, quand on est placée en détention.

Bâtiment D3

Condamnée pour « exhibition sexuelle », puis incarcérée en décembre 2012, Catalina raconte avoir été placée dans un quartier spécifique « à part » pour les trans’ et les homos. « Un quartier ‘protégé’, dédié de façon générale aux personnes susceptibles d’être fragilisées en détention », assure le ministère de la Justice et l’administration pénitentiaire… Mais situé au cœur de la maison d’arrêt pour hommes, au quatrième étage du bâtiment D3 – nom qui, en espagnol, résonne comme « détresse ».

« On m’a remis des vêtements, des produits d’hygiène et un rasoir pour homme », poursuit l’ex-détenue, sur le moment désemparée. Le tout sous le regard de surveillants – et non de surveillantes – alors qu’en théorie, selon le ministère, des mesures existent pour que « l’apparence physique de la personne détenue concernée [soit] prise en compte pour déterminer le sexe du personnel pénitentiaire chargé de la mise en œuvre de la mesure ».

Cette scène Natalia, 35 ans, détenue 14 mois à Fleury-Mérogis, entre 2013 et 2014, pour proxénétisme et Hafida*, en liberté conditionnelle après dix mois de détention pour récidive de défaut de permis, l’ont aussi vécue au moment de leur incarcération. Le plus souvent, sans vraiment comprendre ce qui leur arrivait. « On m’a d’abord mise quelques semaines dans la prison pour femmes, confie Hafida, la vingtaine, qui vit de la débrouille depuis qu’elle a quitté le domicile de ses parents à 13 ans. Puis, on m’a transférée au D3, sans que je sache pourquoi ». Natalia, elle aussi originaire d’Argentine, tient son explication :

«Pour te placer, ils vérifient que tu es bien opérée ».

Cette opération dite de « réassignation sexuelle », permet officiellement de changer d’état civil. Aucune des trois femmes, ne l’a pour l’instant subit.

Des brimades et des embrouilles

Dans leur « quartier spécifique », Catalina, Natalia et Hafida se sont très vite senties isolées et abandonnées. « On était coupées du monde et on nous faisait comprendre qu’on était à part », regrette Hafida. Aujourd’hui, elles mettent en cause des conditions de détention qu’elles jugent discriminantes par rapport aux autres détenus, comme l’interdiction d’avoir accès aux terrains de sport, et ce, en raison de leur transidentité.

« En 10 mois, je n’ai jamais touché la terre ferme », raconte Hafida. Avec Natalia, son ancienne voisine de cellule, elles décrivent, en guise de promenade, une pièce « à part », « sale », « recouverte de crottes et de cadavres de pigeons » et aussi spacieuse que la salle principale du traiteur chinois dans lequel nous poursuivons la conversation. Amélie Morineau, ancienne bénévole à Fleury-Mérogis du Genepi, l’asso étudiante qui travaille sur la réinsertion des détenus, confirme : « c’est une pièce de 30m2 dont on a retiré le toit».

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Catalina, dessine-moi ta prison… / Crédits : Michela Cuccagna

A Fleury, le quotidien de ces femmes trans’ a aussi été ponctué de commentaires transphobes, d’insultes et de brimades.

« Les gardiens savent que tu es trans’, explique Natalia. Mais ils t’appellent “Monsieur” et ne respectent pas ton genre ».

« C’était des moqueries tous les jours, une infirmière qui te dit que tu es malade et qu’il faut revenir à la raison, un surveillant qui fait exprès que tu croises un autre détenu pour voir comment tu te fais insulter, etc », soutient Hafida, pas vraiment de nature à se laisser marcher sur les pieds. Lors de sa détention, dans les couloirs ou lors des transferts, elle s’embrouille régulièrement avec les autres détenus et là encore, les insultes graveleuses fusent.

Au bon vouloir de l’administration

Impossible également de cantiner du maquillage, des produits de beauté ou un fer à lisser, poursuit la jeune femme. « Pour me maquiller, j’utilisais les crayons de couleur des ateliers de dessins », se souvient, elle, Catalina. L’accès à certains ateliers, les vêtements de femmes, les soins spécifiques et les traitements hormonaux leur ont aussi été accordés (ou pas) au bon vouloir de l’administration.

« J’étais la seule à avoir accès aux hormones, j’ai toujours eu accès à un médecin, mais la majorité n’avait pas cette chance », confie Natalia. Arrivée en 2006 à Paris après sept ans de prostitution à Buenos Aires, la jeune femme a très vite compris les codes de l’institution carcérale à la différence de certaines de ces anciennes co-détenues qui ne parlaient pas un mot de français.

« J’ai aussi été privilégiée par rapport aux autres, livre Catalina, mais parce que je respectais les règles ». Elle bénéficie d’un suivi médical qu’elle juge « correct ». En revanche, malgré ses demandes répétées, Catalina n’a jamais pu consulter un hépatologue ou d’un endocrinologue et donc se voir prodiguer les soins qu’elle réclamait. En décembre 2013, Catalina sort d’ailleurs très affaiblie de Fleury-Mérogis. Elle est transférée à la Pitié Salpêtrière où on lui diagnostique un cancer lymphatique. « J’avais la foi et je savais que j’allais guérir », poursuit-elle. Mais le refus de soins aurait pu lui être fatal…

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En prison, Catalina se maquillait au crayon de couleur / Crédits : Michela Cuccagna

« C’est pire à Fresnes »

Ont-elles observé des évolutions dans leur prise en charge par l’administration de Fleury ? En juin 2010, un avis du Contrôleur général des lieux de privation de libertés, préconisait déjà de garantir un certain nombre de droits à l’information, à l’accès aux soins, ou à la dignité des personnes trans’ incarcérées pour améliorer leur prise en charge et leurs conditions de détention. « Par le passé, il y a eu des problèmes notamment lors des fouilles aléatoires en cellule. Mais aujourd’hui l’administration pénitentiaire porte quand même une attention particulière à ces personnes. Une cantine spéciale a été mise en place », observe, de son côté, la bénévole du Génépi contactée par Streetpress.

Selon Olivier Pedro-Jose, le porte-parole adjoint du ministère de la Justice, la prise en charge est aujourd’hui « individualisée grâce à une identification au cas par cas des difficultés éventuelles rencontrées par chaque personne détenue ». « Les agents qui opèrent dans le quartier où se trouvent des détenus transgenres sont volontaires et dédiés à ce secteur. Ils répondent à un appel d’offre lorsqu’un poste se libère et sont préalablement reçus par la direction pour un entretien », affirme encore le ministère. Mais entre la théorie et la pratique carcérale, il y a souvent un gros fossé. Et les anciennes détenues ont des avis fort contrastés. Natalia est la plus optimiste.

« On a quand même eu accès à une promenade, aux associations qui nous rendent visite, aux cours de français ou à des ateliers de peinture. Les choses ont un peu avancé à Fleury pour les trans’ et on sait que c’est pire à Fresnes. »

En liberté avec un bracelet électronique à la cheville depuis juin dernier, Hafida est plus catégorique, notamment envers le personnel de la maison d’arrêt : « en un an, rien n’a changé ». Giovanna Rincon, directrice d’Acceptes-T, une association trans’ habilitée pour apporter un soutien social et psychologique aux détenues transgenres de Fleury-Mérogis s’interroge également sur leurs conditions de détention : « Avant la création d’un quartier adapté, il faudrait peut-être une reconnaissance des spécificités en matière de genre et de santé », propose-t-elle.

Faut-il maintenir un quartier spécifique pour les détenues trans’ non opérées ou qui n’ont pas obtenu leur changement d’état civil ? Ou faut-il une incarcération d’office dans le quartier des femmes ? Le ministère, contacté par StreetPress, campe sur le critère de l’opération « irréversible » :

« L’administration pénitentiaire (…) tient compte des modifications physiques irréversibles liées au processus de réassignation sexuelle médicale pour déterminer l’affectation en quartier femmes, sans attendre la prise en compte de cette modification à l’état civil. »

En revanche, pour Natalia la solution est peut-être du côté de son pays natal : « là-bas, quand tu n’es pas opérée mais que tu as les documents d’identité conformes à ton genre [ndlr, une formalité pour les trans’ depuis la loi de 2012 qui permet la modification de l’état civil par simple déclaration], on te met avec les femmes ». Sollicitées par Streetpress pour avoir de plus amples informations, l’administration pénitentiaire et la direction de Fleur-Mérogis nous ont renvoyés vers les réponses du ministère de la Justice.

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Entre le Bois de Boulogne, des cours de français et le Pôle Emploi, Catalina essaye de changer de vie / Crédits : Michela Cuccagna

Entre Boulogne et Pôle emploi

La peine purgée, Natalia, Catalina et Hafida tentent désormais de se reconstruire. « Sortir de prison, c’est une chose. Revenir à la réalité en est une autre », philosophe Natalia. Le jour où elle a quitté Fleury, elle raconte même s’être perdu gare du Nord, complètement désorientée. Elle enchaîne : « Depuis que je suis dehors, tout va mal. J’ai de nouveau des problèmes, je n’ai aucune alternative à part la prostitution », souffle la jeune femme, bénévole chez Emmaüs depuis sa sortie de prison.

Comme son amie, Catalina essaye de prendre les devants pour faciliter sa réinsertion, et même si « c’est difficile ». Sa vie oscille désormais entre Pôle emploi, où elle suit une formation pour devenir auxiliaire de vie, des cours de français, et le bois de Boulogne, sa seule source de revenus depuis qu’elle est arrivée à Paris en 2007. Elle espère prochainement rendre visite à sa famille en Argentine qu’elle n’a pas vue depuis trois ans. Hafida, elle, s’est inscrite à l’auto-école et recherche un emploi. Son stage chez Kookaï ne lui plaît pas vraiment. Fan de voitures, elle s’accroche à son rêve de gamine : devenir pilote de Formule 1.

*Les prénoms ont été modifiés.

Enquête par : Florian Bardou
Rédaction : Michela Cuccagna
Titre original : « La double peine des femmes trans’ en prison »
Publié le : 28.09.2015
1° publication sur DG le : 18.01.2016
Source : STREET PRESS . com

Trans et emploi? transition pas facile!

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La vie est rugeuse, mais pas aujourd’hui ! LdF

Suisse – Trans au travail: Transition difficile

Plusieurs affaires récentes rappellent les difficultés professionnelles auxquelles font face les personnes en cours de changement de sexe. Pour répondre aux questions, et parfois aux craintes et préjugés, des employeurs et des collègues, le groupe Trans de 360 est de plus en plus sollicité.

«C’est tolérance zéro !» C’est ainsi que Sandra Mansi, coordinatrice du groupe Trans de l’Association 360, résume les conditions de travail qui, trop souvent, prévalent pour les personnes entamant un processus de changement de sexe. Récemment contactée par les ressources humaines d’une entreprise internationale à la demande d’une employée, Sandra a pu se rendre compte des problèmes pratiques entraînés par la métamorphose d’homme à femme. «S’agissant d’une entreprise ayant de nombreux collaborateurs à l’étranger, ils se demandaient comment ce changement allait passer. Il y avait aussi des interrogations sur l’identité de la personne, sur la validité de sa signature et même sur son rendement.»

Mais c’est le changement d’aspect physique et vestimentaire de leur employée qui semblait susciter le plus de craintes au sein de la direction. «Par exemple, raconte Sandra, le fait qu’elle ait commencé à se laisser pousser les ongles et les vernir les avait déstabilisés. Le vernis était rose pâle, mais ils m’ont dit qu’ils auraient préféré du transparent!» Ce qui pour n’importe quelle femme aurait paru parfaitement normal était interprété ici comme une extravagance.

Comprenant que «ce qui les gênait le plus, c’était l’entre-deux», Sandra a négocié au nom de l’employée une sorte de plan d’action au terme duquel l’employée pourrait, à une date donnée, annoncer sa nouvelle identité à ses collègues. Après quoi, elle se présenterait au travail en assumant pleinement son identité et son apparence de femme. A charge à ses collègues et ses supérieurs de respecter ce nouvel état de fait. «Il était très important de m’assurer qu’elle serait soutenue par sa hiérarchie dans cette étape.»

Se fier à sa sensibilité

Par ailleurs, Sandra a eu l’occasion de présenter la problématique trans à des personnes se retrouvant face à des collègues ou clients trans dans d’autres entreprises ou institutions, offrant aux gens l’occasion d’aborder leurs appréhensions et de confronter leur gêne sur le sujet. «Pour beaucoup de gens, accepter d’appeler madame quelqu’un qui, à leurs yeux, a tout d’un monsieur est une véritable épreuve. Et en même temps, ils ont très peur de blesser la personne, explique Sandra. Reconnaître l’identité de genre est fondamental, par exemple en féminisant le langage.» F.T.

Trans et emploi: Deux cas de discrimination

En janvier dernier, une employée transsexuelle est licenciée par l’Hôpital de Fribourg, officiellement suite à la découverte d’une caisse noire dans le service dont elle était la responsable. L’employée accusait sa hiérarchie de ne pas avoir supporté son changement de sexe, récemment effectué en Thaïlande.

Autre cas soulevé dans la presse en janvier, celui de Laura Armani, médecin transsexuelle tessinoise de 45 ans, interdite de pratique dans son canton, prétendument pour manque de «stabilité psychique». Bien décidée à exercer son métier, Laura s’est exilée à Zurich et envisage aujourd’hui de se présenter au Grand Conseil tessinois sous l’étiquette d’un petit parti de gauche, «Ticino Pulito».

Par : Arnaud Gallay
Publié le : 01.02.2007 | Mise à jour 28.12.2015 21:55
Titre Original : « Trans au travail: Transition difficile »
Dessin par : Lio de France / [DG]
Source : 360.ch/blog

Être ou vouloir être une femme ?

2016-04-12_18h05_53
Vouloir être une femme ou penser qu’on est une femme ?

Quand on écoute le discours des gens qui se disent trans on entend quasi toujours les phrases suivantes :

« je SUIS une femme, je l’ai toujours été »

« je SUIS une femme dans un corps d’homme »

Donc il y a une conviction, celle d’être déjà une femme, conviction d’apparence délirante pour l’extérieur qui voit bien que la personne à un corps de mec et une vie de mec et qui donc ne pige pas la logique.

Je n’ai JAMAIS pensé que j’étais une femme au contraire, d’où mon problème, car si je l’étais je n’aurais aucun problème puisque j’exprime l’envie d’être une femme et non le fait de l’être déjà !

Donc je me disais que je n’étais pas trans puisque je ne pense PAS être une femme mais que je VEUX être une femme.

Cette distinction n’est pas faite dans le D.S.M. à savoir qu’il n’y a pas besoin de dire qu’on est une femme pour être trans, vouloir l’être suffit.

Mais dans ma tête ça faisait une sacrée différence et je me disais que je n’étais PAS trans car les trans niaient la réalité en se disant femme alors que moi je voulais changer la réalité en devenant femme ce qui me rendait moins dingue !

J’ai d’ailleurs lu un article en anglais sur le sujet où une personne disait avoir compris que ceux qui voulaient être des femmes n’étaient pas trans mais des fétichistes souffrant d’auto-gynéphilie et emportés par leur fantasmes sexuels.

Mais je commence à croire que la différence que je faisais et que cette personne fait est fausse.

Voici pourquoi :

Quand je vois une femme qui me plait (pour une raison ou pour une autre, le collant, les chaussures, le corps, sa façon de marcher, sa coiffure…) ET que je suis un peu dysphorique qu’est ce que je me dis ?

Que j’ai envie d’être elle, que c’est pas possible car je suis un homme et que donc je vais me tuer.

Qu’est ce que j’entends par être elle ? Entrer dans son corps comme un spectateur et vivre sa vie ? Avoir sa vie ? Avoir son visage ? Avoir son passé ? Avoir ses pensées ?

J’entends avoir son corps ou un corps similaire à savoir FEMELLE, avec des seins, une chatte, des ovaires…et pouvoir m’en servir librement.

Je n’entends pas du tout avoir son visage mais le mien légèrement féminisé afin qu’il aille avec le corps et je n’entends PAS DU TOUT changer mon esprit, même pas les souvenir de mon passé en homme.

Qu’est ce que ça signifie ?

Tou simplement que je pense que mon cerveau, à savoir ma façon de penser, de jouir, d’interagir avec le monde, de me percevoir COLLE avec un corps femelle.

Je pense donc que mon cerveau sera plus heureux de diriger un corps femelle que mon corps actuel et que je vais y gagner en changeant de corps.

Sachant que je sais ce que c’est être trans à savoir avoir un corps et un cerveau qui ne vont pas ensemble et que je sais que c’est dur à supporter si je garde mon cerveau au lieu de prendre celui de la femme dont je veux le corps c’est que je pense que le mien est au moins aussi adapté pour contrôler son corps car sinon je me retrouverais dans avec un corps femelle et un cerveau masculin ce qui ne réglerait rien !

Donc quelque part je pense que j’ai un cerveau de femme.

Si je prends en compte que pour moi être femme implique 3 choses =

un cerveau de femme = GENRE féminin
un corps de femelle = CORPS féminin
une vie sociale en femme = acceptation des autres dans le rôle femme

Et que je constate que « je VEUX être une femme » mais que je ne réclame que le 2. que dois je en conclure ?

Et bien que je pense probablement déjà avoir le 1. et que je suppose que le 3. découle des 2 autres mais que comme la vie sociale en femme est plus chiante que la vie en homme je ferais avec sans l’exiger à tout prix (je pourrais me passer du machisme par exemple !).

Donc finalement, je dis exactement la même chose que les trans qui pensent qu’ils sont des femmes mais je le dis de façon plus complexe, indirectement, peut être à cause de l’envie de rester logique et d’éviter l’étiquette « délirant ».

Mais j’ai aussi tendance à penser qu’il n’y a pas de différence entre cerveaux de femme et cerveau d’homme donc peut être que c’est signe que je ne suis pas trans ou que je veux nier la différence psychique homme/femme afin encore une fois de pouvoir m’imaginer femme malgré le corps mâle car je pense peut être que le corps entraine le cerveau s’en m’en rendre compte ?

La dernière phrase n’est pas claire je crois !

Enfin, je pense quand même qu’il y a une grande différence entre un cerveau de mec et de femme : la femme jouit en se faisant pénétrer, l’homme jouit en pénétrant (il peut accessoirement le faire en étant pénétré mais en général il aime aussi pénétrer et il adore sa bite !).

Moi je n’aime pas pénétrer et j’échangerais ma bite contre une chatte sans hésiter la moindre seconde !

Par : dragmi | Blog : Travesti, transgenre, transsexuelle
Publié le : 14.04.2016
Titre original : « Vouloir être une femme
ou penser qu’on est une femme ? »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : dragmi.wordpress.com

Transgenres, handicapés, même combat ?

Une femme née sans bras ni jambes
réalise de magnifiques peintures

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Zuly Sanguino est une artiste et conférencière colombienne de 25 ans. Née sans bras ni jambes, elle nous prouve que la vie sans ces membres est tout sauf limitée.

Sanguino souffre d’une maladie génétique rare, le syndrome de tétra-amélie. La majorité des gens atteints meurent avant la naissance, ou peu après. Contre toute attente, Sanguino a survécu et est aujourd’hui une adulte accomplie et pleine de vie.

Dans une vidéo vue plus de quatre millions de fois, Sanguino révèle qu’elle a été victime d’intimidation et d’abus sexuel quand elle était enfant. Elle s’inspire de ces événements et de sa vie sans membres pour guider d’autres personnes. Elle gagne aussi sa vie en vendant ses peintures.

« Je témoigne auprès d’enfants victimes d’intimidation, ou qui ont des handicaps, afin de leur prouver que ces barrière physiques ou mentales ne doivent pas les retenir », raconte-t-elle au Daily Mail. « Je veux prouver à tout le monde qu’on peut accomplir n’importe quoi si on y met du cœur. »

Sa mère lui a appris comment faire son lit et se brosser les dents. Sanguino a été élevée en sachant qu’elle était capable d’accomplir les mêmes tâches que ses cinq frères et sœurs.

« J’ai demandé à ma mère pourquoi j’étais différente. Elle m’a répondu que je n’étais pas plus différente que d’autres personnes et que ça ne devait pas me retenir », dit-elle.

Après une tentative de suicide lorsqu’elle avait 15 ans, sa mère lui a dit qu’elle « continuerait briller et à montrer aux gens qu’on peut vivre une vie normale et heureuse avec un handicap. »

Et c’est exactement ce qu’elle fait. Elle aide à motiver d’autres jeunes personnes avec des handicaps à vivre de meilleures vies possibles. Sanguino désire se marier et avoir des enfants, en plus d’ouvrir un orphelinat et, dans le futur, de prononcer des conférences ailleurs dans le monde.

« Je suis la preuve vivante qu’on ne doit pas laisser les handicaps nous retenir », explique-t-elle.

Par : Nancy Flanders de LiveActionNews
Traduit par :  Campagne Québec-Vie
Publié le : 13.04.2016 | 21:47
Titre original : « Une femme née sans bras
ni jambes réalise de magnifiques peintures. »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : cqv.qc.ca

Dysphorie générale et de genre

La définition la plus simple de la dysphorie est de rappeler qu’elle est l’antonyme (l’inverse) de l’euphorie.

Alors se pose vite la question de savoir ce qui peut rendre quelqu’un dysphorique ? Eh bien, j’aurais tendance répondre : tout ce qui va mal en ce monde ! A moins d’appartenir à la race des Lapins Crétins, peut-on se réjouir du spectacle que nous offre les hommes qui veulent influer sur notre siècle ? Est-il besoin de faire la liste pléthorique des dysfonctionnements qui accablent l’humanité ? dans l’ordre alphabétique : climatiques, économiques, familiaux, holistiques, monétaires, politiques, religieux, sentimentaux, sexuels, sociétaux…?

AdapteSociete

Article 1/

La dysphorie de genre, c’est quoi ?

Le diagnostic du DSM pour les hommes qui déclarent vouloir changer leur corps pour être des femmes est passé de  « transsexualisme » à  » trouble de l’identité de genre » pour en arriver à « dysphorie de genre ».

Pour entre dans le case dysphorique de genre il faut que la souffrance soit forte, handicapante et non juste légère.

Notons qu’on peut être trans sans entrer dans le diagnostic de dysphorie de genre et que donc il ne remplace pas vraiment le trouble de l’identité de genre car le trouble ne supposait pas de souffrir spécialement (enfin je crois).

Mais la dysphorie de genre c’est quoi exactement comme souffrance ?

Selon wikipedia la dysphorie c’est un sensation désagréable, un mal être, qui comprend les sensations suivantes : « tension négative », « irritabilité », « apathie », « anxiété », « tristesse », « insatisfaction ».

J’ai clairement tout ça. Aucun doute. Et depuis très longtemps. Cette dysphorie peut être provoquée par x troubles (borderline par exemple) ou par un traumatisme.

Ma question est alors la suivante : est ce que la « dysphorie de genre » comprend les mêmes sensations négatives que la « dysphorie » de Wikipédia avec comme spécificité d’être provoquée par le genre (qui ne colle pas au corps) et que pour ne plus sentir la dysphorie la personne a envie de changer de sexe ?

L’envie de changer de corps n’étant pas à proprement parler la dysphorie (car vouloir changer de corps n’est pas en soi un sentiment négatif)  mais la solution que la personne veut mettre en oeuvre pour supprimer la dysphorie mais on reconnaîtrait la dysphonie de genre au fait qu’elle donne envie de faire appel à cette solution (alors qu’une dysphonie liée à un traumatisme ne donne pas cette envie).

Ou alors la dysphorie de genre n’a rien à voir avec la dysphorie  et ne provoque pas les sensations décrites par Wikipédia ?

Difficile de trouver une explication online !

Par : / blog : Travesti, transgenre, transsexuelle
Publié le : 10.04.206 | 19:54
Titre original : « La dysphorie de genre c’est quoi ? »
Commentaires par : Lio de France | [DG]
Source : dragmi.wordpress.com

La transsexualité est-elle une maladie ?

Dans son style inimitable et direct, voici un nouvel article de @dragmi, cette personne transgenre qui a non seulement hérité de la beauté, mais aussi d’un cerveau bien fait, lequel analyse sans concession, la « problématique » de la transsexualité.

Quand je parle d’une pensée juste, mais brute de décoffrage et propre à dépoussiérer les discours universitaires, je pense à ce court passage de l’auteur :

« Si on a un logiciel pour contrôler une chatte et qu’on a une bite, on est un peu dans la merde pour jouir ! »

Si l’on peut faire le constat que l’auteur ne parle pas la langue de bois ; pour l’instant, on n’imagine mal qu’un tel discours puisse être entendu par un auditoire du Collège de France. 🙂

Photo : Sue (Youcef Nabi) ex Pdg de Lancôme.

ARTICLE

Les gens qui ne sont pas du tout trans ont beaucoup de mal à comprendre qu’un mec, à savoir pour eux un porteur de bite depuis la naissance, puisse dire qu’il est une femme et vouloir se couper la bite pour changer de sexe !

Moi même j’ai eu du mal à comprendre et je ne suis pas sûre de comprendre encore à 100%, mais j’ai quand même compris assez pour ne pas penser qu’un tel désir relève de la maladie mentale et accessoirement rédiger cet article.

Je note que beaucoup de personne trans sont elles même confuses et qu’elles ne savent pas vraiment expliquer comment elles peuvent « se sentir  » femme avec un corps mâle et du coup pensent que leur envie est une perversion, une maladie ou un fantasme sexuel.

La notion clé pour comprendre est la suivante : LE GENRE.

Les débiles de la manif anti gay parlent de « la théorie du genre » ou du « gender ».

Le genre n’est pas vraiment une théorie mais un concept, un outil d’analyse en sciences humaines, mais comme ce n’est pas une vérité absolue [et] démontrée de façon indiscutable on peut toujours affirmer qu’il n’existe pas, ou qu’il n’est pas exactement comme ci ou comme ça.

Et cet outil, ce concept est la pierre de voute des « gender studies » et des « queer studies », à savoir des mouvements de pensées universitaires qui étudient l’identité sexuée, la sexualité, le genre et l’articulation qui existe entre ces notions et la société.

Bref, on va supposer que le genre existe, car la grande majorités des « experts » en science humaine pensent qu’il existe et  [que] c’est un outil indispensable pour comprendre la problématique trans.

Donc le genre, c’est quoi ?

C’est simple : c’est une structure psychique, une façon de se percevoir et de percevoir le monde, d’interagir avec soi-même et avec le monde, de jouir de son corps et du corps des autres…

En encore plus simple, est le sexe mental [ou psychique] : c’est le fait de se « sentir », de se vivre homme, femme ou autre chose.

Et ce sexe psychique semble très important pour la plupart des gens, car ils se nomment eux-même, non stop, monsieur ou madame et nomment les autres comme ça.

Ce genre est un peu le titre  des sans grade , des sans pouvoir : certains sont marquis, d’autres présidents, d’autres [encore] docteurs, d’autres [enfin] maîtres, inspecteurs, commissaires…et la masse est juste : monsieur ou madame !!

Chez les révolutionnaires, on était citoyens ou camarades !

Aujourd’hui, on est MON SIEUR ou MA DAME et certaines se croient encore MA DEMOISELLE. Notons que les DAMOISEAUX sont rares !

Comme je ne compte appartenir à [aucun groupe], je m’en tape d’être appelée MA dame ou MON sieur…

Mais beaucoup de gens sont hyper accrochés à leur titre !!!!!!

La société nous dit que le genre découle automatiquement du sexe biologique, à savoir dans notre société, de ce qui pendouille entre les jambes et qu’on voit dès la naissance à savoir une bite ou une chatte.

Bite = genre masculin => on est un garçon et on devient un homme

Chatte = genre féminin =>on est une fille et on devient une femme

DanseurCabaretTrav

Et comme la société pense qu’il n’existe que 2 sexes, elle conteste que les inter-sexes (à savoir les gens ayant un sexe non classique ou une biologie hors norme) constituent un 3ème sexe ; elle les range de force dans l’une des 2 cases : HOMME ou FEMME.

Si on pense que le sexe entraine automatiquement selon la relation ci dessus le genre alors on ne peut que conclure que les trans sont FOUS et ne rien piger à leur souffrance.

Mais si on comprend que le genre (qui est psychique) ne découle pas forcement du sexe (qui est physique) ou même qu’il ne découle pas que du sexe, mais d’une autre force (qui peut être sociale ou biologique, peu importe), alors on peut comprendre qu’il est possible d’avoir une bite et de penser sans être dingue (c’est à dire non délirant) qu’on est une femme.

Pour prendre un exemple de geek : [si l’on compare] l’humain à un ordinateur, le genre c’est le soft (logiciel) et le sexe le hard (composants) ; si le soft ne colle pas avec le hard et bien l’ordinateur va bugger (1) !
[ (1) Manifester une anomalie de fonctionnement, un bug http://fr.wiktionary.org/wiki/bugger]

Il ne sera pas totalement HS, mais aura des bugs et à un moment le bug peut tout bloquer et nécessiter une intervention sur le soft [et] le hard.

Sur un ordinateur on peut changer le soft plus facilement que le hard, chez l’humain c’est l’inverse, le soft à savoir le genre ne peut PAS se modifier (du moins pas sur commande et pas comme on le veut ; et la plupart des spécialistes pensent qu’il est fixe et à vie) du coup on modifie le hard, à savoir le corps.

Donc le genre, c’est le soft ; c’est le logiciel sexué qui gère le corps.

Si on a un logiciel pour contrôler une chatte et qu’on a une bite, on est un peu dans la merde pour jouir !

D’où, pas mal de trans sont asexués ou auto-érotiques, voire dégoutés par le sexe.

Donc, si vous expliquez ça à une personne qui pense que les trans sont malades mentaux, elle devrait revoir son jugement en partie.

Si elle continue à penser que quand même « c’est dingue de se dire femme quand on a une bite » voici une autre explication qui fera mouche :

Imaginons que cette personne soit un homme normal, à savoir un mâle (un humain avec une bite) qui se sent homme et adore être un homme et adore enfoncer sa bite dans des trous de femme.

Si on suit la logique de cette personne, à savoir que « sans bite on ne peut pas être un homme », alors si cette personne perd sa bite dans un accident, elle se sentira non homme et donc femme (car elle pense probablement qu’il n’existe que 2 genres).

Elle pourrait alors dire qu’elle se sentira homme castré !

Alors proposez lui un autre exemple : si elle se réveille par miracle (pour elle plutôt par malédiction !) avec un corps 100% femelle (vagin, ovaire, seins, chromosomes…) mais en gardant son esprit actuel à savoir un esprit d’homme qui fait qu’elle adore bander, enfoncer sa bite dans des trous et éjaculer dans des trous.

Est-ce qu’elle se sentira soudainement femme, et dira de suite qu’elle est une femme, car elle n’a plus de bite, mais une chatte ; ou continuera t-elle à penser qu’elle est un homme et que les autres devraient la traiter comme tel ?!

Quand on demande ça à un mec, il répond souvent qu’il se sentirait hyper mal, qu’il envisagerait le suicide et ferait avant tout ce qu’il pourrait pour redevenir un mec.

Et biens les trans sont dans ce cas : un esprit femme mais pas de corps femelle d’où dissonance entre le corps et l’esprit.

Reste à déterminer ce qu’est un esprit femme…pour simplifier on dira que c’est le fait de penser qu’on est une femme ou de vouloir être une femme ; moi je pense que c’est vouloir se faire remplir pour jouir et vouloir se faire remplir tout court (physiquement et psychiquement).

Une fois qu’on comprend la différence entre GENRE (psychique) et SEXE (physique) la situation trans semble bien plus simple à comprendre et à accepter.

Pourquoi je pense que beaucoup de trans ne pigent pas cette différence ?

Car pas mal de gens ici se disent 3ème genre (ou sexe) et quand on leur demande en quoi ça consiste, ils répondent que c’est avoir un cerveau femme avec une bite et des seins et donc mélangent genre et sexe, mélange psychique et corporel et donc ne savent pas ce qu’est le 3ème genre.

Le 3ème genre serait le fait d’avoir une psychisme à la fois homme et femme ou aucun des 2 et donc, de ne vouloir être ni homme ni femme ou les 2.

Or quand on pose la question à ces gens qui se disent 3ème genre : s’ils faisaient la démarche de se masculiniser pour ne pas être 100% femelle physiquement (via chirurgie, hormones, travestissement) [et] s’ils se réveillaient dans un corps 100% femelle et leur cerveau actuel ;
ils répondent TOUS : NON ! et qu’ils seront heureux de leur corps femelle et [d’avoir] une vie de femme.

D’où ces gens ne sont en RIEN 3ème sexe, puisqu’ils ne veulent pas être un mélange homme-femme physiquement, mais [être] une femme, ils sont [donc] 100% TRANS !!!

A savoir qu’ils ont un genre FEMME (qui réclame un corps femelle) avec un corps mâle !!!!

Il n’y a rien de pathologique à avoir un genre femme avec un corps mâle.

Ce n’est pas facile à vivre mentalement (mais [ il vaut] mieux avoir un corps femelle, si on a un genre femme), c’est un handicap social, mais rien ne prouve que c’est une maladie, ni même une erreur de la nature.

J’ai compris que les trans n’étaient PAS des malades mentaux quand j’ai découvert (en plus de comprendre cette histoire de genre) qu’il y avait des personnes trans avec une [vie ?] NORMALE avant la transition et [vie ?] NORMALE après la transition.

Mieux, il y a des tas de trans avec une vie affective et professionnelle très riche et sans comportement erratique pendant 40 ans !

Or une personne avec une maladie mentale sérieuse ne peut pas [main]tenir une vie affective stable, un job exigeant, elle peut faire illusion un moment, mais finit par craquer sous le stress, souvent assez vite pour ne jamais s’en remettre.

Du coup, l’existence de trans qui sont navy seal (Kristin Beck), qui gagnent une médaille d’or aux J.O. (Bruce Jenner) ou sont  P.D.G. de génie (Martine Rothblatt) ou chirurgien à succès (Maci Bowers) démontrent que trans n’implique pas [de] maladie mentale.

Bien entendu on peut être trans ET malade mental à savoir avoir une maladie mentale (mais comme n’importe qui de non trans).

Et du coup la maladie mentale ne devrait pas être une excuse pour empêcher les gens de faire une transition.

Et on peut penser que certains trans qui finissent dans la drogue, la déchéance, la prison, la rue, bref deviennent des marginaux malheureux et n’arrivent à rien, ni avant ni après la transition, sont [des] malades mentaux (en plus d’être trans) et que s’ils n’étaient pas trans, ils auraient quasiment autant de problèmes ; le problème trans ne faisant que rajouter une couche à un bilan déjà gratiné !

Notons pour finir que dans certaines cultures les trans sont perçus comme des êtres supérieurs et magiques !

Voilà,  la leçon est finie, pour aujourd’hui !

Par : Dragmi
Publié le : 12.04.2016
Titre original : « Être trans est il une maladie ? »
Commentaires par : Lio de France / DG
Source : dragmi.wordpress.com   

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BlasonLaGrandCombe
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avec d’autres travestis et trans. Ambiance chaleureuse, discrétion et confort.
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Qui sont les monstres ?

Inutile de défendre les journalistes qui travaillent quasiment tous pour ce que l’on nomme désormais les « merdias » ; mais ils ne sont que le miroir de la société divisée en clans qui promeuvent la vie en ghettos, dans lesquels les parents éduquent leurs enfants sur la base de religions, de coutumes, de cultures, de systèmes éducatifs, d’expériences de vie trop repliés sur eux-mêmes, avec pour principe intangible qu’ici est meilleur qu’ailleurs. Non que nous prétendions qu’il faille se libérer des religions, coutumes, cultures, systèmes éducatifs, et autres expériences de vie, mais que nous en révisions sérieusement notre compréhension à la lumière des notions d’amour et de respect véritables.

Katie Meade n’est pas un monstre !

katie

C’est en réaction à une petite phrase glissée au bas d’un article qui se veut informatif, que j’ai ressenti le besoin d’écrire. Des mots malheureux, ou plutôt tristes à pleurer, des mots qui suscitent en moi une colère profonde :

« À mille lieues des diktats, le monstrueux est devenu esthétique. » – Clara Brunel/ Le Point

Capture

Katie Meade est une jeune-femme de 32 ans qui vit avec un chromosome en plus. Katie fait parler d’elle depuis quelques jours car elle est devenue l’égérie de la marque de cosmétiques  Beauty and the Pin-ups. Katie n’est pas un monstre.

fearless

L’article de Mme Brunel, très bien documenté, expose les faits et oriente la pensée du lecteur vers la tendance à la diversité qui semble animer le monde de la mode actuellement. J’ai, moi-même, évoqué ce mouvement à propos de H&M, Benetton, American Eagle, Louboutin ou encore Tommy Hilfiger. C’est vrai, les marques se préoccupent de plus en plus de refléter la réalité sociétale plutôt que de nous donner à voir des visages lisses sur des corps parfaits.

Cependant, cette affreuse petite phrase laisse un goût amer, un sentiment nauséeux que le chemin est encore long avant qu’on s’accepte les uns les autres comme éléments du même tout : l’humanité.

Car le monstre n’est pas humain. Il est laid, il fait peur, il se doit d’être rejeté et craint. Autrefois, l’enfant naissant avec des malformations était qualifié de monstrueux. Il faisait la honte de ses parents et quand il n’était pas abandonné, confié à l’hospice, on le tenait fermement à l’abri des regards, réduit le plus souvent au rang d’animal qu’on nourrit, flatte et bat…

Les monstres pouvaient aussi travailler dans des cirques ou des zoos humains comme Joseph Merrick, l’homme-éléphant qui souffrait en réalité de neurofibromatose. Tout le monde se souvient du célèbre film Freaks (les Monstres) :

freaks

Mais il est révolu ce temps où la normalité se construisait par opposition au monstrueux. Nous avons appris à connaître le handicap, la différence et à comprendre l’humanité dans sa diversité. Ce n’est pas parce que je m’étonne et que je conçois qu’une jeune-femme trisomique devienne mannequin, que je l’accepte. Non. Cela s’appelle de la tolérance et c’est très différent de l’acceptation.

Katie Meade est une femme comme moi et je rêve du jour où on ne parlera d’elle que pour son talent et non parce qu’elle est trisomique.

Katie Meade n’est pas un monstre! C’est de le penser qui est monstrueux!

ENT – KATIE MEADE

Par : Themetis
Publié le : 05.04.2016
Titre original : « Katie Meade n’est pas un monstre. »
Commentaires par : Lio de France / DG
Source : ThemetisInfo.wordpress.com

Transition : irréversibilité = stérilisation ?

 ARTICLE

stérilisation forcée

La jurisprudence française exige classiquement qu’une personne désirant obtenir le changement de sexe à l’état-civil fasse la démonstration de traitements médicaux irréversibles dans la direction du genre souhaité.

Le mot irréversibilité revient souvent, le mot stérilisation JAMAIS.

Or, l’étude exhaustive des multiples traitements médicaux généralement utilisés pour réaliser un changement médical de sexe, montre sans aucune ambiguïté possible qu’AUCUN de ces traitements ne sont irréversibles, à l’EXCEPTION des traitements stérilisants.

Ou pour le dire autrement : dans le contexte de la jurisprudence française, le mot irréversibilité est parfaitement synonyme de stérilisation.

Ainsi, dans le cas d’une personne MtF (Male to Female – d’Homme vers Femme), les traitement suivants peuvent être utilisés:

L’hormonothérapie (THS = Traitement Hormonal de Substitution), ayant pour effets : augmentation mammaire, repousse des cheveux (si calvitie), maintien de l’absence de pilosité si épilation « définitive » du visage, augmentation de la masse graisseuse (env 15/20% selon la littérature) diminution de la masse musculaire (dans des proportions analogues), tous ces effets sont réversibles à l’arrêt du traitement, au besoin en prenant ensuite un traitement de compensation correspondant au sexe original, à l’exception de l’augmentation mammaire, qui elle est toujours réversible par mammectomie, qu’elle soit due aux seules hormones ou qu’elle ait été complétée par de la chirurgie.

La seule chose susceptible de devenir irréversible dans le traitement hormonal est, s’il comprend des anti-androgènes, la stérilité. Encore qu’il soit très difficile de l’établir avec certitude, on se base en général sur une période de deux ans (histoire de donner un chiffre) mais cela peut s’avérer très faux selon les personnes.

Lors de l’arrêt du traitement, les cheveux (si alopécie au départ) retombent, et au bout de quelques mois sans épilation, la pilosité du visage réapparaît.

La chirurgie de féminisation du visage peut parfaitement être “corrigée” par une virilisation du visage (rarement demandée par les hommes trans’ (FtM) qui se contentent très généralement sur ce plan des effets de leur hormonothérapie )

D’autres chirurgies secondaires, (lippofilling, prothèses mammaires …) sont parfois utilisées, elles sont également réversibles.

On peut mentionner à titre anecdotique la chirurgie capillaire (réparatrice de calvitie). Elle est effectivement irréversible, mais cela ne saurait entrer en ligne de compte, puisque, si l’alopécie est un marqueur de masculinité incontestable, en revanche, la possession d’une chevelure complète n’est en rien un marqueur de féminité : cette irréversibilité n’est donc pas signifiante d’un changement de genre, et n’est d’ailleurs jamais celle considérée comme suffisante par les tribunaux, pas davantage que ne l’est la réduction de la pomme d’Adam, dont l’absence chez un homme (cis ou trans’) n’a jamais attiré l’attention de personne.

Quant à un éventuel traitement orthophonique de la voix, les femmes transsexuelles disposent TOUJOURS d’un accès à leur ancienne voix masculine (= pas d’irréversibilité non plus)

Les seuls traitements vraiment irréversibles que peut subir une femme transsexuelle dans son parcours sont au nombre de trois :

La stérilisation (très généralement accompagnée d’impuissance) par hormonothérapie anti-androgénique au long cours (castration chimique de type Androcur)

L’orchidectomie (castration simple)

Enfin la vaginoplastie, (reconstruction anatomique d’organes génitaux féminins impliquant automatiquement une orchidectomie et une penectomie.

Par conséquent, lorsqu’un tribunal pose comme condition d’un changement de sexe à l’état-civil, l’irréversibilité des traitements suivis, il impose de facto sans échappatoire possible l’exigence d’une stérilisation, ce qui est parfaitement en contradiction avec les traités internationaux, et cette contrainte s’adressant à toute la population transgenre d’un pays relève d’une pression eugéniste.

L’Espagne nous a fourni une preuve incontestable de cette pression : lorsqu’elle a cessé de poser l’exigence d’une preuve de stérilisation comme condition pour un CEC (Changement d’Etat Civil), le nombre de demande de chirurgies de réassignation dans ce pays a diminué d’une année sur l’autre de 30 % .

Je pense qu’on peut faire une démonstration analogue concernant les trans’hommes.

Il est à noter que l’ONU, 6 ans après Jogjakarta, regarde le fait de conditionner un tel changement d’état-civil à une stérilisation comme un acte de torture.

Enfin, dernière remarque, la dite irréversibilité n’est définie nulle-part, les jugements s’en remettant à l’hypothétique consensus d’une communauté scientifique …

qui n’existent ni l’un ni l’autre .

Depuis des décennies, la France piétine impunément les Droits de l’Homme au moyen de cette astuce sémantique, qui est une imposture scientifique, juridique et morale. (Le fait de ne JAMAIS utiliser le mot stérilisation dans les jugements tout en l’exigeant objectivement est en soit la preuve que les tribunaux savent parfaitement qu’ils seraient dans l’illégallité au regard du droit international, (Droits de l’Homme, etc) et l’emploi du mot-écran « irréversibilité » est bel et bien une forfaiture des tribunaux français, Cour de Cassation en tête.

Et accessoirement, un crime contre l’humanité.

***

L’article 16 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme-1966) précise :

« Chacun a droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique. »

L’article 3 des Principes de Jogjakarta (2007-Assemblée générale des Nations Unies) appuyé à cet article 16, interprète comme stérilisation forcée, le fait que celle-ci soit exigée pour avoir le droit à son changement d’état-civil.

« …. Personne ne sera forcé de subir des procédures médicales, y compris la chirurgie de réassignation de sexe, la stérilisation ou la thérapie hormonale, comme condition à la reconnaissance légale de son identité de genre. Aucun statut, tels que le mariage ou la condition de parent, ne peut être invoqué en tant que tel pour empêcher la reconnaissance légale de l’identité de genre d’une personne. Personne ne sera soumis à de la pression pour dissimuler, supprimer ou nier son orientation sexuelle ou son identité de genre.  »

Voilà, si ça peut vous être utile pour un CEC sans (ou avant) SRS, servez-vous …Cocorico. Rompez.

Photo du profil de PhlunePar

Publié le : 23 mars 2013
Titre original : « Irréversibilité, qu’ils disent … »
Commentaires : Lio de France / DG
Source : TXY.fr

Enfants transgenres

Ces enfants transgenres qui « ne sont pas nés dans le bon corps »

Ces enfants transgenres qui &quot;ne sont pas n&eacute;s dans le bon corps&quot;
Photo : Amya, 14 ans. (Mariah Karson pour le Nouvel Observateur)

Ryan, Sade, Amya, se sentent appartenir au genre opposé à leur sexe physique. Une clinique pionnière de Chicago prend en charge dès l’âge de 3 ans, ces enfants qui n’entrent pas dans les cases.

De notre envoyée spéciale à Chicago

Sabrina a sorti les photos de classe de son fils, Ryan, depuis son entrée en maternelle. A 3 ans, c’est un petit garçon blond, aux cheveux très courts et au regard sérieux. Puis les cheveux s’allongent, retenus par une barrette. Les vêtements se féminisent. Sur le cinquième cliché, on voit une jolie fillette aux longues mèches blondes qui porte un chemisier ultra-girly.

Ryan a aujourd’hui 11 ans. On la rencontre dans ce petit pavillon de la grande banlieue de Chicago, où ses parents se sont installés pour lui permettre de bénéficier d’une école plus tolérante que celle du quartier ouvrier où ils habitaient jusque-là. Dans cette salle de jeux remplie de poupées, de peluches et de bijoux, c’est une préado bien dans sa peau, potelée et volubile, qui adore les bracelets brésiliens et les soirées pyjamas avec ses copines. Elle dit juste qu’elle se sent comme « une fille dans son coeur et un garçon dans sa tête ». Pour ses parents, Ryan est une « tomgirl », une fille manquée, comme il existe des « tomboys », des garçons manqués, insiste Sabrina, qui considère que leur enfant se situe dans « une zone grise » :
Aujourd’hui, elle se comporte en fille, mais, contrairement aux enfants transgenres, elle ne rejette pas son sexe. On l’aime et on la soutiendra, quoi qu’elle choisisse. Mais personne ne sait comment elle évoluera. »

Ryan est suivie au Lurie Children’s Hospital, le grand hôpital pédiatrique de Chicago, au sein du service spécialisé « dans le genre et la sexualité » créé il y a un an par le docteur Robert Garofalo. Sa clinique, la quatrième de ce type aux Etats-Unis et la première du Midwest, prend en charge soixante-quinze enfants qui, comme Ryan, présentent une « dysphorie du genre », le terme utilisé aux Etats-Unis pour parler de ceux qui ne se sentent pas en adéquation avec leur sexe de naissance.

Un petit garçon qui aime porter des robes

De jeunes garçons qui se comportent comme des petites filles, des petites filles qui veulent vivre comme des garçons et, entre les deux, toute une palette de nuances. Le plus jeune a 4 ans. C’est un petit garçon d’origine hispanique qui aime porter des robes, terriblement malheureux depuis que son père lui a coupé les cheveux. Un autre, à 13 ans, hésite sur son identité : un jour il se sent fille, le lendemain, garçon.
Et pourquoi pas ? Nous leur disons que ce n’est pas grave, affirme le docteur Scott Leibowitz, pédopsychiatre. Nous leur expliquons qu’ils peuvent être qui ils veulent, et que cela ne doit surtout pas affecter les autres aspects de leur vie. »

Ici, on considère le genre comme un spectre large, une entité « fluide », qui évolue dans le temps, et ne se laisse réduire à aucune case…
Notre monde nous enferme dans des concepts binaires. Il faut être un homme ou une femme, un mâle ou une femelle. Mais de nombreux enfants n’entrent pas dans ces cases. Cela met les gens mal à l’aise, mais c’est comme ça ».

Dans l’équipe du « docteur G. », comme l’appellent affectueusement ses patients, un pédiatre, une assistante sociale, un endocrinologue, un pédopsychiatre et une psychologue proposent une approche pluridisciplinaire, avec toujours, en toile de fond, une immense bienveillance.

Evidemment, vue des Etats-Unis, la polémique française sur le genre paraît complètement désuète. N’en déplaise à ceux qui s’indignent qu’on puisse simplement questionner la frontière entre les sexes et refusent qu’on diffuse dans les écoles – et même à la télévision ! – un film comme « Tomboy », portrait sensible d’une petite fille garçon manqué, cette approche psychorigide est totalement hors de propos.

Quel prénom ? Quelles toilettes ?

Voilà plusieurs années qu’aux Etats-Unis, mais aussi aux Pays-Bas, en Belgique, en Argentine ou encore au Canada, la question des enfants transgenres se pose dans les écoles, les lycées et les universités, entraînant mille débats. Qu’est-ce qui caractérise un garçon, qu’est-ce qu’une petite fille ? Jusqu’où faut-il encourager la détermination des enfants ? Doit-on les appeler par le prénom qu’ils se sont choisi, alors que l’état civil refuse de leur donner raison ?

Et enfin, question qui pourrait – à tort – passer pour dérisoire : quelles toilettes ces enfants doivent-ils utiliser à l’école ? « M’autoriser à aller chez les garçons, c’est me reconnaître pour ce que je suis », dit Sade, 15 ans, adolescent aux cheveux ras et au visage fermé, bouleversé d’avoir reçu un avertissement pour avoir utilisé les sanitaires des garçons dans son lycée. On lui a proposé des toilettes « neutres », dont il fallait demander la clé. « C’était trop ostentatoire. Je ne veux pas attirer l’attention sur moi de cette manière. » La petite Ryan aussi s’est vu refuser l’accès aux lavabos des filles. « C’est le côté puritain des Américains, s’enflamme son père. Mais de quoi peuvent-ils bien avoir peur ? »

Le docteur G. intervient souvent dans les établissements scolaires, pour expliquer, rassurer, dédramatiser. « L’idée, c’est d’avoir une approche globale avec l’enfant bien sûr, mais aussi toute la famille, et l’école. C’est tout le système dans lequel vivent ces enfants qu’il faut prendre en compte, explique-t-il. Pour les parents, c’est une souffrance inimaginable d’élever un enfant transgenre… »

Dépression, drogue, suicide…

Extraverti et chaleureux, ce médecin spécialiste de la lutte contre le sida est terriblement ému quand il évoque le sujet : il en a tant rencontré de ces jeunes transgenres rejetés par leur famille, confrontés à la dépression, la drogue, la prostitution, le suicide et l’automutilation. « J’en avais assez de soigner des ados transgenres malades du sida. » C’est pourquoi il a créé cette clinique qui accueille les patients dès 3 ans, afin de « les traiter comme des enfants, et de tout mettre en oeuvre pour leur permettre de grandir dans un environnement sûr ».

Le centre, installé dans de vastes locaux au deuxième étage du plus prestigieux hôpital pédiatrique de Chicago, financé par deux figures de l’establishment – elles-mêmes adultes transgenres -, n’a rien d’une obscure officine : « J’ai expliqué que d’ici cinq à dix ans il y aurait des centres comme celui-là dans tous les hôpitaux. L’hôpital a parfaitement compris l’intérêt d’être pionnier », explique Bob Garofalo, dont la clinique devrait avoir doublé de taille dans deux ans.

Photo : En Argentine, Manuel, 6 ans, est officiellement devenu Luana.
Une première, pour un enfant si jeune. (REUTERS/Stringer)

Combien de jeunes sont concernés ? Aucune étude ne porte spécifiquement sur les enfants. Une enquête menée à San Francisco il y a deux ans évalue à près de 2% la proportion de lycéens et à 1% celle d’étudiants qui se définissent comme transgenres ou se disent concernés par des troubles du genre. Une autre, menée à Montréal, affiche des taux plus importants. Mais ne pas cerner l’ampleur du sujet autorise-t-il pour autant à le passer sous silence, encourageant les fantasmes mais interdisant toute prise en charge ?

Invisibilité totale en France

« En France, c’est le néant, soupire Julie Mazens, cofondatrice du site TXY Libre d’être soi.On n’a aucune donnée, car chez nous tous ces enfants sont contraints à une totale invisibilité. » Et quand un pédopsychiatre accepte un patient, en toute discrétion, c’est souvent avec l’idée, largement imprégnée de psychanalyse, de le guérir.

Rien de tel aux Etats-Unis, où la plupart des médecins, comme le docteur Garofalo, refusent de considérer la « dysphorie du genre » comme une maladie. Ici, on ne « soigne » pas, on accompagne : « Il ne viendrait plus à l’idée de quiconque de soigner l’homosexualité », explique le médecin. En 2012, l’Association américaine de Psychiatrie a sorti les « troubles de l’identité du genre » de la liste des maladies mentales. Des mouvements d’étudiants, parmi les plus radicaux, exigent même la reconnaissance d’un troisième pronom personnel, ze, à côté de he (« il ») et she (« elle ») !

Tout de même, on s’interroge. Que des adultes décident de changer d’identité, soit. Mais est-il raisonnable de prendre en charge le désir d’enfants si petits ? Que peut savoir un enfant de 4 ans de son identité ?
La formation du genre est précisément une question pédiatrique, rétorque Robert Garofalo. Il ne se construit pas à l’âge adulte, ni même à l’adolescence, mais à 3, 4, 5 ans. »

A 2 ans déjà, Ryan flashait sur le rose et les paillettes et se déguisait en Blanche-Neige. Son pyjama sur la tête en guise de longue chevelure, il chantait « Un jour mon prince viendra ». Plus tard, quand leur entourage a taxé les parents de complaisance, ils ont ôté tous les jouets de fille de la chambre de leur enfant. « On me disait que je ne passais pas assez de temps avec lui », raconte Chris, le père, qui l’emmène alors jouer au football américain : « Peine perdue ! Ryan dansait sur la pelouse au lieu d’attraper la balle. »

PHOTOS. Enfants transgenres : est-ce une fille ou un garçon ?

Ryan se comporte comme une fille dans son coeur et comme un garçon dans sa tête

Les parents sont-ils responsables ?

Les parents sont-ils responsables de ces « troubles » ? « Les psychiatres me renvoyaient une image qui ne nous correspondait pas, dit Sabrina. Je ne suis pas dominatrice. Mon mari n’est pas effacé. Et non, je n’ai jamais rêvé d’avoir une fille. » Des médecins leur parlent d’une clinique réputée au Canada, qui pourrait peut-être « guérir » leur enfant. La liste d’attente est longue. Ils hésitent, puis laissent tomber. La rencontre avec le docteur G. a été une délivrance : « Ryan n’est pas malade. Pourquoi ne pas la laisser explorer son identité ? »

Contrairement à une idée reçue, la plupart des enfants avec des dysphories du genre ne deviennent pas des adultes transsexuels… Ni d’ailleurs des homosexuels :
Ce sont deux sujets différents. Certaines personnes ne sont pas nées dans le bon corps, et cela n’a rien à voir avec l’attirance qu’elles peuvent avoir pour l’un ou l’autre sexe, insiste le docteur Leibowitz. Dans les groupes de parole, les parents veulent savoir comment leur enfant va évoluer. Mais personne ne peut le prédire. »

Mais faut-il céder aux demandes d’un jeune enfant, au risque de l’influencer ? Le docteur Lisa Simmons, spécialiste de l’adolescence, ne nie pas la difficulté. Tout, pour elle, réside dans la finesse du diagnostic : « Une dysphorie du genre, pour être avérée, doit répondre à trois critères, explique-t-elle. Un : elle doit être persistante. Deux : constante. Trois : insistante. » A partir de là seulement le patient entrera dans un processus de « transition » vers l’autre sexe, comme disent les transsexuels. Comment faire qu’elle s’accomplisse au mieux ? Là encore les experts sont rares, et la littérature, bien maigre. Il s’agit plutôt de codes de bonne conduite, établis par les rares médecins qui s’intéressent au sujet.
La « transition sociale »

La première phase n’est pas médicale ; c’est ce que les médecins appellent la « transition sociale » : permettre à l’enfant de s’habiller comme il veut, de changer de nom pour ses proches s’il le souhaite. Quand, à 7 ans, Ryan a demandé à se déguiser en princesse pour la soirée d’Halloween, Sabrina, qui avait déjà cédé sur les robes à la maison, a décidé qu’il était temps de cesser de lutter contre l’évidence et de la laisser vivre sa vie. « Quel mal y a-t-il à ça, après tout ? L’essentiel, c’est qu’elle soit bien dans sa peau. »

Deuxième étape, à l’entrée de l’adolescence : le traitement qui va bloquer la puberté. Très controversés – notamment en France -, ces inhibiteurs peuvent être administrés aux Etats-Unis dès 12-13 ans sur simple consentement écrit du patient. Avantage : ils n’entraînent pas, selon ces médecins, d’effets irréversibles ; si l’enfant suspend son traitement, la puberté reprendra son cours. « C’est une manière d’appuyer sur le bouton pause », explique le docteur G., qui préconise d’administrer le traitement de façon précoce, avant l’apparition des premiers signes de la puberté, souvent très douloureusement vécus par les enfants transgenres.

Troisième étape : à 15 ans, Ryan devra faire un choix. Redevenir un garçon ou prendre des hormones qui lui permettront d’amorcer sa transformation en femme. « On n’en est pas encore là, dit Sabrina. Chaque chose en son temps. »

PHOTOS. Enfants transgenres : est-ce une fille ou un garçon ?

Portrait de Sade

Ce corps qui trahit

Cette troisième étape, lourde de conséquences, Sade, le garçon manqué qui ne supporte plus ce corps qui le trahit, s’apprête à la franchir. Avant d’entreprendre son traitement, il a rencontré par trois fois un psychologue à la clinique. Est-ce assez ?
Ce n’est pas un problème mental. Quand tu sais qui tu es, tu n’as pas besoin de psy », rétorque-t-il, avec le ton tranchant de ses 15 ans.

A 11 ans, Sade a d’abord cru être lesbienne. En fouillant sur internet, elle découvre que c’est plus compliqué. « Pour les gens comme nous, le web a tout changé. J’ai découvert ce qu’était la dysphorie du genre, dont je n’avais jamais entendu parler. Et surtout que je n’étais pas seule. » Sa rencontre avec le docteur G. a été une seconde naissance : « Je n’osais pas y croire. Pour la première fois, on me comprenait d’emblée et je n’avais pas à tout expliquer. »

Sade se comporte en garçon, exige que ses parents le traitent comme tel et les foudroie du regard quand ils se trompent. Mais de temps en temps, il/elle ne s’interdit pas de mettre du vernis à ongles…

L’opération : pas un passage obligé

Comme de nombreux transgenres, Sade se définit comme un être « neutre », qui refuse d' »entrer dans une boîte » et veut « juste » être lui-même. Ses parents sont tombés des nues quand leur enfant leur a avoué qu’il cachait ses seins sous des bandages. Aujourd’hui, ils soutiennent Sade de leur mieux, même si la rapidité de sa décision et le coût des traitements (qui ne sont pas pris en charge par leur assurance) les effraient : 3.000 dollars pour les tests hormonaux, 1.000 dollars pour les injections, sans parler des consultations. « On ne sait pas très bien combien cela va finir par coûter, mais ça peut vite devenir un problème, murmure Tom, le père. Je voudrais qu’on puisse gagner du temps. Sade est si jeune. Et s’il changeait d’avis ? »

Ne rien commettre d’irréversible. C’est l’obsession de tous les parents, avant l’ultime étape : la chirurgie. Sade ne l’envisage pas pour l’instant. Pour Ryan, il est bien trop tôt pour y penser. Le docteur Garofalo est d’ailleurs loin d’être un prosélyte du bistouri. « La chirurgie n’est pas du tout une étape obligée. De nombreux adultes transgenres sont parfaitement à l’aise avec leur corps et ne ressentent ni le besoin ni l’envie d’être opérés. »

Un jour, des parents lui ont demandé d’opérer leur fils de 9 ans ! « Ils prétendaient que si je ne lui créais pas un vagin, il allait se suicider. J’ai répondu qu’il n’en était pas question. Je ne suis pas fou ! » Quelquefois, pourtant, ce choix aussi radical que rarissime est vital.

Ce sexe qui lui fait horreur

A 14 ans, Amya attend comme une libération l’opération qui la délivrera de ce sexe de garçon qui lui fait horreur : « Il faut que ça parte, le plus vite possible », dit cette jolie Black qui rêve de devenir mannequin. Elle devra attendre sa majorité, mais sa volonté semble inébranlable. Quand elle est née, Amya s’appelait Ariel : un petit garçon qui voulait toujours imiter sa soeur jumelle et rêvait de devenir pom-pom girl au lieu de jouer au foot. L’ado raconte une enfance solitaire, les brimades, une angoisse sourde et mystérieuse. Ses résultats scolaires s’en ressentent. Il redouble.

A 11 ans, Ariel avoue à sa mère qu’il aime un garçon. Convaincue depuis longtemps que son fils est gay, elle le rassure : « Ce n’est pas grave. » Mais, pour le père d’Ariel, c’est trop violent. « Il a dit que notre fils était trop jeune, qu’il n’était pas question d’en discuter. » Convaincu d’être une fille, Ariel décide cependant de ne plus jamais parler de son « problème » : « Je voulais que ma famille soit heureuse. » Ses parents se séparent, puis se remarient deux ans plus tard. Le jour de la noce, Ariel, 13 ans, qui aurait tant voulu mettre une jolie robe, s’isole et pleure toutes les larmes de son corps.

Pour sa mère, c’est le déclic. « J’ai réalisé combien mon bébé allait mal. » Elle finit par consulter. Le verdict tombe, catégorique : « Ariel n’est pas né dans le bon corps. » A 13 ans, Ariel est devenu Amya, au moins pour ses proches. Visiblement, ses années de souffrance ont laissé des traces. Elle a peu d’amies, rêve de déménager. Elle voudrait tant pouvoir prendre un nouveau départ… « Si seulement j’avais su plus tôt, soupire sa mère, les larmes aux yeux. Cela me brise le coeur de penser qu’elle a été si seule. » C’est pourquoi elle témoigne à visage découvert, avec sa fille :
Il n’y a pas de honte. Il faut au contraire en parler. Aucun enfant ne doit avoir à cacher ce qu’il est, à souffrir juste à cause d’un préjugé ou de l’ignorance. »

Trente ans après, les bouleversements entraînés par la révolution arc-en-ciel et la reconnaissance des gays, un nouveau tabou est en train de se briser : la question transgenre est désormais débattue sans hystérie dans la presse et à la télévision américaines. Signe des temps : depuis le 13 février dernier, Facebook a introduit l’option « transsexuel » et « intersexuel », dans ses choix de genre.

Par : Natacha Tatu
Publié le : 09.03.2014 | 09:34
Titre original : « Ces enfants
transgenres qui « ne sont pas nés dans le bon corps. »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : TempsReel.NouvelObs.com

3° Genre : ni homme, ni femme

Le troisième genre transcende les codes masculins et féminins

JACOB TOBIA Quand il s’habille le matin, cet Américain de 24 ans choisit ce qu’il a envie «de porter, sans réfléchir s’il s’agit d’un vêtement d’homme ou de femme».
JACOB TOBIA – Quand il s’habille le matin, cet Américain de 24 ans choisit ce qu’il a envie «de porter, sans réfléchir s’il s’agit d’un vêtement d’homme ou de femme». © Clément Bürge

Indonésie, école coranique de Travestis

DessinTRmusulman
Dessin de Jordi Barba (Espagne) cartoons@courrierinternational.com

Pour permettre aux travestis et aux homosexuels de pratiquer le culte musulman en toute liberté, une école coranique leur a été dédiée dans un hameau non loin de Jogjakarta, une ville de Java, relate le Jakarta Post.

Souvent perçus comme des déviants sexuels, les lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels sont parfois tenus à l’écart des rites religieux et n’ont pas accès aux lieux de culte. L’accès à la prière, la transcendance et la sensation de se rapprocher de Dieu sont pourtant des droits religieux dus à tout être humain. Dans la pratique, ils sont bien trop souvent réservés aux hétérosexuels.

Ariel, un travesti de 30 ans qui vit depuis plus de dix ans à Jogjakarta [une ville de 500 000 habitants, sur l’île de Java], devait s’introduire secrètement dans la mosquée chaque fois qu’il voulait réciter les tarawih [prières du soir pendant le ramadan]. “J’entrais en cachette et je devais porter le sarong pour pouvoir me joindre aux hommes. Certains amis préféraient mettre la mukena [long voile porté par les femmes pendant la prière] et se mêler aux femmes”, dit-il. Il leur est souvent arrivé de se voir refuser l’accès à la mosquée. “Même si nous sommes des travestis, nous avons besoin de prier Dieu et d’assister à des rituels. Nous aussi sommes des êtres humains avec des yeux et un cœur. Nous aussi sommes des êtres humains et avons besoin de prier Dieu”, poursuit-il en citant les paroles d’une chanson.

Scandalisée par ces discriminations religieuses, Maryani, 51 ans, a ouvert en juillet dernier une école coranique pour travestis, qu’elle a baptisée Ponpes Waria. Dans ce petit établissement, situé dans le hameau de Notoyudan, près de Jogjakarta, les travestis peuvent prier librement, sans se sentir opprimés. Travesti lui-même, Maryani a créé ce lieu pour permettre à ses semblables de se rapprocher de Dieu mais aussi pour accueillir des homosexuels, également victimes de discriminations. A la différence des autres écoles islamiques du pays, Ponpes Waria n’a ni mosquée ni foyer ni dortoir. L’établissement abrite une salle de trois mètres sur cinq où les élèves se réunissent pour prier, lire le Coran et approfondir leur connaissance de l’islam. “Nous ne nous soucions pas de la surface de la salle, mais plutôt de sa fonction et de ce qu’elle nous apporte. L’important, c’est que nous puissions accomplir nos rites religieux et communiquer sans problème avec Dieu”, souligne Maryani.

Durant le mois du ramadan, des dizaines de travestis se sont rendus tous les jours à l’école, où les activités religieuses commençaient à 3 h 30 du matin. Avant de rompre le jeûne, ils récitaient le Coran et apprenaient les règles de l’islam. Puis ils psalmodiaient des versets à la gloire du prophète Mahomet et, après avoir rompu le jeûne, ils récitaient la prière de l’isha et les tarawih.

Certains travestis rentraient ensuite chez eux tandis que d’autres restaient à l’école pour prier ou lire des ouvrages religieux en attendant l’heure du repas, juste avant l’aube. “Depuis l’ouverture de cette école, je me sens plus tranquille pour étudier la religion”, affirme Yesy, un élève. “Je prie pour être en bonne santé et heureux. Ici on est traité comme des êtres humains. On apprend à lire le Coran ensemble, à rompre le jeûne ensemble, à réciter ensemble les tarawih, le zikir et le tahajud [la dernière prière de la nuit] et à manger ensemble le repas d’avant l’aube. Nous faisons tout ensemble”, dit-il.

En dehors de la période du ramadan, l’école ouvre deux jours par semaine, le lundi et le jeudi. “Ces jours-là, il y a des récitals de Coran et des cours d’islam”, indique Maryani. L’école a besoin de capitaux pour continuer à fonctionner mais il est difficile de faire des démarches officielles de dons en raison des suspicions que la demande pourrait susciter. “Nous souhaitons simplement avoir un lieu où prier et étudier l’islam. Si nous demandons officiellement des dons, les gens pourraient penser qu’il s’agit d’une entreprise”, explique Maryani.

Supri, l’un des enseignants de l’école, fait part de sa joie d’avoir enseigné le Coran à des travestis. Il explique que les travestis forment un groupe à part dans la société mais que, bien qu’ils soient différents, ils éprouvent les mêmes sentiments que d’autres et ont le courage de vivre leur vie. “Malgré leurs différences, dit-il, ils s’assument. Ils sont avides d’étudier l’islam et nous devons les respecter.”

Repères

L’homosexualité n’est pas criminalisée en Indonésie mais demeure taboue dans certaines régions de ce pays qui compte près de 200 millions de musulmans.
Au début des années 2000, des clubs gays se sont toutefois multipliés dans le quartier de Kuningan, à Jakarta Sud.

Dédé Oetomo, fondateur de Gaya Nusantara, une association pour la défense des droits des homosexuels, expliquait dans un article publié en juin dernier dans la revue australienne OUTinPerth : « En Indonésie, la société est plus tolérante à l’égard des GLBT [gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels] que dans de nombreux autres pays musulmans. Les travestis d’homme à femme (appelés waria) sont traditionnellement bien représentés dans les rituels, les arts de la scène et la vie sociale […]. Généralement les gays, les lesbiennes et les waria vivent en sécurité dans la société indonésienne. Des agressions isolées ont toutefois été perpétrées à l’encontre d’homosexuels par des groupes musulmans fanatiques. »

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Par : Slamet Susanto

Première publication sur D.G. le : 30.01.2016

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Transgenre : devenir une lady

Parmi les nombreux blogs que je parcours tous les matins – comme le chef de cuisine déambule sur les marchés de province pour y découvrir de nouvelles saveurs ; ou le modiste qui se fait inviter à assister aux défilés des mannequins, sur les tapis rouges des maisons de couture, pour s’enquérir des tendances du temps – je suis tombé sur un article de la ravissante Miss Manuella du blog Silence Brisé, auquel il n’y avait qu’un seul mot à rajouter pour qu’il « colle pile poil » aux besoins de la mouvance transgenre MtoF (Homme vers Femme) : les 5 secrets pour devenir une Lady et je n’ai qu’à ajouter (une Lady) Trans.

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Être une Lady ce n’est pas seulement être une femme. C’est bien plus que ça. C’est une attitude. Être une Lady, c’est être bien plus qu’une femme ; C’est élever son niveau et être influente.

Je vais vous dévoiler les secrets qui feront de vous une véritable Lady, si vous ne l’êtes pas déjà, bien entendu.

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Règle n° 1 : Une Lady a confiance en elle.

Elle sait ce qu’elle veut, et ne se laisse pas malmener par qui que ce soit. Malgré ce qu’on dira d’elle, elle sait qui elle est et ce qu’elle vaut. Les paroles négatives ne l’atteignent pas.

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Règle n° 2 : Une Lady  est indépendante.

– Que ce soit sur le plan financier et personnel, elle se doit d’être indépendante –

Elle subvient à ses propres besoins financiers sans avoir besoin de quiconque. Elle peut acheter ce dont elle a besoin sans rien demander à personne. Financièrement, elle s’en sort comme une chef. Elle est une bonne gestionnaire. Une lady parvient à épargner pour son futur et à se faire plaisir en même temps.

Si elle est célibataire, elle ne se morfond pas car elle est seule. Au contraire, elle profite de ce moment et jouit de la vie. Pour être heureuse et épanouie, il ne faut pas forcément être en couple. Alors non, ce n’est pas une fatalité.

Si elle est en couple, c’est mieux, mais elle sait tout de même être autonome. Elle n’a pas besoin d’être constamment avec son homme. Elle sort, et elle a ses activités et son petit jardin secret.

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Règle n° 3 : Une Lady  prend soin d’elle.

Le domaine spirituel est très important. Cette relation apaise et fait énormément de bien à l’esprit. Cette connexion spirituelle doit être quotidienne, et de préférence matinale.

Pour prendre soin de soi, l’alimentation est un domaine incontournable. La lady mange sainement elle adopte la tendance Healthy Life. L’alimentation est une partie importante lorsque l’on souhaite prendre soin de soi. La tendance est de négliger cette partie, mais n’oublions pas que notre corps est un sanctuaire précieux, et que s’il est négligé, il s’effondrera. Il vous faut donc le protéger et en prendre soin, comme vous prenez soin de votre maison. Votre corps vous en remerciera.

Néanmoins, pour éviter toutes frustrations, rien ni personne ne vous interdira de prendre un ‘Cheat Meal’ 2 fois par semaine. Dans le jargon, c’est manger ce que vous voulez sur un repas, de préférence le midi.

Sur le plan physique, une Lady fait du sport. Elle s’entretient. Oui vous avez bien lu. Vous me direz sûrement, je n’ai pas le temps. Moi je dis oui, vous l’avez, qu’est-ce que 30 minutes dans une journée ? Oui vous avez peut être un mari et des enfants à la maison, mais si certaines femmes y arrivent, pourquoi pas vous ? Je suis persuadée que vous trouverez le temps. Et votre corps vous le rendra bien. C’est une promesse que je vous fais.

Au niveau vestimentaire, une Lady s’habille en toutes circonstances. Qu’importe son humeur du jour, elle ne se laisse jamais aller. Même lorsqu’elle va faire ses courses, ou acheter sa baguette, elle est habillée. Oui, oui… ! Marre des femmes qui sortent en pyjama et chaussons! Ce n’est pas digne de vous mesdames, vous valez mieux que ça! Je ne vous dis pas non plus, de mettre vos talons aiguilles de 15 cm et de vous faire un maquillage de soirée ; Mais juste de sortir propre et habillée. Oui, c’est important. Et puis qui sait qui vous allez rencontrer ?

Lorsque la Lady sort pour aller bosser ou pour un rendez vous, elle est toujours bien mise. Elle s’attache à ce que l’on ne la remarque pas pour son extravagance mais pour son élégance et son raffinement. Le style et la classe font intégralement partie d’elle.

Une Lady s’habille de façon élégante et est couverte car elle respecte son corps. Une idée fausse a été véhiculée au fil des temps: pour être sexy, il faut tout dévoiler. Mais au contraire, être sexy c’est ne rien dévoiler et laisser l’imagination travailler.

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Règle n° 4 : Une Lady  a de bonnes manières.

Elle se respecte et respecte autrui. Rien n’est plus horrible que de voir une jolie femme et dès qu’elle ouvre la bouche, vous restez stupéfaite devant son langage. Cela ne vous est-il jamais arrivé ? Cela gâche toute la beauté de la femme, on n’en retient que le mauvais côté. Ladies, évincer les termes peu élégants de votre vocabulaire car vous ne faites qu’un avec l’élégance.

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Règle n° 5 : Une Lady  est cultivée.

Elle sait et peut discuter de tous les sujets avec quiconque engagera la conversation avec elle. L’expression « Sois belle et tais toi » n’est plus la vôtre. Alors Ladies, exprimez vous et montrez que vous n’êtes pas que jolies, mais que vous êtes aussi intelligentes. L’excellence fait partie de vous.

N’oubliez pas les fondamentaux : Une Lady est confiante, indépendante, elle prend soin d’elle, a de bonnes manières et est cultivée. Sachez que tout est dans l’attitude.

Par :
Publié le : 01.04.2016
Titre original : « Comment devenir une femme d’influence? »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : SilenceBrisé.com

Trangenres non opérés autorisés aux J.O.

Transgender people will be allowed to compete in the Olympics without surgery

Stock photo (Photo by Ronald Martinez/Getty Images)

Stock photo (Photo by Ronald Martinez/Getty Images)Article EN COURS DE TRADUCTION de l’anglais au français

Restrictions on transgender people taking part in the Olympics are set to be loosened, allowing them to take part without undergoing gender surgery.
– Les restrictions liées à la participation des gens transgenres aux Jeux olympiques sont en phase d’être allégées, leur permettant d’y participer sans avoir a subir une chirurgie de réassignation de genre.

Athletics currently has rules governing who can take part in gendered events, preventing trans and intersex people from taking part based on a number of medical factors.
– Actuellement, l’athlétisme a de règles précisant qui peut participer à des compétitions transgenres, empêchant la participation de transgenres et de personnes intersexuelles, sur la base de nombreux facteurs médicaux.

The issue has come into the limelight on a number of occasions, most notably when South African sprinter Caster Semenya was subjected to a ‘gender test’ in 2009.
– La question s’est retrouvée sous les projecteurs dans un certain nombre de  cas, plus particulièrement quand la coureuse (de 800m) sud-africain Caster Semenya a été soumise à un « test de genre » en 2009.

However, in a bid to resolve some of the issues, the International Olympic Committee is set to adopt a new policy on “Sex Reassignment and Hyperandrogenism”.

A copy of the guidelines leaked by Outsports reveals that all restrictions on trans men taking part in men’s events will be lifted.

Trans women will still face some obstacles to taking part in women’s events, requiring a consistent testosterone level “below 10 nmol/L” – but without restrictions on those who haven’t undergone gender surgery.

The guidelines explain: “It is necessary to ensure insofar as possible that trans athletes are not excluded from the opportunity to participate in sporting competition.

“To require surgical anatomical changes as a pre-condition to participation is not necessary to preserve fair competition and may be inconsistent with developing legislation and notions of human rights.”
« Exiger des changements anatomiques chirurgicaux comme pré-condition à une participation [aux J.O.] n’est pas nécessaire pour préserver une compétition équitable et peut être en contradiction avec une législation évolutive et les notions de droits de l’homme. »

It adds: “Those who transition from female to male are eligible to compete in the male category without restriction.”
Il ajoute : « ceux qui ont {réalisé] une transition de femme à homme ont le droit de rivaliser dans la catégorie masculine sans restriction. »

“Those who transition from male to female are eligible to compete in the female category under the following conditions:
« Ceux qui ont réalisé une transition homme à femme, on le droit de rivaliser dans la catégorie féminine, dans les conditions suivantes :

1. “The athlete has declared that her gender identity is female.
The declaration cannot be changed, for sporting purposes, for a minimum of four years.
– 1. « L’athlète doit avoir déclaré que son identité de genre est féminin.
La déclaration ne peut pas être modifiée, pour des raisons sportives, pour une durée de quatre ans minimum. »

2. « The athlete must demonstrate that her total testosterone level in serum has been below 10 nmol/L for at least 12 months prior to her first competition (with the requirement for any longer period to be based on a confidential case-by-case evaluation, considering whether or not 12 months is a sufficient length of time to minimize any advantage in women’s competition).
– 2. « L’athlète doit prouver que son niveau total de sérum de testostérone a été au-dessous de 10 nmol/L pour une période d’au moins 12 mois avant toute première compétition (…).

3. « The athlete’s total testosterone level in serum must remain below 10 nmol/L throughout the period of desired eligibility to compete in the female category.

4. « Compliance with these conditions may be monitored by testing. In the event of non-compliance, the athlete’s eligibility for female competition will be suspended for 12 months.”

Trans medical expert Joanna Harper told Outsports she helped shape the guidelines, adding: “The new IOC transgender guidelines fix almost all of the deficiencies with the old rules.

“Hopefully, organizations such as the ITA will quickly adapt to the new IOC guidelines and all of the outdate trans policies will get replaced soon.”

“The waiting period for trans women goes from two years after surgery to one year after the start of HRT.

“This matches up with the NCAA rules and is as good as anything. The waiting period was perhaps the most contentious item among our group and one year is a reasonable compromise.”

SOURCE : PINKNEWS.CO.UK


Première publication sur D.G. le : 19.01.2016

Porter le pantalon est-il un péché ?

Deutéronome 20-5 ! Ah, il a bon dos ce verset de la Bible !

Mais qu’en est-il des vêtements des hommes et des femmes ? quand on sait qu’en Chine, il y a plus de 5.000 ans, les robes les plus belles étaient réservées aux hommes qui de plus marchaient avec des chaussures à talons hauts, lesquelles étaient strictement interdites aux femmes.

LouisXIV

Mais qu’en est-il du Roi Soleil ? dont le portrait le plus connu, le représente portant perruque frisée, chemisier de dentelles, culotte et bas de soie (avec jarretière s.v.p.) et d’adorables chaussures à talons rouges, ouvertes sur l’arrière, avec des noeuds de soie sur l’empeigne.

Enfin, si Jeanne d’Arc a certes été condamnée au motif qu’elle s’habillait en homme, n’a t-elle pas déposé au tribunal qu’elle agissait ainsi « sans contrainte et par son bon vouloir? » Eh bien cela n’a pas, pour autant, empêché l’Église de la réhabiliter, de la déclarer bienheureuse, puis de la canoniser et enfin de la proclamer sainte patronne secondaire (après Marie) de la France.

Et moi j’ajouterai, sainte patronne des transgenres et des travestis

Droits Egaux Trav Double Genre

ARTICLE

Les fervents partisans du « Mouvement de la Sainteté » sont contre le fait que les femmes mettent des pantalons. Le verset qu’ils utilisent le plus pour soutenir cette idée est Deutéronome 22:5

Deutéronome 22:5 : « Une femme ne portera point un habillement d’homme, et un homme ne mettra point des vêtements de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu. »

L’idée est que les femmes ne devraient pas porter de pantalon, car le pantalon est un vêtement d’homme. Dans cet article, nous étudierons ce verset dans son contexte et considérerons ce que dit l’histoire.

Le contexte

Il est toujours sage de considérer le contexte d’un passage. Pour ce faire, il est bon de lire les autres versets du même chapitre, voire les chapitres qui le précèdent et le suivent.

Deutéronome 22:6-7 – « Si tu rencontres dans ton chemin un nid d’oiseau, sur un arbre ou sur la terre, avec des petits ou des œufs, et la mère couchée sur les petits ou sur les œufs, tu ne prendras pas la mère et les petits, (7) tu laisseras aller la mère et tu ne prendras que les petits, afin que tu sois heureux et que tu prolonges tes jours. »

Avez-vous déjà entendu un débat à ce sujet dans le monde chrétien ?

Deutéronome 22:8 – Si tu bâtis une maison neuve, tu feras une balustrade autour de ton toit, afin de ne pas mettre du sang sur ta maison, dans le cas où il en tomberait quelqu’un.

Les Hébreux de l’époque passaient beaucoup de temps sur le toit de leurs maisons. Les toits étaient plats et les gens pouvaient se déplacer d’un toit à un autre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Deutéronome 22:11 – Tu ne porteras point un vêtement tissé de diverses espèces de fils, de laine et de lin réunis ensemble.

Un chrétien doit-il porter, soit un T-shirt 100% coton ou soit 100% polyester, mais jamais les deux à la fois ? Pourquoi Moïse a-t-il découragé de telle pratique ? Il y avait probablement une superstition qu’un tel mélange de tissu avait un certain pouvoir magique… ? Dans tous les cas, il n’y a aucune raison valable pour interdire les mélanges de diverses espèces de fils dans les vêtements aujourd’hui.

Les versets 13 à 21 donnent les règles à appliquer, si un homme qui veut épouser une femme, suspecte qu’elle n’est pas vierge. Les parents de la jeune femme doivent déployer son vêtement avec les signes de sa virginité devant les anciens de la ville. Si la jeune femme est vierge, l’homme doit payer une amende parce qu’il a porté atteinte à sa réputation, sinon elle sera lapidée par les gens de la ville.

Les versets suivants traitent des cas de personnes surprises en adultère. Ils doivent aussi être lapidés.

Pourquoi ne pas perpétuer ces lois dans la Nouvelle Alliance ?

Quand les chefs religieux du temps de Jésus lui ont amené une femme surprise en adultère, ils ont dit ceci :

Jean 8:5/11 – « Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes : toi donc, que dis-tu ? (6) Ils disaient cela pour l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser. Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. (7) Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. (8) Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. (9) Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience, ils se retirèrent un à un, depuis les plus âgés jusqu’aux derniers ; et Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu. (10) Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit : Femme, où sont ceux qui t’accusaient ? Personne ne t’a-t-il condamnée ? (11) Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. »

Jésus ajoute :
Jean 8:15 – « Vous jugez selon la chair ; moi, je ne juge personne. »

Le chapitre 23 donne des critères pour exclure des catégories de personnes de l’assemblée de l’Éternel : ceux dont les testicules ont été écrasés, celui qui est issu d’une union illicite, l’Ammonite, le Moabite, etc. Il est évident que ces règles ne sont pas applicables à l’ère de la Nouvelle Alliance. Le chapitre continue en donnant des règles sanitaires.

Le chapitre 21 parle de ce qu’il faut faire si on trouve un homme tué sans que l’on sache qui est le coupable. Les anciens de la ville devaient prendre une génisse de la ville la plus rapprochée du cadavre et la tuer. Qui insisterait pour que de telles pratiques soient perpétuées ? La fin du chapitre parle de ce que les parents doivent faire si un fils est indocile et rebelle. Ils devaient mener ce fils vers les anciens de la ville pour être tué par lapidation. Quelqu’un veut toujours suivre les lois de Moïse ?

Force est de constater que toutes les lois entourant Deutéronome 22:5 sont des lois de Moïse, desquelles, Jésus-Christ est venu nous libérer. Ce n’est donc pas une bonne pratique de sortir ce verset de son contexte pour en faire une base d’une doctrine de la Nouvelle Alliance.

Celui qui insiste à sortir Deutéronome 22:5 de son contexte pour enseigner contre le port de pantalon pour les femmes devrait être certain qu’aucun de ses vêtements n’est composé de diverses espèces de fils à la fois (verset 11).

La fin de la loi

La Bible enseigne que Jésus est venu mettre fin à la loi de Moïse.

Luc 16:16 – « La loi et les prophètes ont subsisté jusqu’à Jean ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer. »

Jean 1:17 – « car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. »

Les Apôtres ont enseigné que nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce.

Romains 6:14 – « Car le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. »

Galates 2:16 – « Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les œuvres de la loi. (21) Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s’obtient par la loi, Christ est donc mort en vain. »

Galates 3:10 – « Car tous ceux qui s’attachent aux œuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.

Galates 5:18 – « Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. »

Même les païens convertis sont libérés de la loi de Moïse.

Galates 5:3/4 – « Et je proteste encore une fois à tout homme qui se fait circoncire, qu’il est tenu de pratiquer la loi tout entière. (4) Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. »

Celui qui tient à pratiquer un seul commandement de la loi de Moïse est tenu de pratiquer la loi tout entière, ce qui est impossible, car la loi a été donnée pour démontrer que nous ne pouvons pas y arriver et que nous avons besoin d’un sauveur : Jésus-Christ. Celui qui cherche la justification en dehors de la foi en Jésus, dans la loi, sera déchu de la grâce !

Vous pouvez être certain qu’il n’y rien qui vous apportera le salut ou une quelconque justification dans Deutéronome 22:5.

Talons6 Double Genre

Travestissement

A l’époque de Moïse, hommes et femmes portaient des tuniques.

Dans le livre de l’Exode, il est question de caleçon de lin pour couvrir la nudité des sacrificateurs.

Exode 28:42 – « Fais-leur des caleçons de lin, pour couvrir leur nudité ; ils iront depuis les reins jusqu’aux cuisses. »

Psaumes 133:2 – « C’est comme l’huile précieuse qui, répandue sur la tête, descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, qui descend sur le bord de ses vêtements. »

Ces caleçons sont souvent utilisés comme un argument pour dire que Dieu a voulu les pantalons pour les hommes et non pour les femmes. Mais l’histoire nous montre que le pantalon est d’origine Païenne et non Juive. Il ne s’agissait pas de pantalon mais de sous-vêtement couvrant les sacrificateurs de la taille aux genoux.

Sacrificateurs et Lévite

Levite Double Genre

Sur l’image ci-dessus, vous avez de gauche à droite, un sacrificateur, un souverain sacrificateur et un Lévite. Ils sont vêtus de robes et les caleçons étaient portés sous ces robes pour cacher leur nudité alors qu’ils montent à l’autel. En temps normal, ils ne portent pas de sous vêtements.

Exode 20:26 – « Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte. »

Rien n’indique que les Israélites, hommes ou femmes, portaient des caleçons de lin au quotidien. Ils étaient portés uniquement dans le cadre du service d’un sacrificateur. De plus, la loi interdisait aux sacrificateurs de garder leurs vêtements saints en dehors des lieux saints (Lévitique 6 :10-11 ; 16 :23-24)

Deutéronome (22:5) ne parle donc pas d’une femme en pantalon ou d’un homme en jupe, encore moins d’un échange de tunique entre les deux, mais du travestissement qui implique d’adopter les comportements associés au sexe opposé.

Histoire du pantalon

Les Hébreux, comme les Grecs et les Romains ne portaient pas de pantalons. Les Grecs anciens ne les faisaient porter que par leurs esclaves car ils les jugeaient ridicules. La République romaine rejette initialement le pantalon vu comme un emblème des Barbares. En effet, les pantalons étaient portés par les barbares, aussi bien hommes que femmes. Les soldats de l’Empire romain l’adoptent progressivement reconnaissant son utilité pour préserver la chaleur. La société civile l’adopte aussi au IIIème siècle.

Le pantalon a été introduit en Europe occidentale à plusieurs reprises au cours de l’Histoire, notamment par les Hongrois et les Turcs ottomans, mais il est devenu courant seulement à partir du 16ème siècle.

En 1788, au cours de la Révolution française, les porteurs de pantalons, travailleurs issus du peuple, se sont distingués sous le nom de Sans-culottes, par opposition aux porteurs de la culotte, aristocrates et bourgeois. C’est devenu une tendance politique révolutionnaire.

Mais ce n’est qu’à partir de 1830 que le pantalon fut véritablement accepté et porté couramment comme vêtement de ville. Il portait alors le sobriquet « tuyau de poêle ».

C’est en Perse qu’on rencontre les premiers pantalons féminins. En Europe, le pantalon pour femme devient courant au cours du 20ème siècle.

Une chose est sûre : Deutéronome (22:5) ne parle pas de pantalon sur les femmes.

Il est important de considérer le contexte historique pour distinguer ce qui est féminin et de ce qui est masculin dans les styles vestimentaires. En France, au 21ème siècle, une robe est considérée comme un vêtement pour femme, alors qu’elle était vue comme unisexe au temps de Moïse. Le pantalon moderne, quant à lui, est désormais considéré comme un vêtement unisexe sauf dans certains pays tels que le Soudan.

Conclusion

Il ne faut jamais sortir un verset de son contexte. Cela peut conduire au légalisme excessif que nous constatons encore aujourd’hui chez beaucoup de partisans du « Mouvement de la Sainteté ». La conséquence peut-être aussi grave que d’être déchu de la grâce.

Il n’y a rien dans Deutéronome 22:5 qui puisse être appliqué à l’Église de la Nouvelle Alliance, puisque Jésus-Christ a accompli toute la loi de Moïse. Ce passage traite du travestissement qui implique d’adopter les comportements associés au sexe opposé. Le pantalon n’existait pas à leur époque et les tuniques des hommes n’étaient pas si différents de ceux des femmes.

Une femme en pantalon n’est pas obligatoirement une travestie. Dieu voit l’intention de chacun.

Le plus important est d’être modeste et pudique. C’est valable pour tout le monde, chrétiens et non-chrétiens. En ce qui concerne les femmes, le pantalon est présumé toujours plus immodeste qu’une jupe. Est-ce vraiment le cas ? A vous de juger sur la photo ci-dessous.

Pantalon Femme Double Genre

Une femme en pantalon plus décente qu’une autre en jupe

Une femme peut-être modeste et pudique en jupe comme en pantalon. Les deux ont le potentiel d’être portés indécemment. Un pantalon peut-être plus modeste et pudique qu’une jupe en plusieurs occasions, dans le cadre de plusieurs activités auxquelles une femme peut participer.

Par : Toky Rakotondratsimba
Publié le : 23.05.2015
Titre original : « Est-ce un péché pour une femme de porter un pantalon ? »
Commentaires par : Lio de France / [DG]
Source : VeriteBiblique.net

Préférons l’originalité au succès

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Bonne et belle vie de femme à toutes !

Comme le disait Winston Churchill
et que je n’ai pu m’empêcher de versifier :

Il vaut mieux rater sa vie
De façon originale
Que de l’avoir réussie
De manière très banale.

Notre vie est notre bien le plus précieux !
Ne laissons personne la pourrir de quelque façon que ce soit.

De quel code, de quelle législation, de quelle constitution, des personnes vous contesteraient-elles le droit de vivre votre vie de femme ?

Ces personnes, « bien intentionnées », viennent elles vous :
– aider dans vos activités, payer vos traites ou vos impôts ?
– border dans votre lit et/ou vous soigner quand vous êtes malades ?
– remonter le moral quand vous avec un méga cafard ?

Non ? alors consacrez votre attention et votre énergie
à celle qui le fait mieux : VOUS !