Concert de string par Andrew Huang

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Aujourd’hui nous allons vous proposer un sujet des plus abracadabrantesque, comme aimait à l’articuler à la quasi perfection notre ancien président Jaques Chirac :  soit appréhender l’un des aspects les plus insoupçonnés de la féminité propre aux transgenres, travestis et aussi aux artistes qui, sans forcément appartenir à cette mouvance, en ont une même perception aigüe … ou grave, mais vous allez mieux entendre cette nuance dans quelques instants.

Déjà, retenez un nom : Andrew Huang ! ce jeune musicien est bien connu pour son brio et son jeu puissant à la guitare basse et électrique, mais il est aussi un – et peut-être même le seul – virtuose au monde du … string en dentelle, qu’il sait faire vibrer mieux que quiconque.

Les travestis (MtF) quant à eux, apprennent rapidement tout ce que l’on peut tirer de ce petit accessoire de la lingerie féminine : l’importance qu’il revêt pour souligner les lignes sculpturales d’un corps par le choix de ses dimensions ou de sa forme, le plaisir à jouer tel un peintre sur la gamme infinie des couleurs, de choisir sa matière dans les variétés des tissus composés de cotons ou de soies plus ou moins synthétiques, voire comme les créateurs de fragrances, à sélectionner des parfums délicats pour leurs sous-vêtements.

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Ils apprécient aussi le meilleur de ce qu’en évoquent la littérature et la poésie qui, en prose ou en vers, chantent leur aspiration à incarner, par le truchement de ces dessous délicats, cette femme idéale dont ils rêvent, ou plus abondamment, telle que la leur fait entrevoir les mannequins des revues photographies, les stars du cinéma, les chorégraphies de l’opéra, les acteurs de théâtre, ou parfois lors d’instants magiques de la vie quotidienne, ce qu’ils imaginent que portent les passantes rencontrées au détour d’une rue ou au hasard de la sortie d’un grand magasin. Mais tout attentif à l’exploration de l’éternel féminin qu’ils soient, ils n’en ont pas moins oublié un art majeur …

… car ils ne soupçonnaient pas que l’on puisse tirer autre chose – de ces fines guipures qui s’insinuent si délicieusement et finissent par se caler à la raie de leur deux petites demi-lunes rebondies – que de simples fibres ténues de coton soyeux qui parfois s’effilochent.

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Mais maître Huang, lui, a ajouté la pratique d’un autre art par le truchement de ce fin tissus qui suggère plus qu’il ne cache. Oui, un art auquel on se s’attendait pas, tant même la chute au sol de ce délicat accessoire, fait si peu de bruit, tout juste si l’on perçoit un souffle plus léger qu’un zéphyr. Et cet art, disons le enfin : c’est la musique !

Aussi, allons nous écouter « Air on the G String », une interprétation magistrale et originale, tirée du répertoire de l’un des plus grands musicien du monde occidental, j’ai bien sûr nommé … Jean-Sébastien Bach !

Maitre, c’est à vous !
(pour apprécier pleinement les graves, munissez vous d’enceintes ou d’oreillettes de qualité.)

Rédigé par Lio de France
Source : Cliquez sur le lien

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4 commentaires sur « Concert de string par Andrew Huang »

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